Penélope Cruz et sa brillante interprétation, qui est certainement la meilleure de sa carrière, prouvent, si besoin était, à nouveau que Pedro Almodovar est un très grand directeur d'actrices et que la comédienne peut prétendre, du moins le temps de ce film, au rang d'une Anna Magnani dans ce rôle de mère courage. Ce qui rend encore plus déplorable le fait que la réalisation, qui traîne souvent en longueur, et surtout le scénario, à la fin en queue de poisson énervante et à la psychologie des personnages peu convaincantes la plupart du temps particulièrement en ce qui concerne leurs réactions à des moments donnés, ne soient pas du tout à la hauteur du talent de sa comédienne principale.
Un film comme je les aime. Fort, drôle, traitant des sujets graves avec justesse et sans pathos à outrance. Talons aiguilles, Tout sur ma mère et Volver sont des histoires de femmes touchantes dans des univers qui n'appartiennent qu'à Almodovar...
Franchement pas le meilleur d'Almodovar. Même si l'on retrouve le petit ingrédient fantastique réussi habituel de ses films, le meurtre du mari de Penelope Cruz par sa fille n'est vraiment pas crédible et l'enterrement de ce dernier dans ce trou immense creusée par 2 paires de bras féminines encore moins...
eh ben moi ce film il ma mis une claque monumental !!! les actrices sont magnifiques, la musique aussi d'ailleurs !!! par contre l'histoire est dur par moment même si la plupart du temps çà respire la vie; Pénélope Cruz est vraiment a l'apogée de sa beauté dans ce film je trouve !!! C'est le premier film d' Almodovar que je vois et je suis pas déçu du tout du voyage !!!!
Peu importent les invraisemblances, ce film est un petit bijou. Entre drame et comédie, entre mort et vie, le film est porté par l'énergie vitale de ses personnages.
Une petite claque ! C'est le premier Almodovar que je regarde et je suis agréablement surpris par ce "drame". J'adore la façon de filmé, avec souvent des petits zooms, et cette façon de mette en valeur Penélope Cruz ! Les actrices sont assez extraordinaires dans leurs rôles respectifs En ce qui concerne le scénario il est assez simple et assez complexe à la fois avec quelques petits rebondissement et les dialogues sont savoureux. La seule chose qui m'a déçu, c'est la "lenteur" de certains moments aisin que la fin mal exploitée à mon gout mais Volver reste un très bon film d'auteur. .
Un film original et à la justesse incroyable. La mise en scène d'Almodóvar chamboule les habitudes. Le jeu des actrices est remarquable. La musique est parfaite. Bref, ce film est tout simplement excellent !
Almodovar mets ici en scène une histoire de femme (et plus particulièrement de mère) sur fond de de mort. Il filme les femmes de manière absolument magnifique et présentant une histoire plus complexe qu'elle n'en a l'air. Malheureusement le film souffre de certaine longueur et de scène assez inintéressante qui fond baisser la qualité totale de l'oeuvre. Un bon divertissement.
Je suis tout à fait d'accord avec certains des commentaires lus ici à savoir qu'il n'y a pas beaucoup de réalisateurs capables de rendre un scénario si simple en un film aussi passionnant! En effet, quel bonheur que de suivre ces femmes aux temperaments bien trempés toutes ensembles dans leur quartier et Almodovar peut, de ce côté-là, remercier ces actrices ( logiquement recompensées à Cannes, particulièrement P.Cruz qui tient là son meilleur personnage et de loin!). Je l'ai pourtant abordé avec méfiance ce film mais en quelques minutes, le charme de la mise en scène et de l'interprétation opérent et je me suis laissé allé dans cette histoire qui part un peu dans tous les sens mais sans jamais rendre le film trop lourd: tout est parfaitement dosé! Comment ne pas succomber à ces femmes toutes attachantes ! Almodovar a vraiment le truc pour nous balancer des histoires de ce type où l'homme n'en ressort jamais grandit et à ce propos, je suis persuade que si ses films avaient été realisé par une femme, beaucoup (d'hommes!) auraient dénoncé le film comme une manière féministe un peu facile de se venger! Personnellement, le fait que ce soit un home rend le propos encore plus jubilatoire! Au final, un film où l'on ne s'ennuie pas une seconde : on passe du rire aux larmes, du triste au grotesque etc... Du vrai cinoche quoi! A voir!
Un hymne à la femme et à son courage, sublimement interprété. Almodovar filme Penelope Cruz avec la même grâce que john Cassavetes filmait Gena Rowland. C'est peu dire!
14/20. Tout d'abord, je trouve que la presse c'est un peu trop enflammée sur ce film, c'est sûr il est bien, mais ce n'est pas non plus un chef d'oeuvre, bref on retrouve une histoire profonde, Pénélope Cruz est magnifique, beaucoup de passages à vide, sur deux heures de film je me suis ennuyé au moins une heure, vu les très bonnes critiques de ce film, je m'attendais à beaucoup mieux.
L'histoire d'un fantôme de mère dans un village hors du temps, et les problèmes que cela pose à sa fille venue de la ville. Après « La mauvaise éducation » et « Tout sur ma mère », je n'attendais plus grand chose d'Almodovar, il avait tout dit sur les homosexuels et sur leur amour inconditionnel à leur mère, avec deux chefs d'oeuvres de maturité bien loin de l'énergie de ses débuts. En fait, face à la dizaine de réalisateurs géniaux actuellement en exercice dans le monde, il faut se souvenir que l'on est tout petit. Et bien loin de comprendre leur logique et leur talent. Ce fut le cas pour « Million dollar baby », « She hate me », « Collateral » et quelques autres pépites dans des itinéraires toujours plus maîtrisés et insondables. La présence de Pénélope Cruz, « petite » actrice qui n'a pas tant de films intéressant à son actif montre bien que c'est la direction d'acteur qui fait le film, pas les pantins. Elle est superbement photographiée, aucune ombre portée sur son visage, la photo est dans l'ensemble incroyablement maîtrisée. Sauf dans la scène du camion de nuit, la lumière est bien trop forte pour faire croire même à la clarté de la lune. A part ce faux pas, les images sont superbement colorées et sans ombres, tout est lumineux. La Ford Granada rouge est du même acabit que la Citroën rouge du film précédent. Un vecteur espagnol à la Almodovar pour montrer que la nationalité n'est pas interchangeable suivant les codes du cinéma international. Le réalisateur fait un film personnel, loin des codes ou des modes, et on entre dans un monde que l'on ne peut imaginer. La grande force de cet ouvrage est évidemment la description quasi uniquement féminine d'une société fatiguée du machisme viril. Les femmes restent entre elles, n'ont plus besoin des hommes, elles peuvent même s'en débarrasser, et on se sent finalement bien dans une atmosphère de charité, de bonté entre êtres humains. Ainsi que son corollaire, la compassion pour le malheur d'autrui et la capacité à aider son prochain. Comme Almodovar est sûrement athé, il ne faut y voir qu'un angélisme d'un humanisme rêvé. Mais comme on est entre femmes, on sait que c'est possible à un petit niveau, celui de son quotidien et son voisinage. C'est un petit message d'espoir, à la Houellebecq, d'une société sans hommes qui serait meilleure et plus douce. C'est aussi un sujet de choix pour psychanalyser Almodovar dans son rapport homosexuel à la femme rêvée plus qu'à la pétasse qui téléphone dans sa Mini Bmw en coupant la route dans les rues de Paris et en manquant d'écraser les mamies pour éviter un feu orange. C'est un film rêvé, d'un monde meilleur, comme seul peut le montrer un artiste. C'est aussi un film drôle, sur des sujets graves, et totalement réaliste contrairement à ce que l'histoire du fantôme pourrait laisser penser. Encore un très bon film, même si « La mauvaise éducation » reste, par la musique et le propos d'un niveau au dessus dans le nirvana cinématographique. Si seulement il y avait plus de réalisateurs de cette trempe dans le monde, et pourquoi pas, on peut rêver, en France.
J'avais déjà vu Volver lors de sa sortie en 2005, c'est donc la deuxième fois que je le vois. Le film n'a rien perdu de son rythme, de son dynamisme, son souvenir est intact en moi. Il alterne entre premier et second degré de manière très subtile. Almodovar décrit parfaitement le quotidien de femmes qui jonglent entre vaisselle, cuisine et cadavres le plus naturellement possible, malgré leur vécu, malgré leurs secrets. Il leur rend un hommage touchant et drôle, dans une Espagne entre croyances et modernité.
Mouais. Ça se laisse voir. Malheureusement on est très vite dérouté, et quand la fin arrive, on s'attend à un grand finale. Que nenni. Un fin qui nous laisse ... sur notre faim !