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Un visiteur
4,0
Publiée le 15 mars 2013
Une expérience délirante qu'est cette relecture rock de Faust et du fantôme de l'opéra par le jeune Brian DePalma, déjà précis et ingénieux dans sa mise en scène. Il nous offre ici une réalisation dynamique qui rythme son film à merveille. Mais l'autre force de ce Phantom of the Paradise, c'est aussi son scénario: relecture rock qui ne se perd jamais en longueur grâce à un enchaînement d'actions rapides qui densifient le film. Ce film, c'est aussi des numéros musicaux impressionnants et inventifs qui engendrent une atmosphère unique. Cet atmosphère est d'autant plus appuyée par des décors psychédéliques et colorés qui donnent au Paradise un caractère visuel originale et totalement barré, de ce fait à l'image du film. Phantom of the paradise, c'est enfin un trio d'acteurs au sommet qui interprètent des personnages tout aussi fous et délirants. De l'incroyable William Finley en fantôme musicien mutilé à l'énigmatique Paul Williams en producteur de musique tout en passant par la jeune et énergique Jessica Harper qui s'y révèle et ce qui lui permettra par la suite de jouer dans le fabuleux Suspiria d'Argento. On prend ainsi un grand plaisir à regarder ce film unique en son genre qui sait doser les tons pour un rendu toujours plus surprenant.
Sorti en 1975 et premier grand succès de De Palma, ce film se différencie de ses autres par l'univers fantastico-kitch dont il s'en dégage. L'adaptation très "rock acidulé" du Fantôme de l'Opéra, mélant musique des années 70 et références aux vieux thrillers ou films d'horreur-épouvante (Psychose, La Soif du Mal, Frankenstein,...) est un véritable bonheur pour les yeux et pour les oreilles. L'horreur sert la musique et la musique sert l'horreur. De Palma n'a pas son pareil pour mélanger les deux à la perfection. Le désormais regretté William Finley interprète un pauvre musicien inconnu devenu un vengeur masqué, à la fois attachant et terrifiant pour la même raison : sa volonté de voir son opéra joué par la fille dont la voix l'a transporté.
Un pur chef d'oeuvre, à l'ambiance psychédélico-kitsch parfaitement travaillée et aux couleurs saturées, avec du bon son et des personnages ( principaux et secondaires ) intéressants. Bref, à voir d'urgence.
Brian De Palma nous offre ici sa version du mythe de Faust et du Fantôme de l’Opéra version rock 70's. Sorti à la même période que le Rocky Horror, les deux films partage tout deux un visuel et une musique semblable qui les rapproche. Niveau musique, le film nus offre un florilège de morceau rock divers (types Beach Boys, Hard Rock, Pop,...) permettant d’éviter la redite au cours du film. Visuellement le film est fabuleux et on retiendra particulièrement le look du fantôme qui marqua le cinéma durablement. Niveau histoire cette révision de Faust est plutôt intéressante dans son approche, la mêlant à d'autres histoire pour en faire une histoire simple et néanmoins développé. De Palma signe la un film ancré dans son époque qui aura marqué le cinéma durablement à l'image du Rocky Horror.
Brian De Palma réalise un ovni oscillant entre opera rock et fantastique.La BO est tout simplement incroyable et s'accorde parfaitement avec la mise en scène psychédélique.Les prestations de Paul Wiliams et William Finley sont incroyables.Certes le scénario s'inspire librement du "Fantôme de l'opéra" mais rend surtout hommage au cinéma fantastique.Toutes ces qualités réunies ont obtient un film culte et l'un des meilleurs du réalisateur.
Cette fois ci De Palma nous pompe "le phantome de l'opéra" en saucissaunant a la mode années 70 ! on a le droit au "portrait de dorian gray " de Oscar Wilde.
C'était un film culte a sa sortie mais il a légèrement vieillit ! 12/20
Voici le pendant au "Rocky Horror Picture Show".Mais si ce dernier est une comédie musicale glam-rock,"Phantom of the paradise" est un film fantastique,autant qu'un film musical,et baigne dans une atmosphère excentrique et référencée,nuance.C'est certainement l'oeuvre la plus originale de Brian de Palma,celle où on ne le reconnaît pas dans les thèmes,mais seulement dans une mise en scène toujours très travaillée:split-screen,couleur rouge dominante,effets de caméra embarquée...Pourtant,j'ai eu beaucoup de mal avec le côté trop kitsch,et le fait que tout cela ne semble pas structuré.On passe trop vite d'un évènement signifiant,à un autre surréaliste.Difficile de savoir sur quel pied danser.par contre,la satire du show-business est imparable.Le producteur Swan(Paul Williams,épatant de sarcasme)prend et jette )à l'envie.Les compositions originales de Leach(William Finley,marquant,surtout avec son masque baroque,qui inspira George Lucas d'ailleurs... )sont défigurées et sont chantées par un interprète plus glamour.On ne compte plus les références à Faust,le Fantôme de l'Opéra,Dorian Gray ou Frankenstein.Les maquillages ne passent plus,et cette manière d'être bousculé en permanence ne me convient pas.Mais le film est culte,que ça me plaise ou non!
Découverte très agréable de cette illustre adaptation du fantôme de l'opéra aux couleurs des seventies. Brian de Palma s'ingénie à édulcorer le mythe dans un style très limpide et musical. En y réfléchissant mieux à travers l'immense filmographie du maître, je me risquerais presque à avancer qu'il s'agit là de son chef d’œuvre... Les personnages transposant également le conte de "Faust" sont une réussite.
Mais quelle diablerie! Quel est donc ce film complètement dingue qu'a pondu là De Palma, et s'il vous plait en 1974? Ce "Phantom of the paradise", rien ne pourrait le définir. C'est à la fois une comédie musicale psychédélique à l'humour déjanté, une critique visionnaire et caustique des dérives du monde de la production, une sorte de film-clip bourré de clins-d'œil aussi inventifs que malins et généreux, une histoire d'amour impossible déchirante, et enfin une véritable œuvre d'art, de tous les instants et de tous les genres. La mise en scène est proprement brillante, tous y est vu de manière clairvoyante, et la bande son est une véritable tuerie. Un ovni, formidable et inoubliable.
L'une des meilleurs adaptations du "Fantôme de l'opéra" que j'ai jamais vue ! Rien d'autre à dire, à part un petit point négatif : "Le masque un peut ridicule" du fantôme...
Très bon film de De Palma reprenant le mythe de Faust. La métamorphose de Winslow Leach est ahurissante. Des acteurs excellents et une musique fabuleuse font atteindre un haut niveau au fil,m lui permettant de se glisser parmi les chefs d'oeuvre.
Une oeuvre forte signé De Palma, ce fantome de l'opéra version opéra rock est un vrai bijou, un film à part inspiré du personnage ambigue, Phil Spector. En y incluant également des clins d'oeil à Hitchcock, De Palma réalise là, et de loin, son film le plus réussi avec "L'Impasse", bien devant "Scarface", "Les Incorruptibles" ou autre "Blow-out"(qui restent évidemment de bons films).
Je viens à peine de terminer le fabuleux chef d'oeuvre d'Oscar Wilde, " Le Portrait de Dorian Gray ". A cette oeuvre littéraire répondait un film que j'avais visionné il y a quelques temps de cela et dont je n'avais pas encore fait la critique: " Phantom of the Paradise ". Sur ce, allons-y! Ne tournons pas autour du pot. Il s'agit là d'un très bon film musical, que j'ai visionné et revisionné avec beaucoup de plaisir, et qui annonçait déjà le déjanté " The Rocky Horror Picture Show ". Si le gros point fort réside dans la bande-originale juste énorme (la chanson d'ouverture des Juicy Fruits trotte toujours dans ma tête), il ne faut pas occulter la prestation des acteurs, pour la grande majorité inconnus au moment du tournage du film ( et toujours aujourd'hui pour certains), ni la mise en scène ingénieuse de Brian de Palma, qui réadapte l'histoire du Fantôme de l'Opéra au travers d'un scénario un peu barré sur les bords, non dénué d'une once de cruauté: cruauté, évidemment, du producteur Swan - brillamment interprété par Paul Williams, cruauté également du sort, qui s'acharne sur ce pauvre Winslow, dont on sent la détresse à la toute fin du film (scène finale où il implore le ciel en agonisant) et l'esprit de vengeance qui le motivera tout au long du récit. A consommer sans modération.
Phantom of the paradise. Eh bien, que dire ? J’avais très peu aimé The rocky horror picture show, alors je m’attendais au pire. Mais il y a quelque chose d’indéniablement réussi dans l’ambiance. L’esthétique, aussi délirante que dans Brazil, est très maîtrisée. On y voit la marque de De Palma. Le problème, dans tous ces films absolument barrés, c’est qu’ils tiennent mal sur la longueur. Au bout d’une heure, la curiosité s’estompe, et on commence à s’ennuyer, et à se demander pourquoi on s’inflige un trip pareil. Alors, ce qu’il reste, ce sont des scènes absolument jouissives, l’aspect très « cartoon » qui nous plonge en immersion dans ce monde étrange, et un personnage que j’ai absolument adoré : Swan. Ce producteur énigmatique, qui à chaque apparition m’a fait quelque chose. Ce personnage vaut à lui seul tout le film, à mon sens. En tout cas, c’est lui qui m’a captivé le plus. Sadique, inquiétant, mégalomane, son allure résume à elle seule tout le film : complètement folle. C’est spécial, c’est tantôt angoissant, pesant, tantôt drôle (l’hommage à psychose !!). Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais comme dans tous ces films, il manque quelque chose pour le rendre vraiment génial.