C'est fou comme bien des films des années 30 ont gardé cette fraîcheur et ce côté captivant, subjuguant ; Frankenstein en fait partie, avec ce noir et blanc impeccable, cette super mise en scène, et ce casting excellent qui en font indéniablement un des chef-d'oeuvres du 7ème Art.
Davantage inquiétant par son illustration pertinente de l'ambition démiurgique de l'homme frappé d'hubris que par un aspect véritablement horrifique, cette variante du mythe présente un monstre aussi dangereux que pathétique, rendant son ultime séquence particulièrement marquante. Porté par une réalisation efficace (l'arrivée de la créature derrière l'épousée) ce récit fantastique s'appuie sur des comédiens convaincants et une atmosphère gothique dont la noirceur est habilement annoncée par un prologue qui sort autant de l'ordinaire que le point d'interrogation au générique pour taire le nom du stupéfiant Boris Karloff. Habile, lugubre, mythique!
Classique dans l’imagerie du cinéma cette première adaptation édulcorée du roman de Mary Shelley peut de nos jours nous laisser sur notre faim. En effet on n’a que peu d’empathie pour la créature et Frankenstein ne reçoit pas le sort qu’il mérite. Reste le composition de Karloff qui ne savait pas encore qu’il venait de rencontrer le rôle de sa vie
Une œuvre que tout le monde connait, ou devrais je dire, qui ne connait pas le Frankenstein sous les traits de Boris Karloff, car le film est très certainement méconnu pour la plupart d'entre nous. Un soin apporté aux décors, aux personnages, celui du savant complétement absorbé par ses recherches, son assistant, un homme certes, mais qui est lui aussi une créature hideuse, de part sa posture, sa bêtise, mais aussi sa méchanceté. Pour la créature, elle à tout de suite des circonstances atténuantes, car au delà de se retrouver avec un cerveau malsain, elle est tout de suite maltraitée. Le soin est aussi apporté à l'ambiance, au village et ses habitants, les scènes fortes, comme le père qui tient son enfant à bout de bras, ce même enfant qui sourit au monstre, qui ne voit pas la laideur, ni le danger, ces scènes ont traversées le temps. Certes le film a vieilli, c'est certain, mais il est devenu un classique, qu'il faut voir en tant que cinéphile.
Immense classique du cinéma autant que l'est l'œuvre de Mary Shelley dans la littérature. James Whale réalise un film très réussi mais qui semble avant tout introductif à sa suite, puisque le monstre n'est que très peu développé par rapport à son créateur, Victor Frankenstein. Je suis personnellement resté un peu sur ma faim donc. Mais ce qui est sûr, c'est que Boris Karloff semble né pour le rôle !
Le docteur Frankenstein ambitionne d’élaborer artificiellement la vie en regroupant des morceaux de macchabées et en procurant à sa créature un cerveau de meurtrier.
Le visionnage de ce film a été des plus étranges. Je n'avais vu aucune autre adaptation ou même lu le roman de Mary Shelley et pourtant la plupart des scènes du film m'étaient mystérieusement familières. Voir un tel classique est déroutant car l'on se rend compte qu'il n'a pas cessé d'être source d'inspiration, d'hommages ou encore de parodies. Le film n'en est pas ennuyeux pour autant, on suit avec intérêt les projets inhumains de Frankenstein et son assistant. L'esthétique n'est pas non plus innocente dans l'hypnose provoquée par le film. Mais le point fort et central du film est bien entendu le monstre, pour lequel on éprouve des sentiments paradoxaux, on s’apitoie sur ce malheureux qui ne comprend rien à ce monde qui ne lui est pas destiné. La scène suivante, le dégoût monte aisément alors qu'il jette la fillette parfaitement innocente dans un étang. Une scène où le malaise est au sommet mais qui, cependant, ne nous fait pas considérer le Monstre comme le réel monstre... Le point faible du film vient des personnages "vivants" qui vont du stéréotype à l'agacement en passant par l’absence d'intérêt. D'ailleurs, l'intrigue du mariage est fastidieuse à l'image des relations et personnalités des protagonistes.
Grand succès pour le studio Universal et pierre angulaire du cinéma d’horreur cette adaptation de Frankenstein a aujourd’hui le charme suranné d’un conte horrifique que l’on connaît par cœur mais qui nous emporte tout de même par sa magie. Car oui même avec l’œil d’aujourd’hui ce Frankenstein reste un très beau film sur cette créature qui ne devrait pas exister et qui ne trouve pas sa place dans le monde des hommes. Les scènes du cimetière, de la création du monstre et du moulin ont laissé une empreinte tellement importante dans l’histoire du cinéma qu’on les connaît sans forcément avoir vu le film. Et puis il y a la prestation de Boris Karloff qui incarne toujours aujourd’hui le monstre de Frankenstein dans l’inconscient collectif malgré les nombreuses adaptations. C’est peut être aussi aujourd’hui un excellent moyen de mettre un premier pied dans le cinéma fantastique, une grande œuvre donc qui aura réussi à traverser le temps.
Le premier film d'épouvante au cinéma ! Frankeisten, raconte l'histoire d'un scientifique qui rêve de pouvoir devenir dieu en recréant un humain ! Il réussir mais en perd vite le contrôle après que son assistant Fritz, ai battu à répition le monstre. Parlons du monstre, interprété par Boris Karloff, qui joue parfaitement son rôle, sans avoir à dire un seul mot, son regard lui exprime beaucoup de chose, dont un grande tristesse et une incomphréension du monde qui l'entour !
S'il n'est sans doute pas une adaptation fidèle à la lettre près, ce Frankenstein constitue, à près d'un siècle de distance, un spectacle toujours impressionnant. Entre l'influence évidente d'un Murnau (pour qui a vu Nosferatu, entre autres) et l'étonnante modernité de sa mise en scène dans plus d'un plan, entre la gestion très fine de son monstre et l'illustration maligne des questionnements autour de la vie et de la mort avec des interprètes talentueux, le film se pose comme un vrai jalon dans l'histoire du cinéma de divertissement, avant King Kong et quelques autres. En dépit de sa brièveté et de séquences parfois expédiées, le résultat est bluffant de maîtrise.
Cette œuvre a beaucoup vieilli et son effet n'est plus le même qu'à l'époque ! Il reste cependant très intéressant à regarder, du point de vue de la société de l'époque sur l'autre et sur le monstre.
Le docteur Frankenstein fut un brillant étudiant en médecine, passionné par le galvanisme et l’électrobiologie, avant de devenir obsédé par un projet prométhéen : recréer la vie. Avec son fidèle assistant, Fritz, il s’est reclus dans un moulin abandonné pour se livrer à de sinistres expériences sur des cadavres qu’il déterre en cachette. Sa fiancée, la belle Elizabeth, son ancien maître, le docteur Waldman, et son père, le Baron Frankenstein, se rongent les sangs pour lui et voudraient le détourner de sa macabre entreprise.
Fort du succès qu’elle vient de remporter avec "Dracula", Universal décide en 1931 d’adapter le roman à succès de Mary Shelley qui, durant tout le dix-neuvième siècle, avait déjà fait l’objet de nombreuses adaptations théâtrales. Bela Lugosi doit jouer le rôle du monstre sous la direction de Robert Florey. Mais finalement James Whale et Boris Karloff leur sont préférés par le studio. Le maquillage est confié à Jack Pierce qui leste de cire les paupières du monstre et lui rajoute un front carré bourré de coton et une calotte.
"Frankenstein" prend beaucoup de libertés avec le livre de Shelley dont il ne reste quasiment rien. Ce n’en est pas moins un film de légende qui figure en bonne place dans toutes les anthologies du cinéma. Il a bien sûr vieilli. Ses personnages ont les poses artificieuses dont le cinéma naissant n’était pas encore arrivé à s’affranchir. Mais le monstre n’a rien perdu de son aura magnétique. Son apparition provoque encore chez le spectateur un frisson régressif. Son destin nous émeut – qui rappelle celui de King Kong que filmera deux ans plus tard Selznick.
On croit souvent que Frankenstein est le nom du monstre, mais c’est celui du docteur qui l’a créé. Le monstre, c’est lui, qui défie la loi de Dieu et les règles de la Nature. Le monstre, lui, restera innommé tout au long du film, symbole du refus de lui reconnaître une quelconque identité. Par un étonnant renversement, il devient sympathique – comme Kong le deviendra aussi – dès qu’il se retrouve en butte à la méchanceté des humains.
La dernière scène n’est pas aussi connue que celle de "King Kong". Mais elle pose une grammaire qui restera celle de tout le cinéma d’horreur pendant des décennies.
Tout bonnement magnifique et intemporel ce métrage de 75 minutes à écris ses lettres de noblesse, "Boris Karloff" est fantastique et "James Whale" démontrant tout son talent en tant que producteur en fait une oeuvre jamais égalée
Une scène m'a beaucoup marquée, la rencontre de Frankenstein avec la petite fille est splendide, j'en ai des frissons tellement le jeu d'acteur de "Karloff" m'a ému au plus haut point. Un chef-d'oeuvre du fantastique pour l'éternité.
Un bon petit film très sympa, avec de nombreux effets qu'on peut retrouver aujourd'hui, le récit est bien ficelé bien que la fin parait invraisemblable par rapport aux événements précédents.
Une mise en scène et des décors d'une certaine qualité. Après même si le scénario adapté conserve un côté engagé efficace l'histoire manque d'ambition. Pour finir, le film a très mal viellit.
Un grand et vieux classique. Effrayant. Du cinéma d'antant, interessant. C'est bien fichu pour l'époque, l'histoire assez original. L'ambiance sombre est bien retranscrite dans ce film.