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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 avril 2014
Classique du cinéma, Frankenstein de Whale, nous offre un bon film de science fiction qui ne prend pas une ride au fil des années. Peut-on le mettre encore dans la catégorie Epouvante-horreur? J'en doute. Mais l'oeuvre de Whale reste une des oeuvres majeures du genre de SF. Après plus de 80ans, Frankenstein charme encore surtout grâce aux bonnes interprétations de Boris Karloff (le monstre) et Colin Clive (Dr. Frankenstein) qui créa à lui seul une réplique culte du 7eme Art. "He's Alive"
Une réussite spectaculaire orchestrée par le trés british James Whale. Et qui mieux qu'un anglais pour mettre en scène cette adaptation d'un chef d'oeuvre de la littérature européenne ? Difficile aujourd'hui d'imaginer un cinéaste américain à la manoeuvre lorsque l'on voit à quel point Whale, avec sa sensibilité britannique, s'est pleinement investit dans son film : l'élégance de la mise en scène au service du caractère immersif de l'atmosphère qu'il parvient à créer, une maîtrise de la dramaturgie exemplaire qui agira comme un modèle pour tous les fers de lance de la grande période de la "Hammer" et autres Terence Fisher. Si Whale maîtrise la technique, il se montre également virtuose dans la direction d'acteurs : si Boris Karloff impose une carrure imposante et charismatique, le reste du casting est également étonnament juste. Colin Clive joue le savant fou avec nuances, scientifique presque normal dont le dérèglement psychique ne transparait que par intermittences, accentuant le côté inquiétant de son comportement. Finesse des caractères, refus de tout manichéisme facile où le monstre, né de la folie des hommes, est à la fois victime et bourreau... Toute la puissance du film de James Whale est là, qui navigue dans une zone aux contours mal définis où le bien et le mal semblent se confondre. A travers les magnifiques coups d'éclat de ce film à jamais inscrits au panthéon du 7ème art (la naissance de la créature, la noyade de la petite fille, le climax dans le moulin en feu...), Whale a été l'éclaireur d'une terre à défricher : celle de l'ambiguité et de la complexité psychologique dans le cinéma fantastique. Son film est un phare, un pilier, un chef d'oeuvre...
Monument incontestable du cinéma horrifique, "Frankenstein" m'a néanmoins laissé un avis mitigé. Tout d'abord, je salue l'excellence des acteurs Colin Clive en Dr Frankenstein mais surtout Maitre Boris Karloff qui signe ici le rôle qui l'a rendu célèbre, c'est-à-dire le monstre de Frankenstein. Ensuite, le visuel demeure magnifique malgré les décennies: superbe maquillage, photographie réussite,... Malgré ces qualités, je trouve la seconde partie du film bourrés d'incohérences, la tension et l'ambiance sombre du début tombe trés vite à plat et la dernière scène m'a laissé franchement sur ma faim. La scène du moulin reste toutefois uen scène d'anthologie. A voire tout de même ne serait-ce que pour sa culture cinématographique.
Véritable chef-d’œuvre du cinéma fantastique, Frankenstein est le film qui a véritablement défini, plus que Dracula, l'esthétique des films d'horreur Universal des années 30. Celle-ci, très influencée par le cinéma expressionniste allemand et réussissant à l'adapter d'une manière plus "réaliste", arrive à créer une ambiance qui marquera longtemps l'imagerie fantastique. Ce magnifique travail de photographie est loin d'être l'unique réussite du film car tout, ici, touche à la perfection : la mise en scène de James Whale (jouant beaucoup sur la verticalité des décors, chose que le format 4/3 des film de l'époque permettait) est exemplaire; le travail sur le son est très élaboré et nous permet complètement d'oublier l'absence de musique (plus que le Dracula de Browning par exemple); les décors sont splendides; le maquilleur Jack Pierce fait une fois de plus des merveilles et signe sa plus célèbre création (80 ans après, les gens voient toujours ce maquillage quand on parle de Frankenstein); enfin, l'interprétation est parfaite et en particulier celle de Boris Karloff, tout juste extraordinaire. Ce dernier arrive effectivement à rendre le monstre touchant par son absence de parole et son innocence, notamment dans la magnifique séquence avec la petite Maria qui reste une des scènes les plus connues de l'histoire du cinéma. Toutes ces qualités sont renforcées par un scénario très efficace même si celui-ci risque de faire hurler les puristes du roman. En effet, à l'instar du Dracula de Browning, le film est plus basé sur la pièce de Peggy Webling que sur le roman de Mary Wollstonecraft Shelley. Il ne faut donc pas chercher la fidélité au roman ici car on trouvera plus de différences que de points communs, à commencer par les lieux, les actions, les noms des personnages (Victor Frankenstein devient Henry Frankenstein par exemple), le mutisme du monstre (dans le roman, il était très prolixe) et les motivations de ce dernier (chez Shelley, ses meurtres étaient voulus et motivés par la vengeance; chez Whale, ils sont le fruit d'instinct de survie et d'ignorance)... Le film garde plus l'idée de base du roman que la trame narrative, très différente. Juger le film à l'aune de sa fidélité au roman serait donc une gigantesque erreur car elle empêcherait de le voir pour ce qu'il est : un chef-d’œuvre toujours aussi éblouissant et qui marque une date dans l'histoire du cinéma.
Qualifier "Frankenstein" de classique serait un euphémisme en comparaison de ce qu'il est réellement et de ce qu'il restera à jamais. Précurseur et très osé pour l'époque, cette première adaptation cinématographique du roman de Mary Shelley pénètre dans les salles obscures des années 30 avec une introduction avertissant les âmes sensibles de passer leur chemin. Se frottant à la religion tout en marchant sur les sciences modernes, le Dr Frankenstein s'embarque dans le défit de sa vie : Créer la vie. Fort par son charisme et son jeu propre, Colin Clive représente l’égo de l'homme dans toute sa folie et ses différentes scènes lui permettent allègrement de développer chacune des facettes de son personnage. Bien que les seconds rôles soient également tous de qualité, on citera les belles performances de Mae Clarke et John Boles, celui qui ressort indubitablement du lot est Boris Karloff. Car sous ses épaisses couches de maquillages se cache un acteur qui est parvenu à donner une entière profondeur au monstre qu'il incarne. Entre tourmente et fureur, en passant par intrigue et destin funeste, la créature découvrira son nouvel environnement avec des pulsions contre lesquelles elle ne peut lutter. C'est donc en nous livrant cette expérience horrifique que le diabolique James Whale inscrit son nom dans les légendes de l'horreur. Insufflant une partie de l'âme humaine à son film, le metteur en scène permet à son "Frankenstein" de conquérir le monde tout en bâtissant les premières fondations d'un genre nouveau né.
Malgré qu'il n'est pas forcément bien vieilli, en parti à cause du pillage dont il fut la victime (calvaire des classiques ayant marqué leur époque) et de l'histoire pas très bien construite avec du mou à plusieurs endroits. il faut quand même reconnaitre au film des scènes puissantes qui ont durablement marqué l'histoire du 7 ème art et qui n'ont rien perdu de leur valeur aujourd'hui, comme cette magnifique séquence tragique où la créature deviendra un peu plus qu'un simple "monstre" au contact d'une fillette, cette scène incroyable où un paysan, le regard vide, traverse un village en fête le cadavre de sa gamine dans les bras, ou bien le climax et cette image indélébile d'une grange en feu. Pour cette poignée de séquence et pour le monstre de Frankenstein, superbe personnage interprété avec talent par l'immense Boris Karloff, "Frankenstein" est un film qui doit être vue au moins une fois dans une vie d'homme.
Ce film devenu plus que culte et incontournable dans le cinéma d'horreur, réalisé par James Whale et sorti en 1931 est bon mais sans plus. C'est le deuxième film de la série Universal Monsters que je regarde, après avoir vu "La Momie" et ce dernier m'avait beaucoup plus étonné, je m'attendais donc à être avec ce film dans le même esprit et ce n'est pas vraiment le cas mais il n'empêche qu'il reste vraiment bon, surtout pour l'époque. Adapté de la pièce de Peggy Webling, elle-même adaptée du roman de Mary Shelley, le film raconte l'histoire d'un docteur un peu fou, Henri Frankenstein, qui décide de donner vie à un corps fabriqué de toutes pièces muni d'un cerveau "frais". La créature prend vie mais évidemment, tout ne se passe pas comme prévu. Ce film est un mythe à lui tout seul tellement il fait, encore de nos jours, parler de lui et c'est tout de même extraordinaire ! Ce qui m'épate le plus avec ce film, ce sont les maquillages qui sont tout simplement excellents ! Effectivement, pour l'époque, je m'attendais à des effets spéciaux très moyens alors certes ils ont pas mal vieillis depuis le temps mais cela reste de la très bonne qualité. Même s'il ne fait pas plus peur que ça ou s'il n’impressionne plus de nos jours, il reste quand même parfois assez glauque dû au fait tout d'abord qu'il soit en noir et blanc et que cela accentue beaucoup cet effet et qu'il y a des scènes filmées assez crument qui ne sont pas choquantes à proprement parler mais qui font un peu froid dans le dos. Pour ce qui est de la réalisation, elle est dans l'ensemble assez banale parce-qu'il n'y a rien de surprenant ni de particulier mais le film reste néanmoins très bien filmé. Du côté des acteurs, nous avons tout particulièrement Boris Karloff qui a été révélé par ce rôle et qui lui collera d'ailleurs à la peau le reste de sa vie tellement il interprète bien son personnage. Le reste du casting est bon lui aussi en particulier Colin Clive qui joue également très bien. "Frankenstein" est donc une très bonne œuvre qui a marquée son temps et le marquera encore longtemps.
Un bon petit film très sympa, avec de nombreux effets qu'on peut retrouver aujourd'hui, le récit est bien ficelé bien que la fin parait invraisemblable par rapport aux événements précédents.
Immense classique du cinéma autant que l'est l'œuvre de Mary Shelley dans la littérature. James Whale réalise un film très réussi mais qui semble avant tout introductif à sa suite, puisque le monstre n'est que très peu développé par rapport à son créateur, Victor Frankenstein. Je suis personnellement resté un peu sur ma faim donc. Mais ce qui est sûr, c'est que Boris Karloff semble né pour le rôle !
Un classique du cinéma étonnant de bout en bout malgrès ses 75 ans d'existence qui garde une force terrible grâce à un visuel ravageur. Que ce soit grâce aux décors ou à certains plans mythiques (le gros plan sur le visage de la créature lors de sa première apparition), Frankenstein reste une oeuvre incontournable dans le paysage cinématographique que je conseille à tous. Un classique !
Meilleur que l'adaptation de "Dracula" réalisée la même année, ce film bénéficie de très beaux décors et de deux très bons acteurs : Colin Clive, très bon docteur Frankenstein et Boris Karloff, monstre humain et touchant très expressif. Reste que ça a vieilli et que malgré la courte durée, il y a des longueurs.
Génial ! Voici l'exemple parfait du film ultra connu mais finalement peu regardé, alors qu'il le mérite vraiment ! L'histoire est prenante, la mise en scène est réjouissante mais le meilleur reste à mes yeux les décors très "Londonien" et la prestation de Boris Karloff (il incarne le monstre)... Vraiment une belle surprise !
Le film d'horreur le plus important. Des décors effrayants traduisent l'atmosphère cauchemardesque du récit. La figure centrale du récit, incarnée par Boris Karloff, est un monstre créé de toutes pièces par le non moins terrifiant Dr Frankenstein. Le monstre, bien que naturellement violent et intellectuellement retardé, est véritablement doté d'une sensibilité enfantine qui le rend touchant et moins effrayant. spoiler: Il massacre un pauvre infirme, mais qui l'avait torturé ; il noie une enfant, mais pourquoi ne flotterait-elle pas, légère comme les pétales d'une fleur ? On éprouve presque de la compassion lorsque la pauvre bête, traquée par la foule en furie, se réfugie dans un vieux moulin désaffecté. Dans un final terrifiant, la populace met le feu au moulin, réduisant à néant la bête inhumaine, fruit et paradoxalement victime de la folie humaine.