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4,5
Publiée le 3 août 2026
Vu lors de sa sortie initiale au cinéma au début des années 2000, et 20 ans + tard restauré en 4K toujours sur grand écran, force est de constater que le film a bien vieilli. On suit un personnage dont le style de vie semble posé sur des rails en tant que gérant d’un immeuble hôtel-bar-restau-discothèque, même si son ronron quotidien lui permet de casser des bouches en tant que videur en chef pour illustrer sa légitimité de boss, surtout à ses propres yeux, son narcissisme étant de se mirer dans son costume d’aura de badboy du coup de pied circulaire.
Il se légitime son style de vie par la reconnaissance qu’il obtient dans les yeux de son super boss, mi homme d’affaire mi mafieux, qu’il sert comme on se prend un père de substitution, avec un dévouement au-delà du simple lien professionnel ; ce qui étonne même le super boss. Au fond celui-ci doit se dire que même si son pseudo fils est costaud, intelligent, et prometteur, qu’il se projette dans une montée en grade de l’organisation comme si cela justifiait à 100% toute son existence ; pour être aussi stéréotypé, il doit avoir une case en moins, en effet où sont son cœur, ses pulsions, sa passion ? Une faille fissure l’édifice relationnel. Le super boss entretient une jeune fille violoncelliste qui si elle n’a rien à redire aux coucheries avec un mâle alpha et ses cadeaux, voit surtout ses rides et son mauvais goût affiché, bien moins attrayant qu’un jeune de son âge même sans le sou lui faisant la cour. Notre héros ne se débarrassera pas du couple sur ordre : finalement il ne respecte pas plus que ça son super boss. La jeune fille quant à elle n’apprécie pas ce chien de garde. Mais le badboy en costard se demande pourquoi la tendresse d’une relation amoureuse normale n’a pas fécondée son existence, regrettant que trop de distance le sépare à jamais de toute spontanéité juvénile en fleur qui n’éclora jamais dans son jardin. Et cerise sur le gâteau, plutôt clou sur le cercueil, nous faisant passer la nunucherie si sud-coréenne de mièvrerie quand il repense à elle tout en baignant dans son sang, le Beau incarné par la musique classique le fendille en remontant à la surface tout ce qu’il ne s’est jamais autorisé à être, trop occupé à sa thug life option pugilat.
Bien avant le Driven de Winding Refn, le vide du personnage le dévorant comme un élément de compensation de ses manques fondamentaux hisse le film au-dessus du film de baston basique. C’est bien aidé par ses propres bastons chorégraphiées aux petits oignons, encore originales aujourd’hui longtemps avant John Wick. Le savoir-faire sud-coréen pour marier l’humour burlesque et la tension dramatique se démontre à merveille dans la seconde partie du film (achat des armes, ou la ménagère mâture qui éponge le sol sous un homme suspendu torturé). La plupart des personnages se révèlent au final des bras cassés, ou plutôt des psychismes chiffonnés, mais avec des acteurs subtils et d’une certaine classe même les petits rôles de débilos qui font partie de cet ensemble cohérent sans fausse note. 20 ans de qualité cinématographique… Un futur classique du genre ?
Juste le Film qui a révélé Lee Byung Hun. Un film haletant qui prend son temps au début, pour embrayer la vitesse supérieure jusqu'à son épilogue. CULTE!
Un polar noir et sanglant réalisé par le prodige coréen Kim Jee-Won qui insuffle à ce récit sur le fond assez classique une vision viscérale dans la mise en scène de la violence le tout entrecoupé de saillies d’humour noir bienvenues.
Un film de vengeance, brutal avec une maestria technique au service de l’immersion. Un plaisir malsain qui joue avec les codes du genre pour en faire ressortir une violence viscérale.
A Bittersweet Life : Leçon de vie pour les grandes personnes
Sun Woo, c'est le genre de mec qui serre la main avant de te casser la mâchoire. Bras droit d'un chef de gang qui a une conception très personnelle du respect, il se retrouve chargé d'une mission aussi simple qu’un épisode de Game of Thrones : surveiller la copine du boss, et si elle déconne… hop, direction le grand sommeil. Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu. Parce que sinon, on aurait un court-métrage.
Dès que ça pète, Kim Jee-Woon sort l’artillerie lourde. Chaque scène d’action est un poème ultra-violent où les balles dansent comme dans Matrix et où les coups de pied volent comme dans Tekken. Mais ici, pas de combos cheatés : Sun Woo cogne avec élégance. C’est pas juste de la baston, c’est de l’art. Et les chorégraphies ? Elles pourraient faire pleurer Jackie Chan de jalousie.
Le suspense, c’est l’arme secrète de ce film. Chaque moment est tendu comme un string sur la plage. Tu penses savoir ce qui va se passer, mais non, Kim Jee-Woon te retourne la tête comme un pancake mal cuit. Les rebondissements sont tellement imprévisibles que même Sherlock Holmes lâcherait l’affaire.
Sun Woo, c’est pas juste un gars qui cogne : il cogite aussi. Le mec a une profondeur psychologique qui ferait rougir Freud. Les autres personnages ne sont pas en reste : ils sont aussi complexes qu’une stratégie de StarCraft. Chacun a son rôle, son agenda, et quand ils se croisent, c’est pas pour échanger des cartes Pokémon.
La mise en scène, c’est le coup de maître. Kim Jee-Woon filme comme un sniper : chaque plan touche au cœur. Que ce soit une baston dans un bar ou une balade nocturne dans la ville, tout est léché, millimétré, mais jamais gratuit. Le gars t’offre un visuel qui te cloue sur place. Et tout ça avec une ambiance qui transpire le noir et le désespoir.
A Bittersweet Life, c’est pas juste un film, c’est une putain d’expérience. Un bijou qui allie violence et poésie, suspense et action, le tout servi par une réalisation au couteau. Kim Jee-Woon te met K.O., Sun Woo te broie le cœur, et toi, t’en redemandes. Un classique instantané, à voir et à revoir.
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Film de gangsters sud-coréen, celui-ci se distingue des autres films du genre produits par le pays du matin calme. Le personnage principal (interprété par Lee Byung-Hun) bien que donnant l'impression au début d'être un homme sûr de lui et sans peurs, va changer de comportement à mesure qu'il est montré proche de la mort spoiler: (la scène de l'entrepôt où il vomit après avoir vu ce qu'on allait lui faire) . Kim Jee-woon le réalisateur brise un mythe du cinéma, en particulier asiatique, en montrant les émotions d'un homme et nom d'un surhomme, loin de l'image du gangster cool et détendu en toutes circonstances auxquelles nous ont habitués les productions asiatiques. Mention spéciale aussi aux deux thèmes hispaniques, assez inattendues dans ce type de film mais servant à merveille l'action et l'ambiance des scènes associées.
En l’absence de son chef, Sun Woo (Lee Byung-Hun) doit surveiller la petite amie de celui-ci. Il se rend vite compte qu’elle a un amant mais au lieu de prendre les mesures dictées par son chef , il décide de la protéger. On ne s’ennuie pas une seconde, c’est trépidant. Les multiples scènes d’action sont bien réalisées, pas forcément toujours crédibles mais on est pris par l’histoire et les péripéties. C’est un film d’action plaisant.
Mais d' un mou...d' un mou.... tel un marshmallow, tel un papi de 90 ans sans viagra.... Vraiment mais vraiment trop long pour du si peu.... L' espoir fait vivre, la curiosité aussi, ce qui vaut une perte de 2h de notre vie (vu a plusieurs = on a tous le même avis sur ce navetmétrage) VS un bon film. Je n' arrive pas à comprendre sur allociné les avis des gens qui sont toujours à l' opposés des miens.... à croire qu' il y a que des littéraires ici qui adorent ce genre de film.... Bref, à eviter, vous ne perdrez rien... Je pensais mettre 2* mais 1 ira très bien....
Borné par deux apologues, l'un symboliquement annonciateur, l'autre mélancoliquement explicatif, ce drame vindicatif entre romance et thriller débute malgré une atmosphère dangereuse latente très lentement, berçant-voire endormant-le spectateur avant de se lancer dans une virée sanglante judicieusement dénuée de gore. Critiquant le monde criminel d'une puissance fallacieuse aux desseins artificiels, ce récit s'appuie sur un excellent Lee Byung-Hun (aussi charismatique et intense que Shin Min-a est malheureusement plate et inintéressante), de dynamiques scènes de combats, de plaisantes touches d'humour et une élégante mise en scène parfois même onirique. Inégal mais finalement dense, réflexif, touchant.
Déception. Que de répétitions, que de violence gratuite et lassante, que de blagues au second degré qui tombent à plat, que de clichés sur la romance, etc. Il y a du plaisir à regarder le film par moments, le réalisateur sait filmer et cela personne ne le contestera. Mais à quoi bon ?
Un film policier magnifiquement réalisé. Le réalisateur Kim Jee-Woon entraine un rythme avec des tensions différentes dans son œuvre trouvant un équilibre entre la violence et la poésie. L'acteur principal Lee Byung-Hun est glacial et saisissant à la fois il arrive à nous emporter dans son amour impossible où il doit se combattre lui-même pour savoir quelle est la personne qu'il voudrait être. Le coup de foudre envers une femme provoque en lui une crise d'identité qu'il le ronge au fur et à mesure jusqu'à sa mort. Très bon film à voir et revoir pour un public adulte.
A bittersweet life met en scène un personnage aussi ambivalent que le double sens du titre. Kim Sun-Woo est à la fois un être effacé, discret, distingué et doux que méthodique, brutal et calculateur étant pris en tenailles dans un système qui finit par le dépasser.
Kim Jee Woon dépeint un monde criminel à travers une dichotomie claire reflétant le caractère du personnage et développant son récit autour de son évolution. La réalisation évolue progressivement d'un élégante découpage toute en précision à un chaos surdécoupé.
Un film nuancé sur la forme mais qui pose un constat sans appel sur ce milieu et sur la cruauté inhérente à la société et la vie en communauté.
Excellent film d actions, une vendetta à la mode coréenne vue par Kim Jee-Woon, c est très bon dans les scènes de combats, mais pas que ... le scénario, les acteurs sont également en phase et l intrigue prenante. Un John Wick avant l heure tout aussi réussi !