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Nicolas S.
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4,0
Publiée le 19 janvier 2021
La première fois que j'ai vu ce film, c'était il y a 2 ans et je n'avais pas le son. J'étais à Édimbourg, dans une ancienne église reconvertie en pub dédié entièrement à la créature de Frankenstein. Le film était diffusé sur 2 grands écrans et, au moment de la scène de l'éclair, toute une série d'effets de lumière, de la fumée et des poulies s'enclenchaient pour faire descendre du plafond la créature, comme dans le film.
J'ai été tellement enthousiasmé que depuis, je cherchais à voir ce film désespérément. Cela aurait pu créer en moi de telles attentes que j'aurai été finalement déçu. Cela n'a pas été le cas.
J'ai été fasciné par ces décors grandioses, par ce si beau noir et blanc et cette maîtrise de la lumière. J'ai été amusé de voir tant de détails devenir des références visuelles dans les oeuvres fantastiques qui sortiront des décennies plus tard.
Mais surtout, j'ai été époustouflé par le travail du maquilleur Jack Pierce qui a créé de toute pièce l'aspect de la créature dans l'imaginaire collectif contemporain.
C'est une des références les plus importantes du genre fantastique. Le genre d'oeuvre passionnante pour un cinéphile (je réfute toutefois l'idée qu'il y ait des films qu'il "faut" avoir vu. La cinéphilie est un plaisir, pas un devoir).
Et puis, l'oeuvre rend la créature touchante. Il la dépeint comme victime des atrocités qu'elle commet. Le film se fait alors plus intimiste. Souvent, il n'y a plus de musique, plus de son. Il n'y a plus que Boris Karloff à l'écran, tout en retenue.
Bien sûr, il y a des défauts. On pourra citer des acteurs qui en font des tonnes (hormis Karloff) ou une fin ambiguë. Cependant, les qualités prennent largement le dessus sur les défauts.
Grand classique du cinéma d'horreur et du cinéma tout court, fesant parti de la tradition des films montrant des monstres s'attaquant à des personnes dont leur faiblesses est leurs mortalitée. Il est également l'un des précurseurs d'un sous genre entier du cinéma d'horreur, les films de zombies dont Romero créera ce même sous genre avec sa célèbre trilogie comprenant "night of the living dead", "Zombie" et "Day of the dead". Pour en revenir a Frankenstein c'est un film qui parle de l'acte créateur dont nous sommes tous capables. Sauf que, contrairement à nous, Frankenstein commet l'irréparable en dépassant toute éthique pour créer une atrocité, un véritable monstre (zombie) revenu à la vie. Le dépassement technologique fait partie des thématiques du film. Pour faire clair c'est un excellent film à plusieurs thématiques regroupant l'existence d'un tel être comme le monstre et de son créateur Frankenstein. D'ailleurs Frankenstein ce fait quand même punir à la de façon violente que je ne vous spoilerai pas. Je préfère vous laissez découvrir un film ambitieux et novateur parlant de thématique encore d'actualité aujourd'hui, donc un film qui n'a pas, mal vieilli.
J'ai vu ce film quelques jours après dracula, je continue dans les monstres classiques. Frankenstein a mieux vieilli que le premier cité. Le monstre est plus menaçant, plus intriguant. L'histoire sait mieux où elle va, on a vraiment un développement non seulement de Frankenstein mais aussi de sa créature. Le jeu des acteurs reste très théâtrale et ne correspond pas aux standards actuels mais empêche pas du tout d'apprécier le film. Un film qu'on prend du plaisir à voir, au moins une fois.
Très déçu par cette adaptation culte de ce chef d'oeuvre qu'est le roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, n'utilise que très peu son matériel de base, les thèmes y sont très peu voir pas abordés, bref, une grosse déception. Alors pour défendre le film, il est absolument magnifique, ces plans finaux où l'on voit le moulin brûler sont incroyables. Les acteurs sont plutôt bons, Boris Karloff nous offre un monstre tout à fait correct, bien que je trouve moyen le choix de faire du monstre une créature balourde. Le film contient une seule très bonne scène, et qui n'est pas dans le livre, c'est celle entre le monstre et la petite fille. C'est le seul moment où le film esquisse les thèmes du livre correctement, car le reste est assez laborieux. Expliquer la méchanceté du monstre en disant que c'est la faute du cerveau qui lui a été transmit est complètement stupide, cela dis donc juste que le monstre est méchant car son origine était mauvaise. C'est nul et pas intéressant, dans le livre, le monstre devient mauvais car son créateur l'a abandonné et que malgré sa gentillesse, les humains l'ont rejeté pour sa différence. Dans le même genre, l'attaque du monstre sur Elizabeth, d'un il ne tue pas Elizabeth, donc il n'y a aucune conséquence, et de deux, rien n'amène cela. Dans le livre, Frankenstein a perdu presque tous ces proches des mains du monstre, hormis Elizabeth (et son meilleur ami), donc sa mort marque la fin de tout, il a perdu le dernier amour de sa vie. Le problème général du film c'est qu'il n'a pas le temps : de développer Frankenstein, de développer le monstre, de gérer l'attente entre plusieurs événements, je savais déjà avant de voir le film qu'il n'aurait pas le temps de raconter tout le livre. Je sais bien qu'une adaptation doit faire des choix, mais elle ne peut se permettre de retirer ce qui fait l'essence d'une oeuvre et son intérêt. Et je ne suis pas juste déçu que le film ne respecte pas à cent pour cent le livre, je suis déçu car ce qu'il propose n'est pas intéressant, la mort du monstre n'a aucune signification, le passage où Frankenstein observe une cabane où vivent des humains ne peut pas être totalement absent du film, à la rigueur le capitaine du navire peut être retiré, mais c'est presque tout. Bref, film magnifique visuellement mais qui n'arrive pas à la cheville du roman de Mary Shelley, alors je conseille mille fois plus de lire le livre plutôt que de voir ce film, qui est sans grand intérêt.
L’homme de science, noble Herr allemand se prend pour les mains de Dieu après l’avoir évincé de ses convictions, une conscience élitiste d’être au dessus de tous les hommes, quelque soit son rang social. Ces pratiques immondes sur l’expérimentation humanoïde sera hors-principe étique médicale, tout ce qui reste des morceaux sans âme, la récupération de l’horreur par la folie humaine digne des œuvres royales drama-romantiques immortelles du 16eme de Sir William Shakespeare. Dont découlera celui de Lady Mary Shelley, créatrice du monstre de littérature, avec beaucoup plus de modernité et d’émotion. Une réalisation dans la lignée de son autre homologue germain Herr dit « M., le maudit » sorti la même année, au temps de la république de Weimar que soit la mise en scène de l’intrigue monstrueuse. Le cri des actrices retentissent aussi dans « Frankenstein s’est échappé » à sa vue épouvantable, les demoiselles en détresse cliché du genre. Cette courte réalisation est soft, peu effrayant contrairement à l’anglais, la version de l’américain fait pleuré par sa force maladroite noyant dans l’eau l’incompréhension, vienne la chasse à l’homme créature crée et détruit par son créateur, la participation de la populace en fait un chef-d’œuvre.
Le producteur préfère prévenir les spectateurs que le film qu’ils vont voir peut choquer et qu’il est encore temps de quitter la salle. Sortie en 1931, après des œuvres déjà emblématiques du genre comme « Le Cabinet du docteur Caligari » ou « Nosferatu », « Frankenstein » est l’un des premiers films d’horreur et traversera les décennies des films cultes, comme le prouvera sa reprise en 2008. Henry Frankenstein est un jeune scientifique qui rêve de créer un être humain. Si tout le monde le prend pour un fou, il va parvenir à créer une bête à partir de morceaux de cadavres. Mais c’était sans savoir que le cerveau greffé appartenait à un criminel. S’il existe aujourd’hui de nombreuses relectures et remake, c’est bien l’œuvre de James Whale qu’il faut avoir vu. En à peine une heure, le réalisateur a su créer une ambiance angoissante grâce à une maîtrise des mots, des maquillages, du placement de ses comédiens et surtout de son intrigue captivante. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
L’un des réalisateurs de l’intéressant « Les Anges de l'enfer » se voit confier une adaptation qu’il prendre à cœur de faciliter sa compréhension, jusqu’à étouffer les véritables valeurs de Mary Shelley. Après le précédent succès qu’est « Dracula », James Whale entreprend donc un périple qui résulte d’une atmosphère glaçante et parfois angoissante. Mais au-delà de l’effroi, au-delà de ce que la créature iconise dans le temps, il existe une certaine profondeur qui entretient les points forts et les faiblesses de cette œuvre, manquant encore de consistance dans l’écriture.
Le Docteur Frankenstein (Colin Clive) est un savant fou et mégalomane qui ne recule devant rien pour atteindre un objectif, défiant le pouvoir des dieux. La vie et la mort sont des concepts qui ne sont pas maîtrisés par l’Homme, ou du moins en partie. En faisant entrechoquer ces deux extrêmes, l’auteur saisit ce phénomène irrationnel qui aura beau nous échapper, entre le miracle divin et la rationalité scientifique, or cela nous rapproche de ce que l’on connaît d’une naissance, tout ce qu’il y a de plus classique. La créature de Frankenstein, où Boris Karloff est étonnement méconnaissable, est tout ce qu’il y a de plus intriguant dans ce récit surprenant, à défaut de nous vendre du frisson en abondance.
Le rapport père-fils est évident dans ce chapitre qui dénoue lentement sa trame. Le nouveau-né est d’une fragilité qu’il conviendrait de protéger, éduquer, voire couver. Tout ce qui se développe est le contraire de ce que l’on attend. La créature, issues de plusieurs chairs humaines et d’un cerveau criminel, est en manque de repères face à tant d’agitation autour de lui à son égard. En outre, la violence alimente les émotions du monstre, qui ne fait pas la différence entre le bien ou le mal, ce qui constitue sa piètre vie éclair. Et autour de cette naïveté qui l’entraîne à prendre des décisions qui lui coûtent d’être chassé par la masse, il existe toujours un contraste marquant entre la lumière et les ténèbres, laissant ainsi une part ambiguë à l’interprétation du personnage, dont on éprouvera de l’empathie ou de la répulsion.
Ainsi, la créature de Shelley, « Frankenstein », n’hérite pas du meilleur hommage, succédant à les incohérences et à la facilité scénaristique qui ampute le récit d’une réelle force émotionnelle. Il n’empêche que des scènes glaçantes peuvent satisfaire les premiers venus, mais en relativisant un moment sur la narration, on peine à développer ce côté enfantin et innocent de la chose. Le monstre découvre un monde inconnu, plein de mystère, un monde qui le rejette malgré les efforts et les drames qui lui sont associés. Bien que l’œuvre butte énormément sur l’aspect métaphorique, le personnage ne reste pas moins iconiser de façon convenable, jusqu’à traverser les âges et en lui rendant justice. La compassion est le maître-mot de l’intrigue qui marchande cette poignée de tendresse, avant même de penser à effrayer le public. C’est au moment où l’on saisit ce fait que l’on rattrape partiellement le tort fait aux écrits de Shelley.
Sur une recette basique de savant fou confronté à sa créature, un classique absolu dans le genre du cinéma d'horreur notamment avec cette réplique culte "It's alive". Dans le gotha des monstres mythiques, peut-être celui qui me fascine le moins mais j'ai découvert là une oeuvre qui demeure prenante même si l'ensemble a beaucoup vieilli et ne s'avère que peu effrayant par rapport aux films d'épouvante actuels. Un long-métrage qui vaut avant tout le détour pour le jeu de Boris Karloff impressionnant de charisme. Une référence en la matière.
Un grand classique du film d'horreur ! Le docteur Frankenstein trouve la faculté de créer la vie via des cadavres foudroyés, et vient donc par ce procédé donner naissance à une créature violente et ingérable. Le sujet est intrigant, les décors à l'ancienne trouvent toujours leur charme, "Frankenstein" restera l'un des meilleurs film des Universal Monsters.
Un film de "légende" franchement décevant, le scénario a été écrit à minima par rapport à l' oeuvre originale et la réalisation n'a rien d' exceptionnelle même pour un film de l'époque. A mon avis le film tire surtout son prestige des photographies et des affiches qui sont pour le coup superbes.
Quelques mois après la sortie de Dracula, les studios Universal adaptent une nouvelle fois une figure classique de la littérature fantastique : Frankenstein. Interprété par l'immense et inoubliable Boris Karloff, Frankenstein (tout comme Dracula) est un film culte par excellence, à la fois horrifique et touchant. Boris Karloff livre une prestation muette incroyable, tout en puissance et en charisme, et a imposé la figure mythique de ce monstre au cinéma. Souvent imité mais jamais égalé, le Frankenstein de 1931 reste un incontournable du film de monstre et un classique du cinéma d'horreur.
Ce film devenu plus que culte et incontournable dans le cinéma d'horreur, réalisé par James Whale et sorti en 1931 est bon mais sans plus. C'est le deuxième film de la série Universal Monsters que je regarde, après avoir vu "La Momie" et ce dernier m'avait beaucoup plus étonné, je m'attendais donc à être avec ce film dans le même esprit et ce n'est pas vraiment le cas mais il n'empêche qu'il reste vraiment bon, surtout pour l'époque. Adapté de la pièce de Peggy Webling, elle-même adaptée du roman de Mary Shelley, le film raconte l'histoire d'un docteur un peu fou, Henri Frankenstein, qui décide de donner vie à un corps fabriqué de toutes pièces muni d'un cerveau "frais". La créature prend vie mais évidemment, tout ne se passe pas comme prévu. Ce film est un mythe à lui tout seul tellement il fait, encore de nos jours, parler de lui et c'est tout de même extraordinaire ! Ce qui m'épate le plus avec ce film, ce sont les maquillages qui sont tout simplement excellents ! Effectivement, pour l'époque, je m'attendais à des effets spéciaux très moyens alors certes ils ont pas mal vieillis depuis le temps mais cela reste de la très bonne qualité. Même s'il ne fait pas plus peur que ça ou s'il n’impressionne plus de nos jours, il reste quand même parfois assez glauque dû au fait tout d'abord qu'il soit en noir et blanc et que cela accentue beaucoup cet effet et qu'il y a des scènes filmées assez crument qui ne sont pas choquantes à proprement parler mais qui font un peu froid dans le dos. Pour ce qui est de la réalisation, elle est dans l'ensemble assez banale parce-qu'il n'y a rien de surprenant ni de particulier mais le film reste néanmoins très bien filmé. Du côté des acteurs, nous avons tout particulièrement Boris Karloff qui a été révélé par ce rôle et qui lui collera d'ailleurs à la peau le reste de sa vie tellement il interprète bien son personnage. Le reste du casting est bon lui aussi en particulier Colin Clive qui joue également très bien. "Frankenstein" est donc une très bonne œuvre qui a marquée son temps et le marquera encore longtemps.
Il n'est même plus besoin de présenter le personnage de Frankenstein que tout le monde connait. L'acteur jouant le rôle du monstre est parfait. Pour le film il faut avouer que c'est lent, bien que certaines scènes sortent du lot, la scène de la création du monstre,comme celle du moulin, ou celle de la rencontre avec la petite fille. J'ai bien aimé que le monstre qu'on nous présente n'est pas celui que l'on croit, mais plutôt spoiler: la population, jolie métaphore sur le racisme au passage . Mais après cela, le film est relativement ennuyant.