Un navet démodé, où Pierre Richard, en roue libre, semble totalement perdu dans son propre rôle. À ses côtés, Jean Carmet cabotine à l’excès, comme s’il jouait dans une parodie de mauvais goût. Tout sonne faux : un scénario bancal, des actrices réduites à de simples faire-valoir, et une direction d’acteurs inexistante. Et puis la mise en scène... elle est tellement mauvaise que ça en est parfois même gênant à regarder....
Un chien dans un jeu de quilles fait rimer Pierre Richard avec petit cinéma paillard pour une bien navrante comédie, où tout est prétexte à l’exhibition des formes féminines, à la gouaille et à la résistance armée contre le changement. Le long métrage surprend par la nullité de sa forme qui mêle amateurisme de composition des plans et esthétisation hideuse de la photographie, avec une saturation lumineuse loupée rappelant les clichés – eux réussis – de David Hamilton. Quant aux acteurs… Jean Carmet passe son temps à cabotiner en vieux paysan amateur de belles fesses, qu’il sait cliquer quand l’occasion se présente ; Pierre Richard, soi-disant frère du personnage campé par Carmet, s’essaie au rôle de gaffeur dur à cuire... n’ayons pas peur de dire que ce n’est pas fameux ; Julien Guiomar rejoue Tricatel ; quant aux comédiennes, elles ne semblent recrutées que pour leur plastique. Le réalisateur, l’immense Bernard Guillou, conforte le bon sens d’un peuple ici réduit à des culs-terreux mal dégrossis, aux champs le jour et au bar la nuit, ainsi qu’à des petits voyous qui passent leur temps à incendier les poulaillers et à embêter les jolies filles – le viol n’est pas loin. La clausule célèbre l’héroïsme involontaire de l’homme qui a fait exploser les fourgonnettes de police. Rien à tirer, donc, de cette bouse, imagerie rurale oblige.
Petit divertissement honnête, qui ne laisse pas un souvenir impérissable. Jean Carmet et Pierre Richard sont au top, entourés de seconds rôles au diapason. Le scénario est basique et se résume : un méchant propriétaire terrien veut expulser un de ses gentil locataire, qui ne veut pas. Certains comportements semblent bien trop gentil et décrédibilise un peu le film, mais il le faut bien si on veut rester dans le domaine de la comédie. A voir par les amateurs de comédie un peu franchouillarde, et les fans de Pierre Richard. A noter quelques propos un tantinet misogyne, mais c'est d'époque.
Pierre Richard et Jean Carmet sont toujours autant de bons acteurs. Néanmoins, ce scénario simpliste sur fond de ruralité est à mourrir d'ennui. Ce n'est pas drole. C'est voir même pathétique. Dans le même genre, on est à des annèes lunaires de "La soupe aux choux".
"Un chien dans un jeu de quilles" réalisé par Bernard Guillou, sorti en 1983, déçoit un peu. Joseph Cohen (Jean Carmet), un paysan breton, va bientôt être expulsé par Alexandre (Julien Guiomar) qui souhaite détruire sa ferme afin de la transformer en décharge publique. Joseph ne se laisse pas faire et décide d'appeler son frère Pierre (Pierre Richard), psychologue qu'il n'a plus vu depuis plusieurs années, afin de sauver la situation. Le film part sur les chapeaux de roues et enchaîne les différents gags avec plus ou moins de réussite. Mais arrivée à la moitié du film, on comprend que le scénario, bien trop maigre, va enchaîner des intrigues peu intéressantes pour mener à un final plus réussi et surprenant (je ne gâche pas la surprise). De plus, le film aborde le sujet de l'urbanisation massive mais qui n'est traité hélas qu'en surface, alors qu'une autre comédie, sortie 2 ans avant avec Louis de Funès, "La soupe aux choux", donne de bien meilleurs résultats.
Les différents personnages restent quand à eux attachants, avec Carmet en fermier bougon, Pierre Richard en maladroit (même si il n'est pas utilisé à son maximum) et Julien Guiomar en snob pourri comme on les aime. Par contre, Béatrice Camurat, la femme de Pierre, ne sert finalement pas à grand chose mise à part pour sa plastique de rêve. Et Sylvie Joly, une des premières one-woman show, elle n'est pas utilisée à sa juste valeur alors que c'est une excellente comédienne ! Elle apparaît de temps à autre mais on en oublie son personnage, assez anecdotique. Quant à la bande originale, composée par Patrice Caratini, elle est agréable sans être incroyable, ni mémorable. Mais le principal atout de cette comédie, c'est que Bernard Gillou a mis en image à merveille sa Bretagne profonde de son enfance, avec de très beaux paysages et une belle photographie.
Dans l'ensemble, ce long-métrage fait très comédie de seconde zone, avec un petit budget comme il y en a eu des dizaines dans les années 70 et 80, ce qui explique sûrement son échec critique et commercial lors de sa sortie (même si il a connu une renaissance avec ses diffusions à la télévision.) De plus, ce n'est clairement pas l'un des meilleurs films de Pierre Richard, loin de là, son talent du burlesque n'est pas utilisé au maximum, ce qui est vraiment bien dommage.
L'un des moins bons Pierre Richard. Malgré un scénario qui pouvait présager du bon, les gags se font rares ou ne fonctionnent pas, et malgré la présence de Jean Carmet, cela fait flop.
Un film dont le grand Pierrot n'a pas à avoir honte. Avec son épouse (enfin qui fut son) au casting, on voit une belle partie de la France que je ne connaissais pas. Pas vraiment drôle, mais très bien interprétée par les acteurs principaux. Cette histoire campagnarde vaut bien des navets d'autres réalisateurs que je ne citerai pas. Peut-être réservé aux fans de Pierre Richard comme l'a bien dit un internaute.
Je n'ai pas trouvé ce film drôle. Réservé aux fans de Pierre Richard. Se déroule à la campagne où tout est exagéré, même le rôle des voyous, à la rescousse. Malgré ses gags, ses pitreries, ses maladresses, le personnage de Pierre R. se défendra jusqu'au bout. J'ai trouvé incroyable la raison véritable pour lequel le châtelain veut la ferme, et le retournement de situation. Je donne 4 étoiles.
L'histoire est sans intérêt, mais le casting est au top, surtout Pierre Richard et Jean Carmet (deux figures mythiques du cinéma français des années 80/90). A signaler une belle prestation de Sylvie Joly, de Julien Guiomar et de tant d'autres. Belle partie de rigolade, sans prise de tête !
Tous les ingrédients de la comédie campagnarde d'une autre époque sont là : de la gaudriole avec de jolies actrices, des beaux paysages, et une musique pittoresque, un trio d'acteurs principaux qui sont drôles quand il joue dans leur registre. Ces deux derniers points suffisent à mettre le film au-dessus d'un vulgaire nanar pécasien. Néanmoins, l'histoire d' "un chien dans un jeu de quilles" est totalement dissolue, avec un scénario qui semble assez peu se préoccuper de faire monter la sauce de ses enjeux, mais préfère enchaîner -sans temps morts, c'est vrai, mais aussi sans une grosse maîtrise de la logique - plein de petites situations cocasses, ou, plus rarement, émouvantes. Bref, un joyeux bordel !
Les acteurs sont le point positif du film qui ne possède pas le rythme ni les gags à la hauteur de son duo comique. C'est bien dommage de voir une telle mélasse rural est surtout de venir faire patauger Carmet et Richard dedans,il méritait mieux.