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Ismael
127 abonnés
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1,0
Publiée le 11 septembre 2018
Avant toute chose et contrairement à ce que la bande annonce peut laisser penser, ce film ne traite absolument pas du monde du travail, si ce n'est comme simple cadre ou décor pour son histoire. Il s'agit plutôt d'une sorte de réflexion historique et métaphysique sur les parallèles entre le régime nazi et le monde de l'entreprise d'aujourd'hui. Un objectif ambitieux donc, sauf que rien n'est vraiment à la hauteur. Pour commencer c'est lent, terriblement lent et vide. On voit à plusieurs moments des plans fixes qui durent de longues minutes (sur une rue ou encore un gitan en train de chanter), sans qu'elles n'apportent rien au film. Sans oublier de nombreuses scènes (comme celle de la rave) sans rapport avec le reste de l'histoire. Mais le plus gros défaut du film c'est que absolument tout sonne faux.. L'entreprise semble tout droit sortie d'un film de science-fiction et les dialogues manquent complètement de spontanéité et de vérité ce qui rend très difficile l'identification aux personnages et aux situations. Quant à Mathieu Amalric, qui est par ailleurs un très bon acteur, il semble ici figé dans dans une impassibilité toute bressonienne, ce qui le rend plus inexpressif qu'autre chose.
Voilà un film qui met vraiment en colère. J'avais très envie de le voir en me disant qu'enfin un film français allait s'attaquer au mal ambiant, en nous démontrant que le libéralisme EST le nouveau totalitarisme, et le pire de tous puisqu'il est planétaire. Au lieu de ça, on nous inflige un spectacle abscons, qui a tout faux dès les premières minutes avec une voix off récitant les premières pages du récit dont il s'inspire : à quoi bon adapter un livre si c'est pour le lire à haute voix sur des images ? La démonstration se transforme vite en eau de boudin tant les ficelles sont grosses. Des dialogues improbables, tellement littéraires qu'ils ne passeraient même pas au théâtre, une "enquête" incompréhensible dont on finit par se désintéresser, un personnage principal qui se "transforme" mais dont on se sent de plus en plus éloigné... Un vrai gâchis, d'autant plus regrettable que le film possède de vraies qualités, et son metteur en scène un vrai talent : l'ambiance pesante aux couleurs ternes, allant du gris au marron en passant par le bleu, la composition d'Amalric (toujours bon quoiqu'il fasse) et un sens du cadre très maîtrisé. Mais de beaux plans, de bonnes intentions, une esthétique "cinéphile" ne suffisent pas à faire un bon film. A croire qu'on a ici oublié l'essentiel : pour emporter l'adhésion, un film doit d'abord intéresser.
Alléché par les mauvaises critiques de ce film, je n'avais pas lu les élogieuse... C'est donc de ma faute, je le reconnais. Mais tout de même, il est rare de voir des spécialistes du cinéma reprocher à un film français ses "audaces politiquement irresponsables", "ses outrances", ses "comparaisons dangereuses", non ? Le genre film français étant jusque là mieux connu pour être aussi impertinent qu'un plat de nouilles tièdes au mou de veau et trimbalant des idées politiques aussi novatrices qu'un discours de Fillon. Alléché donc je fus, au point de me risquer dans l'une de ces salles assez désespérées pour projeter ce film. Eh bien... Pendant la première heure, j'ai assisté stupéfait aux gesticulations erratiques d'une sorte d'olibrius tellement inconsistant qu'il ressemblait à la découpe en papier calque de l'ombre de mon voisin de palier. Bref un Amalric pur jus épaulé par de vagues fantômes de souvenirs de personnages féminins et le tout s'exprimant dans une langue très étrangère que l'on appelait "français soutenu" dans les salons bourgeois moisis dignes du "dictionnaire des idées reçues". Et que se passe t-il au juste durant cette première heure que vous pressentez déjà assez palpitante ? Gagné, absolument rien, niente, nada, nichts. La suite ? Pour moi ce fut une pizza napolitaine et un pot de chianti, merci... Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond dans la production française qui ne produit plus rien et surtout pas une bonne impression. Même lorsque qu'elle quitte l'exécution de films type : "j'ai trente ans et un gros nombril", même lorsqu'elle s'attaque à de véritables thèmes du genre "l'humain face à l'entreprise" elle se débrouille pour tout flanquer par terre en ne traitant que "mon nombril humain face à l'entreprise de mon nombril"... Il y a de quoi désespérer.
Cela commence comme une critique à demi-mots du capitalisme et de ces multinationales qui font disparaitre les individus derrière leurs simples fonctions de rentabilité. Puis le tout se précise en allant s’aventurer du côté thriller : à savoir un patron qui confie à un de ses cadres une mission secrète visant à étudier sa côte auprès des salariés mais le tout se complique quand l’individu devra mener son travail sur deux tableaux car aussi indicateur de « putschistes » prêts à déloger le patron de son trône car le suspectant de folie contre-productive. Un lourd secret semble d’ailleurs entouré ce chef. Apparemment ambitieux ce film se perd dans les dédales de son intrigue et finit par nous entrainer vers une commémoration de la Shoah sans que l’on comprenne comment on en est arrivés là. Par ailleurs le grand accent mis sur le pathos finit par dénaturer complètement le propos initial. Un coup d’épée dans l’eau.
Une réalisation qui veut masquer sa pauvreté derrière un brouillard pénétrant vaguement intello. Un seul point intéressant en dehors du casting (sous exploité), le parallèle fait entre le language technique de la solution finale et celui employé pour les clandestins et dans le monde du travail.
Putain merde! Jamais j'aurais cru qu'on pouvait encore faire des films comme ça. Cinéma français stérotypé, ça me rappelle un sketch des inconnus. C'est lourd, c'est chiant, c'est prétentieux, c'est nul. 4/20
N. Klotz et sa scénariste ont beau citer Weber pour le parallèle industrialisation/nazisme et Tourneur pour la suggestion de la terreur (avant-première à Mouans-Sartoux) : le mauvais goût et le manichéisme de cette parabole sur le monde de l'entreprise ne permettent pas l'adhésion. Tiré par les cheveux et peu convaincant, ce pensum démonstratif basé sur des procédés éculés (lettres lues en voix off, onirisme pesant) ne vaut le détour que pour l'interprétation habitée d'Amalric. Bon courage tout de même !
Par principe je ne sors jamais avant la fin d'un film... je suis donc rester pendant 2h24 devant celui-ci à me demander pourquoi j'étais venu le voir... un sujet polémique, une critique dithyrambique, un casting haut de gamme, un film qui divise l'opinion... Alors, au bout du compte qu'est ce qu'il en ressort? Effectivement les acteurs sont bons, l'image est souvent belle et le metteur en scène fait preuve d'une maîtrise du cadre impeccable... Mais est-ce suffisant? Et au fait, de quoi ça parle? Parce que moi, j'ai décroché assez vite: le langage (trop) soutenu, la lenteur du rythme, certaines scènes insupportables (le chanteur espagnol) voire hors de propos ( les mecs qui s'embrassent au début)... A aucun moment je me suis sentis concerné par ce qui passait sur l'écran... bref, une expèrience particulière, un film auquel j'aurais du mal à donner une seconde chance...Chiant!
J'ai vu ce film avec ma classe, la moitié s'est endormie pourtant on est beaucoup de cinéphiles. Pour vous dire, même les profs se sont ennuyés. Nous avons vu ce film dans le cadre de "Lycéens au cinéma" et bien j'éspère que les prochains film seront meilleurs...Malgré tout je tiens à féliciter M.Amalric qui jour vraiment bien. L'histoire est longue, les plans de flac d'eau ne servent à rien enfin bon voilà le genre du film...
Il est possible que je sois passée complètement à côté du film, mais je l'ai trouvé incroyablement prétentieux, tant dans la mise en scène que dans l'histoire et les dialogues. Quand au message, je reste perplexe. Je n'avais jamais vu le sujet de l'Holocauste aussi mal traîté. J'ai pour règle de ne jamais partir avant la fin d'un film, et je m'y suis tenue, mais j'ai eu du mal.
Un film intéréssant dans l'ensemble.On est parfois perdu mais l'histoire nous livre ses réponses au fur et à mesure du film.Autant vous le dire c'est un film trés spéciale.Certains apprécieront d'autres détesteront où mouront d'ennuis.On ne pouvait penser qu'à Mathieu Amalric pour ce genre de rôle.
C'est le film qu'on aimerait aimer mais que c'est ennuyeux, que c'est long, et que c'est artificiel! C'est soporifique sur toute la durée, la dénonciation des crimes nazis est suggérée avec une sophistication assez déplacée et peu efficace. Les plans séquences à n'en plus finir ne disent rien. Les silences des personnages sont longs et c'est tout. Et que dire de certaines scènes totalement inutiles et ineptes telle que la rave entre cols blancs... Amalric s'écoute, comme d'habitude, et les autres sont des fantômes de passage sous xanax.
A l'origine nouvelle à plusieurs niveaux du complexe François Emmanuel, "La question humaine" devient ici un long brûlot assez prétentieux finalement à l'image de l'entreprise broyeuse d'âmes qu'il prétend dénoncer ; et dont on ne retient que sa première heure parfois réjouissante - dont par exemple - son agréable scène des 2 d-j's débitant du sénèque...
Un film pompeux, vieillot et mal joué comme on en voit rarement. Plus déconnecté des réalités, surtout celles du monde de l'entreprise, tu meurs. Tout ce que le cinéma intellectuel français peut offrir de pire. A bannir!
A défaut de vouloir être le plus critique et sombre possible, La Question humaine tombe dans le "anti" superflu, jusqu'à arriver à en être un film finalement "anti-cinématographique" ou "anti-humain". Un véritable paradoxe, qui peut plaire comme choquer énormément. Ici, on est plutôt dans la deuxième catégorie...