La Jeune fille de l'eau
Note moyenne
2,4
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571 critiques spectateurs

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hulot02
hulot02

19 abonnés 193 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
La jeune fille de l'eau est un film bancal, un peu malade, toujours à la limite du grotesque mais il est surtout habité par une cinéaste surdoué qui en croyant intensement à la force du récit, de la fiction, de la fable, de l'immaginaire sublime et transcende la lourdeur théorique de son scénario.
Un film singulier et libre qui avance comme un funambule kamikaze mais qui finit par toucher sa cible avec maestria.
A voir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 mars 2007
Certes, il y a de bonnes idées, comme à l'habitude de Shyamalan mais ,aussi comme à chaque fois, il exploite vraiment mal ses films en imposant une ambiance vraiment ennuyante, non prenante et en développant un scénario abracadabrant d'une manière vraiment bizarre.
Dommage car sa vision du fantastique a vraiment du mal à me convaincre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 octobre 2011
Un conte magique et émouvant. Dommage qu'il y ait autant de bazar dans le scénario et les personnages.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Avec ce film paradoxal et déroutant en forme de conte de fée, Shyamalan choisit l’épure et la théorisation de sa propre écriture pour revisiter, et sublimer au passage, ses thématiques de prédilection. Il met en abyme les processus de narration et, par un exercice risqué, se livre à une construction atypique et abstraite d’un récit et de son univers. L’histoire semble alors s’échafauder à mesure qu’elle se raconte, comme une comptine dont le développement est improvisé selon les réactions de l’enfant qui l’écoute. Une démarche ludique dont on se délecte de voir qu’elle aboutit à un final d’une cohérence miraculeuse. C’est aussi une œuvre d’une audace prodigieuse car si l’abstraction de sa démarche en fait un film d’une grande maturité avec beaucoup de recul pris sur sa propre matière, le cinéaste semblant se livrer à une réflexion sur son propre cinéma (et non sans une dérision bienvenue), elle est aussi d’une naïveté pure et totalement décomplexée, mettant même à l’épreuve la crédulité du spectateur, crédulité nécessaire pour appréhender cette rêverie enfantine aux éléments pour le moins incongrus, souvent de l’ordre de l’archétype, du symbole ou de l’allégorie. Un conte singulier et enchanteur qui interroge les obsessions Shyamalanniennes qu’il traite toujours avec sa sensibilité délicate (la foi, le sens de l’existence, le deuil...) notamment en s’intéressant pour le coup d’avantage aux relations et à la communication entre les personnages plutôt qu’aux personnages en eux-mêmes. Des personnages comme toujours mélancoliques, brisés et éteints, qui semble construire eux-mêmes l’histoire du film, se réinventant un rôle à jouer pour tenter de s’affranchir d'une souffrance qui les handicape. Les protagonistes, incarnés avec cœur (la performance de Paul Giamatti bouleverse, le jeu fragile de Bryce Dallas Howard est poignant), sont magnifiés par Shyamalan et son sens unique du cadre et par la sublime féérie musicale de James Newton Howard.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mars 2007
M. Night Shyamalan a eu une idée originale avec ce film ... des nymphes aquatiques censées amener un message aux hommes, des hommes qui ont tous un role à jouer et qu'il decouvre au fur et à mesure que l'histoire avance, c'est original et on se laisse prendre au jeu .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 juin 2011
La Jeune fille de l’eau est un film qui permet à Shyamalan de s’illustrer dans un nouveau genre, celui du conte fantastique, et bien que l’accueil du long-métrage fût assez mitigé par les fans du réalisateur, il n’en demeure pas moins que ce changement d’optique est une surprise à la fois inattendue mais très convaincante.

Avec un postulat de départ atypique, Shyamalan nous conte une histoire qui permet aux divers protagonistes de se remettent en question et ainsi apporter une dimension psychologique à l’œuvre. Ce qui surprend lorsque l’on regarde pour la première fois La Jeune fille de l’eau, c’est la facilité avec laquelle le réalisateur nous emporte dans cet univers à la fois tellement proche et éloigné du notre.
On ressent également que Shyamalan nous prépare petit à petit à un changement radical quant à ses prochaines réalisations, certes dans La jeune fille de l’eau et Phénomènes on perçoit encore fortement le style Shyamalanien, mais dans Le Dernier Maître de l’Air le changement est pour le moins total, ce qui n’est d’ailleurs pas une réussite. Pour le moment avec La jeune fille de l’eau nous sommes encore dans la période thriller et psychologie dramatique tout en prenant d’autres thèmes comme toile de fond avec par exemple ici le conte et le fantastique, j’ai même envie de dire le rêve.
D’ailleurs je pense que c’est une bonne façon de définir ce film en lui-même, un long rêve entre réalité et fantaisie, entre incompréhension et remise en question. Le challenge de réaliser une telle œuvre après des films comme Le Village et Signes, pour ne citer que les plus récents, était de taille il faut bien avouer, néanmoins, et c’est mon avis personnel, le challenge est relevé sans aucun soucis.
Je pense que pour apprécier pleinement La Jeune fille de l’eau, il faut vraiment le voir comme un conte moderne et faire abstraction de tout ce à quoi Shyamalan avait bien pût nous habituer avant, car le film est un tournant et la fin d’un cycle pour le réalisateur c’est indéniable.

Le scénario est loin d’être simpliste au contraire, lorsque je dis que l’on est entre incompréhension et remise en question ce n’est pas une plaisanterie, le film est par moment complexe, du moins il le fût pour ma part, et j’ai dût le voir deux fois pour bien le cerner. Alors on ne peut pas vraiment reprocher à Shyamalan de vouloir nous transporter de façons complexes dans son conte moderne, car il est évident que c’est exactement cet aspect du film qui prouve que c’est un grand Shyamalan. Il faut seulement ne pas passer à côté, et je reconnais que ce n’est pas forcément facile.
Pour ce qui est de la mise en scène, nous sommes dans style de Shyamalan, rien de bien surprenant de ce côté-là. Nous avons encore droit à tout ces beaux plans séquences très évocateurs de la psychologie des protagonistes de l’histoire, et d’ailleurs dans ce film-ci, nous sommes d’avantage dans une optique axée sur la psychologie que sur le drame contrairement à ce que l’on avait pût voir dans les quatre derniers films. Un autre bon point que l’on peu souligner, c’est que le scénario ne met pas en scène des personnages rebuter par le surnaturel, une chose que l’on voit bien trop souvent dans les films qui traitent un sujet fantastique, ici ce n’est absolument pas le cas et ça fait franchement du bien.

Le casting est pour le moins assez atypique, même si l’on retrouve la belle et talentueuse Bryce-Dallas Howard, cependant atypique n’est as synonyme avec mauvais, et le casting de La Jeune fille de l’eau en est la preuve. Paul Giamatti est absolument incroyable, à la fois attachant mais également troublant et émouvant.
Une fois de plus James Newton-Howard signe une bande originale magnifique.

La Jeune fille de l’eau n’est pas forcément le Shyamalan sur lequel le public à fait des éloges, les Razzie Awards ce sont également bien occupés de démonter le film, ce qui prouve une fois de plus que cette cérémonie ne sert vraiment à rien. Néanmoins malgré les mauvais échos que vous pourrez entendre de ce film, je pense qu’il est important de le voir tout comme il est important de voir Phénomènes lorsque l’on s’intéresse à ce réalisateur.
Sagramanga
Sagramanga

24 abonnés 87 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2006
Sous les atours d'un conte de nourrice, Shyamalan poursuit, de film en film, sa réflexion sur la fiction et la possibilité même de la croyance, en un temps où les dieux ont déserté le monde des hommes.
Ici, une féerie de proximité faussement naïve, mêlée d'un humour pince-sans-rire, sert de liant à une subtile manipulation du spectateur. Tout cela est particulièrement jouissif et intelligent.
Enveloppées derrière des apparences enfantines, les films de M. Night sont, depuis SIGNS et LE VILLAGE, entre Tim Burton et David Lynch, parmi les plus extraordinaires recherches sur la fabrication d'un romanesque contemporain.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 22 août 2007
Loin d'être fan de l'univers Shyamalanien, je me suis laissé tenté. Mauvaise pioche. Pourtant, l'histoire débutait bien avec la légende du peuple de l'eau. Mais passées ces 5 minutes, le film tombe dans un ennui mortel avec des personnages inexistants, un humour qui n'est pas drôle et toujours la patte du réalisateur, des scènes très très longues, des regards qui veulent en dire long mais qui ne disent rien. Seule la musique mérite l'attention mais n'empêche pas le film de sombrer. Le film a amplement mérité son bide.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Lady in the water est un formidable conte. M. Night Shyamalan continue dans le registre de la science-fiction, après Sixième Sens (2000), Incassable (2000), Signes (2002) et Le Village (2004).
Exagérément boudé par les critiques américaines & françaises, on peut reconnaître que le réalisateur s’est éloigné dangereusement de ces précédents films, mais de là à crier sur tous les toits qu’il s’agit là de son plus mauvais film, c’est vraiment abuser ! Shyamalan a pris des risques avec La jeune fille de l’eau, on peut le reconnaître, pourtant, on retrouve bien là sa façon de filmer, de diriger les acteurs, comme Paul Giamatti ou encore Bryce Dallas Howard (que l’on pouvais retrouver dans Le Village). En parlant d’acteur, on remarquera que cette fois-ci, il ne s’est pas suffit d’une simple apparition (comme le faisait Hitchcock), là, il s’est trouvé un rôle sur mesure, très loin d’un simple rôle de figurant.
Alors, bien sûr, il ne faut pas se leurrer, ce film étant tiré d’un conte pour enfants, pour apprécier d’avantage ce film, il faut avoir gardé son âme d’enfant.
On retrouvera encore une fois son compositeur attitré, le dénommer James Newton Howard, qui signe comme toujours, une excellente B.O.
En résumé, malgré les trop nombreuses critiques assassines et son flop au Box-Office (US), le nouveau Shyamalan est tout simplement surprenant, émouvant, magique et très étonnant !
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juin 2011
Un peu tiré par les cheveux ce film... Si l'idée "croire aux histoires qu'on nous raconte" est tres intéressante et bien montrée au spectateur, le film en lui-même est un peu trop étrange, l'histoire va trop vite et ne prend pas le temps de prendre ses marques dans la réalité, ce qui fait qu'on a que trop de difficultés a entrer dedans. Par ailleurs, malgré le fait qu'il ne se prenne pas toujours au sérieux, le film va trop loin et semble vouloir en faire trop, donc peu de crédibilité. L'histoire est tout de même assez belle, malgré que le scenario soit un peu prévisible, ca se laisse regarder, mais tout cela est trop imparfait.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
"N'écoutez pas les critiques !" Voilà de façon moins subjectif le sujet du film de Shyamalan, quoique ce dernier ne fasse pas non plus dans la dentelle ! Les critiques n'ont pas du apprecier leurs caricaturisation d'ailleurs, tant les 0 abondent, alors que, tout de meme, le spectacle n'est pas désagréable. Ca reste du domaine de la fiction, avec une bonne touche humoristique, et puis surtout, le genre comte aurait dû appaiser les critiques ... que nenni ! Shy semble s'être presque sabboter, en incrustant autant d'attaques envers ses detracteurs, et ceux-ci tombent inlassablement dans le piège. Le pont entre fiction et personnages réels est infiniment petit, M N Shyamalan jouant quasiment son propre role. Des seconds tout à fait extraoridinnaires, comme le detestable critique, ou encore le mec qui fait de la muscu, et un film en forme d'ecriture, comme si l'histoire du film se construisait en temps réel, comme une enquete policière aussi, très romancé, et très enfantin (dans le sens ludique du terme). On pourra regretter le manque de subtilité de l'auteur, mais le film reste excellent, un film à part dans une filmographie hors normes !
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juillet 2010
Comment aller de déceptions en déceptions ? M. Night Shyamalan ne m’a pas absolument pas convaincu sur ce coup là. Intégrer une légende d’êtres fantastiques à un immeuble résidentiel n’est plus à envisager. Une accumulation d’ennui, de mollesse le tout noyé dans un scénario très mal orienté, qui s’accompagne de prestations toutes aussi navrantes les unes que les autres. C’est une grande déception pour ce film et ce réalisateur.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2018
Sixième film de M. Night Shyamalan, ''La jeune fille de l'eau'' marquait le détachement du réalisateur avec la critique. Le film fut aussi l'un des très rares échecs commerciaux de Shyamalan, lequel est ensuite parti vers le blockbuster pour revenir ensuite à de ''petis'' films indépendants. Quoi qu'il en soit, ''La jeune fille de l'eau'', en plus d' un échec critique et public, a sombré dans l'oubli. Shyamalan a même reçu pour ce film deux Razzies Awards : celui du Pire Réalisateur et celui du Pire Acteur dans un second rôle. Cette réputation est assez injuste tant le film offre des choses vraiment intéressantes.

Cleverland Heed (Paul Giamatti) est le gardien d'un immeuble habité par des gens haut en couleur. Un jour, il découvre dans la piscine de la résidence une jeune femme. Celle-ci, nommée Story (Bryce Dallas Howard) est une nymphe venue du Monde Bleu. Cleverland, très vite aidé par les habitants de l'immeuble va tout mettre en œuvre pour que Story retourne dans son monde. Mais le temps presse, d'autant plus qu'une terrifiante créature semble poursuivre cette jeune fille de l'eau.

''La jeune fille de l'eau'' est un film désarçonnant. D'un registre plus léger que les autres œuvres de Shyamalan, ''La jeune fille de l'eau'' est bien entendu un conte. Et comme dans tous les contes (mais aussi comme dans tous les films de son réalisateur) la symbolique y est omniprésente. Seulement voilà, là où, habituellement, le symbolique se dissimule derrière l'histoire qui nous est racontée, ce n'est pas le cas avec ce film. En effet, ici, tout n'est que symboles et signes. Chaque élément est à décrypter et à déchiffrer. Chaque élément, mais aussi chaque être humain. Pour repartir chez elle, Story doit trouver des hommes aux aptitudes bien spécifiques (du genre ''le guérisseur'' ou ''la guilde''). C'est ce qui déconcerte le spectateur : la fonction des protagonistes, d'habitude sous-entendus au cinéma et dans les contes, est révélée. Les protagonistes doivent deviner quel est leur but, et même, leur rôle à jouer dans cette histoire. Cela nous amène au thème principal du film (et de toute la filmographie du metteur-en-scène) : la prédestination de tous les êtres. Shyamalan le dit lui-même : ''quand je vois des gens qui ne rayonnent pas […] c'est parce qu'ils ne font pas ce qu'ils sont censés faire. Ils n'ont pas encore touvé leur but ici bas''. Cette idée – qu'un être doive accomplir sa destinée- est récurrent dans la filmographie de son auteur. spoiler: Ainsi, dans ''Incassable'' (2000), le triste David Dunn s'accomplira en devenant un super-héros (il se libérera de sa tristesse matinale). Et Kevin dans ''Split'' (2017) est l'être prédestiné à accueillir la ''Bête'
'. Dans les films de Shyamalan, les personnages mènent une quête identitaire pour comprendre qui ils sont vraiment. Ici, ce n'est pas Story qui a un parcours du personnage, mais les habitants de l'immeuble. Plusieurs fois d'ailleurs, les membres de l'immeuble se tromperont sur leur fonction (cela s'oppose à ce que dira le Dr. Fletsher et Kevin dans ''Split'' : ''On est ce qu'on croit être''). Souvent, c'est en cherchant notre place qu'on finit par la créer ( spoiler: Elijah devient dans ''Incassable'' l'antagoniste de David en cherchant à son tour à savoir qui il est vraiment)
. Sur cette idée de prédestination, ''La jeune fille de l'eau'' s'est vue violemment attaquée en raison du rôle que s'est donné Shyamalan. Story recherche un écrivain en perte d'inspiration pour le prévenir de ne pas baisser les bras. Car le roman de l'écrivain passera à la postérité et deviendra un ouvrage qui changera le monde. Or, Shyamalan s'est distribué dans le rôle de l'écrivain. Ce qui lui a valut d'être traité de mysthico-mégalomane. Mais inutile de charger à ce point Shyamalan. Le personnage qu'il incarne n'est pas seulement son porte-parole, mais plus généralement celui de l'artiste. C'est l'artiste qui dans ce film sauve et change le monde. Dès lors, on peut voir avec Story une métaphore : celle de la muse et de l'inspiration qui vient souffler à Shyamalan ce qu'il doit écrire. Amusant de voir que la destinée du personnage se rapproche de celle que connaîtra le réalisateur. En effet, Story prédit que l'écrivain sera tué rapidemment mais que son œuvre deviendra très célèbre. Et Shyamalan aussi sera tué par la critique et le public (avec les films suivants : ''Phénomènes'', ''Le dernier maître de l'air'' et ''After Earth'') avant de revenir sur le devant de la scène (avec ''The visit'' et ''Split''). Bien sûr, ce qui a dû aussi déplaire aux critiques professionnelles, c'est précisément le protagoniste du critique cinématographique. Personnage un peu trop caricatural (il est evidemment aigri), il surprend en brisant le quatrième mur (en disant carrément se trouver dans un film tout public).

Pour autant, ''La jeune fille de l'eau'' est un film qui comporte plusieurs failles. Rien à redire sur la mise en scène toujours aussi efficace de M. Night Shyamalan (dont les mouvements de caméra rappellent ceux d'Hitchcock et dont les jeux de reflet amènent à croire en plusieurs réalités). Aidé par la photographie de Christopher Doyle (ancien chef op' de Wong Kar Wai), Shyamalan, peut-être encore plus que dans ses autres œuvres, apporte un grand soin à la composition de ses plans et du cadre (et choix classique et judicieux, ne met jamais en pelin jour la créature qui traque Story). C'est le scénario qui pêche par moment. Il privilégie trop les dialogues surexplicatifs à l'action. Explications qui se révélent en plus redondantes après le prologue dessiné. Ainsi, on a pendant une partie du film un coup d'avance sur les protagonistes, ce qui rend les explications un poil longuettes. ''La jeune fille de l'eau'' et aussi une œuvre moins marquante que d'autres films du réalisateur. La noirceur y est moins présente, l'humour qui la remplace n'est pas toujours d'une très grande utilité. Et l'absence de twist final, s'il prouve que Shyamalan ne se sent pas obligé d'en mettre un par film, enlève un peu à la singularité du film.

Les thèmes de Shyamalan (prédestination, questionnement de et sur soi, possibilité d'un autre monde) et ses personnages (tourmentés ou doués d'un handicap ; ici Cleverland combine les deux : atteint de bégaiement, il est hanté par la mort de sa femme et de ses enfants) sont présents ; la noirceur aussi, quoique perçée d'une délicate lumière. Et comme souvent, Shyamalan parvient à rendre intimiste un genre (le conte) qui ne l'est pas forcément.''La jeune fille de l'eau'' est en conclusion un film extrêmement sous-estimé qui mérite d'être redécouvert.
bobmorane75
bobmorane75

27 abonnés 216 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Conte de fée ou conte d'ennui ? Entre stephen King en beaup moins bien, et Roal Dhal, en beaucoup moins drole. En tout cas, mieux que le village. En fait, encore un film qui se passe de nuit, tellement sombre qu'on ne voit rien. A nous d'imaginer au son ce qui se passe ??? Et justement, il ne se passe pas grand chose.
darch24
darch24

24 abonnés 576 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 mars 2008
Ce conte de fée moderne n'est pas parvenu à m'emballer .A cause d'un scénario décousu et lent où la symbolique prend trop de place ,on s'ennuie vite et les efforts des protagonistes pour renvoyer la nymphes dans son monde n'y changent rien.
Seul P. Giamatti tire son épingle du jeu autant les autres acteurs semblent absents et non concernés.
Ce film est décévant quant on connait le talent de M.N Shy
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