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4,5
Publiée le 19 février 2021
1942, nous sommes en pleine Seconde Guerre Mondiale! Qu'importe les autoritès allemandes, Marcel Carnè, qui n'a pas choisi de s'exiler en Amèrique comme Renè Clair ou Jean Renoir, tourne l'une de ses plus grandes oeuvres, situè au Moyen Âge! Une fable mèdièvale dans laquelle Jacques Prèvert (scènariste et dialoguiste du film) introduit avec courage et avec habiletè de nombreuses allusions politiques à la situation prèsente! L'interprètation est inoubliable : Alain Cuny, Arletty, Marie Dèa (plus belle que jamais), Herrand, Ledoux...et des hommes au sens plein du terme tels que l'èblouissant Jules Berry en reprèsentant du diable! S'il n'y avait que ça car Trauner fait aussi des miracles dans ce conte poètique, en particulier ce grand château blanc dans l'intro qui se marie admirablement avec les paysages minèraux! Suivent les jeux des baladins, le bal d'anthologie, les amants tranformès en statues de pierre, tout est là pour faire des « Visiteurs du soir » , une rèfèrence tournèe sous l'Occupation! A noter que l'assistant et rèalisateur de Carnè est un certain Michelangelo Antonioni...
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5,0
Publiée le 1 septembre 2021
La beauté de cette collaboration exceptionnelle entre Jacques Prévert et Marcel Carne est qu'elle fonctionne même sans les références codées qui étaient une nécessité à l'époque de l'occupation allemande en France. Ainsi même si vous considérez Jules Berry comme un simple diable et non comme un symbole d'Hitler et si vous considérez les deux visiteurs non pas comme des symboles de la Résistance française mais comme deux simples ménestrels errants dans cette histoire le film fonctionne toujours et vous serez bien en peine de trouver une image ou un symbole plus poétique que le final de Prévert. Le diable transforme les amoureux en pierre sous nos yeux alors que leurs cœurs continuent de battre. La future icône Simone Signoret en tant que figurante n'est pas le moindre des plaisirs offerts complétés par des paroles savoureuses de Prévert. Les Visiteurs du soir est un délice total pour le spectateur...
Bien sûr "Les Enfants du Paradis "est l ' oeuvre de Carne mais ce film est vraiment plein de poésie . Bien sûr le jeu aujourd'hui est un peu "daté " mais l ' histoire reste très prenante et originale. Jules Berry qui incarne le diable a lui un jeu très en avance sur son temps . Alain Cuny fait déjà bien usage de sa voix rocailleuse qui sert formidablement bien son personnage quant à Arletty elle possède cette grâce incroyable à double tranchant . Un film à redécouvrir .
Malgré un coté désuet le mélange du fantastique et de la poésie, associés au jeu superbe des acteurs donne au final un très beau film un peu à la manière de la belle et la bête.
Tourné en pleine Seconde Guerre mondiale, ce long métrage français se troue être une des oeuvres les plus poétiques qu'il m'ait été de visionner. Evidemment, les délicieux dialogues de Jacques Prévert y sont pour quelque chose, tout comme la mise en scène éblouissante de Marcel Carné qui offre avec un raffinement rare des séquences à la fois ouvertement ancrée dans la fantastique et d'autres qui relève plus de la tragédie pure. Le casting est quant a lui irréprochable et la photographie d'une beautée inouie. On est donc clairement en présence d'un des plus grands chef-d'oeuvre du 7ème art.
Après une longue première partie poussive et frôlant les limites du ridicule, Les Visiteurs du soir reçoivent la visite du Diable en personne qui dynamise l'ensemble. Optant pour une apparence de théâtre filmé, Marcel Carné ne rend pas forcément justice à ses interprètes, notamment Arletty.
Drôle quand même. Je viens de faire découvrir les Visiteurs du Soir à ma fille de 5 ans en partant de cette scène de magie à la cour où Dominique sur uns accord de mandoline arrête le temps au beau milieu d'une danse médiévale. Elle a adoré. Les chants de Gilles au regard amoureux plongeant dans celui d'Anne. Ces ménestrels venant semer le trouble, le chaos, la discorde dans une cour se préparant à des noces… On pourrait penser que non et puis si, même à 5 ans le génie fait son office et les grands films touchent donc le coeur à tout âge. Bel enseignement. Et je retiendrai aussi cette fabuleuse tirade de Jules Berry dans la peau du Diable au sujet des flammes qui s'élèvent dans la grande cheminée de la salle de banquet… Et quel plus beau final que cette tentative désespérée du Diable pour éteindre un amour, pour faire cesser de battre deux coeurs qui s'aiment et dont les battements continueront pourtant de résonner encore et encore… Une forme de résistance en période d'occupation. Métaphore, démons et merveilles...
J'ai aimé tous les prévert-carné sauf "les visiteurs du soir"; c'est très lent et pas vraiment intéressant. Seul Jules Berry sauf le film des baillements, Cuny et Ledoux sont incroyablement mauvais.
Que c'est long et ampoulé. Le jeu des acteurs est affreusement théâtrale. Heureusement, au deux tiers du film, arrive le diable, le formidable Jules Berry, qui cabotine peut-être un peu mais relève l'intérêt. Et la fin n'est toutefois pas dénué d'un peu de poésie.
Les visiteurs du soir est un film assez étrange finalement. On ne sait pas si on navigue dans un film poétique ; dans un film à thèse ; ou dans un film raté. Probablement un peu des trois à la fois. Déjà, dans un film poétique car Carné ne cherche pas à faire un film historique mais à faire évoluer son spectateur dans une sorte de Moyen-Âge fantasmé, que ça soit au niveau des décors,ou au niveau de l'action, les dialogues de Prévert ne cessent de donner un côté falsifié à ce Moyen-Âge, c'est d'ailleurs parfois désagréable, mais cela place définitivement le film sur un autre point que celui de la réalité, chose qui sera confirmée par la suite du scénario. Mais les visiteurs du soir est également un film à thèse. Parce qu'on y voit ici un thème cher à Prévert, c'est à dire celui de l'amour, avec deux histoires qui évoluent au même rythme mais de deux manières différentes. Mais malgré tout, le tout est parfois très moyennement réussi par moments.
Ambiance fantastique sans effets spéciaux, tout dans le jeu et le scénario sur le rythme d'une nouvelle. Jeu d'acteur, dialogues et plans se conjuguent avec magie. C'est le genre de bijou du cinéma qui traverse le temps, et il n'y a pas besoin de jouer les intellos pour l'apprécier.
Un film que j'aime pour sa poésie et son charme. Par contre il est d'une autre époque; il n'y a qu'à voir le jeu des acteurs. C'est empoulé, voire un peu cul-cul. Mais moi je m'en fous...
Un des rares chefs-d’œuvre du cinéma fantastique français. L'ambiance y est triste, on sent bien que la présence des occupants, qui n'apparaissent jamais dans le film, est pourtant dans tous les esprits des acteurs, des techniciens, du réalisateur et du dialoguiste Prévert. L'intérêt des "visiteurs du soir" se trouve dans la réalisation technique, appuyé par un noir et blanc onirique, mais aussi dans l'interprétation de Fernand Ledoux, Marcel Herand, Jules Berry et Arletty. Grands parmi les grands, dirigés avec soin, ils sont extraordinaires.