pour un refus d'obéir presque anodin la situation va dégénérer de façon hallucinante. tout va partir complètement en ultra violence de façon irrémédiable. les scènes de combat sont spectaculaires et sanglantes.
Comme son titre l’indique, ‘A Bittersweet Life’ a du piquant. Kim Jee-Woon a réalisé là une œuvre dynamique et acérée, sans aucun temps mort. Le scénario est simple et direct, mais c’est avant tout le travail du réalisateur qui donne au récit son rythme captivant. Transitions rapides, scènes d’actions saisissantes, bande-originale énergiques, un soupçon d’humour noir : le cocktail est imparable.
Mais ‘A Bittersweet Life’ est loin de n’être qu’un film d’action bien rythmé. En effet, Lee Byung-Hun apporte une véritable valeur ajoutée à l’œuvre. Il incarne un homme de main froid et charismatique, dont la sensibilité va se révéler au fil du récit jusqu’à un final parfait. Et si le film ne fait pas forcément dans le sentiment, on sera touché par ce portrait de jeune homme jouant au dur, mais rêveur à l’intérieur. En outre, le réalisateur propose également une mise en scène superbe, avec des cadrages originaux et une photographie impeccable.
Film de gangster coréen. D'une beauté glaciale et élégante. Le héros transperce l'écran tel un ange déchu et du coup exterminateur. C'est dur, âpre et froid (comme souvent dans le cinéma coréen). Bon, c'est vrai que c'est un brin frimeur mais l'inventivité de la mise en scène et l'action menée en font malgré cela un polar de très grande qualité. A voir assurément !
Le scénario est par trop exagéré à mesure que le film progresse mais quelle merveille ! La poésie de certaines scènes donne la chair de poule, tout comme, dans un autre genre, la cruauté sauvage d’autres scènes. Un chef d’œuvre farouche et audacieux, dommage que la fin soit si improbable et complexe
Avec son introduction, Kim Jee-Woon trace tout l'horizon formel de "A Bittersweet Life" : une œuvre de bouillonnement, puis de surgissement. Le bouillonnement, c'est cette première partie à la force sous-jacente, où la discipline extrême que s'impose Sun Woo laisse place à des ruptures vives, tant vers l'émotion que la violence.
Le cinéaste met en scène ces instants avec une grande élégance, notamment lorsqu'il s'agit de filmer les corps, via des gros plans qui laissent naitre un désir mutique, mais aussi la violence et la froideur de scènes d'actions, rares certes, mais néanmoins efficaces. Ces ruptures sont stimulantes dans leur capacité à garder le spectateur alerte, jusqu'à jouer avec cette attente (le bruit soudain lors de la répétition), et créent une dimension sensorielle fascinante.
Là où cet axe échoue, c'est dans ses intentions symbolique et émotionnelle, qui ne prennent jamais aucun poids, et ce malgré la lourdeur avec laquelle elles sont illustrées, car elles rompent avec ce climat de non-dits pourtant moteur de tension.
Cependant, la seconde partie fait abstraction de ces éléments, optant pour un surgissement à la limite du concept horrifique – Sun Woo devient une faucheuse en demi-vie, il sort de terre tel un zombie, continue irrémédiablement sa marche en dépit des blessures – et voit désormais en la vengeance son unique ligne directrice. La narration s'épure et Kim Jee-Woon parasite son déluge de violence de saillies grand-guignol jouissives d'un point de vue formel, comme cet assemblage d'arme qui résulte en une situation d'urgence au montage frénétique , mais qui peine malheureusement à s'incarner sur la durée.
Ce choix radical, celui d'un revirement narratif qui ne laisse aucune place aux moments de flottements, rend "A Bittersweet Life" plus mécanique dans sa proposition, plus attendu aussi, mais pas moins captivant.
Ah, voilà un polar coréen comme je les aime. Des voyous en costard. Un héros ou plutôt un anti-héros charismatique. Des scènes d'action sanglantes. De l'humour absurde au beau milieu de ces tueries de masse. Du romantisme. De la philosophie. Imparable. Park Chan-Wook a vraiment ouvert une brèche avec Old Boy dans laquelle se sont engouffrés les Jee-Woon Kim et autre Na Hong-Jin. La violence n'est vraiment pas à mettre entre toutes les mains. Mais elle n'en est que plus jouissive renforcée par la musique très western qui accompagne ces scènes d'action à la brutalité sans pareille. Et toujours ce code d'honneur en toutes circonstances. Ce message teinté de regrets sur ce que la vie de ce tueur aurait pu être s'il avait pu vivre cette histoire d'amour. La musique de cette violoncelliste étant infiniment plus agréable aux oreilles que celles des balles ou d'un coup de poing s'écrasant en pleine figure. En attendant hypothétiquement un réveil un jour du maître John Woo, A Bittersweet Life m'a fait passer un excellent moment. Ce n'est pas donné à tout le monde d'arriver à rendre sympathique et attachant une fripouille parmi tant d'autres.
Un film de gangsters curieux, plein de mélancolie et de poésie. Même si ça n'empêche pas qu'il y ait quelques scènes d'action très efficaces, en corps à corps au début du film, en gunfights un peu plus loin dans l'intrigue. Il y a quand même quelques défauts : d'abord quelques longueurs, et puis aussi cette histoire avec le rôle féminin du film qui s'efface assez vite pour nous laisser dans un "film d'hommes". Je dis pas que ça me plait pas, mais que devient cette demoiselle pendant tout ce temps, que se passe-t-il ? Et quant à la fin, ça m'a laissé un peu pantois, j'ai pas trop compris qui était le dernier personnage à se manifester (peut-être que je m'étais endormi pendant l'une des longueurs précédemment citées). Le film reste bon malgré tout, et j'ai beaucoup aimé certaines des "citations" du film.
Avant de nous pondre J'ai rencontré le diable, Jee-Woon Kim n'en était pas a son coup d'essai, avec bittersweet life, il avait déjà réalisé un film exceptionnel.
Bittersweet life est à la fois poétique et violent, Lee Byung-Hun incarne Sun Woo, le genre de mec en costard qui mange du gâteau et reboutonne sa veste avant d'exploser tout ce qui bouge dans un rayon de 50 mètres... Du moins en apparence, car le film cache un message bien différent, et très bien dissimulé jusqu'aux dernières minutes, qui changent la vision que l'on porte sur le film.
Pour ce qui est de la réalisation, c'est parfait les plans sont magnifiques, certaines scènes m'ont rappelées des films comme Léon, et les chorégraphie des combats sont propres et originales.
Pas grand chose a ajouter c'est un très bon film, avec un seconde lecture pour le sublimer, et surtout le justifier. Je recommande 4/5
La vengeance est un sujet traité avec beaucoup de réussite par les réalisateurs coréens ces derniers temps. Après les superbes « Old Boy » (2004) et « Lady Vengeance » (2005) de Park Chan-Wook, « A Bittersweet Life » en remet une couche, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce film est noir, vraiment très noir, aussi bien dans le style utilisé, sur le fond que dans son humour ! On suit avec beaucoup d'intérêt le quotidien d'une « première gâchette » à la solde d'un chef de gang. L'acteur, Lee Byung-Hun, que j'avais découvert dans l'exceptionnel « JSA » (2000), est formidable. Ne manquez pas le début du film car la réalisation de la scène d'ouverture du film est extraordinaire. J'avais vu le précédent film du réalisateur, « Deux Soeurs » (2004), et le moins que l'on puisse dire c'est qu'à chaque fois, ce réalisateur sait planter une ambiance et retranscrire l'effroi. De plus, à chaque fois, ses histoires permettent aux spectateurs de penser et repenser au film bien après la fin de la projection. Par ailleurs, le scénario de « A Bittersweet Life » évite les facilités d'usage de ce type de film. spoiler: On aurait ainsi pu avoir droit à une histoire d'amour consommée et démonstrative entre le gangster et la maîtresse du patron qu'il est chargé de surveiller et on évite heureusement cette approche vue et revue de ce genre de trame. spoiler: Quand à la fin du film, elle change totalement la perception que l'on pouvait se faire hâtivement de l'invraisemblance de certaines situations. Un film à découvrir absolument !
Cinq ans avant le terrifiant "J'ai rencontré le diable", Kim Jee-Woon signait un très bon polar, au scénario certes convenu mais redoutablement mis en scène. Il est donc dommage que l'écriture de "A bittersweet life" soit si calibrée, rendant du même coup cette histoire de vengeance peu surprenante dans son déroulé. En revanche, la surenchère propre au cinéma de genre coréen réside plutôt dans une mise en scène jouissive car transgressive, s'amusant à représenter la violence sous des formes grotesques qui ne sont pas sans rappeler certains procédés de Tarantino. Parsemé d'idées visuelles séduisantes – la pluie qui coule sur un visage meurtri donnant l'impression de voir couler des larmes de sang – le film est nettement plus à l'aise avec la violence qu'avec les sentiments, les moments mélodramatique étant représentés avec une certaine insistance qui vire à la démonstration lourde et vaine. Reste le plaisir de voir un divertissement d'une grande efficacité, globalement premier degré mais pas dépourvu d'humour, qui réserve quelques passages particulièrement savoureux.
« A Bittersweet Life » est un très bon film d’action disposant d’une histoire très accrocheuse et d’un développement familier. L’intrigue est bien orchestrée et les scènes d’actions sont magnifiquement filmées. La photographie est particulièrement soignée et la distribution offre de très bonnes prestation bien que dominée par la performance de Lee Byung-hun. Le rythme est très plaisant et on passe un agréable moment de divertissement en visionnant ce métrage. Kim Jee-woon est un réalisateur intéressant à suivre, car sa filmographie est plaisante et diversifiée.
Film de gangster? Film d'amour interdit ? d'arts martiaux ? Décidément les coréens savent mélanger les genres avec plus ou moins de talent.
Ce talent réside dans la cohérence. Il faut que les personnages , les combats, la psychologie ou les arcs narratifs soient cohérents. Savamment bien dosés, les thèmes peuvent se mélanger avec grace et subtilité comme dans ce film.
On suit donc un maître d'hotel réglant des la première scène à coups de poings les "problèmes" ( clients violents ). Les scènes d'actions sont très bien chorégraphiées et expéditives. Mais Bettersweet life n'est pas un film d'art martiaux simpliste. Pour les raisons suivantes : l'acteur principal est charismatique tout en étant convainquant dans l'amoureux pour la première fois. Il fait passer beaucoup d'émotion et remplies toutes ces scènes d'une présence incroyable. Une sorte de grâce corporelle avec une intensité du regard. La mise en scène. Les plans de caméras sont inventifs et boost constamment le film.
Bettersweet life n'apport rien de nouveau niveau scénario mais le renforce par cette mise en cène inventive et des rebondissements assez efficaces ( la scène de la tombe, le montage de pistolets, la scène finale ...).
Rarement un film d'action fut à la fois intense et profond dans cette quête d'un homme voulant une vie meilleure.
J'ai l'impression que les coréens ont même plus besoins de forcer pour réaliser un bon film ahah : un scénario un peu plat, manquant de rebondissement pour ma part, mais c'est bien le seul détail que je peux lui reprocher. Un personnage élégant, rêveur, qui ne peut désirer ce qu'il souhaite en vue de son monde de vie. Un homme de valeur qui suit son code, admirable !