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JoeyTai
25 abonnés
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3,0
Publiée le 13 octobre 2025
Le scénario est plutôt solide et les interprétations sont à la hauteur, mais je n'ai pas vu un grand western. La relation maître/élève entre Henry Fonda et Anthony Perkins était trop appuyée et manquait de finesse. En résultait des scènes qui manquaient singulièrement de spontanéité et de réalisme. Henry Fonda s'est contenté de dérouler son rôle et d'enchaîner les phrases définitives sans trop forcer. Les thèmes abordés dans le film sont intéressants mais le réalisateur a manqué d'audace dans la mise en scène et la narration, d'où un rythme par moments faiblard. A noter qu'on peut apercevoir le jeune Lee Van Cleef, qui était encore loin d'être un expert de la gâchette !
Un western sobre, efficace et empreint d’humanisme et de justice qui évoque la transmission entre un vieux chasseur de prime ébranlé par la vie et un jeune shérif inexpérimenté, porté par le duo Henry Fonda/Anthony Perkins. 2,75
Encore un titre Français imbécile ; le titre original, que l’on peut traduire par « L’étoile d’étain » faisait lui référence à la fonction de sheriff, qui est au centre du film, avec les différentes manières de le concevoir et de l’exercer. Ce western d’un des maîtres du genre a beaucoup de qualités et véhicule de belles idées, comme la dénonciation du racisme et de la « justice » expéditive. Les deux personnages masculins centraux (le sheriff et l’ex sheriff) et leur relation sont bien brossés. Dommage qu’ il souffre d’un scénario insuffisamment « ficelé », qui manque de structure (l’attaque de diligence arrive comme un cheveu sur la soupe, sans aucune explication ni rapport avec tout ce qui précède). Mais il restera dans ma mémoire par trois scènes exemplaires : l’entrée du chasseur de primes dans le village avec un lent panoramique vers la droite, l’arrivée du médecin dans la ville à la fête donnée pour son anniversaire, et la dernière, parfait symétrique de la première.
Un de mes westerns préférés et je le revois toujours avec plaisir. Henry Fonda, excellent, comme d'habitude. Un scénario très classique avec une belle réalisation..
Anthony Mann réussit un excellent western au scénario intéressant dans lequel Henry Fonda s’impose avec brio dans le rôle principal mais ce qui impressionne le plus dans ce film c’est sa magnifique photo.
Sous des abords très convenus, ce western fait quelques pas de côté qui lui valent son intérêt. Car même s'il s'agit d'un récit initiatique grâce aux astuces et leçons fournies par un homme d'âge mûr désabusé à un inexpérimenté, la narration débute sur les traces du premier (captivant Henry Fonda) alors que le second ne se révèle ni impudent ni téméraire, mais innocent et dépourvu de confiance en lui (au contraire de l'enfant, sorte de parallèle en miroir d'un frêle Anthony Perkins, et dont les comportements parfois inconsidérés ne rejaillissent heureusement pas trop sur la narration!). De même, l'ancien shérif ne cherche pas la rédemption, mais l'apaisement, qu'il trouvera bien sûr avec une femme (bien) plus jeune mais dont l'attirance nait du rejet vécu par la communauté. En outre, on évoque les Indiens mais uniquement pour condamner le racisme voire la haine dont ils font l'objet. De même, le représentant de la loi n'est ici ni un simple adjuvant ni un ridicule fantoche mais le héros véritable de l'histoire, seul rempart contre les vices et violences humains. Quant à la population de cette petite ville ordinaire, elle est visée par une âpre satire de sa lâcheté, de son hypocrisie, de son esprit de meute. On déplorera cependant que le charitable docteur considère que le rôle d'une femme est d'accepter les choix de son époux et de se taire (nuançons qu'il s'agit aussi ici de rendre la communauté meilleure...). Au final, malgré un dénouement en forme de morale optimiste et la paix retrouvée dans la bourgade subsiste un air de menace (renforcé par le noir et blanc) dû à la nature violente, couarde, vindicative de la grande majorité des Hommes... Un hymne à l'équité, à l'harmonie, à l'humanisme.
Anthony Mann a surement réalisé les plus beaux westerns des années 50. Celui-ci est un peu inférieur aux autres par la simplicité apparente de son intrigue mais le couple Henry Fonda Anthony Perkings fonctionne magnifiquement bien (sans compter Lee van Cleef qui tient là un de ses premiers rôles de méchant). Même s'il n'est évidemment pas au niveau de l'Homme de la plaine, le chef d'oeuvre d'Anthony Mann de 1955, une série de rebondissements ininterrompus permet au spectateur de conserver toute son attention sur l'intrigue (même si au bout d'heure l'histoire est pliée et le suspens amoindri). La mue du sheriff peut alors s'accomplir jusqu'à l'apothéose finale. Et puis j'aime bien l'intrigue amoureuse entre henri Fonda et Bertsy Palmer, mon côté fleur bleue. Il est dommage qu'Anthony Mann est rejeté ce film à la fin de sa carrière, tous les personnages y sont vraiment très bien dessinés et puis les vrais héros, par les temps qui courent, ça fait vraiment du bien au moral.
Ce n'est quand même pas le meilleur western d'Anthony Mann et l'ensemble manque de nerfs: s'il n'y avait pas la présence d'Henry Fonda, on pourrait même ajouter qu'on trouve le temps un peu long. Mais enfin, ne faisons pas la fine bouche : avec sa silhouette dégingandée ( je l'imaginais même plus grand) et son regard bleu acier ( même en noir et blanc !), Henry Fonda assure ; on le voit même sourire, plutôt sympathique à jouer ainsi le mentor du jeune Anthony Perkins, apprenti-shérif inexpérimenté.
Un western classique dans son récit, ses rebondissements et dans sa mise en scène. Rien de bien marquant donc mais très sympathique. Il nous offre tout de même un joli duo d'acteur, quelques dialogues humanistes et certains plans bien trouvés !
Un bon western classique des années 50 avec Henry Fonda, qui vient ici prêter main forte à un jeune shérif candide interprété par Anthony Perkins. Tout les ingrédients sont réunis par Anthony Mann dans cette petite ville typique du Far West, de la crapule meneur d'hommes (avec un Neville Brand qui à la parfaite tête de l'emploi) au hors-la-loi (avec un Lee Van Cleef encore à ses débuts). Rien de révolutionnaire, mais l'ambiance est bien restituée et le scénario se déroule tranquillement sans laisser de place a l'ennui, le tout avec une belle photographie en noir et blanc et une musique qui colle bien à l'intrigue.
Le western le moins célébré d'Anthony Mann et pour cause. Le scénario pourtant signé Dudley Nichols manque sincèrement de vigueur et ne sait pas très bien où il nous mène. Un vieux cow-boy qui initie un jeune blanc bec au maniment de la gâchette, on a déjà vu ça, ce vieux cow-boy qui a perdu femme et enfant, c'est un vieux cliché, ce même cow-boy qui va retrouver l'amour avec une femme plus jeune que lui, c'est vu et revu. L'intrigue secondaire manque de chair et d'os, le personnage féminin et le méchant de l'histoire sont sous-exploités et les intentions pacifistes du sujet essayent de passer au forceps. L'attelage du scénariste du conservateur John Ford et d'un cinéaste progressiste comme Mann fonctionne très mal , on sent que le scénario tire d'un côté, la mise en scène de l'autre, Henry Fonda, comédien progressiste, peine à convaincre dans un personnage davantage taillé pour James Stewart. Anthony Perkins est un choix audacieux bien qu'il ait l'air d'un élément rapporté dans un univers qui n'est pas le sien. Mann s'est sûrement rendu compte de l'inanité d'une telle entreprise, il filme tout ça sans réel enthousiasme, excepté une embuscade sur une colline digne de ses meilleurs films. Elmer Bernstein qui n'atteindra sa pleine célébrité que trois ans plus tard avec Les sept mercenaires signe une musique qu'on reconnait dès les premières notes.
« Du sang dans le désert » est une très belle surprise. Je suis rarement déçu par les westerns des années 50, généralement des westerns en noir et blanc avec des histoires inspirées et inspirantes. Anthony Mann, le réalisateur de mon western préféré, « Winchester 73 », propose une histoire simple basée sur les rapports quasi filiaux entre un ex-shérif reconverti en chasseur de prime, l’impressionnant (par son jeu) Henri Fonda, et un shérif inexpérimenté et novice, interprété par le jeune premier Anthony Perkins. « Du sang dans le désert » est un film d’initiation et de transmission, mais également une œuvre qui dénonce la lâcheté et la compromission (des notables principalement), la bêtise aveugle (Neville Brand joue un admirable bourrin), le racisme et la stigmatisation (l’enfant métisse et sa mère). On retrouve pas mal de codes du western dans une intrigue plutôt originale. Peu de scènes d‘action, mais cette capacité qu’a Anthony Mann à sans cesse développer et bonifier son histoire tout en maintenant une tension. Henri Fonda, décontracté au possible, mais tout en maitrise, est formidable. Un très beau film humaniste où la cruauté et la méchanceté n’est pas forcément l’œuvre des « désignés » criminels (les McGaffey), mais provient des brutes épaisses et des bien-pensants. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Dans une veine des plus classiques et par l'un des spécialistes du genre, ce western traditionnel bénéficie en premier lieu de l'impeccable Henry Fonda pour porter cette histoire autour de la notion de transmission et de la nécessité de justice. Au-delà, les compositions d'Anthony Perkins en shérif pas dégourdi et des seconds rôles typiques font du Sang dans le Désert un spectacle intelligent assez adroitement mené, même s'il est un peu simpliste par instants.
Comme un western de transition. Un me sorte de passation de pouvoir. Le jeune face à l'expérience. Et au milieu, les vrais méchants et la vraie justice à rendre. Sympathique malgré tout sans être trop demandeur en terme d'action ou de vengeance.
Un beau western classique , magnifiquement filmé , la qualité de l'image est superbe. Le scénario est assez classique mais bien construit, vantant toujours les mérites du sens de l'honneur, et de la probité versus le mal.. Mais le film vaut surtout par la magistrale interprétation de Henry Fonda , qui tient là un de ses meilleurs rôles.