3679 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
180 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
78 critiques
3
59 critiques
2
17 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Georges P.
97 abonnés
871 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 30 mars 2025
Distribution magistrale et scénario implacable pour ce film de procès réalisé dans la meilleure tradition. Moore, Nicholson, Cruise, des monstres sacrés qui portent un film parfaitement réussi. (30/3/25)
J'étais un peu réticent avant le visionnage, je pensais que ça allait être ennuyeux. Au final pas du tout, on ne voit pas passer les deux heures. Le casting est fou. Pas de folies dans la mise en scène, on se fait porter par l'histoire.
Scénario sans grand rebondissement assez classique dans le genre mais pas moins captivant. Le casting est brillant avec un Tom Cruise comme Chef de file toujours impeccable.
Tout est dans les tirades, les jeux de comédiens, la mise en scène. Assurément l’un des grands films des années 90
Un drame parfaitement huilé à la fin convenue mais qui remplit parfaitement son rôle de divertissement. Si le film ne révolutionne absolument pas le genre, il nous tient en haleine plus de deux heures durant. A très bien vieilli qui plus est. Une bonne surprise.
« Des hommes d’honneur » sorti sur les écrans en 1992 est l’exemple type du film de procès à suspense parfait. Peut-être même un peu trop parfait, mécanique parfaitement huilée, laissant assez peu de place aux effets de surprise bienvenus. Rob Reiner fils du réalisateur Carl Reiner a déjà fait ses preuves quand il arrive sur le projet. Notamment grâce à « Misery » inspiré de l’œuvre de Stephen King qui énorme succès critique et commercial couronné d’un Oscar de la meilleure actrice pour Kathy Bates a montré la capacité de Reiner à s’approprier les codes du film à suspense. Le scénario écrit par Aaron Sorkin est inspiré de l’une de ses pièces jouée off-Broadway en 1989. David Brown en producteur inspiré a acheté les droits pour une transposition cinématographique confiée à Rob Reiner qui est alors dans sa période de pleine activité. Le casting prestigieux incluant Tom Cruise, Demi Moore, Kevin Bacon, Kiefer Sutherland et J.T Walsh est rapidement réuni pour la promesse d’un solide succès qui se vérifiera à l’arrivée. L’intrigue s’articulant autour d’un grave incident entre Marines au sein de la base de Guantanamo met en exergue l’opacité régissant le règlement interne des unités de cette branche prestigieuse des Forces Armées Américaines. Les mœurs que l’on croit devoir instaurer pour acquérir la solidarité indispensable à la survie sur les terrains d’opérations mais aussi la duplicité du commandement qui en cas de problème n’hésite pas à se défausser sur ceux qui n’ont fait qu’appliquer certaines règles non-écrites comme ce fameux « Code rouge » qui dans le cas présent à conduit à la mort d’un homme. L’enjeu du film est parfaitement instauré lors du générique avec la parade des soldats exécutant avec leur fusil tournoyant un ballet cliquetant réglé au millimètre. Sensation impressionnante qui d’emblée pourrait justifier tous les sacrifices à une discipline aveugle. La discipline émane de la hiérarchie mais elle prend tout son sens quand les soldats la font régner eux-mêmes avec des méthodes vexatoires qui peuvent laisser place aux ressentiments personnels. Le film s’articule parfaitement autour de cette ambiguïté. Quand les choses dégénèrent, l’institution fait corps ayant sa propre cour de justice. Tom Cruise jspoiler: eune avocat sorti de Harvard et lui-même fils d’un avocat prestigieux effectuant son devoir militaire avant de rejoindre le civil est désigné pour défendre deux soldats accusés d’avoir provoqué la mort d’une recrue fragile lors d’une punition répondant au fameux code rouge. S’orchestre très vite un affrontement à distance avec le colonel dirigeant la base, interprété par Jack Nicholson qui remplace James Woods un temps envisagé pour le rôle. Le grand acteur qui est savamment conservé au chaud avant de faire son entrée au bout d’une bonne vingtaine de minutes, n’aura que quelques scènes mais elles seront d’anthologie permettant de donner le souffle et la folie nécessaire à ce film qui autrement pourrait paraître un peu formaté. Jack Nicholson quand il accepta le rôle grassement payé pour seulement dix jours de tournage a sans doute savouré de pouvoir mettre ses pas dans ceux du grand Charles Laugthon impitoyable capitaine Bligh dans « Les Revoltés du Bounty » (Frank Lloyd en 1935) et du moins grand Humphrey Bogart mémorable en commandant de sous-marin psychopathe dans « Ouragan sur le Caine » (Edward Dmytryk en 1954). Tout comme ses deux confrères Jack Nicholson a été nommé à l’Oscar pour ce rôle. La photographie comme toujours parfaite de Robert Richardson ajoutée à une bonne gestion des moments forts de l’intrigue font de ces « Hommes d’Honneur » une des belles réussites du cinéma hollywoodien de divertissement des années 1990.
Le fond de la question est essentiel pour tenter de comprendre les circonstances qui conduisent des individus à tuer, pas pour les excuser du crime, mais pour mieux lutter contre. Ici, le cadre est militaire, ce qui tend à simplifier la problématique : pourquoi ces hommes ont-ils ôté la vie de leur camarade de combat ? Parce qu'un ordre, répondant à un code rouge nébuleux, leur a été donné plus haut.
Partant de ce postulat, on redoute que le procès s'angle non sur les failles systémiques de l'armée, mais sur ce qui pourrait s'apparenter au fruit pourri – le colonnel Jessep – d'une institution vertueuse du reste. Ce schématisme s'apparente à une inféodation patriotique, une vision naïve des pratiques ultra-autoritaires de l'armée, visant à individualiser les exactions.
De cette manière, on évacue la pression qui découle, de manière générale, des supérieurs militaires, lesquels disposent d'un pouvoir de punition hors du commun sur leurs subalternes. Si le meurtre dépasse l'entendement, il n'est pas exclu de priver un soldat de nourriture ou de sommeil, et de lui infliger des corvées harassantes pour le faire rentrer dans le droit chemin.
Des hommes d'honneur, sous couvert de dénoncer un abus militaire, adopte une posture pro-militaire. C'est un film narrant un fait divers tragique, dans lequel le responsable indirect du meurtre se prend les pieds dans le tapis à cause de son arrogance et de son fiel. Alors qu'une dénonciation des pratiques plus larges, se concluant même par la grâce immorale du coupable aurait offert une fin plus amère, plus proche de certains guet-apens déguisés en désir de faire régner l'ordre.
Au lieu de cela, on a le droit à un énième film de procès au rythme claudicant, dans lequel on insère une romance hors de propos et une fin convenue.
On ne décroche pas un instant des 2h18 de cette production. Les acteurs sont irréprochables et la confrontation Cruise-Nicholson met les nerfs à l'épreuve. Un film qui n'usurpe pas son titre. A voir sans hésitation, un très bon moment de cinéma.
Un casting 3 étoiles, un assez bon suspense, et quelques bonnes questions sont posés sur l'honneur et le devoir des soldats. On y trouve un jeune Tom Cruise convaincant en avocat, une délicieuse Demi Moore qui apporte le soupçon de charme et un magistral Jack Nicholson.
Excellent film. Tout y est, et que dire de la pléiade de bons acteurs ! Mise en scène impeccable, tout comme l'implication de Tom Cruise (sans oublier ses camarades). L'histoire, ses détails et les subtilités dans le code d'honneur offrent un scénario grandiose. Les dialogues, l'enquête, le procès et le plaidoyer tiennent en haleine tout le long du film, jusqu'à son dénouement final extraordinaire, spectaculaire ; le face à face Cruise/ Nicholson est "jouissif" ; un rapport de force musclé et bien interprété ; également quand spoiler: le colonel perd son sang-froid, capitule, avoue et cri (quel cri !), avec le visage de Tom Cruise choqué ; très expressif et convainquant ! Ce film est clairement sous-noté... Des Hommes d'Honneur est un véritable chef-d'œuvre. Je le recommande.
Un film à suspense haletant qui contient un sacré casting. En effet Tom Cruise, Kévin Bacon, Demi Moore, Jack Nicholson, Kiefer Sutherland réunient dans un même film. Le film traite d'un ordre donné le fameux code rouge, qui ne figure dans aucun manuel et qui est plus une sorte de tradition. On fait subir à quelqu'un des pression pour qu'il rentre dans le moule, est ce une tradition ou un bizutage ? Surtout quand un marine decede de ce fameux code rouge, ordre qui a été donné, le film nous montre tout les aspects de la hiérarchie, avec ses bons et mauvais côté. Le personnage de Tom Cruise est intéressant et évolue dans le film, lui qui n'a fait que des arrangement et éviter d'aller au procès, va cette fois ci aller contre ses habitudes, et aller au procès pour ébranler toute une hiérarchie militaire. Enfin la prestation de Jack Nicholson est irrésistible, même si elle dure que 15 min, en colonel abus de sa personne. Vraiment un film construit habilement.
Le réalisateur Bob Reiner, plus connu pour ses comédies (« Quand Harry rencontre Sally », « Le Président et Miss Wade ») et son scénariste nous plongent dans thriller judiciaire au cœur du corps des Marines où honneur et loyauté guident toute action. Ces valeurs n’ont toutefois pas les mêmes perceptions suivant les différents protagonistes puisque le sujet du film est de comprendre la mort d’une recrue et de condamner les coupables. Tom Cruise tourbillonne avec réussite dans son rôle d’avocat de la défense face au magistral Jack Nicholson en colonel dominant et à l’excellent Kevin Bacon, avocat civil sûr de lui. Dans le genre Thriller militaire, ce film est aussi bon que « Le déshonneur d’Elisabeth Campbell ».
Excellent film totalement porté par un Tom Cruise au sommet de son talent, de son éloquence, et dans la simplicité, un de ses meilleurs rôles spoiler: (exigeant, sans star system, sans chevilles qui gonflent) , accompagné d’une Demi More spoiler: qui n'est pas que "faire valoir" talentueuse également et à qui l’uniforme va comme un gant. Le moment d’anthologie reste naturellement à la fin du film le « morceau de bravoure » que Jack Nicholson offre face à un Tom Cruise ardent qui spoiler: (comme un roseau) plie mais ne rompt pas. L’histoire est bien menée. Les limites de l’ordre, de la désobéissance, de l’honneur et du déshonneur dans les « marines » sont passionnantes, le rythme bien soutenu, les réparties et le sens du débit parfaits. On ne s’ennuie jamais, très grand film et très grands acteurs
Des Hommes d'Honneur, réalisé en 1992 par Rob Reiner, tente de plonger dans les profondeurs du système militaire américain et des questions de courage, d'intégrité et de loyauté. Cependant, malgré un casting impressionnant et quelques moments mémorables, le film laisse une impression mitigée et ne parvient pas à exploiter pleinement son potentiel.
L'intrigue, basée sur une histoire vraie, suit le lieutenant Daniel Kaffee (Tom Cruise), un avocat de la marine chargé de défendre deux Marines accusés du meurtre d'un camarade de régiment. Le conflit entre Kaffee et le colonel Nathan R. Jessep (Jack Nicholson), ainsi que les enjeux juridiques et moraux, sont les piliers centraux de l'histoire.
Le casting, bien que solide sur le papier, ne parvient pas toujours à donner vie aux personnages de manière convaincante. Tom Cruise apporte son charisme habituel, mais son interprétation manque parfois de profondeur émotionnelle, ce qui peut rendre difficile l'identification avec son personnage. Jack Nicholson, en revanche, brille dans son rôle de colonel impitoyable, mais son apparition est relativement courte et ne parvient pas à soutenir l'intérêt tout au long du film.
Le scénario, bien qu'ayant des moments intrigants et émotionnels, peine à maintenir un rythme captivant. Certaines séquences s'étirent inutilement, créant des temps morts qui peuvent faire perdre de l'impulsion à l'intrigue. De plus, le développement des personnages secondaires reste superficiel, laissant le public avec un sentiment d'inachèvement.
Sur le plan visuel, Des Hommes d'Honneur ne parvient pas à se distinguer. La mise en scène est sobre, voire banale, sans éléments visuels mémorables qui pourraient renforcer l'impact émotionnel du récit.
Néanmoins, le film aborde des questions pertinentes sur la justice militaire, la hiérarchie et la loyauté, et offre quelques scènes poignantes qui révèlent les dilemmes moraux auxquels les personnages sont confrontés.
En conclusion, Des Hommes d'Honneur est un film qui présente un potentiel intéressant, mais qui ne parvient pas à se hisser au niveau d'excellence auquel on pourrait s'attendre compte tenu de son casting et de son sujet. Malgré quelques moments forts et des thèmes pertinents, le film souffre de problèmes de développement narratif et de caractérisation, laissant une impression mitigée et justifiant sa note de 2.5/5. Une vision occasionnelle pour les amateurs de drames judiciaires, mais il ne parvient malheureusement pas à se hisser au rang des grands classiques du genre.
Casting 5 étoiles pour ce thriller judiciaire mené tambour battant par un Tom Cruise survolté. On pourra regretter le classicisme de la mise en scène où les personnages un peu stéréotypés, mais bordel que c’est bien écrit, scénario, screenplay, mise en scène, c’est du travail de pro, a l’américaine comme on aime, les seconds rôles, Nicholson et Sutherland en tête crèvent l’écran, Demi Moore et Kevin Bacon impeccables. Un classique absolu des nineties.