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Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mars 2008
Très bon film assez tordu pour ne pas dire complexe. Il joue sur le tableau ambigu du rôle de la télévision et de la violence sur le téléspectateur, cela donne une réflexion entre " devenons nous même l'acteur en étant influencé par la télévision, qu'elle soit bien ou mal comme ici" ou " influençons nous la télévision pour quelle soit le reflet de notre société " ( c'est comme cela que je l'ai ressenti ). Ici , Croneneberg pose les premières pierres d'une réflexion que chacun doit se poser , jusqu'où la télévision ira pour distraire notre appétit de nouveauté ( pour ne pas se lasser, allons toujours plus loin !!!!)..Film excellent, à posséder dans sa collection.
Terrible, fascinant, effrayant, Videodrome est tout à la fois. Pur film fantastique (l'expression des angoisses et des peurs à travers l'improbable), il déborde de détails déroutants dont seul David Cronenberg doit connaître la raison d'être. Cela dit, le genre a beau puiser ses sources dans nos pensées les plus profondes, il reste très ouvert en permettant à chacun de transposer dans le récit ses propres démons... Et puis, même si tout n'est pas explicite, le thème principal, lui, est très clair : le pouvoir psychologique et politique de la télévision sur les masses, l'impact des images sur les esprits, le formatage des pensées et l'assujettissement de la foule par l'assouvissement visuel de ses désirs primaires (violence et sexe). Difficile alors de ne pas faire le rapprochement avec notre quotidien, avec notre télé et ses programmes racoleurs (quoique le cinéma n'est pas non plus irréprochable dans le domaine). Videodrome est un film passionnant et viscéral qui explique une fuite en avant hélas inévitable dans l'abrutissement du peuple.
Videodrome est reconnu comme LE chef d'oeuvre de David Cronenberg par un bon nombre de cinéphiles. Il est certain que l'idée est méchamment géniale : jusqu'où l'être humain peut-il aller dans son délire passionnel - presque pulsionnel - et son aliénation mentale ? Cronenberg prend comme exemple illustratif le cas de Max ( James Wood ), directeur de programmes pornographiques diffusés à la télévision, bien décidé à proposer à ses téléspectateurs le Videodrome: une émission vivante et démoniaque capable de transformer la vie des gens. On retrouve la " new flesh " du cinéaste canadien ( présente dans la majeure partie de son oeuvre ) et les effets spéciaux sont saisissants et pour le moins choquants ( même si le film a quelque peu vieilli ). Videodrome s'impose comme une intéressante critique de la TV et de ses méfaits ( intéressante car la fiction reste fiction, puisque le réalisateur ne sombre jamais dans le documentarisme ou le didactisme ). Je ne mets que deux étoiles car le dénouement m'a déçu. Un bon film au final. PS : je ne sais pas pourquoi, mais je rapprocherais volontiers ce film du Body Double de Brian De Palma : peut être pour la similitude des thèmes ( la pornographie ) et pour le côté manipulateur.
Max voulait Vidéodrome mais c'est Vidéodrome qui l'a eu. Voilà pour l'histoire. Histoire qui s'avère le support d'une réflexion existentialo-philosophique sur les faits et méfaits du virtuel en matière vidéographique ; en ce sens le film apparaît d'actualité voire quelque peu prémonitoire pour son époque, bien que dans les années 80 le problème fût déjà posé eu égard aux technologies d'alors. Au final un très bon film qui marie avec intelligence mystère, gore, et thriller avec une pointe de surréalisme.
Un bon Cronenberg comme on les aime, qui dénonce le pouvoir télévisuel sur les gens et ses dérives, bien avant qu'apparaissent les RealTV. A noter la superbe prestation de J Woods...
C'est le genre de film dont on ne sort pas indemne dans la mesure où certaines séquences sont vraiment violentes visuellement, tout à l'air si vrai. Les thème du complot et de la manipulation sont intéressants et l'intrigue est bien construite, tout est cohérent et bien expliqué. On est vraiment absorbé par le film, un peu comme le personnage Max.
J'avais décidé de voir ce film pour son coté fantastique, l'histoire semblait attrayante. A en lire le synopsis et en voyant le début du film ; je m'attendais à quelque chose de plus erotico-gore mais non, Videodrome s'attarde plutôt sur le délire, la paranoïa grandissante du personnage. C'est un film où même le téléspectateur finit par ne plus savoir où est la réalité.
Ce film m'a fait penser de loin au film "le cercle" avec l'histoire des k7 vidéo et son côté fantastique. Il plaira eux amateurs de films fantastique un peu vieillot.
Comme dans eXistenZ Videodrome nous embrouille. Où est la réalité, où est la "fiction" (Le jeu dans eXistenZ et les hallucinations dans Videodrome.)? Et ça rend le film intéressant. C'est une critique de la télévision qui nous manipule ou plutôt comment manipuler les individus grâce a la télévision? Vaste question. Ce film m'a réellement fait penser a du K.Dick. En tout cas il me semble que les univers sont très proche.
Un film qui spécule magistralement, même si c’est avec noirceur, sur les nouveaux phénomènes technologiques : le virtuel, les contaminations réciproques de l'organique et du mécanique, la programmation... Quiconque s'y intéresse peut difficilement se dispenser de voir "Vidéodrome". La fin est un vertige d’angoisse : tout cela mène-t-il à une métamorphose existentielle (« the new flesh », le corps modifié ou dématérialisé) ou à une annihilation morbide irrémédiable…
Pour résumer la trame, à défaut de comprendre toutes les péripéties, ça serait l'histoire d'un apprenti sorcier piégé dans une affaire de snuff movie.
Qualité accessoire du film : Cronenberg sait rendre mystérieux et inquiétants au possible les décors et les intérieurs urbains, en l'occurrence ceux de la ville de Toronto.
Un bon film de Cronenberg qui laisse, cependant, pas mal d'interrogations dès le générique enlenché et narrant L'histoire de Max, un directeur de programmes prêt à tout pour faire de l'audience quitte à diffuser ce fameux vidéodrome qui s'avérera assez nuisible. Cronenberg signe un film fantastique sur l'influence télévisuelle même si, pour ma part, je n'ai pas tout capté le film est intéressant dans sa conception avec un final plus qu'ambigu.
Les films zarbis soient ça passe soient ça casse, celui-ci m'a plu ; David Cronenberg a su créer un univers très étrange, inquiétant, angoissant, glauque, malsain ... (prenez le dictionnaire des synonymes, je vais pas me répéter 30 fois). La fin nous laisse assez perplexe mais on plonge totalement dans Vidéodrome et on se laisse emporter par le mystère de cette chaîne de télévision pirate qui intrigue un excellent James Woods. Vidéodrome est sans doute la meilleure et la plus intéressante des réalisations de David Cronenberg, je l'ai revu et ce Videodrome reste autant fascinant sauf que de nos jours se serait plutôt d'Internet dont il serait question et moins de la télévision.
Un bon Cronenberg étonne, dégoute et hypnotise, tout à la fois. Vidéodrome en est un, véritable OFNI, avec un James Wood impeccable. Peut-être l'un de ses trois meilleurs films avec Rage et Faux-semblants.
« Vidéodrome » est une éxpérience unique sur la question de ce que répercute la télévision sur lhumain qui peut se définir comme une sorte de réalité dans lirréalité. Tout le film est très complexe et laisse passer un message sur le corps et particulièrement la chair mais aussi sur le sexe, le voyeurisme, lextrêmisme politique. Cronenberg lance une idée visionnaire sur le fait que plus tard lhumain modifiera peut être son corps en modifiant son aspect extérieur qui est la peau. Lintégrité physique est décidemment lobsession majeure de Cronenberg, ça le hante. Dans son film, James Woods, incarnant Max un diffuseur de programmes de télévision pour une chaîne érotique, verra son corps modifié par la vision dune VHS nommé Vidéodrome qui a comme répercution de créer un nouvel organe dans le cerveau et celui-ci est responsable dhallucinations. Le parcours de Max Renn sera marqué par une confusion mentale où il ne saura plus si il est dans la réalité ou dans le fictif en raison des hallucinations dont il sait être victime. Cronenberg montre limportance que peut désormais avoir la télévision sur les gens, tout ce quelle propose peut être source de manipulation. Cette manipulation, il la montre par cette création du vidéodrome qui servira à maîtriser nimporte quel être humain. Le film explique aussi que les gens sont souvent attirés par lextrêmisme comme le sadomasochisme ou la violence quils nient aimer mais qui est malgré tout bien ancrés à lintérieur de chacun d'eux. Il suffit dun élément déclencheur pour le réveiller. La télévision est définit comme un moyen de voyeurisme mais aussi un moyen de voir des choses choquantes qui changent de la norme. Je ne pense pas avoir tout compris de ce film très complexe mais bon cest comme du Lynch, la difficulté délucidation de certaines choses est justement passionnante.
Un directeur des programmes d'une petite chaîne cherchant à monter recherche les programmes les plus violents et choquants en vu de les exploiter sur sa chaîne pour faire du fric, malgré sa prétention d'aider à la catharsis générale.
Mais tout bascule lorsque celui-ci tombe sur un programme baptisé Videodrome où les scènes de meurtres et de tortures semblent plus réelles que jamais et provoquent divers effets sur lui.
La suite de film je ne vous la dévoilerai pas, mais elle est marquée par de scènes insolites, grotesques et très étrange centré autour de plusieurs thèmes comme celui du pouvoir de la télévision sur l'esprit, les hallucinations et le déphasage avec la réalité.
Réflexion sur la télévision, le corps et les images, étrange et mystérieux, Videodrome est un film bien trop original et réussi pour qu'on passe à côté. Du fantastique comme on en fait plus
Voilà ce qui reste pour moi un incontestable chef d’œuvre au propos torve et à la réalisation des plus vicieuses. Personnellement, je reste admiratif par la capacité de cet auteur à me happer dès la première seconde par ce souffle malsain de folie pure qui me colle ensuite à la peau – devrais-je dire à la chair – jusqu’à la fin du film et même après ! Pas de doute, ce « Videodrome » est un pur plaisir presque masochiste de démence visionnaire. Oui, je le crie haut et fort : « Long life to the new flesh ! »