992 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
147 critiques spectateurs
5
56 critiques
4
52 critiques
3
11 critiques
2
16 critiques
1
4 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2009
Tres beau film! Il y a quelque chose de "Lost in Translation" là dedans! et je viens de remarquer que l'affiche peut y faire penser d'ailleurs... A voir!
Un mauvais titre pour un pur chef d'oeuvre ou tout est juste. Tous les personnages sont campés avec talents Chesnais handicapé de la communication, mais cœur pur et tendre, Fanfan (Anne Consigny) fragile mais déterminée.
Dommage que la note 6 étoiles n'existe pas, car ce film, exceptionnellement, la mérite amplement. Tout y est magnifique,magique, parfait : le scénario, la mise en scène, les acteurs (mais comment se fait-il qu'une merveilleuse comédienne comme Anne Consigny n'obtient elle pas plus de premiers rôles?) , la musique. Quelle finesse dans l'étude des relations entre un père et son fils ! dans le désarroi d'une jeune femme aux portes du mariage ! Avec "l'enfer" et "le petit lieutenant" Le 4ème trimestre 2005 remonte le cinéma français au meilleur niveau. Malheureusement, c'est "Joyeux Noël" qui va représenter la France aux Oscars !
Des films français intimistes on en a vu des cargaisons. Des films français intimistes qui parlent avec intelligence de la cruauté ordinaire de la famille c'est beaucoup moins courant. L'histoire d'amour entre l'huissier et la conseillère d'orientation est en effet le prêtexte à montrer à quel point des êtres peuvent se retrouver niés, étouffés par leur famille et les conventions. Et à quel point il faut du courage (et une petite étincelle provoquée par autrui) pour envoyer tout cela promener et vivre son vrai désir. Le ton est juste, les acteurs et les dialogues aussi. Si la mise en scène n'a pas d'intérêt particulier elle n'a pas non plus de prétention malvenue. Un très bon moment donc.
Enfin un film qui ne va pas dans les excès de l'amour juste pour attirer les spectateurs! Une idylle discrète et subtile, qui ne peut que pénétrer chacun de nous! Avec son rythme lent, ce film nous touche par son personnage, qui est tout simplement ordinaire, et qui à travers sa petite vie, augmente notre intérêt pour lui. Un grand hommage au scénario, et aux acteurs, puisque ce film repose entièrement sur ces 2 critères et non à l'image, ou à la musique, ou à toute autre forme enjolivante du cinéma!
Vu sur Fr3 des années après sa sortie, très beau film. Chesnais tout en finesse, Consigny.... qui ne tomberait pas follement amoureux d'elle ? Georges Wilson... il fut un grand. Et le scénar et réal, bravo pour ce bel essai. C'est d'une grande finesse, précis et flou. Emotion, vraiment super et inspirant, et vécu, ressenti.
Je ne suis pas un adepte des films sentimentaux, surtout quand ils sont français. Et bien j’ai été très très agréablement étonné. J’ai savouré ce film de la première à la dernière seconde. La justesse du propos, des sentiments, la sobriété remarquable, l’interprétation impeccable, tout contribue à en faire un beau film. J’ai été très impressionné par cette capacité qu’a le réalisateur à faire passer des sentiments non pas par les dialogues, mais uniquement par les regards et les gestes. Donc voici un film d’une grande simplicité, idéalement épuré, ou chaque mot, chaque geste a son importance. Avec en prime une belle bande son et de belles scènes très sensuelles de tango. C’est remarquable.
Patrick Chesnais n'a pas de chance!Non seulement son métier d'huissier le fait passer pour un vieux con sans coeur auprès des gens mais en plus, son père ne cesse de le rabrouer et son fils a peur de lui et n'ose pas lui dire ses quatres vérités en face.Il n'est vraiment pas là pour être aimé.Pourtant, nous on l'aime Patrick Chesnais.De ses petits pas de danse dans son cours de tango à sa maladresse pour draguer une belle jeune femme, il ne cesse de nous faire sourir et de nous faire comptatir à sa vie plus que tristounette.En représentant trois générations d'huissier, Stéphane Brizé, le réalisateur réussi non seulement à faire une critique de ce métier qui requiert tout sauf l'humanité (le vieux est devenu aigri et impossible, son fils est sur le bon chemin pour devenir comme lui mais le petit dernier, amoureux des plantes et de la vie ne veut pas devenir huissier) mais explore aussi et avec une justesse sans égale les liens familiaux d'un quinqua pour qui tout va mal.Son histoire d'amour avec la belle Anne Consigny, une conseillère d'orientation en lycée qui s'apprête à se marier, va pourtant le faire revivre.Stéphane Brizé a réaliser un très beau portrait d'un homme arrivé à un tournant de sa vie et qui doit maintenant faire des choix cruciaux.Cet homme, c'est Patrick Chesnais, sublime de charisme et de mélancolie.
Ah, le joli film ! Pourtant cest une toute petite histoire quon a déjà vu mille fois, un homme mûr fatigué de sa vie, éclairée par une rencontre miraculeuse mais les deux acteurs sont en état de charme absolu (Patrick Chesnais, sorte de JP Bacri en plus triste, et Anne Consigny, qui a des airs de Julie Gayet). Alors oui, cest un peu triste, un peu cafardeux, mais ça noublie pas dêtre drôle, sensuel, tendre La mise en scène, classique, met en valeur ce très joli pas de deux. Par contre, les seconds rôles sont inégaux : si George Wilson fait un père tyrannique formidable, les autres sont un peu caricaturaux. Mais on sen moque, le couple Chesnais-Consigny fonctionne tellement bien
Un vrai bon film français, avec une mise en scène simple, portée par la grace de ses deux acteurs principaux. Le tout sur un air de tango pas du tout déplaisant. Que dire de plus?
Une comédie dramatique à la française comme on en voit beaucoup : ça n'est pas mauvais mais il n'y a rien qui dépasse, et, du coup, ça risque de s'oublier en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. La communication, ou plutôt son absence, est le thème central du film : les personnages entretiennent de piteuses relations parce qu'ils ne se parlent pas, ne savent pas s'exprimer ou ne se comprennent pas. Le principal atout de Je ne suis pas là pour être aimé réside dans son interprétation : Patrick Chesnay assure dans son registre habituel, Georges Wilson campe avec un réalisme terrifiant un vieillard aigri et méchant, mais celle qui illumine véritablement le film, c'est Anne Consigny, qui distille à l'écran une sorte d'espièglerie mélancolique et happe tranquillement l'attention du spectateur. Sa présence est la meilleure raison d'aller voir le film.
Film tout en délicatesse, avec des acteurs, Pierre Chesnais et Anne Consigny en tête, plus vrais que nature dans le vécu de leur trouble. Une histoire sentimentale qui accroche vraiment, au son d'une belle musique de tango. Je comprends par contre qu'on puisse contester la vision très orientée sur le métier d'huissier de justice, avec une scène de saisie chez une Africaine un peu caricaturale et provocatrice. Certes, on sait que le monde n'est pas rose, mais ce coté caricatural gâche un peu, me semble-t-il, le propos qui était super réussi. Pour cette raison je mets trois étoiles au lieu de quatre, mais beau petit film à voir quand même.
Des personnages simples, des situations courantes monsieur et madame tout le monde filmé dans le quotidien. Pourquoi pas ? Dautres cinéastes ont travaillé sur ce procédé narratif en essayant de sapprocher au plus près dune réalité quotidienne qui se fait lécho du vécu de monsieur et madame tout le monde. Mais quand on veut faire dans lauthenticité, on cherche alors à éviter le cliché. Et le cliché, hélas, est omniprésent dans ce scénario où lon associe le métier de huissier de justice à de linhumanité. En effet, dans la trame narrative, on présente Jean-Claude Delsart/Patrick Chesnais comme huissier de justice, sec et sans grande humanité. Au moment où il va connaître le sentiment amoureux, il va alors shumaniser et comprendre quil a toujours vécu dans un métier de merde, jusquà proposer à son fils de quitter ce boulot denfer. Merci pour les huissiers de justice ! Mais comment est-ce possible de tomber dans une caricature aussi grossière ? Stéphane Brize ne sarrête pas là dans la démonstration ! On va nous montrer par exemple léjection dune femme noire de son appartement pendant que deux policiers samusent et rient de leur côté. Si ce metteur en scène possède une qualité, cest bien celle de plonger en permanence dans le poncif et la caricature ! Le poncif et la banalité où tout ce qui est montré a déjà été vu un milliard de fois au cinéma, avec cette façon déplorable de téléphoner les situations. Tout est commun, attendu, répétitif, long comme ces interminables danses de tango qui nen finissent pas. Cest mal filmé et la mise en scène est inexistante. Jusquà lultime seconde de sa narration, le film se nourrira de grossièreté de situation dans son propos, avec en final une proposition de happy end romantique que même le cinéma américain a abandonné depuis des lustres !Heureusement, un grand comédien, Patick Chesnais est là pour sauver quelque peu le tout du naufrage.
Bonjour Mademoiselle, je ne suis pas là pour être aimé… Passé ce moment mémorable au guichet du Mk2 qui vaut largement "Rrrr" pour passer pour un grand bêta dans notre environnement social, on peut passer au film "proprement dit". Chesnais a écumé le théâtre et la TV avant de commencer à hanter les salles obscures avec notamment "Mille Millièmes", il a un physique qui ne peut passer que pour des rôles réalistes à la Darroussin, et c'est tant mieux comme ça. Plans fixes, dialogues limités au minimum syndical, minutie des détails et économie sinon épure des situations pour aller à l'essentiel. Pas une scène n'est inutile, pas une scène n'est spectaculaire, à part quelques énervements passagers. Une maîtrise du réalisme particulière qui fait un peu froid dans le dos. Vous l'avez compris, ce film est exigeant, l'humour est distillé sinon dilué dans l'ambiance dramatique ou déprimante. Néanmoins, ce n'est pas à proprement parler déprimant. Enfin, pas tout à fait. Pour en finir avec les critiques techniques, c'est surtout lent et chiant, mais toujours à propos, puisque l'on sent que rien n'est laissé au hasard. Pour ce qui est de la critique plus générale, c'est un peu un mélodrame dans tout ce qu'il a de plus populiste, genre série TV du lundi après midi pour ménagère de moins de 50 ans esseulée. Mais, si j'en parle si longtemps... c'est que les qualités surpassent largement les défauts. C'est un film réaliste, mais sans la caméra portée ou le manque de maîtrise caractéristique de la nouvelle génération qui ne veut plus se donner la peine du travail de mise en scène. Avec une dimension esthétique jamais noyée sous les effets. Et surtout des positionnements et des choix de cadrages jamais innocents. Le scénario n'est pas mal, certes éculé, mais avec suffisamment de matière et d'originalité, même si le sujet est un peu facile vu le phénomène de célibat actuel. C'est très contenu, presque indéfinissable, tout se fait par touches, entre gens de subtilité égale. Et il faut bien dire que pour interpréter tout ça, il fallait des pointures, elles sont heureusement présentes, et la modestie de leur travail fait plaisir à voir, tout est joué pour le film, et c'est assez rare pour être souligné. Pas de facilité, ni d'effets de manche, rien que du vrai, jusque dans les mouvements de regard, on sent une sacrée poigne de réalisateur. Le film est gentil, triste et lent comme la vraie vie, mais les scènes de tango sont superbes pour le jeu des deux acteurs, absolument formidable. Bref, un tout petit film avec des seconds couteaux, mais d'une qualité d'émotion assez rare aujourd'hui, à cause de l'humour trop lourd du cinéma français quand il s'agit de parler d'amour ou de solitude. Et la finesse bordel !