L'Enfant
Note moyenne
1,9
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185 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 novembre 2021
Palme d'Or 2004, L'Enfant dépeint avec réalisme le quotidien d'un couple déshérité, vivant au jour-le-jour au gré de petits larcins, et dont la vie est chamboulée par l'arrivée d'un nouveau-né. Filmé à la manière d'un documentaire, ce drame devient rapidement très immersif, souvent touchant, et parvient systématiquement à trouver le ton juste au travers de ses deux acteurs. Il faut donc saluer la sensibilité, l'humanité, et l'absence totale de jugement de valeur des frères Dardenne, qui parviennent à rendre leurs personnages attachants, en s'élevant au-delà des statuts sociaux.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2025
Les frères Dardenne confèrent une réelle charge émotionnelle à ce récit poignant et viscéralement humain. C’est un cinéma brut mais qui pour une fois ne nécessite aucune connaissance spécifique pour être emporté par cette histoire portée par deux formidables acteurs que sont Déborah François et Jérémie Renier.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2021
(spoilers)

Après avoir vu quelques Dardenne, je me suis mis à toujours me poser cette question en démarrant un de leurs films : "alors, comment vont-ils étudier l'animalité humaine cette fois-ci ?" Et ça ne manque pas : même au creux d'un couple bien enamouré, heureux dans sa misère et venant d'avoir un enfant, l'animal qui est en l'homme aura tôt fait de s'exprimer. Non, pas l'Homme cette fois-ci, mais bien l'homme.

Le père ayant vendu son bébé est heureux : il assure la survie de son foyer pour les lunes à venir. Il n'y voit pas le mal, mais pourquoi ? Que lui manque-t-il ? Quelque part sur le chemin qu'ont parcouru des générations de pères, il a bifurqué, et personne ne le lui a dit.

Le père ayant perdu sa compagne est au désespoir. Mais doucement, le questionnement s'installe : en quoi ses actions justifient-elles qu'elle le quitte ? Il voulait seulement son bien... Mais surtout, pourquoi soudain la subsistance n'est-elle plus tout ce qui compte ? Quel est ce manque qui fait plus mal que la faim ? Il repense à ce qu'il a fait, y cherchant la raison à ce qu'il soit maintenant seul.

L'Enfant nous fait voir l'humanité grandir à travers cette remise en question. Il accomplit le miracle social d'un père qui non seulement comprendra l'instinct maternel, mais le fera sien. Il fait passer, en une heure et demi, de l'effrayant manque d'amour pour un fils, à la découverte de ce qui compte le plus dans un couple et dans la famille. Que c'est collaborer pour affronter le monde. Que c'est penser à l'autre pour apprendre sur soi. Que c'est l'aimer pour ce qu'iel nous apporte, et pour ce qu'on veut lui apporter. Que c'est être humain.

L'Enfant des Dardenne symbolise des millénaires de perfectionnement des comportements sociaux. Ce n'est pas un drame : c'est une plongée dans l'histoire de notre civilisation.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2015
Le cinéma des frères Dardenne navigue entre le réalisme italien d'après-guerre et le mystique de Bresson. Cet étrange mélange des genres donne des œuvres fortes, d'une humanité sans borne, quasi inépuisable, dénuée de tout faux-semblant. C'est bien le cas ici avec cet "Enfant" qui n'a pas fini de hanter nos esprits bien après que la dernière scène (et quelle scène !) quitte l'écran. Juste, sans fard, souvent brillante avec un mouvement incessant de la caméra, la mise en scène des frères Dardenne crève l'écran. Palme d'or à Cannes en 2005.
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2016
Beau film , puissant , dur et malheureusement très réaliste sur les banlieues pauvres .....des acteurs très justes
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2012
Bruno, 20 ans, et Sonia, 18 ans, vivent de l'allocation perçue par la jeune fille et des larcins commis par le garçon et sa bande. Sonia vient de donner naissance à Jimmy, leur enfant. L'insouciant Bruno doit alors apprendre à devenir père, lui qui jusqu'alors ne se préoccupait que de l'instant présent. J'apprécie le cinéma des Dardenne mais je n'ai jamais réussi à les porter aux nues comme certains. L'enfant m'a fait changer d'avis. Le quatrième long métrage des deux frères est pour moi leur meilleur (même si je dois avouer ne pas les avoir encore tous vus). Tout d'abord pour l'intelligence de son intrigue : car très tôt, les frères nous dupent et le titre désigne moins Jimmy, l'enfant de Bruno et Sonia, mais Bruno lui-même, jeune homme complètement immature et hostile à l'idée même de paternité, ce qui est subtilement montré par de simples gestes comme le refus de tenir le bébé dans ses bras. Car si je reproche aux Dardenne une certaine lourdeur, ici le film a une légèreté incarnée par le jeune couple encore de grands enfants ayant des jeux puérils et dont on voit qu'ils ne sont pas prêts à assumer un enfant, même si la grossesse semble avoir donné à Sonia le sens des responsabilités, ce que Bruno acquerra après un parcours du combattant où il affrontera maintes épreuves. Le film est court (1h30) mais très riche en événements, le personnage de Bruno étant le lien permanent. Jérémie Rénier et Déborah François sont incroyables de justesse, Olivier Gourmet dans une courte apparition est toujours impressionnant, les Dardenne traitent leurs thématiques fétiches sans pathos ni jugement, préférant l'exploration naturaliste sans occulter pour autant un récit initiatique émouvant. Une deuxième Palme d'or méritée pour les deux frères alors que la concurrence fut rude (notamment Sin City, Broken Flowers, Lemming, A History of Violence, Trois enterrements).
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2024
Jeunes, immatures, Sonia et Bruno, à la rue sinon tout à fait SDF, viennent d'avoir un enfant, probablement par accident à les voir si peu préparés. Constamment dans les bras, le bébé ne semble peut-être pas un fardeau mais une chose encombrante. Bruno, trop occupé par ses petits délits, n'y prête aucune attention. En quelques séquences édifiantes, les frère Dardenne montrent comment, notamment à leur façon de traverser la route hors des clous, les parents du nourrisson sont des parents pris de cours.
Jean-Pierre et Luc Dardenne confirment leur talent dans le portrait psychologique et social implicite qui fait tout l'intérêt de leurs sujets. Celui de "L'enfant" prend un tour inattendu et rejoint le fait divers sordide après une décision funeste de Bruno. Le film dans la grisaille d'une ville belge, se fixe alors sur la personnalité de ce jeune homme sans méchanceté dont les actes -c'est-à-dire les méfaits et les magouilles au quotidien- démontrent à chaque instant l'inconséquence chronique, l'égoïsme puéril, l'inconsciente immoralité.
Cependant, conformément à leur humanisme, les frères Dardenne estiment de pas devoir porter de jugement moral. Bruno est ce qu'il est, à la fois coupable et innocent aux yeux des auteurs. Leur intrigue, une fois Bruno dans le pétrin, propose une action mouvementée qui étoffe le portrait et le complète avec justesse et acuité.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 19 mars 2020
Déséquilibre inégalitaire dans ces barèmes jauges d’essence station de service critiques, presse et spectateur, il faudra en rajouter pour ce dernier afin de ne manquer de carburant, la fracture drame sociale en Belgique en fiction sociale.
C’est « la genèse de l’enfant », voisine de la France, située en son sein au nord frontalier, parlant la même langue commune pour cette région bilingue, partage avec les Pays-Bas, le hollandais néerlandais flamand patois wallon.

Comme dirait le reporter d’Hollywood, mister Ray Bennet, c’est le festival de Cannes, la palme d’or anime le spectacle du théâtre dramatique, avec des jeux approximatifs et une mise en scène lamentable, le cinéma des frères Dardenne, Jean-Pierre et Luc.
Tourne en rond depuis deux jours, une nuit excellent gonflant avec le temps crispé, Rosetta la collègue et les protagonistes vivent dans la rue, perçoivent des allocations familiales prestations charges poids sociaux, commettent des délits de deal, trafic et vol à main à l’arrache à mémé.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2020
Écrit et dirigé par les frères Dardenne, ce film très noir a reçu la Palme d'Or à Cannes en 2005. Ils filment de très près la détresse humaine d'un jeune de 20 ans irresponsable et complètement paumé. Malgré quelques incohérences et certains temps morts, leur bon scénario nous conte de façon magistrale la dégringolade affective d'un couple. Avec peu de dialogues et beaucoup d'action la mise en scène se révèle très dynamique. A noter également une très belle prestation de l'acteur Belge Jérémie Renier dans le rôle principal et délicat du jeune Bruno.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2021
L'enfant est un film des frères Dardennes auquel je n'ai pas complètement accroché. Ce n'est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière fois qu'un film s'étant vu attribué la Palme d'Or à Cannes me laisse de marbre, mais au vu de la moyenne spectateurs Allociné, je n'ai pas l'impression d'être le seul que ce film a moyennement emballé.
Le duo d'acteur Déborah François – Jérémie Rénier joue plutôt bien. Mais malheureusement, l'intrigue n'a pas grand chose à proposer à part deux jeunes parents complètement paumés (surtout le père qui enchaîne les mauvais choix). Malgré l'interprétation, on adhère très difficilement aux personnages qui d'une certaine manière, sont tout de même pas mal responsable de leur malheur. Je n'ai pas vu encore d'autres films des frères Dardennes mais celui-ci n'est pas très convaincant pour moi.
Romain Z
Romain Z

14 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2014
Ce qui frappe encore dans le cinéma des Dardenne c'est la justesse ,l'élégance,l'humilité de leur regard. Aucune leçon de morale ,aucun misérabilisme ici . La charge est réservée à ce monde-marchandise dans lequel se débattent désespérément dans une stratégie de survie les plus démunis ,ou la souffrance et la violence sociale mutilent les corps et les âmes.
Filmés souvent de dos à hauteur de nuque,la nuque comme symbole de la vulnérabilité des êtres, les Personnages sont malgré tout en mouvement portés par une irrépressible énergie vitale. En cette période de morgue réactionnaire et de mépris social décomplexé,les Dardenne ont décidément placé la barre très haut.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2017
Pour leur deuxième palme d'or en 2005, les frères Dardenne livrent une œuvre dont les avis professionnels / public sont très éloignés (ils suffit de jeter un œil au moyenne d’Allociné…), ce qui n'a en soit rien d'étonnant pour moi, tellement ce type de cinéma s'éloigne de la notion même du cinéma que se fait la plupart des gens, moi compris (c'est accessible, ne pas confondre...). Ce qui n'est pas quelque chose de mal bien au contraire, succès commercial va rarement de paire avec réussite artistique. Mais le problème est que j'ai du mal à trouver “l'art” dans tout ça. Là ou certain cri au génie je trouve la manœuvre facile. Je n'ai rien contre le réalisme et le cinéma social en général, encore faudrait-il un petit supplément d'âme pour faire toute la différence, pour apporter de la vibration visuelle et générale. Avec l’Enfant et ce jeune couple sans repères si ce n'est eux-mêmes c'est certes très appliqué, mais on nous propose une version niaise et improbable d'un milieu, qui ne permet aucune empathie, et pour ma part, un vide total en terme d’émotion. Le scénario demeure ce qu'il a plus de valeur ici, ce que l'on retient et se démarque du reste (prestations et réalisation). La descente aux enfers d'un homme auquel tout échappe, j'ai tendance à y être sensible. Sauf qu'arrive un moment ou ça devient lassant d’observer la Loose personnifiée... Mais toujours cette impression que les réalisateurs cherchent volontairement à supprimer le mythe au cinéma, en forçant une réalité grossière qui ne dégage aucun plaisir visuel (c'est tellement gros, le message…). Seulement même en y restant totalement détaché, je ne considère pas ce film comme un navet, il a le mérite de s'inscrire correctement dans sa démarche, mais si j'ai du mal à y adhérer. Un film qui ne divertit ni ne parle guère mais qui possède un message humaniste. Mais ça n'excuse pas tout (surtout les taquineries amoureuses du couple vedette…).
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2012
Je me demande qui est désignée par le titre du film. L'enfant, ou le père ? A mon avis les frères Dardennes jouent exprès sur cette ambiguté...
En tout cas film assez sympa. Un récit initiatique sur la difficulté d'assumer ses responsabilités, de grandir, du passage à l'âge adulte, et de devenir père. De ce côté là, c'est plutôt réussi.
Les réalisateurs ne jugent pas du tout les personnages, ne cherchent pas à donner une morale dans tout ça - à part peut être qu'il faut savoir grandir ? -. Assez réussi.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 septembre 2022
Le sixième long-métrage des frères Dardenne représente la caricature de ce cinéma se voulant documentaire-fiction. Une photographie naturelle (voire laide) totalement édulcorée de tout artifice, une mise en scène minimaliste tournée caméra à l’épaule et un scénario qui sonde les tréfonds de la misère humaine. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ce misérabilisme social qui ne dégage aucune émotion reste profondément désespérant. Seul le thème de la rédemption de ce jeune homme (Jérémie Renier) ayant considéré son bébé comme une valeur marchande présente un intérêt. Bref, de là à décerner la Palme d’or du festival de Cannes en 2005, il existe un énorme fossé que seul le jury présidé par Emir Kusturica a osé franchir.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2011
"Faut vous dire, monsieur / Que chez ces gens-là / On pense pas, monsieur / On pense pas / On compte." C’est à ces paroles de Jacques Brel que font penser Bruno, le personnage incarné par Jérémie Rénier, et l’univers dans lequel il vit. Un monde où tout, absolument tout, se monnaye. Et donc, pourquoi pas un bébé ? Mais là, Bruno se heurte à l’amour maternel de sa copine. Télescopage de deux logiques sur lequel repose tout le film. On ne peut qu’admirer la simplicité, et pourtant la pertinence, de cette idée. Et même si on a parfois l’impression que le film patine ou s’écarte du sujet, son message reste fort et intéressant. On admirera, comme toujours, le très haut niveau de la mise en scène (y compris dans les scènes de poursuite en scooter !), qui comprend aussi le travail remarquable de direction d’acteur. On aime ou on n’aime pas cette façon de filmer très neutre, à laquelle on peut reprocher son manque d’émotion, la distanciation qu’elle introduit avec le sujet. Mais en tout cas c’est techniquement remarquable. Tout aussi formidable est le travail de caractérisation des personnages. Celui de Bruno est, à bien y réfléchir, hautement improbable. Et pourtant, on y croit ! Jamais on ne se dit que ce personnage est un délire de scénariste. Quand il abandonne son bébé dans l'appartement vide, la complexité de ses sentiments, captée par ce plan fixe sur son visage, est telle que pas un moment on ne doute de la crédibilité de la scène. Ca, c’est fort ! Pour finir, deux remarques. 1/ Il est d’usage de qualifier le cinéma des frères Dardenne de social. Mais la vraie misère dénoncée par les réalisateurs n’est pas tant matérielle (à la différence de Rosetta, Bruno brasse assez d’argent pour vivre décemment) que morale. 2/ Il existe au Cambodge (et ailleurs) des milliers de familles qui vendent leurs bébés à des Occidentaux souhaitant adopter (cf. "Holy Lola"). Qu’est-ce qui fait donc que ça semble plus choquant quand ce sont des jeunes Belges qui le font ?
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