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Kouto
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4,0
Publiée le 23 août 2025
Les frères Dardenne confèrent une réelle charge émotionnelle à ce récit poignant et viscéralement humain. C’est un cinéma brut mais qui pour une fois ne nécessite aucune connaissance spécifique pour être emporté par cette histoire portée par deux formidables acteurs que sont Déborah François et Jérémie Renier.
et oui tout va bien dans ce film qu'il faut apprécier si on lit entre les actes de Bruno. Ce qui est beau à voir c'est qu'au milieu d'une bêtise humaine qu' on peut expliquer de manière héréditaire. L'aventure ou plutôt la descente aux enfers nous montre tout le gâchis qu' il est car dans ses actes on remarques une gentillesse et de grandes qualités qui nous fait dire que chacun peut arriver dans le droit chemin si l'enfant en soi est accompagné pour devenir adulte. Chef d'oeuvre !!!
Jeunes, immatures, Sonia et Bruno, à la rue sinon tout à fait SDF, viennent d'avoir un enfant, probablement par accident à les voir si peu préparés. Constamment dans les bras, le bébé ne semble peut-être pas un fardeau mais une chose encombrante. Bruno, trop occupé par ses petits délits, n'y prête aucune attention. En quelques séquences édifiantes, les frère Dardenne montrent comment, notamment à leur façon de traverser la route hors des clous, les parents du nourrisson sont des parents pris de cours. Jean-Pierre et Luc Dardenne confirment leur talent dans le portrait psychologique et social implicite qui fait tout l'intérêt de leurs sujets. Celui de "L'enfant" prend un tour inattendu et rejoint le fait divers sordide après une décision funeste de Bruno. Le film dans la grisaille d'une ville belge, se fixe alors sur la personnalité de ce jeune homme sans méchanceté dont les actes -c'est-à-dire les méfaits et les magouilles au quotidien- démontrent à chaque instant l'inconséquence chronique, l'égoïsme puéril, l'inconsciente immoralité. Cependant, conformément à leur humanisme, les frères Dardenne estiment de pas devoir porter de jugement moral. Bruno est ce qu'il est, à la fois coupable et innocent aux yeux des auteurs. Leur intrigue, une fois Bruno dans le pétrin, propose une action mouvementée qui étoffe le portrait et le complète avec justesse et acuité.
Ce film des frères Dardenne est (encore) un portrait de déshérités de la vie : Sonia et Bruno sont jeunes et irresponsables (surtout Bruno), et leur comportement inspire principalement plus la pitié que la compassion. Le film frôle le misérabilisme, mais avec leur style sec et dépouillé, les cinéastes vont mettre en scène avec pertinence un acte terrible, très éprouvant pour le spectateur, par sa nature et la perte des repères moraux qu’il représente. Malheureusement la dernière partie du film est consacrée à des actes plus anecdotiques, faisant se diluer la puissance qu’il avait atteint auparavant. Bien en dessous du film précèdent des frères Belges (Le Fils), à leur suivant (Le silence de Lorna) et à d’autres films présentés à Cannes en 2005 comme « Caché » de Haneke ou « A history of violence » de Cronenberg.
Pour moi il s'agit sûrement de l'un des meilleurs films de ces réalisateurs ! Malheureusement je pense que ce genre de film n'est pas tout à fait à mon goût. Comme à leurs habitudes les frères Dardennes focalisent leur histoire sur la misère sociale en Belgique, le scénario est très intéressant et bien fait, c'est sûrement le seul élément qui m'a fait rester concentrer sur ce film tout le long...
Le sixième long-métrage des frères Dardenne représente la caricature de ce cinéma se voulant documentaire-fiction. Une photographie naturelle (voire laide) totalement édulcorée de tout artifice, une mise en scène minimaliste tournée caméra à l’épaule et un scénario qui sonde les tréfonds de la misère humaine. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ce misérabilisme social qui ne dégage aucune émotion reste profondément désespérant. Seul le thème de la rédemption de ce jeune homme (Jérémie Renier) ayant considéré son bébé comme une valeur marchande présente un intérêt. Bref, de là à décerner la Palme d’or du festival de Cannes en 2005, il existe un énorme fossé que seul le jury présidé par Emir Kusturica a osé franchir.
Palme d'Or 2004, L'Enfant dépeint avec réalisme le quotidien d'un couple déshérité, vivant au jour-le-jour au gré de petits larcins, et dont la vie est chamboulée par l'arrivée d'un nouveau-né. Filmé à la manière d'un documentaire, ce drame devient rapidement très immersif, souvent touchant, et parvient systématiquement à trouver le ton juste au travers de ses deux acteurs. Il faut donc saluer la sensibilité, l'humanité, et l'absence totale de jugement de valeur des frères Dardenne, qui parviennent à rendre leurs personnages attachants, en s'élevant au-delà des statuts sociaux.
Après avoir vu quelques Dardenne, je me suis mis à toujours me poser cette question en démarrant un de leurs films : "alors, comment vont-ils étudier l'animalité humaine cette fois-ci ?" Et ça ne manque pas : même au creux d'un couple bien enamouré, heureux dans sa misère et venant d'avoir un enfant, l'animal qui est en l'homme aura tôt fait de s'exprimer. Non, pas l'Homme cette fois-ci, mais bien l'homme.
Le père ayant vendu son bébé est heureux : il assure la survie de son foyer pour les lunes à venir. Il n'y voit pas le mal, mais pourquoi ? Que lui manque-t-il ? Quelque part sur le chemin qu'ont parcouru des générations de pères, il a bifurqué, et personne ne le lui a dit.
Le père ayant perdu sa compagne est au désespoir. Mais doucement, le questionnement s'installe : en quoi ses actions justifient-elles qu'elle le quitte ? Il voulait seulement son bien... Mais surtout, pourquoi soudain la subsistance n'est-elle plus tout ce qui compte ? Quel est ce manque qui fait plus mal que la faim ? Il repense à ce qu'il a fait, y cherchant la raison à ce qu'il soit maintenant seul.
L'Enfant nous fait voir l'humanité grandir à travers cette remise en question. Il accomplit le miracle social d'un père qui non seulement comprendra l'instinct maternel, mais le fera sien. Il fait passer, en une heure et demi, de l'effrayant manque d'amour pour un fils, à la découverte de ce qui compte le plus dans un couple et dans la famille. Que c'est collaborer pour affronter le monde. Que c'est penser à l'autre pour apprendre sur soi. Que c'est l'aimer pour ce qu'iel nous apporte, et pour ce qu'on veut lui apporter. Que c'est être humain.
L'Enfant des Dardenne symbolise des millénaires de perfectionnement des comportements sociaux. Ce n'est pas un drame : c'est une plongée dans l'histoire de notre civilisation.
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0,5
Publiée le 20 octobre 2021
Ce film est une perte de temps et c'est une parodie qui prétend être un exercice de compassion mais qui est en réalité un film d'exploitation malveillant qui exploite la tendance des faux sentiments. Les seules personnes plus stupides complaisantes et horribles que les personnages eux-mêmes sont peut-être les personnes étranges qui ont décidé de réaliser un film aussi inutile et offensant. Quelle bande de poseurs qui prétendent apparemment se préoccuper des niveaux inférieurs de la société et obtenir un certain crédit pour leurs prétendues sympathies humanitaires de la part de personnes malavisées qui ne font aucune distinction entre les véritables opprimés et ces idiots narcissiques qui créent leur propre détresse comme nous le constatons avec les personnages de ce film. Ne nous y trompons pas on nous demande d'éprouver de la sympathie pour un monstre amoral qui est insensible et égoïste qui choisit sans hésiter et sans prendre la peine de consulter sa petite amie la mère de vendre son propre bébé à des trafiquants d'enfants. Comment peut-on être plus méprisable que ça dites le moi car je me le demande...
Même topo que pour Rosetta : ici un homme-enfant qui va de combines en combines avant de rendre les armes dans la scène finale. Des enfants insouciants qui se font des niches en début de film, Bruno ne veut pas grandir. Pour lui tout s’échange, tout se vend, même les bébés. Sans jamais de conséquences. Belle gueule, beau parleur, tout parait simple. Toujours des gros plans, des routes à traverser, de l’eau jamais loin. Et une certaine réalité sociale.
L'enfant est un film des frères Dardennes auquel je n'ai pas complètement accroché. Ce n'est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière fois qu'un film s'étant vu attribué la Palme d'Or à Cannes me laisse de marbre, mais au vu de la moyenne spectateurs Allociné, je n'ai pas l'impression d'être le seul que ce film a moyennement emballé. Le duo d'acteur Déborah François – Jérémie Rénier joue plutôt bien. Mais malheureusement, l'intrigue n'a pas grand chose à proposer à part deux jeunes parents complètement paumés (surtout le père qui enchaîne les mauvais choix). Malgré l'interprétation, on adhère très difficilement aux personnages qui d'une certaine manière, sont tout de même pas mal responsable de leur malheur. Je n'ai pas vu encore d'autres films des frères Dardennes mais celui-ci n'est pas très convaincant pour moi.
Écrit et dirigé par les frères Dardenne, ce film très noir a reçu la Palme d'Or à Cannes en 2005. Ils filment de très près la détresse humaine d'un jeune de 20 ans irresponsable et complètement paumé. Malgré quelques incohérences et certains temps morts, leur bon scénario nous conte de façon magistrale la dégringolade affective d'un couple. Avec peu de dialogues et beaucoup d'action la mise en scène se révèle très dynamique. A noter également une très belle prestation de l'acteur Belge Jérémie Renier dans le rôle principal et délicat du jeune Bruno.
Déséquilibre inégalitaire dans ces barèmes jauges d’essence station de service critiques, presse et spectateur, il faudra en rajouter pour ce dernier afin de ne manquer de carburant, la fracture drame sociale en Belgique en fiction sociale. C’est « la genèse de l’enfant », voisine de la France, située en son sein au nord frontalier, parlant la même langue commune pour cette région bilingue, partage avec les Pays-Bas, le hollandais néerlandais flamand patois wallon.
Comme dirait le reporter d’Hollywood, mister Ray Bennet, c’est le festival de Cannes, la palme d’or anime le spectacle du théâtre dramatique, avec des jeux approximatifs et une mise en scène lamentable, le cinéma des frères Dardenne, Jean-Pierre et Luc. Tourne en rond depuis deux jours, une nuit excellent gonflant avec le temps crispé, Rosetta la collègue et les protagonistes vivent dans la rue, perçoivent des allocations familiales prestations charges poids sociaux, commettent des délits de deal, trafic et vol à main à l’arrache à mémé.
J'ai vu des, une seule étoile et je suis assez surpris. Très touchant ce couple en galère mais encore faut il l'avoir connu pour peu être être plus sensible à leurs vies à tout deux. Comme ci dans un ville on se comportait de façon primitive spoiler: et que l'on en arrivait à vendre nos enfants. Un geste qui deviendrait banal par manque de fric. Le seul but, obtenir de l'argent comme ci la vie de son enfant n'avait plus qu'une valeur d'objet abandonné dans un dépôt vente. Pour ceux pour qui tout va bien cela peu paraitre insensé et bien sur ca l'ai sous certains aspects mais il semble ne plus avoir aucun choix. En fait ce passage est poussé à l’extrême. Cela semble être un signal d'alarme qui nous averti que bientôt c'est ce qui finira par nous pendre au nez à tous dans ce monde un peu fou. Je sais bien que les gens disent que quand ont veut on peut se sortir de la galère. Ouai, faut voir. spoiler: à la fin en prison c'est sur eux que tout deux pleurent. Pas parce que ils vont être séparés pendant un moment. Non c'est l'épilogue. La prise de conscience de ce qu'une société peut nous amener à faire lorsque l'on a pas l'énergie et la volonté de ceux qui pensent que tout est facile. J'ai été très ému par cette dernière scène.