Une coquille vide.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir "Un jour sur Terre" ce soir. Suite à la bande-annonce, je pensais voir un hymne à la beauté de notre planète, un album photos des merveilles que recèle notre Terre (pourquoi pas) ou, fervente militante, j'espèrais un film intelligent à portée écologiste... Eh bien raté, ni l'un ni l'autre ! On se retrouve en réalité devant un patchwork entre Ushaïa et un documentaire animalier de France5, sans fil conducteur, comme mal-monté, et maladroitement commenté... Oui, c'est beau, c'est indéniable... mais encore ? On nous montre les difficultés de survie des ours blancs sur la banquise. Puis on nous montre des grues, des renards, des lynxs, avant de passer à la grande parade amoureuse des oiseaux de paradis... le rapport avec l'homme, son impact sur la planète ? Puis on arrive en Afrique, on nous parle du périple des élephants, blabla, sans même évoquer les pénuries d'eau douce que le rechauffement planétaire est en train d'engendrer sur ce continent ! Quart d'heure émotion oblige, on insiste sur le pauvre-petit-elephant-qui-a-perdu-sa-maman condamné à une mort certaine, tout comme on a droit à la fameuse course poursuite (au ralenti s'il vous plait...) du guépard rattrappant la malheureuse gazelle qui trébuche, les yeux exhorbités, et finit sous les crocs du fauve... Pathètique, et parfaitement hors sujet. A croire que malgrè la beauté de ses images, le grandiose des paysages et des scènes rapportées, la seule façon dont le réalisateur pense pouvoir nous toucher passe par la violence et la mort (cf. l'agonie de l'ours polaire...). A peine si on retiendra le pseudo message écologique, qui se résume à "venez sur le site !!". Risible.