286 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
38 critiques spectateurs
5
1 critique
4
16 critiques
3
18 critiques
2
3 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mafoipourquoipas
14 abonnés
732 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 16 novembre 2022
3 étoiles - Du sang ans le désert
Un bon western. Classique, mais globalement bien mis en scène. Le scénario aurait pu être un peu plus élaboré (après un début plutôt réussi, la suite a des séquences un peu trop simpliste ...), Mais les acteurs sont bons (Henry Fonda top !) et l'atmosphère est prenante. Bref, rien d'extraordinaire mais un moment distrayant. A noter : par sa critique du racisme, ce film est idéologiquement audacieux pour l'époque (1957)
Avec « The Tin Star » Anthony Mann opte pour le noir et blanc (belle photographie de Loyal Griggs, en VistaVision - 1.85) pour un western majoritairement urbain, puisque seul le dernier tiers se passe « à l’extérieur » (le titre français : « Du sang dans le désert » est un abus de mercantilisme, en faisant croire qu’il est de la même veine que « La fille du désert » de Raoul Walsh ou « La prisonnière du désert » de John Ford). Cette histoire très classique de Barney Slater et Joel Kane est scénarisée par le grand Dudley Nichols auréolé de deux réussites dans le gente : Stagecoach (La chevauchée fantastique) pour John Ford en 1939 et “Rawhide” (L’attaque de la malle-poste) pour Henry Hathaway en 1951. Le film s’attache à décrire le faux courage d’une meute excitée par un revanchard dont la testostérone a submergé le cerveau, face à des notables (maire, commerçants, etc…) qui masquent leur lâcheté derrière des discours aussi habiles que convenus. Entre les deux un jeune sheriff (dont le manque d’expérience le pousse dans une audace dont toute lucidité est absente et un chasseur de prime détesté (Henry Fonda), ancien sheriff et donc très expérimenté. Ainsi le récit s’attarde à la fois dans la description clinique et sans concession de ces habitants et dans l’initiation du débutant, au grand désespoir de sa fiancée pour qui l’étoile d’étain (d’où le titre du film) est devenue synonyme de mort. A côté Mann traite également du racisme dans le développement d’une relation amoureuse avec Nona, la veuve d’un indien, qui vit avec Kip, son fils métis, dans une maison dont le bon Dr Joe lui laisse la jouissance. Le jeune sheriff est interprété de manière convaincante par Anthony Perkins, découvert l’année précédente au cinéma dans « La loi du Seigneur » de William Wyler et qui sort du curieux « Jicop le proscrit » d’Henry Levin), avec lui, l’expérimenté gunfighter est campé par Henry Fonda, acteur fétiche de John Ford, dont la présence est une fois de plus impressionnante. Ils sont face à Neville Brand grand spécialiste du rôle de méchant, Peter Baldwyn et Lee van Cleef. Betsy Palmer est magnifique dans le rôle de la veuve et John McIntire (un habituel des westerns de Mann) fait le Job en bon Dr Joe (il sera avec Anthony Perkins dans le « Psycho » d’Hitchcock). La galerie des citoyens de second rôle (je sais, elle est facile) sont tous convaincants. Une fois de plus la direction d’acteur de Mann est superlative, la mise en scène d’une efficacité évidente à la fois dans les mouvements de caméra (la scène de l’enfumage est un modèle à montrer dans toutes les écoles de cinéma) et l’absence de plans inutiles. Malgré la lenteur du déroulé pour ne rien oublier et la fluidité pour ne jamais perdre le rythme, à aucun moment la tension ne tombe, si bien que les 93 minutes du métrage passent sans ennui. Seuls regrets, la fin d’une platitude surprenante (mal scriptée, ils avaient envie de finir ?) et une musique d’Elmer Bernstein souvent utilisée de manière saugrenue, limite dérangeante.
Ce film méconnu d’Anthony Mann, dont le titre français est ridiculement inapproprié, est une réussite. Adroitement cadré et filmé dans un beau noir-blanc avec une certaine douceur, l’histoire dépasse largement la conventionnalité de valeurs que l’on nous a déjà maintes fois servis en installant progressivement sa dramaturgie autour de personnages attachants et profondément humains. Star incontestée, le formidable Henry Fonda y côtoie un jeune Anthony Perkins loin de démérité, dans ce beau western qui aurait même pu se permettre le luxe d’être un peu plus long en portant plus d’attentions aux rôles féminins. A noter la belle musique d’Elmer Bernstein et le joli rôle du docteur tenu par John McIntire.
Beau western d'un des maîtres du genre : le duo Fonda - Perkins fonctionne très bien, les deux comédiens faisant montre d'une saine sobriété dans leur interprétation, pour la plus grande crédibilité du récit. La psychologie des personnages est un des atouts du film, qui suggère, sans appuyer, les convictions de l'un et les faiblesses de l'autre. Dans le rôle des méchants, Lee Van Cleef et Neville Brand sont très convaincants. La scène de la traque dans la grotte, tout comme le duel final, d'une remarquable intensité, sont particulièrement réussis.
Bon western avec une certaine originalité pour un film de 1957. Bien sûr, il y a quelques ficelles que l'on repère de loin ! Le principal, c'est que le spectateur y trouve son compte comme c'est le cas.
Bon western qui montre une passation de pouvoir entre la légende Henry Fonda et le jeune Antony Perkins. Le premier donnera des leçons aux jeunes Sheriff pour lui apprendre le métier. Des leçons que le jeune homme devra utilisé pour mener à bien l'opération autour des frères McGaffey avec l'aide de Paul, son mentor. Pendant le reste du film on nous dresse aussi le portrait d'une petite ville très sympa, avec des personnages fort attachants comme la mère avec son jeune fils que Paul fréquentera. La mise en scène y est très codifié western ainsi que les dialogues. On a tout les critères d'un bon western sans fulgurance ni faiblesse. Et puis comme je l'ai dit le duo Henry Fonda/Anthony Perkins est géniale.
Sans être un incontournable du genre, c’est un bon western. Il est vrai que tous les codes y sont repris avec peu d’originalité, mais le scénario est bien ficelé et l’ensemble bien joué et bien réalisé.
Toujours un plaisir de voir Henri fonda dans un western.Celui ci n'est pas le plus connu mais merite une petite halte ne serait-ce que pour la presence d'henri fonda.
Le western et A. Mann, c'est une grande histoire d'amour ponctuée par 5 films majeurs dont ceux avec J. Stewart. Cette collaboration entre lui plus la grande star H. Fonda et le jeune espoir A. Perkins vaut elle aussi le détour. Comme toujours, le rythme est impeccable, la mise en scène démontre une belle efficacité et les acteurs sont mis en valeur. Ce qui intéresse Mann ici, c'est le rapport de filiation, l'héritage philosophique entre les 2 personnages principaux tandis qu'il croque avec délicatesse le portrait de cette petite ville, avec sa brute épaisse, les notables dont l'attachant docteur qui a sa propre fête ou bien les différents conflits entre l'apprenti shérif et sa jeune femme, fille du défunt shérif. Un beau western, qui respecte à peu près tous les canons du genre, avec des personnages attachants et un message humaniste très agréable. Ce n'est pas mon western préféré mais il reste tout de même très recommandable pour les fans du genre. D'autres critiques sur
Un Western méconnu qui est plutôt pas mal signé par le cinéaste Anthony Mann !! Un cowboy arrive dans un patelin ou il est acceuillit froidement et prier de quitter l'endroit par une partie de la population sans le connaitre. Le shérif du coin, fraichement nommé très peu expérimenté, apprend que le cavalier solitaire était shérif, ils sympathisent et lui apprend le maniement des armes ou de tirer vite et se faire respecter envers certains habitants plutôt mauvais. Le cowboy est hébergé chez une dame vivant avec un fils dont celui-ci idolattre le nouvel arrivant. Filmé en noir et blanc mais avec une belle photographie, ce Western se suit et on s'interroge sur les personnages et leurs valeurs. La musique du compositeur Elmer Bernstein est entrainante Henry Fonda est une fois de plus excellent tout comme Anthony Perkins connu pour son role de Norman Bates dans "Psychose" et les autres comédiens dont un certain Lee Van Cleef. A découvrir.
De l'espoir dans le désert.. Un western racontant en partie l'histoire d'une formation. Un ex-shérif qui va transmettre quelque peu son expérience pour un autre. Rien que pour son casting je cites, Henry Fonda, Anthony Perkins en shérif naïf mais ambitieux. En mentionnant qu'il soit doublement raisonnable de regarder ce film simplement parce que de voir Perkins dans un western est une aubaine car vous le verrez qu'à deux reprises dans ce thème. Autre point mais celui-ci différent, la dernière partie du film, nous apercevons la présence de Lee Van Cleef (à vous de le reconnaitre), pas loin de son début de carrière. Meurtre et cavale au programme.
Même quand il ne tournait pas avec James Stewart, Anthony Mann était capable de faire des bons westerns. La preuve avec "Du sang dans le désert" (titre français débile) où le jeune Anthony Perkins (dont on voit déjà les talents d'acteur trois ans avant "Psychose") incarne un shérif peu sûr de lui dont la rencontre avec un chasseur de primes va lui apprendre quelques leçons pour pouvoir survivre en faisant ce métier. Dans le rôle du mentor qui a roulé sa bosse, Henry Fonda est forcément excellent et sur un schéma d'histoire classique, le film ne tombe jamais dans les clichés. Et en plus de ça, la mise en scène est vraiment de qualité, avec de superbes décors filmés en noir et blanc.
Le scénario est classique et on connait tous la fin du film depuis le début (c'est assez manichéen) mais l'ensemble reste tout de même bon grâce à la présence d'Henry Fonda, Anthony Perkins et Lee Van Cleef. Le film est bien réalisé et on passe un bon moment.
Henry Fonda dans la peau d'un chasseur de primes, ce n'est pas un scoop, mais Anthony Perkins dans la peau d'un shérif, c'est moins courant, moins lorsqu'il s'agit d'un shérif couard et mollasson, à la limite de l'incompétence, tout en souhaitant bien faire. Il apprendra vite, grâce à Morg Hickman (Henry Fonda) qui est en réalité un ancien shérif reconverti, homme à la fois courageux mais aussi un sage au cœur tendre. Il faut un évènement pour déclencher l'action, l'attaque d'une diligence et le meurtre du docteur de la bourgade, notable apprécié et respecté. A noter la présence de Lee Van Cleef dans un petit rôle de bandit. Un bon petit western agréable à regarder.