376 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
52 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
18 critiques
3
10 critiques
2
10 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
burrows28
23 abonnés
233 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 9 avril 2008
Franchement,niveau histoire...c'est hyper lent mais comment ne pas être émerveillé devant les prouesses techniques(pour l'époque)de Dreyer.Jeux d'ombres,de lumières...Avec des plans percutant(le titre qui apparait au début du film,le faucheur qui sonne la cloche,l'arrivée du bossu...).C'est simple,les 2 étoiles sont juste pour l'aspect visuel du film parce que niveau rythme et jeu des acteurs,il y a rien.
Fantastique, onirique, mystérieux, cauchemardesque, inquiétant, déroutant,... «Vampyr» est un film hors-normes et multiple. Influencé par l'impressionnisme comme par l'expressionnisme, Carl Theodor Dreyer réalise là un film conçu comme un rêve éveillé où le héros, comme nous, est totalement abasourdi par ce qu'il voit et entend. Les symboles abondent, surtout ceux de la Mort, la photographie est magnifique, les cadrages et les travellings sont exceptionnels de modernité et d'inventivité, les acteurs sont fascinants de l'hésitant Julian West à la vénéneuse Sybille Schmitz en passant par le terrifiant docteur Jan Hieronimko... «Vampyr» est un long métrage très riche, loin de se limiter au seul film de genre (peut-on d'ailleurs lui en attribuer un ?). C'est bien simple, ici Dreyer ose tout, se sert de tout, même des problèmes techniques rencontrés : son imagination et son audace semblent s'affranchir des limites (narratives et formelles) l'instant d'un film. Le résultat est surprenant et ne livre pas ses secret en un seul visionnage, l'abstraction et la destructuration de «Vampyr» ne rendant pas la chose facile. Pourtant on est vite porté par l'atmosphère angoissée et fantasmée du long métrage, et on suit avec attention les étranges découvertes du jeune héros, tout en appréhendant avec lui l'horreur des évênements. Dreyer signe là un film tout simplement génial, sans doute l'un des plus envoûtants du 7e art. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Difficile pour moi de me faire un avis tranché sur ce film, pourtant ça démarre avec une simplicité affirmée qui vire presque au surréalisme, la mise en scène ayant gardée quelques stigmates du muet propose des moments assez contemplatifs comme une sorte de petit théâtre macabre, les effets spéciaux sont ingénieux, tout comme les mouvements caméra et les jeux d’ombres … Mais l’ambiance est dans les deux premiers tiers quasi absente, on nous sous-texte l’oppression mais on ne ressent rien, après on nous explique via le bouquin la légende vampirique mais le vampire lui reste toujours hors champ, c’est à peine si sa présence est évoquée. Les événements s’accumulent dans et à l’extérieur du château de par des séquences tantôt trop longues tantôt trop courtes, il y a un sérieux problème de rythme, ce qui provoque inévitablement l’ennui (à mes yeux), et mis à part le personnage principal et le docteur les autres n’ont pas le temps d’être décemment assimilés, ce qui fait que l’intrigue s’en retrouve assez évasive. Le dernier tiers lui balance tout ce qu’il a, techniquement superbe (un travelling en particulier est assez marquant) et basculant dans le pur onirisme, l’ambiance est enfin présente même si l’aspect horrifique reste bien pâle, mais le problème c’est que j’ai trouvé le dénouement (volontairement ?) incompréhensible, ce qui fait que j’en ressort frustré et déçu de n’avoir non seulement pas ressenti énormément de choses mais également d’être resté sur le carreau. Pour moi ça restera un film de surface, qui mériterait sans doute un revisionnage à l’avenir, mais pas sûr que ça change grand chose.
Adapté de deux nouvelles de l'auteur irlandais Sheridan Le Fanu, "Vampyr" fut produit en 1932 par le baron Nicolas de Gunzburg qui en réalité, interprète le rôle principal sous le pseudonyme de Julian West. Réalisé par Carl Theodor Dreyer, ce film succède à sa célébrissime "Passion de Jeanne d'Arc". Avec "Vampyr" le danois présente un ensemble formel très particulier, mi-muet mi-parlant, comme si celui-ci n'avait pu trancher définitivement. Cependant c'est bel et bien cette hésitation, cette indécision artistique qui contribue à la singulière réussite esthétique du film, sorte d'hybridité où silences, dialogues et panneaux narratifs s'entrecoupent harmonieusement. La maîtrise du cinéaste est indiscutable, avec notamment ce jeu d'ombres sublime, illustrant bien cet aspect "danse macabre" ou la vue subjective virtuose de la mort à partir de l'intérieur d'un cercueil. C'est en revanche du côté de la narration que le film laisse perplexe ; Dreyer peine en effet à insuffler rythme et dynamisme au sein de son propos, ce qui aboutit au résultat que les soixante-dix minutes qui composent le film paraissent parfois en valoir le double. Une expérience mitigée.
Ce film à la photographie voilée et brumeuse, est l'une des oeuvres les plus bizarres de l'histoire du cinéma, digne ancêtre de "Eraserhead" et des réalisations les plus atmosphériques de Roman Polanski. L'histoire, destructurée jusqu'aux frontières de l'abstraction, n'est qu'un argument, Dreyer réussissant à distiller une terreur sourde par son incroyable gestion du cadre et des détails environnants, ainsi que par une redoutable utilisation du son. Il en résulte une permanente sensation de flottement où le protagoniste principal subit des évènements singuliers sans aucune clef pour comprendre, sans aucune balise à laquelle se raccrocher, une plongée dans un monde invisible qui ressemble à la mort, un monde où le divin semble avoir déserté. Vivre sans la présence de Dieu, telle est la thématique obsessionnelle qui traverse la filmographie de Dreyer. Dieu disparu, il ne reste que la mort et ses angoisses pour l'être humain alors réduit à sa médiocre destinée et à ses craintes.
On ne peut pas nier le talent visuel de Dreyer qui sait soigner ses plans et sa lumière (on n'est pas près d'oublier le faucheur qui sonne la cloche, les plans vus d'un cercueil ou encore l'apparition du titre) mais pour le reste on est obligés de remarquer que "Vampyr" a pris un coup de vieux dans l'approche de son histoire et de son rythme, très lent. Certes ça correspond à l'esprit du film mais on a du mal à s'accrocher malgré la beauté des images ce qui empêche de vraiment rentrer dans l'histoire mais contribue aussi à la légende du film.
C'est lent, tres lent, ennuyant meme. Mais par moment, on se laisse emporté par la beauté et l'imagination de certains plans. De la poesie se degage alors de l'ensemble.
16 210 abonnés
13 164 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 7 mars 2014
C'est au dèbut du cinèma parlant qu'apparut "Vampyr - Der Traum des Allan Grey" de Carl Theodor Dreyer, connu aussi sous les titres: "La sorcière vampire" et "L'ètrange aventure de David Grey", mais pour des raisons commerciales, et d'adaptation plus ou moins varièe! Quand il l'entreprit, en 1930, Dreyer ètait l'un des rèalisateurs europèens vouè aux plus grandes rèussites! Deux ans plus tôt, "La passion de Jeanne d'Arc" avait donnè toute sa gloire à celui qui n'ètait qu'un jeune cinèaste danois n'ayant jusque-là rèalisè que quelques mèlodrames influencès par Griffith! il ètait devenu le plus prestigieux nom de la dernière ètape du cinèma muet et son "Vampyr - Der Traum des Allan Grey" lui valut - à tort - un ènorme èchec critique et commercial! Certes, cette oeuvre unique en son genre ètait une entreprise comportant pas mal de risques! En adaptant un roman de Sheridan Le Fanu, Dreyer renonçait aux effets de montage propres à "La passion de Jeanne d'Arc": l'unique morceau de bravoure, le seul apprèciè par la critique, ètait la sèquence nous prèsentant un enterrement vu de l'intèrieur du cercueil par le prètendu cadavre! La suite accordait la primautè de la poèsie propre de l'image sur les recherches techniques - ce qui allait dominer plus tard les films de Dreyer! La photographie ètait estompèe, volontairement floue, donnant à des acteurs aux attitudes hièratiques des aspects fantomatiques, et transformait l'oeuvre nèbuleuse et solennelle en un rituel obsèdant des tènèbres! La sensualitè toute nordique du cinèaste face à la nature jouait sur les bois et les prairies entourant la sinistre demeure du vampire! Un film comme "Vampyr - Der Traum des Allan Grey" aborde une thèmatique connue ou semblent se situer, comme "L'annèe dernière à Marienbad" d'Alain Resnais, sur une ligne expèrimentale sans aucune rèfèrence, absolument nouvelle! Par sa singularitè, il s'èloigne de la tradition de laquelle il semble vouloir se rapprocher! Voilà ce qui me permet principalement de le considèrer comme une des oeuvres maîtresses du cinèma fantastique...
D’aucuns y voient ici un monument cinématographique mais Dreyer a largement mieux réussi d’autres films que celui-ci qui souffre d’une lenteur assez pénible et d’un rôle principal tout simplement insignifiant. On est loin du Nosferatu diabolique de Lang.
Pénalisé par des intertitres explicatifs superflus (autant valait-il mieux assumer le muet!) ainsi que par un scénario au fil ténu pourtant encombré de confusions, ce récit vampirique qui en assume attendus et codes se distingue cependant par son atmosphère en demi-teinte, entre tension fantastique et onirisme inquiétant grâce à une mise en scène affutée, jouant des focalisations, des ombres et des symboles. Un film d'ambiance audacieux et visuellement fascinant!
Souvent considérée comme une œuvre fondatrice de l’imagerie du vampire au cinéma – avec le Nosferatu de Murnau (1922) et le Dracula de Tod Browning (1931) – Vampyr (1932) de Carl Theodor Dreyer est cependant moins accessible que les deux longs-métrages précités. S’il ne manque pas de séquences marquantes, ce film de 1h10 tourné en France vaut surtout pour son atmosphère mystérieuse, même si celle-ci vire parfois à l’abscons. Il n’est en effet pas toujours évident de suivre un récit très intériorisé, et il n’est pas impossible de passer à côté d’éléments de base de l’intrigue. À la fois intéressant et déroutant.
Le début du cinéma parlant se ressent dans ce film. Malgré une grande mise en scène, et des plans impressionnants pour son époque, le récit se perd à cause du cinéma parlant et le cinéma muet, comme-ci il manquait quelque chose pour accentuer le film. Néanmoins, cela reste poignant d'idées pour son époque
Dreyer montre ici l'étendue de son talent. Inférieur cependant aux films futurs, on peut cependant remarquer ici une mise en scène aboutie; jeu des lumières, des transparences, une photographie sublime. Une grande direction d'acteurs dont l'effroi et l'ambiguité sont manifestes. A certains moments, la terreur véhiculée est forte. j'ai vu sur Vampyr sur le câble hier. Ma perception du film a été malheureusement perturbée par des sous titres pas toujours lisibles et par l'émission d'un signal perturbée.
La quintessence du film de vampire, qui mit en place tout les codes du genre (auberge, jeune fille pure...). "Vampyr" est particulièrement marquant pour son grand onirisme (bien plus développé que dans la plupart des autres films du genre) dû à la photographie voilée et brumeuse, aux surimpressions et au jeux trés interessant d'ombre et de lumière caractéristique de l'expressionnisme allemand (quoi que moins tranché ici que dans les autres oeuvres de l'époque). Sans oublié la démarche somnambulique du héros, véritable pantin qui subit plus qu'il ne méne l'histoire. Et que dire de la magnifique réalisation de Dreyer, trés riche et qui ne peut qu'éblouir lors de la scéne en caméra subjective de Gray enfermé dans le cercueil. Un grand moment de cinéma. Autre moment fort du film, le regard glaçant de Sybille Schmitz. Le symbolisme est, comme dans tout les bons films de vampire, trés poussé, voir même un peu trop en se qui concerne le christiannisme. C'est le seul défaut de se film, que tout bon cinéphile se doit de voir.
Un très bon film, bien réalisé pour l'époque, et qui parvient à nous faire ressentir la peur et l'effroi des personnages, et l'étrangeté de la situation.