Un film social trop attaché à son personnage principal, la caméra le suit pas à pas sans la moindre distanciation et oublie complètement de montrer le milieu dans lequel il évolue : on ne le voit pas, on ne le comprend pas, donc finalement le film ne nous apprend rien et on ne ressent rien.
Ce film est surtout axé sur le personnage du garçon qui devient père mais qui n'est absolument pas prêt à le devenir. On assiste dans ce film à l'errance d'un gamin qui doit devenir un homme mais qui en est incapable. tout au long du film, on le suit dans sa vie totallement vide. Les frères Dardenne peignent avec talent le Germinal moderne où la misère qui nous pousse des choses horribles. Dans sa vie transformée en survie, le héros est complètement aliéné, ne se rendant même pas compte de sa propre misère, lutte contre la faim et le besoin d'argent en volant, en vendant tout ce qu'il peut...même ce qui est invendable. Un très bon film même si la Palme d'Or est peu être excessive.
Un film brut, touchant sur la paternité et la difficulté de trouver sa voie, magnifiquement interpreté par des acteurs de haut-vol. Le film est très réaliste, c est sans doute pourquoi il manque ce petit brin de poésie. Cette chronique du passage à la vie d adulte manque toutefois considérablement de rythme
Pas de surprise, les frères Dardenne jouent toujours les cartes de la proximité, du social et de la discrétion. Et dans le genre, il faut avouer qu'ils se débrouillent pas trop mal : arriver à intéresser massivement le public avec un univers ancré dans le quotidien sans chercher à le flatter de quelque manière que ce soit, chapeau. Au programme, donc, régime pain sec et eau : pas de musique, pas de fioritures dans la réalisation, pas de pirouette scénaristique et autres intermèdes comiques permettant au spectateur de souffler. La seule fantaisie (attention, vous n'allez pas vous rouler par terre pour autant !) à se mettre sous la dent réside dans la nouvelle signification que revêt le titre en cours de film. Les acteurs, Jérémie Régnier en tête, se montrent très crédibles, et certains paient même largement de leur personne lors d'une scène tétanisante qui démontre qu'il n'y a pas forcément besoin de situations extraordinaires pour réussir à impressionner. L'enfant est un film austère et pourtant accessible, qui fonctionne parfaitement dans les limites que ses auteurs s'imposent. Ceci dit, est-ce que tout celà représente la quintessence même du cinéma et mérite une Palme d'or, ça, c'est une autre affaire...
L'Enfant, des deux frêres belge Dardennes est un film dramatique assez unique et originale. Un film que j'ai découvert au cinéma grâce à l'opération "Les Etoiles du cinéma européen", J'ai la chance que mon cinéma fut partenaire de ce petit festival qui m'a permis de découvrir ce petit film qui avait décrocher la palme d'or à Cannes en 2005. Le film en lui même est vraiment pas mal, une belle histoire, de bons acteurs. Je regrettes qu'il n'y est pas de musique dans le film, ce qui a était bien sur voulut par les deux réalisateurs.. Moi j'ai trouvé ça dommage qu'il ni en n'est pas, pour accompagné les quelques longues scènes sans dialogues dans le film. Un peu de musique n'aurait fait de mal à personnes, et aurait peut etre rendu l'histoire encore plus bouleversante qu'elle n'est déja. Au final, je trouves ce film très beau, qu j'ai eu plaisir de découvrir au cinéma, trois ans après sa sortie en salle.
Un film d'une grande véracité. Drame social émouvant, qui n'en fait jamais trop, il sait se rendre intéressant et troublant, de par le jeu d'acteur sans fausse note de Jérémie Renier, mais aussi par la justesse des scènes et par ses silences, troublants, mais très pesant. La descente aux enfers de ce mec, échoué et paumé, pour qui rien n'a plus de signification et de valeur, jusqu'à cette prise de conscience entrevue au travers d'une rédemption amorcée. Sans trop d'actions, sans rythme, juste dans la retranscription caméra à l'épaule de l'errance d'un homme, les frères Dardenne signent une oeuvre difficilement abordable mais d'une belle pureté. On regrettera un peu le manque d'inciative pour apporter un petit relief à ce sujet très dur, mais le tout reste d'une très belle facture.
Un film démonstratif et terrible, excellement joué. On y pense longtemps après l'avoir vu mais surtout à cause de son sujet. J'ai aimé la caméra qui suit les personnages de très près. Cependant il manque peut-être un petit plus au film pour aller au delà du descriptif de la vie de ces pauvres gens.
après le très bon Rosetta, les frères Dardenne portent là encore leur regard pointilleux sur la marginalité. Sur ces bas mondes qui sont couverts d'anonymat et dont ils mettent en lumière la misère insondable. L'Enfant commence comme une chronique sociale qui souffre d'une caméra trop passive, qui souffre de filmer les petits riens d'une vie, puis au bout de 20 minutes L'Enfant vire au drame aigu. La caméra subversive des frères Dardenne vient alors filmer l'impardonable, l'implacable, l'irréversible. La caméra venant marginaliser encore plus deux marginaux (Déborah François et Jérémie Rénier). Réalisme et émotion garantis. Mêlant cela à une intrigue poisseuse, les frères Dardenne livre avec L'Enfant une photographie glaçante d'une once d'économie souterraine malveillante et sournoise.
Les frères Dardenne étaient peu inspirés cette année en signant leur décevant Gamin au vélo, qui a quand même raflé le Grand Prix du Festival de Cannes.
Le souci résidait principalement dans ce style très impersonnel et détaché, pour un film beaucoup trop avare en émotion et en sensibilité.
Ici, c'est tout le contraire.
Non pas que les Dardenne n'impriment pas cette patte à ce grandiose "Enfant" mais l'écriture n'apparaît jamais factice et gratuite, toujours au service d'un scénario très bien écrit.
Le spectateur se laisse rapidement entrainer dans ce tableau très réaliste et très touchant, porté par un Jérémie Rénier impérial.
Parce que l'enfant, c'est lui. Le bébé, qui n'est ici que le déclencheur du drame, ne peut prétendre à un tel portrait. C'est ce qui est admirable chez les Dardenne dans l'Enfant : leur travail sur Bruno, le personnage principal interprété par Rénier.
Bruno est loin d'être un salaud. Sa maladresse, son caractère hyperactif (les Dardenne ont toujours filmé le mouvement), sont autant d'indices de l'immaturité enfantine du personnage. Bruno est aussi un grand cœur, rempli d'affectivité et de sensibilité, d'humour également.
C'est là la force du drame : assister à la descente aux Enfers d'un personnage aussi candide et innocent que celui interprété par Jérémie Rénier.
23 bébés pour un enfant!!! ce qui est tendre est de voir les personnages du jeune couple seulementspoiler: c'est un thème très dur, l'abandon d'enfant, un jeune père
dur à vivre et impulsif au point de dire à son amoureuse ce qui se passe.... . une interprétation du réalisateur....déjà l'acteur blondinet Jérémie Régnier et ses longs cils aussi, il a changé dans le film "possessions", se laisse aller là.... sinon, somme toute l'enfant va être le sujet du film.
Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Ca un film ? On dirait un documentaire pour le parti socialiste ! C'est mou comme une nouille trop cuite, creux comme un trou sans fond, filmé avec les pieds (plutôt avec les ongles), et je ne parle même pas des "acteurs". Une pure bétise du cinéma belge francophone qui me fait malheureusement me rappeler que je le suis, hélas, belge ! ^^
c'est du grand art ! Un film très humain , social un peu a la manière de Ken Loach . La réalisation est très particulière : caméra à l'épaule , longs plans-sécquences , absence de musique , ... un style que tout le monde ne peut pas aimer , mais en ce qui me concerne j'adore ! Grace a cela cette histoire nous prend aux tripes , on vit vraiment le film . Le scénario est presque parfait , aucun cliché , aucune facilité . La performance des acteurs est extraordinaire ; Jérémie Rénier et Déborah François sont vraiments parfaits , on ne peut qu'être impressioné par leurs admirables interprétations ! Bref L'Enfant est selon moi un chef d'oeuvre qui a amplement mérité sa palme d'or !
Fidèle à leur cinéma, sujet abrupte dun couple de gamins paumés avec en toile de fond une banlieue grise du nord le drame avec la vente de lenfant et linconscience de ce père-enfant. Terrible mais sublime, le film est magistral tout comme létait « Rosetta » qui leur valut leur 1ère Palme dOr (en fallait-il une seconde malgré tout mest avis que non mais bon), bref, on suit ce parcours glauque à souhait et on sattache aux personnages excellents sans juger ce geste, du moins la caméra tente de lamender. Du grand art. Incontournable.
Un film choc qui montre les conditions de vie d'une classe sociale où le seul but pour le héros (un impeccable Jérémie Rénier) et bien d'autres est l'argent. Ainsi, celui-ci manigance n'importe qu'elle combine pour survivre et dépenser aussitôt ce qu'il a acquit, ce qui va le conduire à être dépassé par les évènements, si bien que l'on se demande qui est l'enfant dans le film. La mise en scène est par ailleurs très réussie, avec de nombreux silences qui en disent plus que les dialogues, ce qui nous concentre sur le jeu des acteurs. Mais bon, malgré tout cela, je trouve que la palme d'or, c'était peut-être un peu exagéré.