Frankenstein
Note moyenne
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133 critiques spectateurs

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ManoCornuta

362 abonnés 3 085 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2022
S'il n'est sans doute pas une adaptation fidèle à la lettre près, ce Frankenstein constitue, à près d'un siècle de distance, un spectacle toujours impressionnant. Entre l'influence évidente d'un Murnau (pour qui a vu Nosferatu, entre autres) et l'étonnante modernité de sa mise en scène dans plus d'un plan, entre la gestion très fine de son monstre et l'illustration maligne des questionnements autour de la vie et de la mort avec des interprètes talentueux, le film se pose comme un vrai jalon dans l'histoire du cinéma de divertissement, avant King Kong et quelques autres. En dépit de sa brièveté et de séquences parfois expédiées, le résultat est bluffant de maîtrise.
romano31

325 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2017
Quelques mois après la sortie de Dracula, les studios Universal adaptent une nouvelle fois une figure classique de la littérature fantastique : Frankenstein. Interprété par l'immense et inoubliable Boris Karloff, Frankenstein (tout comme Dracula) est un film culte par excellence, à la fois horrifique et touchant. Boris Karloff livre une prestation muette incroyable, tout en puissance et en charisme, et a imposé la figure mythique de ce monstre au cinéma. Souvent imité mais jamais égalé, le Frankenstein de 1931 reste un incontournable du film de monstre et un classique du cinéma d'horreur.
Napoléon
Napoléon

184 abonnés 1 630 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 janvier 2022
Une mise en scène et des décors d'une certaine qualité. Après même si le scénario adapté conserve un côté engagé efficace l'histoire manque d'ambition. Pour finir, le film a très mal viellit.
Nicolas S.
Nicolas S.

132 abonnés 1 596 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2021
La première fois que j'ai vu ce film, c'était il y a 2 ans et je n'avais pas le son. J'étais à Édimbourg, dans une ancienne église reconvertie en pub dédié entièrement à la créature de Frankenstein. Le film était diffusé sur 2 grands écrans et, au moment de la scène de l'éclair, toute une série d'effets de lumière, de la fumée et des poulies s'enclenchaient pour faire descendre du plafond la créature, comme dans le film.

J'ai été tellement enthousiasmé que depuis, je cherchais à voir ce film désespérément. Cela aurait pu créer en moi de telles attentes que j'aurai été finalement déçu. Cela n'a pas été le cas.

J'ai été fasciné par ces décors grandioses, par ce si beau noir et blanc et cette maîtrise de la lumière. J'ai été amusé de voir tant de détails devenir des références visuelles dans les oeuvres fantastiques qui sortiront des décennies plus tard.

Mais surtout, j'ai été époustouflé par le travail du maquilleur Jack Pierce qui a créé de toute pièce l'aspect de la créature dans l'imaginaire collectif contemporain.

C'est une des références les plus importantes du genre fantastique. Le genre d'oeuvre passionnante pour un cinéphile (je réfute toutefois l'idée qu'il y ait des films qu'il "faut" avoir vu. La cinéphilie est un plaisir, pas un devoir).

Et puis, l'oeuvre rend la créature touchante. Il la dépeint comme victime des atrocités qu'elle commet. Le film se fait alors plus intimiste. Souvent, il n'y a plus de musique, plus de son. Il n'y a plus que Boris Karloff à l'écran, tout en retenue.

Bien sûr, il y a des défauts. On pourra citer des acteurs qui en font des tonnes (hormis Karloff) ou une fin ambiguë. Cependant, les qualités prennent largement le dessus sur les défauts.

Un jalon majeur du genre, et peut-être du cinéma.
matt240490
matt240490

101 abonnés 1 071 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2013
Célèbre dans le milieu du septième art pour avoir présenté au monde entier la créature du Docteur Frankenstein, le film de 1931 présente déjà beaucoup de caractéristiques propres au cinéma d'épouvante. La créature, interprétée par un génialissime Boris Karloff, dégage un charisme incomparable, faisant frémir les monstres actuels. A travers l'analyse manichéenne du film, dans lequel le savant jongle entre expériences morbides et quête du bonheur, James Whale use d'une photographie sombre et angoissante, mais se permet d'y incorporer de jolies scènes d'extérieur, où la créature échappe malgré lui à une fin pleine de tendresse. Court dans sa globalité, le métrage n'en reste pas moins fort, notamment pour la mise en scène tragique qui s'y applique (la père traverse le village, sa fille morte dans ses bras, le monstre se retrouve coincé et connaît une fin bouleversante). Tant de bons points qui viennent donner à Frankenstein le statut de classique du cinéma.
zhurricane
zhurricane

98 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2017
Il n'est même plus besoin de présenter le personnage de Frankenstein que tout le monde connait. L'acteur jouant le rôle du monstre est parfait. Pour le film il faut avouer que c'est lent, bien que certaines scènes sortent du lot, la scène de la création du monstre,comme celle du moulin, ou celle de la rencontre avec la petite fille. J'ai bien aimé que le monstre qu'on nous présente n'est pas celui que l'on croit, mais plutôt spoiler: la population, jolie métaphore sur le racisme au passage
. Mais après cela, le film est relativement ennuyant.
cris11
cris11

75 abonnés 970 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2013
Voici un classique du cinéma d'horreur. Il fait sans aucun doute parti de ces films précurseurs dans un genre. L'idée de montrer une histoire concernant un docteur un brin taré assemblant des morceaux de cadavres afin de donner vie à un monstre était un petit peu osé à l'époque (1931). Il est certain que pour le spectateur d'aujourd'hui, il a vu nettement plus effrayant et il connait sur le bout des doigt l'histoire de la créature de Frankenstein. Il reste cependant, une très belle interprétation de Karloff très poignante et des décors imposant un certain charme à ce cinéma d'une autre époque. Frankenstein est un film à voir, ne serait-ce que pour son statut de classique.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2013
Indémodable depuis son succès en 1931, cette première adaptation du roman gothique de Mary Shelley par James Whale, qui en modifia quelque peu la fin, posa, avec le Dracula de Tod Browning sorti la même année, les bases du cinéma fantastiques et confirma la mainmise des studios Universal sur ce genre. Dans la peau de cette créature revenue des morts, et sous les maquillages impressionnants concoctés par le talentueux Jack C. Pierce, l'acteur hongrois Boris Karloff (non-nommé dans le générique d'ouverture) est tout simplement mythique. Des scènes cultes passés dans l’imaginaire collectif et source d’un nombre incalculable de remakes, tel que la naissance de la créature ou sa rencontre avec la petite fille, se déploient avec poésie pour nous offrir une réflexion sur des thèmes devenus aussi des poncifs du genre tels que les limites de la science et la peur de l’inconnu.
Shephard69

410 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2018
Sur une recette basique de savant fou confronté à sa créature, un classique absolu dans le genre du cinéma d'horreur notamment avec cette réplique culte "It's alive". Dans le gotha des monstres mythiques, peut-être celui qui me fascine le moins mais j'ai découvert là une oeuvre qui demeure prenante même si l'ensemble a beaucoup vieilli et ne s'avère que peu effrayant par rapport aux films d'épouvante actuels. Un long-métrage qui vaut avant tout le détour pour le jeu de Boris Karloff impressionnant de charisme. Une référence en la matière.
dougray
dougray

276 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2013
Première apparition d’un des montres les plus célèbres du 7e art, "Frankenstein" restera sûrement comme le film le plus iconoclaste du jeune studio Universal. Il est, en tout cas, bien plus abouti que son prédécesseur "Dracula" (également sorti en 1931) et sa mise en scène statique. "Frankenstein" ne souffre pas de cette image figée à laquelle le film semblait promis en raison des défauts inhérents à son ancienneté (image en noir et blanc, pas de musique…) et c’est bien grâce à un homme : James Whale dont la réalisation si moderne en surprendra plus d’un. Whale utilise, ainsi, de nombreux travellings et des plans relativement courts pour l’époque qui donnent une fluidité inespérée à son film. Il a également su soigner ses décors et ancrer un univers très particulier dans l’imaginaire collectif avec, entre autres, le laboratoire du savant ou le fameux moulin de la scène finale, qui sont, depuis, indissociables du monstre de Frankenstein. Autre tour de force, Whale a su prendre ses distances avec le roman d’origine de Mary Shelley (un peu trop d’ailleurs puisqu’il fait l’impasse sur de nombreux moments-clés de l’histoire) pour venir greffer à l’intrigue certains élément qui sont devenus des passages quasi-obligés (l’électricité pour ramener le Monstre à la vie, l’assistant bossu…). Mais surtout, la formidable réussite du film (et, dans une certaine mesure, sa modernité aujourd’hui encore) réside incontestablement dans la représentation du Monstre. Le piège aurait été de se contenter de balancer une bête difforme beuglant vaguement et décimant tout sur son passage au grand dam de son créateur aimant. Mais Whale contourne cette difficulté en décrivant le Monstre comme une victime d’un savant fou qui n’assume pas sa création. L’intrigue va donc bien au-delà des postulats habituels des films d’horreur et pose des questions vraiment intéressant sur le sens des responsabilités et sur la frontière entre la Science et l’éthique. Les intentions du réalisateur sont donc parfaitement louables… et se voient transcendées par l’interprétation éblouissante de Boris Karloff. Outre un fantastique maquillage (qui fait référence aujourd’hui encore), Karloff apporte une incroyable humanité à son personnage sans pour autant atténuer la terreur qu’il inspire. Magnifique dans son désespoir et ses peurs (la peur du feu notamment est magnifiquement filmée), le Monstre suscite une empathie quasi-immédiate (il faut voir sa peine lorsqu’il sent abandonné et sa joie simple lorsqu’on s’intéresse à lui), qui n’est même pas égratigné lorsqu’il commet l’impardonnable (la mort de la petite fille est un très grand moment). Mais Karloff n’est pas seul puisqu’il est entouré de l’excellent Colin Clive qui apporte tout son charisme et ses démons intérieurs au personnage du Dr Frankenstein, du classieux Edward Van Sloane en mentor, du terrible Dwight Frye en en serviteur bossu (qui préfigure le futur Igor), de l’amusant Frederic Kerr en aïeul irascible ou encore de la décorative Mae Clarke en future épouse dévouée. Que dire de plus sur ce "Frankenstein", si ce n’est qu’il rebutera, bien évidemment, les récalcitrants aux vieux films et qu’il aurait, peut-être, gagné à se montrer moins abrupte dans sa conclusion. La suite ("La fiancée de Frankenstein") viendra corriger le tir.
Terreurvision
Terreurvision

242 abonnés 505 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2013
Malgré ses incohérences et les questions que cela suscite, Frankenstein demeure un classique que le temps à conforté dans son statut d'indétrônable. De par ses thématiques, sa portée historique, mais plus simplement parce qu'il est une vraie réussite artistique. Boris Karloff fascine toujours et semble éternellement associé à ce personnage. Lire notre critique complète sur le site terreurvision.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

175 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2015
Un chef d'oeuvre. Une très belle adaptation du roman terrifiant de Mary Shelley. Boris Karloff , la créature est la révélation du film. James Whale réalisera ensuite l'Homme Insivible et la Fiancée de Frankenstein. Colin Clive joue à la perfection le docteur Henry Frankenstein . Mae Clarke interprète son épouse désespérée.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2015
Je suis resté un peu sur ma faim après l’Homme Invisible et je dois dire que je ressens plus ou moins la même chose avec Frankenstein. Le constat reste le même : le propos est intéressant mais il y avait matière à faire vraiment plus touffu. Le film souffre de sa trop courte durée. Mais malgré ça, j’ai vraiment aimé ce film car il développe une ambiance vraiment prenante. Déjà visuellement c’est la classe avec cette photographie de folie qui rend les clairs obscurs sont tellement beaux. Nous n’échappons pas à quelques raccords foireux mais dans l’ensemble on a quand même le droit à une mise en scène de qualité. Voir un film de Whale reste un petit plaisir oculaire, ce que l’on ne doit pas négliger.

Et c’est vraiment dommage que le fond ne suive pas tellement. Le film est intelligent mais ne prend pas le temps de développer cette fascination morbide du créateur qui tient à tout prix à faire revenir les morts, ne reculant devant rien. On a pourtant quelques pistes de réflexion intéressantes mais il manque bien 20 minutes pour pouvoir étoffer ces thématiques. Mais ça reste toutefois globalement bien écrit malgré l’inutilité de certains personnages comme l’ami et rival du héros dont on se demande bien à quoi il peut servir dans l’intrigue. Il y a quand même une mythologie intéressante qui se dessine autour de la créature et de ce qu’elle peut être capable de faire, de ses origines… C’est vraiment fascinant.

L’interprétation est globalement réussie, sans trop de surjeu (pas comme l’infâme aubergiste de l’Homme Invisible…). Bon, par instants je ne cache pas que j’ai pu sourire sur certaines expressions de Karloff. A ce titre, la scène où il fait un petit sourire pervers lorsqu’il se retrouve seul avec la femme dans la chambre est vraiment drôle. Mais je pense que c’est voulu ici, même si sur d’autres scènes l’effet comique était certainement involontaire. Tu ne sais pas ce qu’a commis le criminel qui a « donné » son cerveau à la créature mais tu devines un peu le caractère du bonhomme et la nature des crimes qu’il a pu commettre. Et c’est aussi cette imprévisibilité des réactions de la créature qui participe à son aspect mythologique.

Dans l’ensemble, le film est vraiment plaisant. Difficile de bouder son plaisir face à une atmosphère aussi bien rendue et à une plastique aussi impeccable. Dommage toutefois qu’il y avait ces quelques petits couacs et surtout un scénario aussi léger pour un tel sujet. Trop inégal malheureusement… Je découvrirai toutefois la suite de ce film avec grand plaisir, en espérant y retrouver quelque chose de mieux dosé cette fois.
real-disciple
real-disciple

116 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2012
Un grand classiqe du cinéma d'épouvante porté par l'excellent Boris Karloff à la fois sympathique et dangereux. Le décor est réussi et saluons le travail de Jack Pierce au maquillage. Bien que le film perd un peu d'intérêt au milieu, on est face à des plans inoubliables comme lorsque le docteur prépare son expérience dans son chateau isolé, la première fois qu'on voit le monstre ou encore quant il jette la petite fille dans l'eau sans comprendre qu'il la tue (un meurtre d'enfant à cette époque est osé). C'est surement le plus réussi des films de monstre de la Universal et allait entrer dans la légende du studio.
Cadreum
Cadreum

68 abonnés 819 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2024
Poème funèbre, entre ombre et lumière, où résonne la beauté de l'étrange. Dans ce monde qu'il compose, le monstre devient plus qu'un amas de chair cousue. Ici, il oscille entre innocence enfantine et menace brute. Malgré les ruptures brutales d'attitude, ce contraste donne au personnage une profondeur unique, une douleur silencieuse que même les mots peineraient à décrire.

Dès le prologue dans le cimetière, l’ambiance s’installe. Des arbres aux formes squelettiques, une terre remuée, des ombres qui s'étirent : Whale crée une atmosphère de légende gothique où chaque élément de décor convoque l’universel. Si les dialogues semblent parfois accessoires, la puissance du film se révèle dans son usage du son, vibrant au rythme des machines et des éclairs qui déchirent l'obscurité, porteurs d'une vie électrique et tragique.

En cela, Frankenstein transcende le simple mythe d’horreur.
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