3h10 pour Yuma
Note moyenne
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59 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 août 2007
L'un des meilleurs westerns jamais réalisés par Hollywood. Son auteur, Delmer Daves, fort méconnu et c'est dommage, ne s'intéresse ni à la violence ni au pittoresque. Son domaine, c'est l'émotion. Cela ne l'empêche pas de se montrer à la hauteur dans les scènes de tension (la course-poursuite pour atteindre le train est captivante), mais les plus beaux moments sont ceux qui évoquent l'amour, l'amitié et la découverte de l'autre (et de soi). Van Heflin se montre bien plus courageux, et Glenn Ford bien que bandit ne manque pas de compassion. Les deux stars sont épaulés par d'admirables partenaires féminines, Felicia Farr en serveuse douce et désabusée et Leora Dana en épouse compréhensive, qui exprime la joie lors de la venue de la pluie. Romantique sans jamais être mièvre, nerveux sans jamais être violent : l'équilibre parfait se montre dans ce Trois heures dix pour Yuma, où le respect de l'autre se lit à tous les niveaux, du fermier au bandit et vice-versa. Un monument de cinéma à découvrir avant son remake.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 novembre 2013
Un très bon western, avec des acteurs excellents. Peu d'action, mais une pression permanente, une réalisation très soignée, et un scénario intéressant. Un grand film.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2022
Ce film de Delmer Daves est une curiosité, sans être pleinement convaincant.
Le sujet concerne le transport vers le train de 3h10 à Yuma d'un méchant interprété par Glenn Ford; ceci étant fait par Van Heflin, fermier, qui a besoin d'argent, et se retrouve seul à transporter le méchant, car personne d'autre ne veut le faire (ceux qui l'aidaient le quittent un à un). C'est un canevas de scénario déjà vu et fait et qui le sera encore.
Le scénario prend son temps pour installer ses différents personnages en préalable, avec d'un côté le fermier qui galère et de l'autre le bandit un peu insouciant, mais conscient dans certains nombres de valeurs.
Nous sommes étonnés aussi de la séquence avec Felicia Farr, scène de séduction où la relation avec Glenn Ford se termine au lit, plutôt moderne et un peu surprenante par rapport au reste de l'histoire et ce qui va suivre. Si ce n'est pour montrer et caractériser le personnage de Glenn Ford, qui après la dureté du début du film, montre une expérience et un recul sur la vie.
Nous sommes moyennement convaincus par la fin du film où finalement Glenn Ford aide Van Heflin qui possède une éthique et une certaine morale. Et accepte d'aller en prison.
La photo du film en noir et blanc aide beaucoup à l'ambiance et au ton âpre du film.
Critiqueur37
Critiqueur37

15 abonnés 144 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 septembre 2008
Pffffiou même la version récente qui est nulle est meilleure que celle-là.Le film est bien trop long,les dialogues sont plats, le scénario est vraiment bof!Bref un film ennuyant,je pourrai m'endormir devant!!
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mars 2008
Le célèbre chef d’oeuvre de Delmer Daves n’est pas à la hauteur de sa renommée !
Pourtant, tous les ingrédients nécessaires étaient réunis, un scénario simple mais efficace et des acteurs performants, notamment le tandem Van Heflin & Glenn Ford. Tourné en noir & blanc, le rendu final est plutôt plaisant, seul bémol finalement, la mise en scène, trop lente et vide. C’est relativement dommage car le remake est quant à lui très réussi. On y retrouve d’ailleurs, dans cette nouvelle version, là aussi un duo de choc, avec Russell Crowe & Christian Bale au côté de Peter Fonda et du redoutable Ben Foster.
Tedy

304 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 novembre 2013
Un western loin d'être palpitant. La psychologie des personnages n’est pas très poussée, il manque des transitions entre certaines scènes, l’histoire est assez basique et le débat moral dans lequel elle tente de nous plonger atteint rapidement ses limites, la faute à des dialogues trop simplistes. Enfin, les acteurs peinent à convaincre, et niveau suspense, on est bien loin de films tel que "Le Train sifflera trois fois".
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 janvier 2011
Un western pas bâclé, mais loin d'être palpitant. Le scénario est très basique, la mise en scène classique à souhait, les personnages assez peu travaillés. On ne connaît pas grand chose de leurs motivations. Glenn Ford campe sans convaincre un impitoyable chef de bande. Bande qui est d'ailleurs monolithique, obéissante à son chef jusqu'à l'excès, bref impersonnelle et donc inintéressante. C'est un petit film qui a peut-être fait date à l'époque, mais qui date aujourd'hui.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2023
Un grand classique du western des 50’s, servi par une mise en scène brillante, et porté par l’affrontement psychologique intense et mémorable entre Glenn Ford et Van Heflin.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2022
Si le Far West est reconnu pour son aura de violence, il est également permis de la conter et de la rêver. C’est aux antipodes des codes du genre que l’on dessert la vis et Delmer Daves l’exécute avec une grande sensibilité. Les habitués pourront déguster chaque étape décisive dans le cycle de la violence, tandis que les nouveaux regards pourront pleinement profiter de la fantaisie, masquée par le sens moral de la justice, celle qui éclaire et celle qui redonne espoir aux plus démunis. Et au milieu de cette aventure, quasi anti-spectaculaire, le cinéaste développe un buddy-movie bien singulier. La légitime défense est invoquée dès l’ouverture, dans le seul objectif de redonner une chance à un fermier, qui ne souhaite que regagner sa dignité, son autorité et son humanité d’autrefois.

Le programme est simple. Un bandit arrêté doit embarquer dans le prochain train pour Yuma, une cité que l’on ne fantasme que par sa délivrance et sans doute sa foi en la justice. La destination n’est pas pour tous les voyageurs et surtout pas pour ceux qui ont la force de galoper où qu’ils veuillent avec leur monture. Autrement, c’est la prison qui les attend. L’intrigue ouvre ainsi sur une plaine, synonyme de liberté, tout en rappelant les enjeux à venir et la force de la patience des héros, qu’ils soient finalement bons ou mauvais. Et alors qu’un hold-up tourne au meurtre, c’est la rencontre entre le berger et l’agneau égaré qui changera tout. La complicité de Ben Wade (Glenn Ford) et Dan (Van Heflin) n’est pas de suite évidente, mais le deviendra dans des parenthèses de réflexion, parfaitement cohérente avec le fait qu’ils attendent tous les deux une correspondance.

L’image du vaurien prend alors des allures de gentleman, lorsqu’il séduit la Barmaid (Felicia Farr). Et un peu plus tard lors d’un repas, où il peut sembler défier l’ordre et la foi, il fait surtout preuve d’un bon sens et d’une retenue particulièrement fascinante. La proximité du bourreau et ses victimes crée une atmosphère cynique, où l’on accentue chaque tentative de ruse ou de corruption. Le dilemme pourrait être davantage cornélien, mais pas pour Dan, qui malgré ses difficultés financières, possède un tout autre enjeu qui placera de l’espoir en sa famille. Par ailleurs, il reste son épouse (Leora Dana) à convaincre, davantage satisfaite par la personnalité du bandit, un homme capable de se reprendre en main. Le défi est donc de taille pour Dan, qui verra peu à peu ses alliés déserter sa quête, qui danse sur plusieurs niveaux de lecture.

La solitude du héros frappe sans prévenir, à chaque instant d’hésitation, alors qu’il apprend à connaître et à dompter son prisonnier. Tous deux s’élèveront dans un duel intense, où la diplomatie sera le grand terrain de jeu, avant que l’on ne s’avance crescendo vers une fusillade plus convenue, mais aux enjeux extrêmement chargés. Cette rencontre transcende ainsi Dan de la meilleure des façons possibles. « 3h10 pour Yuma » (3 :10 to Yuma) est fait de héros incarnés et vivants, qui trébuchent certes, mais qui peuvent également surmonter leur démon, notamment celui qui frappe les terres arides, dévoilées en ouverture et sublimées par un noir et blanc des plus emblématiques. L’intelligence de l’écriture passe également par le cadrage, qui surprend sans cesse son spectateur, qui pourrait croire que le rythme en est impacté. Au contraire, ce point est plus que bonifié autour d’une bonne rétrospective des âmes de l’ouest.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2026
Désabusé mais non désespéré, ce western montre que le temps des héros est révolu, que chacun agit avec pragmatisme ou lâcheté face à une menace létale, ou en paie le prix. Distillant une tension constante, la réalisation s'attache aux regards, aux détails révélateurs, aux instants potentiellement décisifs tandis que la simplicité de l'intrigue réduit les enjeux à des dilemmes essentiels. Face à l'homme ordinaire (impeccable Glenn Ford), Van Heflin incarne un antagoniste fascinant, tout en nuances, séducteur, tueur, manipulateur, respectueux, tandis que les femmes assument leurs choix ou leurs désirs avec panache ou malice. Take that train!
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2023
Glenn Ford est un acteur qui semblerait sous côté, lorsque l'on regarde sa filmographie, il n'y a pas à rougir, et ce film en est la preuve. Même s'il joue le méchant de l'histoire, il est assez charismatique pour être le chef de la bande, n'hésite pas à tirer pour tuer, sait se montrer séducteur, et en même temps, il a assez de dignité et de bonté pour reconnaitre lorsque l'homme qui en a la garde mérite de vivre.
Un film construit sans effet de manche, la simplicité du récit, la simplicité des hommes, les paysages et la pluie salvatrice qui vient clore cette histoire.
Un homme simple, digne, qui veut être un exemple pour ces enfants, tout fonctionne, tout est parfait, un western si bon, qu'un remake en a été fait, bien naturellement inférieur à l'original.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2025
Pierre angulaire du western suspensif, entendu à la fois comme suspension du temps par un retardement de l’action au moyen du dialogue et de différents symboles – la cloche de l’église, par exemple, ainsi que l’obsession manifestée par les personnages de l’heure qu’il est – et comme création d’un suspens issu de ce ralentissement, 3:10 to Yuma explore les tréfonds de l’âme humaine polarisée par deux individus que tout oppose : Ben Wade incarne le Mal et le larcin, Dan Evans l’innocence et l’effort engagé dans un travail quotidien. À l’instar d’une de ses influences évidentes, High Noon (1952) de Fred Zinnemann, le long métrage trouve sa force dans sa montée en tension, qui contraint la mise en scène et le montage à gagner en précision après une introduction fastidieuse – la séquence inaugurale se révèle difficilement lisible, les répliques échangées entre mari et femme sont d’une lourdeur démonstrative risible –, si bien que le huis clos organisé dans la chambre rejoue, par la parole, la tension initiale ressentie dans les plaines sèches de l’Arizona. Le trajet en direction du train constitue le morceau de bravoure d’un western intelligent et très bien photographié, que dessert cependant une écriture schématique du protagoniste féminin : l’épouse est réduite à l’état de miroir dévalorisant de l’époux qui doit, dans ses yeux, reconquérir sa dignité d’homme – en témoigne la clausule où elle approuve la conduite héroïque de son mari et le reconnaît comme tel.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2019
Un grand classique du western qui se regarde toujour avec plaisir. Le ton est donné dés le générique avec une superbe chanson mélancolique qui d'ailleurs est reprise à la fin. Cette confrontation entre 2 hommes, un éleveur qui craint d'être ruiné par la sécheresse et le bandit qu'il accepte, pour une prime et malgré le danger dû aux autres membres de la bande, de conduire jusqu'à un train est très bien miseen scène, avec la fourberie de l'un (le truand) et les hésitations de l'autre qui finalement s'en tiendra à sa ligne naturelle de droiture. L'horloge qui égrène les minutes avant 3h10, l'heure de passage du train pour Yuma, rythme le suspens qui va crescendo.L es images en N&B sont magnifiques, les acteurs excellents
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2022
Superbe mise en scène, et jeu d'acteurs très moderne pour l'époque. C'est un western très intelligent où les méchants ne sont pas forcément très méchants et les gentils pas forcément tres gentils. Un rythme un peu viellot mais un bon western tout de même.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2025
La singularité du film de Delmer Daves est évidente, qui se démarque du spectacle et du folklore du western courant pour ne s'attacher qu'aux hommes et à leur existence éprouvante. Ce sont des hommes victimes de la sécheresse de la terre et des crimes des hors-la-loi, des anti-héros dont la première disposition du réalisateur est de montrer, par des gros plans sincères sur les visages, l'usure, la peur ou la solitude. Les personnages produisent une vérité manifeste et Felicia Farr, dans un rôle pourtant court, existe bien davantage que beaucoup des héroïnes de western.
La mise en scène minimaliste de Daves se prive de figuration, de coups de feu et de dialogues inutiles. Ce dépouillement et la complainte du film introduisent une indicible mélancolie, voire une sensation de déréliction qui affligent les hommes dans un pays hostile.
Le suspense qui caractérise l'action de la seconde partie du film, laquelle n'est pas toujours crédible, enserre Van Heflin et le bandit Glenn Ford dans un face-à-face dramatique inspiré par une parabole sur le sens du devoir. Van Heflin le simple citoyen qui doute et Glenn Ford, le tueur à l'allure très respectable, presque séduisant, trouvent ici deux rôles originaux dans un véritable western d'auteur.
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