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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Que dire à part que ce film est extraordinaire. Un scénario à couper le souffle, une qualité de jeu vraiment impressionante, des combats super bien corégraphié. Enfin bref un film d'une étonnante beauté. A voir impérativement.
Ah ça on ne peut être que tout de suite transporté par cette réalisation maîtrisée et sophistiquée de l'ami Kim Jee-Woon! Chaque plan est un regal et on se laisse volontiers entrainer par cette histoire certes au fond banale mais si talentueusement menée. Manque de chance, l'histoire de ce "Bittersweet Life" n'est pas à l'image de son héros, c'est-à-dire à l'épreuve des balles (car le Coréen à une sacré consistance à en croire ce film, j'espère qu'on restera toujours en bon terme avec ce pays du matin calme)!! C'est en effet avec une certaine déception qu'on assiste dans la dernire heure à une plongée sanglante assez maladroite qui en plus à des relents de "Old Boy" mal assumés. A trop réfléchir à son style, et à vouloir trop en faire, Kim Jee-Woon finit par s'enliser et c'est bien dommage aux vues de ce que voulait être sa démarche. Au fond un "Bittersweet Life" qui porte bien son nom : doux et amère à la fois...
Après s’être fait remarquer avec son terrifiant drame familial 2 soeurs (2003) et juste avant d’atteindre la consécration avec le thriller J'ai rencontré le diable (2010), Jee-woon Kim s’essayait pour la première fois au thriller et au film de gangsters.
A Bittersweet Life (2005) n’est pas seulement un film de vengeance à l’ultra violence, car derrière tout cet acharnement, se cache un spleen romantique.
La mise en scène y est clairement bluffante, entre les gunfights endiablés et les scènes de bagarre chorégraphiées, voir millimétrées, on en perd pas une miette.
Et malgré toute cette violence, on s’étonne de constater à quel point Jee-woon Kim y a égrainé ici et là, une pointe de poésie et de mélancolie, sublimée par une B.O qui ne cesse de nous envouter.
Une oeuvre d’une violence inouïe, un film noir, des scènes de violences dévastatrices, qui rappellent l’un des films extrême de Park Chan-wook, Old Boy (2004). Décidément, le cinéma sud-coréen ne cesse de nous surprendre !