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Lotorski
25 abonnés
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2,0
Publiée le 29 octobre 2012
Certaines scènes d'action valent le détour, certaines idées véhiculées par le film sont très justes, et sur la fin, certaines scènes sont émouvantes. Mais, hélas, je me suis quand même pas mal ennuyé et j'ai trouvé la narration confuse.
Film de guerre sur fond de patriotisme et de courage, le film se veut aussi une réflexion sur l’exploitation politicienne d’actes héroïques. Passionnant.
Le film possède des indéniables qualités formelles et la mise en scène est spectaculaire, c'est plus qu'incontestable ; Clint Eastwood prouve encore une fois qu'à ce niveau-là c'est un grand artisan. Le sujet choisi lui aussi est passionnant et est un bon prétexte pour s'interroger sur les notions d'héroïsme et de légende ainsi que pour rendre aux combattants qui ont risqué ou perdu leur vie pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais le traitement narratif qui préfère s'engluer inutilement et de manière ostentatoire dans des flashbacks au lieu d'approfondir psychologiquement les trois personnages principaux du film empêche qu'on s'identifie à eux et que l'on s'intéresse à leur histoire. Parfois la simplicité a du bon, et "Mémoires de nos pères" aurait pu en être une belle preuve.
Et bien ça y est, on le sait maintenant : même Clint Eastwood peut rater un film. Pourtant, de nombreux ingrédients nous laissaient présager le meilleur. Le sujet, tout d'abord : comment une image, ici une photo, peut à la fois modifier le destin d'une nation et bouleverser la vie des hommes qui en sont les "héros", bien plus Fabrice à la bataille de Waterloo que John Wayne. Tourner un film aujourd'hui aux Etats-Unis sur la mise en scène et la manipulation de l'information à des fins de propagande n'est pas neutre à l'heure où plus un Américain ne croit à la présence d'armes de destruction massive dans l'Irak de Saddam. Les scénaristes, ensuite : Paul Haggis, déjà auteur du scénario de "Million dollar Baby" et réalisateur de l'oscarisé "Collision", grand spécialiste de la narration labyrinthique, et William Broyles Jr, scénariste de "Jarhead", un beau film sur une autre guerre, celle du Golfe.
La démarche, enfin : celle qui a consisté à tourner deux films sur cette bataille décisive dans l'issue de la guerre (c'est la résistance acharnée de ses défenseurs qui convainquit Truman de faire usage de la bombe atomique), le second, "Letters from Iwo-Jima", dont la sortie est prévue en janvier, racontant le point de vue des Japonais. Alors, qu'est-ce qui a manqué à ce film pour répondre à nos attentes ? Un peu de fluidité narrative, d'abord. Une construction faisant appel à différents moments du récit, avec des flash-backs nombreux et souvent syncopés, cela peut apporter dynamisme et mystère à la présentation d'une histoire. Là, comme on a compris au bout d'un quart d'heure quel va être le propos du film, ce dédale ne fait que perdre le spectateur et étirer une durée déjà trop longue.
Il y a ensuite quelque chose autour de la direction d'acteurs qui pose problème : est-ce le casting bien trop anonyme (cette fois-ci, pas de Sean Penn, de Tim Robbins ou de Morgan Freeman au générique), ou une exagération parfois caricaturale du jeu des acteurs, et particulièrement celui d'Adam Beach qui joue le soldat indien, le plus tourmenté par la mauvaise conscience et le sentiment d'imposture. Et puis, des choix de réalisation laissent perplexe : une image sépia assez laide, qui peut se justifier sur les scènes de combat mais qui tourne au truc pour le reste du film ; une façon de filmer la guerre déjà vue, notamment dans "Il faut sauver le Soldat Ryan" ou dans "Stalingrad" ; une complaisance pour les images gore, qui paradoxalement affaiblissent l'horreur par leur exagération grand-guignolesque.
Il y a bien ça et là quelques scènes où l'on retrouve la touche du vieux maître de Carmel : la mère d'un soldat qui reconnaît son fils de dos sur la photo, l'étreinte de Ira et de la mère d'un de ses camarades tué au combat, une façon de nous montrer que ces GI's hier comme les soldats aujourd'hui en Irak n'étaient que des gosses. C'est peu. Espérons que les lettres japonaises permettront à Clint Eastwood de retrouver le souffle de ses dernières oeuvres et de nous sortir de l'ennui légèrement agacé avec lequel nous avons vu "Mémoires de nos Pères".
Est comme toute esquisse qui se respecte ce film a déjà toute les qualitée de son oeuvre finale, mais aussi des défauts.
Le film s' inspire du livre "Mémoires de nos pères" de J.Bradley, en cela une image un peu trop tendre en ressort dans le film.
Le film relate l' histoire des 5 soldats qui plantairent le drapeaux Americain sur le sol Japonais. Véritable symbole, d'espoir et de victoire pour les uns , de défaite et de violation pour les autres.
Des Soldats qui par obligation de service vont connaitre la gloire et la reconnaissance au seing de leur nation, mais qui pour cela doivent laisser les frères d' armes au front, des hommes qui deviennent des héros, des héros qui on du commettre l' innommable.
Ce film de guerre est marquer par une lenteur, et une tendresse particulière qui est aussi bien positive que négative à vous de voir.
C'est long, très (trop?) long. Pourtant habitué aux rythmes lents des films de Clint Eastwood, je n'ai pas adéréhé à celui-ci. Pourtant la qualité image du Blu-Ray est époustoufflante
En 2006, Clint Eastwood et Steven Spielberg s’associent pour un projet très ambitieux : filmer la bataille d’Iwo Jima en deux films censés montrer les points de vues américain et japonais. Le premier long-métrage situé du côté des États-Unis et s’attarde sur un objet particulier : la photographie d’un drapeau hissé et surtout le processus d’instrumentalisation subi par les trois soldats survivants. Ces derniers vont en effet être promenés comme des bêtes de foire raconter leur exploit afin de récolter des fonds de guerre. Sur ce point, la démarche d’Eastwood est exemplaire et admirable. À la suite d’un montage ingénieux, le cinéaste accentue le contraste entre d’un côté les duretés du front et de l’autre les salons et l’exploitation politicienne de l’événement. En cela, il interroge l’héroïsme en montrant ce qui ressemble davantage à des pantins mécaniques manipulés. Sa réflexion est donc féconde et foisonnante. Dès lors, pourquoi Eastwood se trouve-t-il toujours obligé de rajouter une couche de pathos dans son propos, parfaitement inutile en soi ? C’est d’autant plus regrettable qu’il vient entacher un sujet qui se suffisait à lui-même. On retrouve là le plus grand défaut du cinéaste ; forcer à tout prix les gens à pleurer. Au risque de manquer le hissage d’un grand film de guerre.
Mémoires de nos pères est un film de guerre comme on en voit peu. Très accusateur dans son propos, qu'il nuance malgré tout, le film cherche à jeter la lumière sur un des symboles du patriotisme Américain. C'est un film qu'on ne regardera une fois, et pour cause, le scénario reste d'un calme olympien. Réellement, il arrive que l'on scrute sa montre trois fois pendant une scène ou un dialogue inutilement rallongé. Néanmoins, si le film ne nous soulève jamais une émotion intense, ni même le moindre hoquet de surprise, il opère en décalage. Car lorsque s'affiche le générique et mêmes quelques heures après, on se ressasse cette histoire, on y songe. C'est ici que se trouve la véritable force du film, qui finalement, atteint son objectif. En somme toute, Mémoire de nos pères est une histoire comme on en compte peu, elle saura vous intéresser à condition d'y mettre de la bonne volonté. A l'inverse, vous signez pour un long moment d'ennui.
Dotés de quelques séquences de batailles assez impressionnantes, d’une interprétation tout en justesse des comédiens et d’une belle photographie, ce film de guerre qui nous raconte l’histoire de ces soldats américains pendant la bataille sanglante d’Iwo Jima s’avère assez agréable à visionner. Il est toutefois dommage que Clint Eastwood abuse un peu trop de séquences de dialogues et que l’action ne soit pas plus présent.
Très bon film de guerre avec un scénario costaud et un jeu d'acteurs correct. Malgré ça, j'ai tout de même préféré lettres d'Iwo Jima. Mais cela reste un excellent film.
Très belle reconstitution, histoire vraie instructive sur la bataille moins connue pour nous d'Iwo Jima. Les scènes de bataille et les décors sont très bien faits (Pas loin de Ryan, la référence). Néanmoins, j'ai trouvé 2 défauts majeurs à ce film : 1. La déconstruction chronologique est très gênante pour suivre l'histoire. Les flashback sont trop courts pour s'attacher à l'histoire et aux personnages sur le terrain. Du coup, les liens d'amitié supposés forts paraissent sortir de nulle part. Je trouve les dialogues et la tournée d'après-guerre inutiles et trop présents. 2. Le côté mièvre et chargé de symbôles de Clint Eastwood qui s'est accentué ces derniers temps ressort déjà un peu trop à mon goût. Comme souvent, il ne peur pas s'empêcher de donner une explication à tout sentiment...
On peut dire ce qu'on veut de Clint Eastwood, mais toujours est-il qu'il en restera des traces. Ce n'est pas un simple film de guerre. En prime, la fabrique des héros au service du drapeau, à combien on vous le fait ?