Le Trou noir
Note moyenne
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70 critiques spectateurs

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MaCultureGeek

1 170 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 février 2017
En plus de son univers incroyable et fascinant, Star Wars est aussi synonyme d'une nuée de films plagiant ouvertement l'oeuvre de Lucas et toute sa bande. Digne rejeton de La Guerre des étoiles, Le Trou noir est une oeuvre mercantile et terriblement moche, le genre de film très malaisant qui te pousse à te questionner sur la nature humaine et l'honnêteté inhérente aux gens fortunés qui se prétendent artistes. Des questions passablement existentielle qui trouvent ici tout leur sens. Mis en chantier par Disney ( bien avant qu'ils ne rachètent finalement Star Wars ), Le Trou noir ne trouve d'intérêt que dans son... Merde alors, je ne vois pas d'intérêt. Le tout est que le design global de l'oeuvre entièrement calqué sur celui de la célèbre saga, avec le kitsch en plus. Le Trou noir, c'est un peu comme si Star Wars était resté cloîtré dans les années 70, le côté visionnaire en moins. Parce qu'il faut le reconnaître, tout ici refoule le mauvais kitsch, le psychédélique bas de gamme, le produit purement mercantile visant à arnaquer son public. Visuellement dépassé et complètement what the fuck ( faut voir la gueule des robots ), le film joue la carte de la SF à fond, se mélangeant à une esthétique Star Warsienne et de SF des années 50 ( Planète Interdite en est le meilleur exemple ), sans jamais parvenir à trouver ses marques. Bien plus série z que série B, Le Trou noir s'enfonce dans les abîmes du cinéma les plus laides et peu ragoutantes, perpétuant sa décadence visuelle jusqu'au final incohérent et sortant de nul part, sans autre signification que celle de ne rien signifier. Complètement incohérent et particulièrement mal foutu, cet énième étron financier n'existe que pour vous faire perdre du temps. Le jeu d'acteur terriblement bâclé ne viendra pas me contredire; entre un Anthony Perkins qui semble avoir perdu tout son talent ainsi qu'un Enest Bornigne qui n'en a rien à carrer, le tableau n'est pas très fier. Y'a bien une blonde, aussi, qui jouera la cruche de service et marquera les esprits comme étant la pire actrice du film. Faut les voir quand ils affrontent le méchant de l'oeuvre, pauvre Maximilian Schnell a bout de souffle. Et pourtant, il y avait de bonnes idées ( notamment le plot twist, qui survient avant le "combat" final ), mais elles sont rapidement noyées dans une foule de plagiats et de lenteur scénaristique ahurissante. Je n'énumèrerai pas les repompes; sachez juste qu'elles sont suffisamment importantes pour que j'en perde rapidement le compte. Y'a-t-il vraiment quelque chose de concret que l'on pourrait sauver du Trou Noir? Rien, je le crains...
Yannickcinéphile

2 899 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2017
Honnêtement, je ne vois pas comment on peut rendre un avis mitigé sur ce métrage. Ok, Le Trou noir est un film perfectible, mais c’est une des très bonnes découvertes de SF qu’on peut faire dans les années 70.
D’abord, si je suis d’accord que les effets spéciaux sont a amélioré, difficile de bouder son plaisir devant ce métrage. Le souci se pose surtout au niveau de quelques incrustations et du design très moyen des robots, surtout des méchants, mais en dehors de cela c’est une réussite formelle. Les décors sont superbes, le vaisseau spatial est une réelle réussite, le soin du détail est constant et la photographie est tout aussi brillante. On se croirait entre Planète interdite et Star Wars, et le résultat a de l’allure. Surtout que le metteur en scène nous livre quelques plans d’une beauté mémorable. Les héros se détachant en ombre chinoise devant la boule de feu gigantesque est une séquence incroyable du cinéma de SF, plus spectaculaire que ce que beaucoup de films actuels sont en mesure d’offrir. On excuse du coup le fait que l’héroïne trébuche bêtement sur rien pour nous permettre de profiter un peu plus de ce spectacle ! Et puis la bande son de Barry est parfaite, un grand moment là aussi.
En somme, Le Trou noir est formellement une réussite, avec quelques tableaux ultra-impressionnants, surtout pour un métrage des années 70.
Sur le fond, s’inspirant a priori d’un Jules Verne méconnu, Le Trou noir offre une histoire qui se tient. Ok, la fin un peu mystique et pas franchement à la hauteur du déroulé pourra décevoir en dépit de sa beauté plastique, mais il y a 1 heure 30 avant ! Assez sombre pour un Disney (il y a des morts et le propos est assez dur), non dénué d’humour mais qui ne manque pas de froideur lui non plus (le robot VINCENT fait parfois froid dans le dos dans sa façon de parler !), Le Trou noir est en fait la composante de deux époques. On sent clairement dans le fond du propos des influences issues de Planète interdite et consort, et on voit l’influence de Jules Verne aussi dans cette sorte de capitaine Némo de l’espace (en moins sympa encore). C’est scientifiquement aberrant, mais c’est un film hommage à la science. De l’autre, Le Trou noir s’inscrit autant dans la veine de la SF divertissante à spectacle, style Star Trek et Star Wars, avec des robots qui se tapent dessus, des fusils lasers, des scènes de destruction massive dans un style « cinéma popcorn » manifeste. Le mélange prend, malgré les invraisemblances qui peuvent apparaître dans le propos mais qui doivent pour partie venir du livre de Jules Verne.
Le casting est solide, avec des acteurs connus venant faire des prestations convaincantes. Anthony Perkins toujours brillant est entouré de Robert Forster, Maximilan Schell, Yvette Mimieux, Ernest Borgnine pour ne citer que ceux-là, bref des noms plutôt gage de qualité même si parfois compromis dans des produits pas géniaux. Ici ils sont très bien, composent des personnages percutants, rien à redire. Cela étant, les personnages les plus marquants du film sont indéniablement les robots ! Du méchant Maximilian au gentil BOB on a quelques cas de robots légendaires, et je retiendrai surtout VINCENT. Ses répliques sont énormes, et il a un caractère décapant. Je l’ai trouvé aussi spirituel que tête à claque, c’est une curiosité évidente.
En somme, Le Trou noir est un film qui souffre de quelques effets visuels lacunaires, d’une fin faiblarde et d’une histoire pas forcément totalement maitrisée avec des choses pas crédibles. Cela étant, j’ai pris beaucoup de plaisir au visionnage, et je recommande donc ce film qui a été injustement boudé à sa sortie. 4
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 février 2016
Drôle de mélange entre Star Wars, 2001 et 20 000 Lieues sous les mers. Sous ses allures de film familiale, se cache une oeuvre plus métaphysique qu'il n'y paraît. En étant au carrefour des influences, Le Trou Noir est une oeuvre singulière avec tous ces défauts c'est vrai mais son ambiance et message propre.
Puisque j'ai évoqué les défauts, listons les: les dialogues se prennent trop au sérieux, sur certaines cascades on voit les fils qui tiennent les acteurs, des choix de mise en scène pas toujours bon, le design de Vincent semble avoir été dessiné par en enfant de 4ans... mais c'est un personnage qui apporte beaucoup d'humour au film et tous les passages avec lui sont sympas. J'embraye donc sur les qualités du film: une histoire prenante, une bonne direction artistique, des effets spéciaux de qualités (à part pour quelques plans où c'est moyen), de bons acteurs, une atmosphère captivante et une très bonne composition musicale.
Le Trou Noir est un film dans lequel on rentre rapidement et nous captive. Loin d'être parfait, le fait que le film fonctionne malgré ces défauts et c'est on passe vraiment un bon moment!
Berserk Gatsu
Berserk Gatsu

99 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2015
le film le plus marquant de ma jeunesse, il m'as terrorisé pendant des années..bon j'avais 5 ans..malgré les années il reste une excellent film avec une histoire génial..
Jahro
Jahro

68 abonnés 684 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 décembre 2014
En astrophysique, un trou noir est un corps à la gravité si intense qu’il aspire tout ce qui l’approche. Atomes, neutrons, photons, talent. Recommandée par votre site préféré comme hors-d’œuvre à Interstellar, cette production pré-Tron d’un Disney alors pas au mieux repousse les frontières du ringard. Au-delà de son âge respectable, c’est d’abord une grande paresse qui transpire du naufrage. Celle des décorateurs, artisans d’un mobilier en carton ajusté à la tronçonneuse, responsable de robots en mousse attachants comme une poêle à frire. Celle aussi du type en charge des costumes, qui les pique de latex et d’aluminium dans un hommage prémonitoire au Temps-X des frères Bogdanoff. Celle enfin du brave Thomson MO5 qu’on a vraisemblablement chargé des incrustations : à les voir, on se rappelle combien Star wars avait du génie avant l’heure. Mais n’est pas Georges Lucas qui veut, et ça Gary Nelson, pauvre hère à la carrière vierge de toute réussite, l’a sans doute compris. Manifestement peu enclin à guider ses acteurs, il les laisse s’embourber dans des dialogues plats et technophilotractés, qu’il ponctue de sentences grotesques offertes à un R2D2 du pauvre. A Hollywood, un remake est semble-t-il en préparation, avec à la barre le souvent accrocheur Kosinksy. Une chose est sure : le résultat ne pourra pas être pire.
gimliamideselfes

3 455 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2014
Sur le papier ça avait l'air cool, en pratique, beaucoup moins. En fait c'est je pense l'époque qui détruit un peu tout le potentiel du film parce que le film comporte tout ce que l'on peut craindre d'un film de SF de la fin des années 70, le design bien kitch des robots, des comic relief bien lourds et des discutions très premier degré alors que le vaisseau clignote de partout. Je mentirai si je disais que je n'ai pas d'antipathie profonde envers ce genre d'univers... Après j'ai trouvé les thèmes abordés pas inintéressants, mais pas forcément novateurs, mais c'était surtout mal amené et assez mou. C'est surtout ça, c'est mou du genou, ça prend des heures à nous expliquer ce que l'on a compris au premier coup d'oeil pour se finir en baston générale sans jamais que ça soit un temps soit peu crédible (bon les FX ne suivent pas, forcément) parce que c'est filmé sans génie et sans inventivité aucune. C'est juste mou... Atrocement mou...

Après, si on regarde ça enfant, remis dans le contexte, on peut peut-être, éventuellement trouver les robots qui jouent à tirer sur des trucs rigolos... Mais bon, ce n'est pas mon cas.

Le problème évident c'est que le film ne se focalise pas sur ce qui est intéressant et par dans un délire avec les robots qui finalement est un milliard de fois moins fascinant que le trou noir et le Professeur Reinhardt.

Du coup heureusement que ça ne dure qu'une heure trente, ça permet de ne pas trop s'ennuyer, mais c'est un film qui doit rester dans son époque, et ne jamais revenir nous hanter à notre époque.
Julien D

1 345 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 novembre 2014
Aujourd’hui considéré par quelques-uns comme un classique dans le domaine du space-opéra futuriste, aux côtés d’autres films comme Outland ou Les Mercenaires de l'espace (sortis eux aussi en 1981, une année décidemment luxuriante pour ce sous-genre), cette production Disney ne fut justement rien de plus que l’une des premières à vouloir surfer sur l’engouement provoqué par Star Wars (dont, comme par hasard, le second, et accessoirement meilleur, épisode sortait six mois plus tôt). Gary Nelson signe donc l’un des films de science-fiction les plus opportunistes et remplis de clichés, mais aussi et surtout celui qui a le plus mal vieilli. Si l’aspect kitsch d’un film comme Flash Gordon peut être assumé et participer à son charme en le justifiant par un certain humour au second degré, quand il ne s’agit comme ici que d’une succession d’effets visuels qui, à l’époque déjà, semblaient avoir 30 ans de retard et d’un scénario qui se prend au sérieux alors qu’il ressemble à une parodie de Star Trek, le résultat ne peut être que déplorable. Tous les poncifs les plus classiques du film d’aventures sont réunis, accompagnés de stéréotypes du genre (comme ce robot qui n’est qu’un pâle mélange du C3PO de Star Wars et du Robby de Planète interdite), dans une narration peu rythmée, ce qui fait de ce Trou Noir une histoire ringarde et inintéressante au possible, que seule la présence de quelques acteurs de talent aurait pu sauver s’ils n’avaient pas été aussi mal exploités.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 octobre 2014
Un film qui a mal vieilli, surtout au niveau effets spéciaux. Pour un film Disney, je le trouve flippant. Mais je l’aime bien quand même, il m’a marqué étant gosse. Il y a de bons moments, et Borgnine, Perkins et Schell se glissent bien dans leurs personnages. Mais le véritable héros c’est Vincent, le robot. Niveau courage, et dévouement, il n’a rien à envier à R2D2. J’aime bien la fin aussi.
Redzing

1 463 abonnés 4 983 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2014
Après le carton au box office de "Star Wars", de nombreux producteurs tentent de se lancer dans la space opera à la fin des 70's. Suivant cette mode, Disney sort "The Black Hole", où un équipage scientifique rencontre un étrange savant mégalomane, obsédé par les trous noirs à bord de son vaisseau gigantesque. A l'époque, le film proposait quelques effets à la pointe de la technologie, cependant il a beaucoup vieilli. Si les design et maquettes de vaisseaux gardent leur charme, le look des robots parait aujourd'hui un peu ridicule (surtout l'ersatz de R2D2). Toutefois, le film bénéficie de la présence de Maximilian Schnell, Ernest Borgnine, ou Anthony Perkins, et d'une BO de John Barry (pas toujours appropriée sur les scènes d'action, mais jolie dans l'ensemble). Enfin, malgré son lot d'incohérence, le scénario est relativement intriguant, et beaucoup plus sombre que la plupart des Disney alors produits. Une curiosité.
Acidus

881 abonnés 3 976 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 juin 2014
Difficile de croire que "Le Trou noir" date de 1979 tellement il parait daté à côté de certains autres films de science fiction de l'époque et même de d'une ou deux décennies d'avant. Effectivement, cette incursion de Disney dans la science fiction a trés mal vieilli et flirte avec le ridicule tant par son visuel que par son scénario. Au moins, les musiques que l'on doit au grand John Barry relèvent le niveau mais ne peuvent rien faire toutes seules. Si vous n'avez jamais vu "Le Trou noir", passez outre, vous ne manquez rien.
Yetcha

1 095 abonnés 4 772 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mars 2014
Les premières images m'ont tout de suite fait tilt : "Bon sang mais je l'ai déjà vu ce film il y a bien longtemps". Et comme je n'étais pas encore un fervent allocinéen, je ne l'avais pas noté ni critiqué. Cependant je comprends pourquoi je ne m'en souviens pas. En dehors du design sympathique des robots, le reste est tout simplement dépassé et ringard. De grands acteurs, Disney, il y a plusieurs décennies et hop, un film qu'on oublie bien vite sinon parvient à tenir jusqu'au bout!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 juillet 2013
L’astronomie était fascinante pour les gens du XXe, époque où on admirait les scientifiques. Aujourd’hui, hélas ! Cette science intéresse moins les gens et les films de science-fiction sont moins inspirés par l’actualité scientifique. En 1979 fait son apparition le film de Gary Nelson Le trou noir et il apparaît sur nos écrans le 03/10/1980. Une œuvre qui n’a pas connu un grand succès et qui reste dans l’oubli. Un grand nombre des critiques d’aujourd’hui le voient avec sympathie mais ils le considèrent un peu comme « vieillot », alors que la vision de son réalisateur dépasse le futurisme d’un grand nombre des films de science-fiction et la perspective de voyager à travers le trou noir reste toujours originale car ce thème, malgré son originalité, reste peu abordé dans ce genre romanesque. L’intérêt donc de ce film est un sujet de réflexion critique et c’est cela qui fera la ‘idée centrale de notre article.
Dans ce film on voit d’abord le thème du savant fou qui revient souvent dans le domaine de la science-fiction. En s’appuyant sur les images on trouve des ressemblances physiques entre Némo de20.000 lieues sous les mers de Richard Fleischer et Le docteur Hans Reinhardt du Trou noir. La différence consiste sur le fait que Némo conteste l’humanité en s’appuyant sur des valeurs réelles alors que Fleischer est le cas typique d’un savant fou : il manque de sens commun. Son comportement est obsessionnel en utilisant des méthodes anticonformistes et dangereuses. C’est ainsi que les androïdes et les humanoïdes font un univers particulièrement cauchemardesque. En revanche, le protagoniste de Jules Verne est tout à fait humain et il juge sans tort que ses inventions sont dangereuses pour l’humanité. La mort de Némo exprime le pessimisme de verne, alors que la mort de Fleischer met en évidence l’optimisme de Nelson. Pourtant si ce héros est fou, cela n’empêche pas d’admirer son intelligence.
Un autre élément qui caractérise ce film ce sont ces décors. N’oublions pas qu’à la fin des années 70 l’informatique faisait ses premiers pas. Cependant les ordinateurs tels que nous voyons dans cette œuvre n’ont rien d’archaïque pour un spectateur d’aujourd’hui. Même la robotique est bien avancée et cela nous permet de penser que ce domaine de la technologie a bien été abandonné. En ce qui concerne la technologie spatiale, on n’a aucun commentaire à faire. Pendant ces années l’homme était habitué à apprendre que des vaisseaux spatiaux sillonnaient l’espace et qu’il était tout à fait normal de penser qu’à l’avenir l’homme serait capable de se déplacer dans l’espace. Bien sûr, on ne pouvait pas penser que les vols dans l’espace seraient suspendus car il n’y aurait plus d’argent, alors que la technologie d’informatique contribue à l’enrichissement des établissements de finances. A propos de cela il serait souhaitable de donner une réponse à tous ceux qui trouvent ce film « vieilli » sans se demander si c’est notre époque qui n’avance plus. C’est ainsi que les décors de cet astronef ne paraissent pas vieux et la grande station spatiale USS Cygnus dépasse tout imagination en technologie, en dessin et en grandeur. Au fait, on peut penser qu’au XXe Siècle on avait envisagé d’envoyer des stations spatiales. Aujourd’hui que peut-on envoyer ? C’est dans ce cadre-là qu’on pourrait penser que ce film a vieilli ?
On ne pourrait pas apprécier le film sans tenir compte de son titre. En effet, le réalisateur tient bien compte de ce phénomène d’astronomie et son appui est bien scientifique. Cet élément nous permet de prendre en considération le fait que le trou noir se trouve dans un coin de l’univers avec une densité extrême telle que les lois de la nature ne sont plus valable. Tout est attiré et englouti par ce trou y compris la lumière. La spéculation sur cette hypothèse nous paraît bien intéressante, mais la vraisemblance nous paraît bien difficile. Le savant fou a bien l’intention de pénétrer ce trou noir pour découvrir une autre dimension de l’univers, mais cette hypothèse nous semble difficile si on ne prépare bien les arguments scientifiques grâce auxquels cet exploit est plausible. Malheureusement Gary Nelson a été bien superficiel et ses hypothèses nous paraissent trop légères ou peu plausibles. Comment peut-il résister à cette puissance électromagnétique ce vaisseau d’espace sans être écraser ? Comment peut-il traverser ce trou qui est plus dense que la matière ? Richard Fleischer prétend qu’une navigation avec les bords du trou noir pourrait épargner le vaisseau, mais il ne nous explique pas comment et pourquoi. Dans l’hypothèse que la navette dans laquelle les astronautes se sont refugiés avant la destruction de Cygnus, il serait intéressant de savoir quel univers ils ont découvert. Malheureusement, les astronautes parviennent à se trouver dans un autre monde mais son exploration serait une belle idée. Cette exploration pourrait donner naissance à un deuxième film qui serait sa suite.
Le film Le trou noir est une réalisation fort intéressante car, s’appuyant sur une hypothèse purement scientifique le réalisateur parvient à esquisser une aventure intéressante grâce à laquelle la science est au service de la fiction. Cela crée une nouvelle histoire avec une dynamique intéressante qui s’appuie sur une technologie avancée avec un futurisme qui nous permet de voir des images intéressantes et un style intemporel qui ne peut jamais vieillir. Le thème du savant fou met en évidence l’explication d’une aventure qui dépasse la logique et atteint les limites d’une belle folie. En revanche, le thème d’un voyage dans le trou noir nous paraît peu développé et cela constitue une faiblesse de cette œuvre, même si le futurisme et les technologies semblent être très avancés. Malgré cela, le spectateur a l’occasion de voir un véritable film de science-fiction avec de belles perspectives esthétiques
chrischambers86

16 219 abonnés 13 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2013
Voilà un film de S.F qui se regarde sans dèplaisir! Enigme scientifique authentique - et semble t-il, ènigme pour longtemps - "The Black Hole" (un rèsidu de soleil hyper dense capable d'aspirer tout ce qui passe à portèe, y compris des systèmes entiers) permet tous les dèlires! Rien de tel ne se passe ici puisque nous retrouvons au XXIIe siècle et au coeur d'une galaxie lointaine, les situations archètypales du rècit d'aventures depuis plus d'un siècle. "Star Wars" n'est pas exempt de ce recours aux bons vieux stèrèotypes, mais puisant dans un matèriel imaginaire plus archaïque et plus universel - celui des contes retravaillant la source en accord avec la sensibilitè contemporaine et non plus celle du XIXe siècle, il accède à une poèsie qui transcende les vellèitès idèologiques! Et ce n'est pas seulement affaire d'effets spèciaux, car ceux du film de Gary Nelson, s'ils ont parfois la pesanteur de Disney, ne manquent pas de panache! Marrant de voir aussi en tête de distribution Anthony Perkins...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 26 mars 2013
En 1977, le premier volet de Star Wars voit le jour et c’est un tollé général. A tel point que de nombreux studios y vont de leur film de science-fiction afin de voguer sur la mouvance et de faire des bénéfices. C’est dans ce contexte qu’apparaît en 1979 (année qui verra d’ailleurs la naissance du premier Alien), Le Trou Noir réalisé par un inconnu et produit par Disney, studio de divertissements tout public, connu pour ses budgets faramineux et qui se mord les doigts de ne pas avoir produit le film de George Lucas. Pas moins de 20 000 000 $ ont été alloué pour ce film. Mais la réussite d’un film n’est pas seulement qu’une histoire de gros sous, mais dépend aussi de savoir-faire et de patience. En effet, le film galactique de Disney prouve qu’il a été complètement bâclé malgré les moyens dont il bénéficiait.
Pourtant, le film s’ouvre sur un joli et vertigineux générique en image de synthèse, enjolivé par une musique envoutante de John Barry. Mais dès les scènes de dialogues, c’est la catastrophe. On atteint un niveau de niaiserie et de bêtise assez rare. Le casting est composé de têtes d’affiche délavés et même Anthony Perkins ni Maximilian Schell ne font rien à l’affaire. Ils font preuve d’un jeu issu d’un autre temps du cinéma. On retrouve d’ailleurs tous les profils types : le scientifique pragmatique mais fasciné par les découvertes du docteur fou, la jolie blonde toute mignonette et toute inutile, le peureux et casse-couille de service, le beau-gosse héroïque et enfin le robot V.I.N.C.E.N.T., ersatz d’un R2D2 en carton plastifié et au dictons ironiques insupportables.
Pour sublimer cette combinaison de bras cassés, le film est pourvu d’effets spéciaux dépassés et faits avec les pieds : le vaisseau semble être un triste recyclage de la Tour Eiffel, les robots semblent tous souffrir d’hémorroïdes et V.I.N.C.E.N.T. ne doit son système d’anti-gravité qu’à l’utilisation d’un joli fil visible à l’écran. Le scénario est proche du néant et bourré d’incohérences. Ce que l’on attend dès le début du film n’arrive qu’à la toute fin, dans les cinq dernières minutes. Et quelle n’est pas notre frustration, lorsque l’on s’aperçoit que la dernière séquence est une pâle copie du final de 2001 de Kubrick. Tout le reste n’est que dialogues et promenades dans le vaisseau… De plus, que George Méliès en 1902 montre des astronomes s’envoler sur la Lune à l’aide d’un obus est génial, mais montrer en 1979 des gens se balader à l’extérieur d’un vaisseau sans combinaison est à la limite de l’acceptable. C’est ici l’incohérence la plus remarquable, mais malheureusement ce n’est pas un cas isolé.
Cependant, Le Trou Noir nous fait percevoir une once de potentiel. Notamment, le pitch qui est plutôt alléchant, un vaisseau fantôme retrouvé aux abords d’un trou noir, qui d’ailleurs nous offre quelques images et matte painting assez spectaculaires, tout comme certains décors assez séduisants. La musique de John Barry est assez exceptionnelle et peut fièrement se placer aux côtés des BO de Star Wars et de Strak Trek. Mais cela ne suffit pas à sauver un film mort dans l’œuf. Même les souvenirs d’enfance ne parviennent pas à nous rendre nostalgique et à apprécier cette sombre blague.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 novembre 2012
Je l'ai revu après bien des années: Pas si mal que ça finalement.
Totalement irréaliste, bourré d'incohérences, mais en plein dans l'idéologie dans l'idéologie bien pensante et bien pesante de Dysney.
Sur le plan artistique, la musique superbe qui a depuis été maintes fois reprises à titre de générique. A ce propos, avez vous remarqué que les soundtracks de Blockbuster (principalement les Bourne et Inception) servent énormément de musique de fond dans les documentaires français?
Les effets spéciaux pour l'époque étaient loin d'être mauvais .Ce film a d'ailleurs été nominé aux
7th Saturn Awards,
Une autre époque quoi.....
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