Les Visiteurs du soir
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55 critiques spectateurs

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Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2018
Grand classique du cinéma français. Le film aujourd'hui m'a paru bien désuet. Les dialogues de prevet sont parfois un peu nunuches, et les costumes parfois un peu ridicules. Mais le film est plein de symboles et de métaphores pour dénoncer l'occupation nazie qui sévissait à l'époque du film et le jeu de Jules Berry qui joue le diable est tout simplement délicieux !!
Jean-Sébastien T.
Jean-Sébastien T.

29 abonnés 95 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 décembre 2017
On a peine à le croire, et pourtant contrairement à ce que clame la politique des auteurs, ces derniers, aussi brillants soit-ils peuvent se planter. On a peine é croire que le duo Cané-Prévert est pu réaliser un tel ratage. Le rythme est lent, l'histoire peu prenante voire mièvre mais c'est surtout au niveau du casting que l'on touche le fond, l'interprétation d'Alain Cuny est épouvantable et marque le film du tache indélébile, Marie Dea n'est pas terrible non plus, quant au grand Jules Berry, il amuse un peu puis se perd dans des oraisons interminables et sans intérêt. Et Arletty ? Le rôle ne lui convient pas, on l'a connu tellement mieux. Bref on serait au théâtre quand les acteurs reviennent à la fin pour saluer, nous les aurions sifflés. Mais considérons ce film comme une parenthésé dans la brillante carrière de Carné, trois ans plus tard il se rattrapera haut la main en signant ce chef d'œuvre immortel que sont 'les enfants du Paradis".
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2017
Bien sûr "Les Enfants du Paradis "est l ' oeuvre de Carne mais ce film est vraiment plein de poésie . Bien sûr le jeu aujourd'hui est un peu "daté " mais l ' histoire reste très prenante et originale. Jules Berry qui incarne le diable a lui un jeu très en avance sur son temps . Alain Cuny fait déjà bien usage de sa voix rocailleuse qui sert formidablement bien son personnage quant à Arletty elle possède cette grâce incroyable à double tranchant . Un film à redécouvrir .
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2016
Très vite, il apparaît que ce film a manqué de moyens: les décors sonnent plus que faux, et l'on sent bien que tout a été fait à l'économie. Ce ne serait pas un drame en soi, mais hélas, si la mise en scène est soignée, le jeu des acteurs et les dialogues sont bien trop lourdauds et ampoulés aujourd'hui pour susciter la moindre empathie. Le résultat final est un film qui ne manque pas de noblesse par moments, mais s'avère très lent et pesant à suivre du fait de nombreux silences entre ces lourds dialogues.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2016
Introduit à la filmographie de Marcel Carné avec *Le Quai des brumes* que j'avais adoré, je la poursuis avec ces *Visiteurs du soir* qui change totalement de registre tant dans le contexte de production que dans le ton donné.

Le film prend place à la fin du XVe siècle, dans une contrée inconnue que le début du film nous présente à travers de magnifiques plans généraux. Deux personnages, Gilles et et Dominique, déambulent à travers ce paysage et atteignent les portes d'un château blanc au sein duquel ils vont demander l'hospitalité. Ces deux personnages sont en fait envoyés par Satan en personne pour "désespérer les humains".

Il s'agit donc d'un film fantastique produit en 1942, en pleine seconde guerre mondiale. L'argument du fantastique a donc une forte valeur métaphorique et dénonciatrice (l'occupation, le régime de Vichy, la sournoiserie des allemands et la résistance). En tant que spectateur du XXIe siècle, il me semble que le film fonctionne moins bien, du moins en seconde partie, que pour les spectateur de l'époque, à qui le film était destiné en premier lieu.

En effet, la première heure du film est géniale. Nous sommes introduits à une galerie de personnages intéressants, attachants et intrigants mais surtout à un univers en dehors de l'espace et du temps. Ce château semble être à l'abri de tous les malheurs du monde et les événements qui vont avoir lieu n'en seront que plus forts. Je dois avouer que l'actrice qui interprète Anne est juste magnifique, on comprend facilement que Gilles, interprété par Alain Cuny, en tombe amoureux aussi facilement. Arletty, campant le personnage de Dominique, est plus froide, calculatrice mais extrêmement puissante dans son rôle.

Le film peut sembler manichéen, mais le contexte de production et le réalisme poétique font que l'écriture se doit d'être aussi tranchée pour laisser surtout place à des dialogues, signés de la main de Jacques Prévert. Lorsque les personnages parlent, on a l'impression d'entendre de la poésie plus que de vrais dialogues, et c'est aussi ce qui fait le charme du réalisme poétique, cette frontière jamais totalement franchie, parcourue telle un funambule sur le fil, entre tragédie et naturalisme, toujours crédible.

Là où le bas blesse selon moi, c'est dans la seconde heure, qui propose des séquences et un développement scénaristique très intéressants, mais le tout se révèle assez niais et on flirte parfois trop avec la mièvrerie, difficile à accepter pour le spectateur contemporain que je suis. Alain Cuny, qui jusqu'ici proposait un jeu plus en retenu et en nuances, ne se révèle pas tant à l'aise que ça dans cette seconde partie, proposant un jeu trop théâtral, trop surjoué, à la limite parfois du ridicule (du moins à travers les yeux d'un contemporain j'imagine) contrairement à une Marie Déa toute en justesse et en finesse, la véritable révélation du film selon moi.

Dans un contexte de crise, où résistance était de mise et l'oppression enlevait tout espoir chez les hommes, je comprends la puissance de ce film qui met sur un piédestal le rêve et l'amour, mais dans un contexte actuel plus nuancé, le film peut donner l'impression d'en faire beaucoup trop. Néanmoins, le charisme intemporel des interprètes, la finesse de réalisation de Carné et la beauté de la composition de Joseph Kosma et Maurice Thiriet font de ces *Visiteurs du soir* un film encore très agréable à regarder, un conte cinématographique des temps modernes, magnifié par la plume de Prévert.

A voir.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2015
Déception que ce film dont j'attendais tant. Certes, le postulat de base est très bon. Et Jules Berry campe un diable impeccable. On notera également la très belle scène finale. Malheureusement, le film s'enterre dans un jeu rien moins que naturel qui rend certains passages bien trop longs. La romance entre Anne et Gilles, constituant le coeur du film, semble bien trop lourde. Malgré tout Les visiteurs du soir reste un film correct, grâce aux excellents décors et aux détails cités au-dessus. A noter que j'ai du mal à y voir une métaphore de l'occupation, comme certains l'admettent, peut-être cette idée venant plus de la date de parution que du contenu.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2015
Drôle quand même. Je viens de faire découvrir les Visiteurs du Soir à ma fille de 5 ans en partant de cette scène de magie à la cour où Dominique sur uns accord de mandoline arrête le temps au beau milieu d'une danse médiévale. Elle a adoré. Les chants de Gilles au regard amoureux plongeant dans celui d'Anne. Ces ménestrels venant semer le trouble, le chaos, la discorde dans une cour se préparant à des noces… On pourrait penser que non et puis si, même à 5 ans le génie fait son office et les grands films touchent donc le coeur à tout âge. Bel enseignement. Et je retiendrai aussi cette fabuleuse tirade de Jules Berry dans la peau du Diable au sujet des flammes qui s'élèvent dans la grande cheminée de la salle de banquet… Et quel plus beau final que cette tentative désespérée du Diable pour éteindre un amour, pour faire cesser de battre deux coeurs qui s'aiment et dont les battements continueront pourtant de résonner encore et encore… Une forme de résistance en période d'occupation. Métaphore, démons et merveilles...
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 décembre 2014
Que sauver de ce désastre ? Quelques trop rares sourires d'Arletty, l'arrivée de Jules Berry avant qu'il ne se mette à pérorer, quelques décors, quelques plans, les éclairages et deux trois idées à droite et à gauche. Mais sinon, l'interprétation de Marie Déa est ridicule, celle de Cuny une véritable honte pour quelqu'un qui se prétend acteur, c'est lent, peu intéressant, les dialogues sont artificiels et mièvres, les chansons soporifiques. Un ratage complet et incompréhensible de la part de Carné et de Prévert.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2014
"Or donc, en ce joli mois de mai 1485, Messire le Diable dépêcha sur terre deux de ses créatures afin de désespérer les humains..." C'est après cette phrase succédant au générique d'introduction que Gilles et Dominique apparaissent à l'écran, arrivant dans le château du baron Hughes où normalement doivent se marier la fille du Baron et un chevalier...

Assisté à la réalisation par Michelangelo Antonioni et se basant sur un scénario co-écrit par Jacques Prévert, Marcel Carné nous emmène au cœur de ce château en fin de moyen-âge. Il nous fait donc suivre ces deux suppôts de Satan qui voient assez vite leur mission échouée à cause de l'amour que Gille porte à Anne, la fille du Baron.

Et effectivement, Carné fait preuve d'une réelle maîtrise, que ce soit dans l'évolution et les relations qu'entretiennent les personnages ou dans l'apparition d'éléments fantastiques. Il se fait d'ailleurs très sobre de ce côté-là, préférant axer son film sur ses qualités d'écriture (notamment au niveau des personnages et des dialogues qui sonnent toujours juste) ainsi que sur la partie romance qui est bien traitée. Néanmoins, c'est dommage que le film tombe par moments dans quelques longueurs, faute à une atmosphère pas assez appuyée et pas assez prenante ainsi qu'à des scènes, à mes yeux, étirées inutilement.

Parfois manichéen dans son traitement mais donnant une touche poétique au film, on peut voir diverses métaphores à travers cette histoire de diable envoyant deux de ses fidèles faire le mal, à l'image d'un Satan représentant Hitler avec une résistance se dressant face à lui. De plus, "Les visiteurs du soir" bénéficie de bonnes, bien que parfois excessives, interprétations, à commencer par Arletty dans un look androgyne, Alain Cuny ou encore la belle Marie Déa.

Un film fantastique original et mettant en scène Satan envoyant ses fidèles sur terre. Carné le traite avec romantisme et finesse, même si c'est dommage que le film tombe par moments dans certaines longueurs et lourdeurs...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juin 2014
La grande profondeur des dialogues de Prévert nous enchaine à ce conte hors du temps dont chaque personnage pourrait avoir sa place sous l'occupation.
Bien que très académique, la réalisation cependant pêche par trop d'effet de style.
Une belle histoire d'amour, un triptyque à voir ou a revoir. Un grand Marcel Carné.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 avril 2014
Film sur l'époque médiévale réalisé en France. Sauf qu'il n'a rien à voir avec les superproductions hollywoodiennes. Pas de batailles ni de sièges de châteaux. Lorsqu'au générique on aperçoit le nom de Prévert au scénario, on commence à deviner d'avance l'ambiance du film, et le ton de l'histoire. C'est une histoire d'amour. Ronflante et étirée au possible. Tout est en lien avec le style de Prévert : les acteurs citent leur texte comme au théâtre sur un rythme lent, dans un langage trop appuyé, et dans des jeux très creux et neutres. Ce qui rend le film très long et anormalement allongé. Mais est-ce que l'histoire a tout de même un fond ? même avec des dialogues moyens ( "la première fois que je vous ai vu j'ai su pourquoi vous étiez venu". Passons. ), le thème reste l'amour et n'apporte rien d'extraordinaire. Il n y a que la séquence finale qui est intéressante : les amants changés en pierre, mais dont le coeur continue de battre, prouvant que l'amour est éternel, déjouant le diable déguisé en seigneur qui disparaît. Au niveau artistique, on s'amusera encore et toujours des décors carton-pâte extrêmement lisses. Carné a semble t-il voulu faire référence aux Riches Heures du duc de Berry mais en noir et blanc cela passe mal pour des miniatures colorées. En somme, rien de magnifique et de sensationnel. Histoire banale, personnages et jeux plats, réalisation presque neutre et scénario moyen qui ne convient pas d'être adapté au cinéma.
Jacques A.
Jacques A.

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2014
Ce film fait partie de la culture cinrmatographique. Vous devez l'avoir vu. Surtout si vous ne savez pas de quoi ça cause. Grand classique. Heureux de l'avoir vu.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 octobre 2013
Un des rares chefs-d’œuvre du cinéma fantastique français. L'ambiance y est triste, on sent bien que la présence des occupants, qui n'apparaissent jamais dans le film, est pourtant dans tous les esprits des acteurs, des techniciens, du réalisateur et du dialoguiste Prévert. L'intérêt des "visiteurs du soir" se trouve dans la réalisation technique, appuyé par un noir et blanc onirique, mais aussi dans l'interprétation de Fernand Ledoux, Marcel Herand, Jules Berry et Arletty. Grands parmi les grands, dirigés avec soin, ils sont extraordinaires.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 juillet 2013
Un beau film qui aurait sans doute lorgné du côté des chef d'œuvre nonobstant la prestation calamiteuse d'Alain Cuny qui est autant acteur que moi trapéziste.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2013
Les visiteurs du soir est un film assez étrange finalement. On ne sait pas si on navigue dans un film poétique ; dans un film à thèse ; ou dans un film raté. Probablement un peu des trois à la fois.
Déjà, dans un film poétique car Carné ne cherche pas à faire un film historique mais à faire évoluer son spectateur dans une sorte de Moyen-Âge fantasmé, que ça soit au niveau des décors,ou au niveau de l'action, les dialogues de Prévert ne cessent de donner un côté falsifié à ce Moyen-Âge, c'est d'ailleurs parfois désagréable, mais cela place définitivement le film sur un autre point que celui de la réalité, chose qui sera confirmée par la suite du scénario. Mais les visiteurs du soir est également un film à thèse. Parce qu'on y voit ici un thème cher à Prévert, c'est à dire celui de l'amour, avec deux histoires qui évoluent au même rythme mais de deux manières différentes. Mais malgré tout, le tout est parfois très moyennement réussi par moments.
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