L'Enfant
Note moyenne
1,9
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185 critiques spectateurs

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26 critiques
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38 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 août 2008
Voilà, c'est le monde d'aujourd'hui! A croire qu'on devient tous si superficiels que pour qu'il se "passe quelque chose" dans un film il faut une histoire (faussement profonde) de guerre de planètes, des vaisseaux spaciaux, des Bruce Willis, des hamburgers, des strings, des explosions, des morts, des monstres...
Hey, mais quoi encore, si je dois vous le rappeler, vous êtes humains! On ne peut pas reprocher à ce film d'être dénudé. Ce film, il a le mérite d'être là juste pour le fait d'être là. Pourquoi chercher un sens à tout? C'est bien le tort de notre monde. Moi aussi je me suis demandé ce que les frères Dardenne cherchaient à faire avec ce film. Je n'ai pas trouvé. Je me suis dit, après tout, pourquoi chercher? Si nous étions tous capables de prendre les choses comme elles sont sans vouloir toujours en extraire quelque chose d'égoïste, le monde avancerait plus vite, ou au moins il arreterait de reculer, ce qui serait déjà pas mal.
Ce film, il met à l'épreuve votre humanité, car non, il ne vous donne rien ou presque, mais au contraire, cette fois-ci, c'est comme si c'était au spectateur de laisser quelque chose.
Ce film, il n'est pas destiné à montrer les difficultés de deux cas sociaux, car je crois que les gens savent que le monde va mal, ils n'ont plus besoin qu'on le démontre. Alors? Eh bien regardez ce film et redevenez humains: ayez de la compassion, videz votre affectif saturé et votre sous-sensibilité, regardez juste deux de vos semblables vivre, on s'ignore tous tellement vous savez...
Julian85
Julian85

44 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2010
Un film brut, touchant sur la paternité et la difficulté de trouver sa voie, magnifiquement interpreté par des acteurs de haut-vol. Le film est très réaliste, c est sans doute pourquoi il manque ce petit brin de poésie. Cette chronique du passage à la vie d adulte manque toutefois considérablement de rythme
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Je suis bon public, c'est bien loin d'être nul mais on s'y ennuie un peu et le culte du voyou à la belle gueule qui, ici n'est même pas gentil sauf un peu touchant à la fin... bof, bof...
Bon, d'accord, l'enfant, c'est lui, on le comprend très vite tant il "joue"... Un peu déçue surtout que j'ai vu juste avant "Je ne suis pas là pour être aimé" que je conseille vivement.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Oh secours!! Mais qu'est-ce que c'est que ce film..? Je croyais que pour faire un film à la base il fallait une histoire mais je dois être bien naïf.. ah oui pardon il y a une histoire.. qui tient en 2 lignes et qui est aussi palpitante qu'un film de ma voisine qui va chercher son pain un dimanche matin.. Cela ne m'étonne pas que la presse soit encore à chanter les louanges d'un tel NAVET car c'est bien le mot qui lui convient, c'est un film que tous les pseudos intellectuels peuvent se complaire à faire passer pour une histoire psychologiques qui demande réflexion, mais ce n'est que du vent, y a rien !! On s'ennuie ferme et ce ne sont pas les comédiens qui remonte le niveau (même s'ils sont victimes du scénario..) on peut tous comprendre que ça ne se refuse pas de jouer dans un film donc on leur pardonnera d'avoir était complice de la mauvaise farce qui a été faite à tous les pigeons qui sont allés perdre leur temps et peut être leur argent.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ni musique ni générique pour nous guider dans l’univers des frères palmés. Le bruit du fleuve suffit à notre bonheur. Les protagonistes, avalés par la caméra, illuminent de leur fraîcheur et de leur naïveté le décor gris, indéfiniment gris. Mais l’étincelle, le court-circuit de cette fresque, c’est l’enfant. Jimmy, engendré par deux gamins, deux feux follets.
Le tour de force des Dardenne, c’est leur réalisme, la tension qui émane de chacun des plans et leur capacité à créer de l’action à partir de rien, ou presque. Ce cinéma de bouleversement, ce parcours initiatique, dépasse le champ social de la caméra des réalisateurs belges et nous dresse un morceau d’humanité brut, soutenus dans leur projet par un casting brillant, dirigé à la perfection. C’est grâce à cette douleur de l’être qu’on est pris d’une profonde compassion, d’une empathie certaine pour le héros, malgré tout ce qui le rend détestable, punissable. Mais on comprend bien vite que la morale n’existe pas.
Du grand septième art, à n’en pas douter, une œuvre qui s’inscrit dans la durée et qui marquera au fer rouge les amoureux de cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Bon film. Trop fort Jérémy Renier. Je me suis un peu ennuyé parce que la façon de filmer est un peu toujours la même, mais quand même, il y a un truc qui se passe en regardant ce film. Un bémol: je ne pense pas que ça méritait une palme d'or.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un peu long par moments, ce film raconte une belle histoire de deux jeunes un peu dans la misère, y'a rien d'exeptionnel, rien de grandiose, mais l'histoire est touchante ...
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2011
De grandes émotions avec L’enfant, réalisé « caméra à l’épaule », avec un petit budget, et sans musique. Un style perturbant qui appuie si bien le réalisme de cette histoire que l’on y croit ! Jean Pierre et Luc Dardennes nous transmettent ici un message poignant. Avec simplicité, ils nous évoquent les difficiles destins de Bruno et Sonia. La qualité de ces duos met le spectateur dans la peau des personnages. Jérémie Rénier joue admirablement l’insouciance et le courage que peut avoir un adolescent et finalement, on se demande qui est le véritable enfant, Bruno ou Jimmy ? Deborah François nous fait partager avec justesse les sentiments qu’elle éprouve. Pas de cascades explosives dans ce long-métrage mais des sensations fortes ! Dans un rythme effréné, j’ai été emparée par la peur, le stress et surtout l’émotion.

Le spectacle n’est pas à l’écran mais dans notre cœur. Un film bouleversant et une palme d’or bien méritée !
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2011
"Faut vous dire, monsieur / Que chez ces gens-là / On pense pas, monsieur / On pense pas / On compte." C’est à ces paroles de Jacques Brel que font penser Bruno, le personnage incarné par Jérémie Rénier, et l’univers dans lequel il vit. Un monde où tout, absolument tout, se monnaye. Et donc, pourquoi pas un bébé ? Mais là, Bruno se heurte à l’amour maternel de sa copine. Télescopage de deux logiques sur lequel repose tout le film. On ne peut qu’admirer la simplicité, et pourtant la pertinence, de cette idée. Et même si on a parfois l’impression que le film patine ou s’écarte du sujet, son message reste fort et intéressant. On admirera, comme toujours, le très haut niveau de la mise en scène (y compris dans les scènes de poursuite en scooter !), qui comprend aussi le travail remarquable de direction d’acteur. On aime ou on n’aime pas cette façon de filmer très neutre, à laquelle on peut reprocher son manque d’émotion, la distanciation qu’elle introduit avec le sujet. Mais en tout cas c’est techniquement remarquable. Tout aussi formidable est le travail de caractérisation des personnages. Celui de Bruno est, à bien y réfléchir, hautement improbable. Et pourtant, on y croit ! Jamais on ne se dit que ce personnage est un délire de scénariste. Quand il abandonne son bébé dans l'appartement vide, la complexité de ses sentiments, captée par ce plan fixe sur son visage, est telle que pas un moment on ne doute de la crédibilité de la scène. Ca, c’est fort ! Pour finir, deux remarques. 1/ Il est d’usage de qualifier le cinéma des frères Dardenne de social. Mais la vraie misère dénoncée par les réalisateurs n’est pas tant matérielle (à la différence de Rosetta, Bruno brasse assez d’argent pour vivre décemment) que morale. 2/ Il existe au Cambodge (et ailleurs) des milliers de familles qui vendent leurs bébés à des Occidentaux souhaitant adopter (cf. "Holy Lola"). Qu’est-ce qui fait donc que ça semble plus choquant quand ce sont des jeunes Belges qui le font ?
Fritz L
Fritz L

222 abonnés 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Que dire de « L’enfant » qui n’est déjà était fait ou écrit ? Pas grand chose de plus. L’ambition des frères Dardenne est louable, et je ne pense pas qu’ils soient malhonnêtes. Ce sont des auteurs qui « auteurisent », et s’essoufflent quelque peu. Car il faut bien avouer que l’on sort de là avec une impression de déjà vu (Rosetta entre autre). Certes on nous montre la misère humaine, mais avec une vision par trop BoBo et un poil caricatural. Reste une œuvre honnête, interprétée par un Jérémie Renier convaincant.
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Des enfants qui ont un enfant, sans adolescence pour faire tampon avec l'âge adulte : en est-on si loin dans notre vie quotidienne robotisée ? Plutôt que d'avoir envie de leur donner des baffes, ce qui serait le premier réflexe tellement ils sont niais par moments, je songe à la responsabilité que les éducateurs, l'entourage, moi-même en tant que citoyenne, ont de leur enseigner de très bonne heure,avec art et patience, non à coup de bâton ou de susucre, quelque chose qui leur plaise et aussi le goût de l'effort pour l'obtenir. On est pris par les personnages, cette atmosphère rétrécie qui coupe la respiration par moments, ce bébé trimballé, qui reste confiant on dirait. Bonne mère, ça a l'air réel !... Très beau déroulement toujours au ras des acteurs, les Dardenne ouvrent une poche d'oxygène : toujours espérer,la fibre parentale vient au rythme de chacun, au prix de mille plaies et bosses, ouaille !!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Comment ne pas être profondément ému devant ce parcours initiatique symbolique du chemin que chacun d'entre nous doit emprunter pour devenir humain? Malgré son hyperréalisme apparent qui le fait passer pour une simple critique sociale localisée, ce film est une fable sur la condition humaine, sur ce qui nous pousse, tous, à grandir. Il pose par là une question grave : peut-il vraiment y avoir une humanité sans l'expérience préalable de l'inhumanité? N'est-ce qu'en allant jusqu'au bout de celle-ci que l'on accède à celle-là?
Youmna C
Youmna C

42 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Trop vrai dans sa description des personnages, et de la vie qui les entoure. Des acteurs formidables au service de ces personnages peu communs.
Mais cette vérité rend le film plus comme un reportage mis en scène, qu'un film qui implique le spectateur. Ce dernier reste distant, et se désintéresse presque.
On pourrait classer ce film dans le style documentaire de Varda ("les glaneurs et la glaneuse" ou encore "sans toit ni loi") et non cinématographique (comme il se veut) de Von Trier.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Palme d’or à Cannes oblige, un intérêt tout naturel se portait sur ce film, belge de surcroît, d’autant que leurs réalisateurs n’étaient pas les premiers venus. Sans réelle surprise néanmoins, les frères Dardenne persistent dans leur fameux cinéma dit « social » avec un style si caractéristique, à savoir toujours très proche du documentaire et reposant sur d’assez longues scènes, caméra à l'épaule, - tel un Lelouch - demandant d’ailleurs un certain (et admirable) travail d’acteur. A ce titre, Jérémie Rénier et la néophyte Déborah François forment un couple remarquable.
Mais voilà, la recette des frères n’offre plus vraiment de surprises, les lieux, sont toujours aussi identiquement sombres, et les longs plans que certains ont pu apprécié dans « La promesse » ou « Rosetta » font désormais soupirer plus d’un spectateur, même si les plus puristes estimeront ces derniers toujours indispensables pour l’authenticité de l’œuvre, évidemment d’une tristesse affligeante.
Paradoxalement aussi, l’on se demande également, avec ces lugubres paysages liégeois dignes de l’Europe de l’Est, quelle image la soi-disant riche Belgique véhicule envers le spectateur étranger ? Ceci dit, même si le talent des Dardenne est incontestable et l’histoire de cet « Enfant » très poignante, nous espérons peut-être quelque chose de divergent la prochaine fois…palme ou pas !
al111
al111

25 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le cinéma des frères Dardenne n’est pas un divertissement. On le savait, ce film le confirme. Il ressemble à un exercice de funambule, en équilibre précaire entre tragédie et documentaire social. L’histoire est simple, racontée brutalement, sans jugement, sans prise de position. Les deux acteurs sont absolument parfaits, la caméra est parfois très proche des personnages et épouse leurs sentiments, leurs aspirations, leurs colères… et parfois aussi reste en retrait, froide, descriptive. L’ensemble des deux visions (tragédie et documentaire) fait qu’il peut être difficile d’entrer en empathie avec les personnages. Alors oui, c’est un bon film, un très bon, même. Des scènes restent longtemps en mémoire… Mais avec un tel sujet, une telle volonté de heurter le spectateur, il y a comme une petite déception, un manque. Ce devrait être énorme, ce n’est que bien.
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