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4,5
Publiée le 19 novembre 2021
Un huissier de justice laminè par la vie! Un homme qui se rèsigne à une existence de solitude et de tristesse jusqu'au jour où il dècide de franchir le pas en participant à un cours de tango! Stèphane Brizè se base sur toutes les opportunitès que l'on manque, sur les difficultès que l'on rencontre alors que de simples èchanges suffiraient a les rèsorber! Une rencontre et la sensualitè de la danse raniment les braises prêtes à s'èteindre chez ce quinquagènaire persuadè qu'amour et bonheur n'ont jamais ètè prèvus pour lui! Une alchimie vraiment rare naît du magnifique duo formè par la rayonnante Anne Cosigny et par le morose Patrick Chesnais, discrets et subtils, superbement portès par des dialogues aussi fins que justes dans une histoire simple et belle comme la vie! On soulignera ègalement l'excellente composition de Georges Wilson en vieux râleur! Ce deuxième long de Brizè est un petit chef d'oeuvre de silences, d'amour disparue où les pas de danse entre Chesnais et Consigny nous donnent une partie de leur grâce et de leur profondeur...
Découverte de l'année 2005, ce 1er film se révèle être une bouchée de fraîcheur tout en étant un des films les plus flippant que j'ai vu. D'abord, félicitons le metteur en scène, qui a su obtenir de ses acteurs le meilleur, chacun est crédible, le texte est dit de façon naturelle (contrairement à 90% des films français du genre), le son est impeccable (TOUS les dialogues sont audibles, une rareté) et surtout, le casting est peuplé de gens "normaux", participant, avec le choix de la pellicule, à cette ambiance quasi-documentaire. On entre de plein pied dans le film avec la magnifique scène d'ouverture (très réaliste) et le titre qui arrive (trouvaille géniale). La suite est un bonheur, oscillant entre comédie (quelques fous rires sont à prévoir grâce à un P. Chesnais trop longtemps boudé et qui fait une vraie démonstration), romantisme et film de famille. Contrairement à la majorité des films bobos parisiens, le scénario évite tous les clichés et le côté flippant du film vient de son versant un peu glauque, de son réalisme étouffant (une vraie tranche de vie) et l'émotion surgit dans les dernières scènes (dont 1 où P. Chesnais et G. Wilson donnent un leçon magistrale). Le rythme peu paraître mou mais les moments creux participent pleinement au film. A. Consigny se révèle être une bouchée de fraîcheur, dotée d'un charme discret mais assuré, doublé d'un talent incroyable. A voir absolument. D'autres critiques sur
50 ans, huissier de justice, le cœur et le sourire fatigués, Jean-Claude Delsart a depuis longtemps abandonné l'idée que la vie pouvait lui offrir des cadeaux. Son père n'est guère plus qu'un vieil irascible, grincheux et insupportable. Son fils, décide malgré lui de suivre les traces de son père, vers une destiné, où son paternelle, à d’ores et déjà mortifié son corps et ruiné son esprit. Jusqu'au jour où il s'autorise à pousser la porte d'un cours de tango... Stéphane Brizé, grand cinéaste en devenir, réserve ici sa caméra à une œuvre, rudement bien équilibrée entre comédie grinçante et drame intimiste. Patrick Chesnais, acteur sous-utilisé, y trouve sans conteste le rôle de sa vie ; comme on se l'imagine aisément, sa frimousse de chien battu, combinée au ton de son jeu, tout en pudeur et en retenu, fait de réelles merveille. L'histoire de ce quinquagénaire, posant un regard sur sa vie, est remarquablement amenée. Patrick Chesnais, dans son rôle de Droopy flegmatique, blessée par la vie, et les désillusions qui l'accompagnent, est poignant. Stéphane Brizé et sa pléiade de comédiens géniaux, peuvent apparaître ici tels des fossoyeurs morbides, clouant joyeusement le cercueil des dialogues chocs, incisifs et raffinés façon Michel Audiard. Mais il est important de souligner le mot d'ordre de ce long-métrage, en d'autres termes, le réalisme percutant et criant de vérité. "Je ne suis pas là pour être aimé" tire sa discrète, mais puissante force, de l'aspect lucide et spontané de chaque séquence, dans lesquelles, entre autres, n'ayant rien à se dire, père et fils tergiversent non trop longuement sur des sujets absurdes et vide de sens, entre deux interminables blancs, silences et regards qui en disent long. Au même titre que sa tonalité dramatique, le côté humoristique offre, lui-aussi, un comique décalé et mordant. Le réalisateur ne comment pas l'erreur de sombrer dans le sentimentalisme, et pathos exacerbé. Un film délicat, nuancé et émouvant à voire absolument.
Une petite merveille de pudeur et de sensibilité portée, dansée pourrait-on dire par deux acteurs touchés par la grâce : P.Chesnais, tout en silences éloquents, et A.Consigny, vibrante et retenue à la fois, un couple dont l'alchimie fonctionne dans les nuances, les non-dits et la danse qui les réunit. L'huissier de justice sinistre, la cinquantaine lasse, le sire à la triste figure, croise dans un cours de tango, le sourire, la douceur et la grâce, et sa vie sans joie, qui se limite à de tristes visites à son vieux père, râleur et bougon, emmerdeur notoire ( Georges Wilson génial dans ce personnage qui a verrouillé en apparence son amour filial), s'illumine à ce contact... C'est un peu le tango des sentiments : deux pas en avant, deux en arrière, mais Jean-Claude et Françoise sont faits l'un pour l'autre, et le cinéaste filme simplement, s'attardant sur un regard, un sourire, un geste en attente...Un très joli film où "le silence est plus éloquent que les mots".
Film tout en délicatesse, avec des acteurs, Pierre Chesnais et Anne Consigny en tête, plus vrais que nature dans le vécu de leur trouble. Une histoire sentimentale qui accroche vraiment, au son d'une belle musique de tango. Je comprends par contre qu'on puisse contester la vision très orientée sur le métier d'huissier de justice, avec une scène de saisie chez une Africaine un peu caricaturale et provocatrice. Certes, on sait que le monde n'est pas rose, mais ce coté caricatural gâche un peu, me semble-t-il, le propos qui était super réussi. Pour cette raison je mets trois étoiles au lieu de quatre, mais beau petit film à voir quand même.
Film remarquable. Tout est bon : bon texte (dialogues justes et parfaits), très bonne réal (le cadre est magnifique), excellents acteurs (Anne Consigny et Patrick Chesnais sont formidables). C'est également un film très drôle par la justesse des situations : qui n'a jamais vécu une gêne lors d'un premier rendez-vous ? ou une timidité dans l'approche d'un groupe ? ou le poids des non-dits avec ses proches ? etc, etc. Les personnages ont la trentaine et la cinquantaine mais ce sont des adolescents. C'est, au fond, le film des élans contraints, des gestes retenus dans une certaine fébrilité mutuelle qui trahit des pulsions sincères et puissantes… pulsions qui n'ont de buts que de s'épanouir. Dis comme ça, c'est un peu long, mais franchement ce film, j'adore. (Je le place à côté de Diabolo menthe. Le même bijou.) Et dire aussi que cette comédie est très habilement illustrée par un tango dont on saisit toute la tension.
«- très bien, c'est quel parfum ? - "Passion intense" - … vous n'auriez pas le même genre avec un autre nom ?"»
Voila un film qui a la lecture de son resumé n'apparait pas rempli d'un enthousiasme débordant et ce n'est pas l'affiche qui aide a croire en une quelconque lueur d'optimisme mais apres la vision de celui ci force est de constater que l'amour peut tout modifier meme les situations les + banales.Les 2 personnages centraux (excellent Chesnais et lumineuse Consigny aussi belle qu'emotionnellement bouleversante) sont chacun a leur maniere a 1 tournant crucial de leur vie : lui 50 ans se rend compte qu'il a raté sa vie privée et elle s'apprete a se marier : c'est la danse qui va les rapprocher.Quoi de mieux que le tango qui allie la melancolie de ses melodies a la sensualité de ses pas pour unir 2 etres qui ont ,comme beaucoup d'entre nous du mal a exprimer leurs sentiments.Une realisation parfaite permet d'alterner les moments droles et legers avec d'autres + graves ,au final ce sont paradoxalement les silences et les regards qui traduisent le mieux la magie de cette rencontre de 2 "paumés"
Si l'on peut être quelque peu inquiet au départ d'être plongé dans un ennui mortel, ce doute est très rapidement dissipé. On ne peut en effet que se ravir de la justesse, de l'intelligence du ton donné par Stéphane Brizé à son oeuvre, touchante de bout en bout et ne cédant jamais à la facilité. Mais attention, le réalisateur n'est pas là pour nous offrir une leçon de pathos : il montre au contraire une grande sensibilité, une force qui donne au film toute sa raison d'être, ou les silences évoquent bien plus que d'interminables conservations. C'est d'ailleurs peut-être cela que l'on préfère en définitive : cette sagesse, ce poids des sentiments permettant à l'émotion d'avoir toujours sa place, et cela à tout instant. Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître.
Patrick Chesnais, parfait. Anne Consigny, sublime. Et Georges Wilson, donc! Des acteurs merveilleux au service d'une intrigue un peu mince, mais finement et intelligemment écrite et filmée.
Film très profond dont le malaise se résume dans le titre mais dont Patrick Chesnais et la chaleur des dialogues permet d'apporter un état d'âme plus générale à cette oeuvre. On surnage au sein de ce mélange de sentiment intense et d'émotion refoullée.
Je ne suis pas un adepte des films sentimentaux, surtout quand ils sont français. Et bien j’ai été très très agréablement étonné. J’ai savouré ce film de la première à la dernière seconde. La justesse du propos, des sentiments, la sobriété remarquable, l’interprétation impeccable, tout contribue à en faire un beau film. J’ai été très impressionné par cette capacité qu’a le réalisateur à faire passer des sentiments non pas par les dialogues, mais uniquement par les regards et les gestes. Donc voici un film d’une grande simplicité, idéalement épuré, ou chaque mot, chaque geste a son importance. Avec en prime une belle bande son et de belles scènes très sensuelles de tango. C’est remarquable.