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Spaulding666
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1,0
Publiée le 24 novembre 2015
Après une introduction prometteuse, le film sombre peu à peu dans le ridicule, et la virtuosité technique de certaines scènes ne fait qu'accentuer cela en donnant un aspect trop léché à des scènes qui se veulent prises sur le vif, caméra à l'épaule. Ainsi on décroche au fur et à mesure que le film avance, culminant avec un dénouement aussi improbable qu'attendu.
Film exceptionnel !!! Autant sur le plan technique que l'univers construit, tout est parfaitement maîtrisé. Les références nous font rentrer dans le film et les plans séquences sont les plus beaux et les plus efficaces que je n'ai jamais vu. Tout est bon je ne serai comment trier. Allez voir ce film c'est un des meilleurs moyen pour faire aimer le cinéma, et de garder l'espoir en la venue prochaine de grand films.
Une histoire vraiment prenante du debut a la fin, on reste "scotcher" par la beauté qui degage de ce film. C'est sur c'est vraiment bouleversant de voir un monde dans un etat pareil, mais tellement d'actualiter. Un superbe film, un grand bravo a Alfonso Cuaron.
Ce film est ennuyeux mais d'une force. J'ai dû le regarder en deux fois pour le finir et encore j'ai à peine suivi la dernière demie heure tellement on se fait ch***. Certains personnages sont insupportables et l'histoire est mal amenée, on ne comprend pas tout et j'insiste, on s’ennuie. Seul Clide Owen relève un peu le niveau de l'ensemble. Mais cela reste un gros navet qui me fait penser à timeout. Les deux films ont des scénarios très original mais incroyablement mal exploités et donc très décevant.
L'un des meilleurs films jamais réalisés. Tout est juste, inspiré et touchant. L'ambiance est unique, les acteurs parfaits, aucunes surenchères, la réalisation est magistrale et nous porte d'un bout à l'autre. Le scénario quand à lui permet une réelle réflexion sur l'humanité et une nouvelle approche du film d'anticipation à la fois ultra réaliste et spectaculaire. Chef d'oeuvre
bon film. le scenario est interressant, les acteurs sont bons, il y a pas mal de longueurs mais on reste acroché quand même jusqu'a la fin. une fin assez deçevante pour ma part. les decors en revanche sont sympas et assez realiste par rapport a l'histoire generale du film.
Les Fils De L’Homme est un film d’anticipation âpre et brutal, dont la violence scénaristique est renforcée par le réalisme extrême de la mise en scène. La réalisation magistrale à base de plans séquences impressionne de maitrise même si elle tend parfois vers le too much. Une vision pessimiste de l’avenir (ou réaliste, à vous de voir) qui vous hantera longtemps après son visionnage.
Ca fait plaisir de voir des films post-apocalyptiques de cette qualité de nos jours. Les fils de l'homme est une oeuvre tout aussi prenante que belle. La thématique du film et son pitch de départ avaient déjà attiré mon attention. L'action du film se déroule en 2027, pas une naissance n'a eu lieu depuis 18 ans et un homme va devoir se muer en défenseur de l'humanité avec la découverte d'un nouvel espoir de naissance. Il y a quand même quelque chose qui frappe direct c'est la qualité de mise en scène. Déjà perceptible dans Y tu mama tambien du même réalisateur qui a eu recours à de longs plans-séquence bien cadencés, cette technique est ici transcendée dans Les fils de l'homme. C'est juste un régal visuel, d'autant plus qu'ils ne semblent pas mécaniques pour deux sous. Il y a juste la giclée de sang sur la caméra à un moment donné qui est venu détruire tout le réalisme d'une scène, ce qui est dommage car le reste paraissait très authentique. Enfin ce n'est qu'un détail après tout, même si bien gênant.
C'est quand même plutôt osé et ça montre que Cuaron est un pur artiste. Le film en lui-même est assez riche d'ailleurs, il soulève pas mal d'interrogations, d'hypothèses même. C'est un scénario très abouti globalement même si je n'aurais pas craché sur une vingtaine de minutes de plus pour un meilleur développement. Clive Owen est très convaincant dans son rôle, le casting déboîte pas mal dans sa globalité. C'est un film d'anticipation brutal et bien maîtrisé dans son ensemble, à l'intrigue originale et traitée avec finesse. Quelques légers défauts mais le film demeure admirable, grâce en bonne partie à une technique magistrale et des séquences absolument foudroyantes. La guérilla urbaine, l'évasion dans la nuit, la sortie du bâtiment (j'en dis pas plus pour ne pas spoiler)... C'est vraiment du grand cinéma dans sa globalité, Les fils de l'homme est très recommandable. Une oeuvre d'une grande beauté et d'un réalisme appréciable.
Avec une tête d'affiche pareille, calembredaines et niaiserie me serais-je permis d'éructer grassement sans chercher à comprendre quoi que soit...Finalement, peu de minutes ont suffi pour que "Les Fils de l'Homme" éponge, avec une efficacité sidérante, mon immense océan de scepticisme. Clive Owen, quand il n'est pas occupé à fracturer quelques nez, rosser un tibia par-ci, une arcade par-là, sait faire preuve de sobriété et de finesse dans son jeu. Et quand Alfonso Cuarón, ne souhaitant pas complètement se faire piquer la vedette, en profite pour donner quelques petites leçons d'art du plan-séquence, on atteint vite l'harmonie de l'existence...
Tiré d'un roman de l'écrivaine de polars britannique P.D. James, "Les Fils de l'Homme" s'inscrit dans la lignée de ces films d'anticipation ayant comme cadre une Angleterre totalitaire inspirée du "1984" de Georges Orwell : "Fahrenheit 451", "Orange mécanique", "Brazil", "The Island", "V comme Vendetta". Là, comme chez Terry Gillian, le futur proche est dépeint comme un mélange de technologies déjà en gestation (publicité animée sur les bus, projection holographique sur le pare-brise) et de recyclage d'engins anachroniques (rickshaws, Avantime et CX break customisés), tout en s'appuyant sur des images imprimées dans l'inconscient collectif, comme ces carcasses de boeufs brûlant dans la campagne ou ces manifestations d'islamistes armés de kalachnikovs aux fronts ceints d'un bandeau vert.
Car le futur qui nous est promis n'est qu'une extrapolation pessimiste de ce que nous connnaissons : épidémie, pollution, terrorisme, camps de rétention. Comme dans "Soleil Vert", on y propose un programme de suicide assisté baptisé Quietus. Des clips dans les bus nous montrent la destruction des principales cités du monde, et l'Angleterre est visiblement devenue un des derniers lieux préservés vers lequel convergent des réfugiés venant de toutes parts, et ceux-ci sont traqués et parqués comme des animaux.
"Animals", voilà d'ailleurs une des clés de l'adaptation de Cuarón : l'usine aux quatre cheminées de la pochette du disque des Pink Floyd abrite le cousin de Theo qui parmi les oeuvres qu'il tente de récupérer de la destruction (Guernica, David de Michel-Ange) a sauvé l'immense cochon gonflable de Roger Waters, en même temps qu'on entend "Pigs". Et la boucle est bouclée quand on sait que ce titre avait été choisi en référence à "La Ferme des Animaux", du même Orwell. Cette évocation de la musique des années 70 est aussi portée par le personnage de Jasper, vieux hippie formidablement joué par un Michael Caine méconnaissable, et qui écoute Radiohead, les Stones ou King Crimson.
On l'a compris : l'univers créé par le metteur en scène mexicain est très réussi, ce qui est déjà fondamental pour un film d'anticipation. Mais sa qualité repose aussi sur la virtuosité de la réalisation ; les nombreuses scènes d'action, comme la poursuite dans la forêt ou l'assaut de l'immeuble des insurgés par l'armée sont tournés en plans-séquences, technique que maîtrise parfaitement Cuarón comme il l'avait démontré dans "Paris, je t'aime" où les six minutes de la dispute de Ludivine Sagnier et de Nick Nolte étaient tournées en un seul plan. Ce réalisme quasi-documentaire concourt à la tension qui sous-tend toute la seconde partie du film. Mais cette virtuosité ne tourne pas à vide ; elle est au service de la narration, et par un jeu de contraste, la scène où insurgés et troupes d'élite baissent les armes pour laisser passer l'enfant est superbe.
Outre Michael Caine, la distribution est à la hauteur : Clive Owen, retrouvant la fougue de sa jeunesse en acceptant d'endosser cette paternité symbolique et miraculeuse, Julianne More, parfaite comme toujours, la jeune Claire-Hope Ashitey déjà vue dans "Shooting Dogs" et Peter Mulan en kapo du camp d'internement cauteleux et brutal. Cuarón a indéniablement une empreinte personnelle. Son Harry Potter marquait parfaitement l'entrée du héros dans une période plus noire, à la limite du fantastique. Là, il choisit salutairement une immigrée clandestine pour porter l'avenir de l'humanité : parabole bienvenue en cette période de grand repli sur soi de notre vieux continent.
Époustouflant... Je dois bien avouer être resté bouche bée devant ce film tellement l'action est d'une crédibilité sans égale (je manque même de superlatifs pour la qualifier). Certes, je dois m'avouer très légèrement déçu par un scénario qui laisse le spectateur sur sa faim car le film nous largue dans un Londres dévasté sans qu'on ne sache vraiment pourquoi. Cependant, ce petit détail peut finalement être considéré comme le parti pris de la part du réalisateur de nous immerger dans la vie d'un homme en lui collant aux basques et en découvrant en même temps que lui la gravité des évènements dans un contexte qui nous échappe. Cela donne une histoire au rythme soutenu et sans aucune rupture, sans petites scènes superflues où l'on voit le personnage principal pleurer ou raconter avec une voix grave ses mésaventure à des interlocuteurs empathiques, un film sans scènes d'action facultatives ne servant qu'à nous montrer des viscères dans un concert d'explosions... La caméra n'est là que pour filmer, que pour suivre le personnage du début à la fin, l'atmosphère est à l'indifférence, on reste assis, on regarde, on retient parfois son souffle, on est parfois abasourdi, parfois content, parfois triste, mais on ne fait que suivre les péripéties du personnage principal, qui croise le chemin d'autres personnages, dont les caractères sont tous d'une extrême précision et très soignés (Chapeau bas aux acteurs). L'action est toujours d'une crédibilité qui la rapproche de la réalité, tout autant que la vision du future, très crédible pour une fois : pas de voitures volantes, de villes futuristes avec de grands buildings effilés, pas de pistolets laser, pas de tous ces gadgets que l'on peut croiser dans d'autres films d'anticipation. Les seules apports en terme d'avancée technologique sont la profusion d'écrans, ce qui semble à la fois très probable et qui à du sens. Quoiqu'il en soit, tout est maîtrisé dans ce film, il y a toujours juste ce qu'il faut mais jamais trop (pour ce qui est des dialogues, de l'action...). Je recommande ce film à tous ceux qui souhaitent s'offrir un divertissement utile, et qui n'ont pas peur d'en sortir assez retourné. Pour conclure, ''Les fils de l'homme'', un film mature, sérieux, froid, plus qu'un simple divertissement, à voir tout simplement.
Rarement un film d'anticipation n'aura paru aussi crédible, aussi réaliste, aussi proche de notre monde actuel. L'avenir selon Alfonso Cuaron, c'est le chaos dans le monde entier, et ce chaos parait vraiment plausible. Donc du côté de son scénario, rien à dire, l'alchimie fonctionne très bien ici. Du côté de sa mise en scène, Cuaron prend le partie de la mise en scène rythmé, mais surtout vivante symbolisé par cette attaque de la voiture en un long plan séquence de 3min30. Mince, on a vraiment l'impression d'être dans cette voiture. Et le casting rempli brillamment sa fonction dans ce film, en particulier, et c'est une surprise pour moi, Clive Owen, acteur dont je n'aime pas vraiment le jeu, qui a réussi à m'émouvoir. Le film souffre juste d'une certaine faiblesse sur le point moral. C'est le seul défaut qu'on pourra certainement lui reprocher.
Très beau film, même si il est souvent très dur. Tout est sacrifice pour sauver l'ultime espoir de l'humanité. Rare sont les films ou l'on ne ménage personne, même les gentils et les héros (franchement, ça surprends et c'est parfois dur à digérer, faut pas trop s'attacher aux personnages sympas de ce film, sinon on morfle .... J'en ai vu des scénarios de fin du monde, mais celui-ci est original et ne fait pas dans la dentelle ... Excepté l'émouvante et belle scène de l'adoration de l'enfant dans le camps de réfugier en pleine guérilla, ce film est cru et réaliste ... Vraiment, j'apprécie, sa change des films catastrophe fin du monde à la Hollywoodienne avec une Amérique sauve le monde. Bilan : Très bien. Un petit bémol, la fin qui arrive trop vite, j'aurai voulu voir quelques image de ce fameux "renouveau planétaire".
Encore un film millénariste, encore un film catastrophe, encore un blockbuster, sauf que…avec toutes les contraintes du genre, et la mode fin du monde actuelle, Cuaròn transforme ces contraintes en qualités esthétiques. La fin du monde vue comme ça, c’est beau. Ces couleurs mentales, cette mise en scène monumentale, que ne renierait pas un Kubrick des grands jours, l’utilisation du grand angle qui donne une image et un espace sans fin, une atmosphère sombre et apocalyptique, qui inspirerait un Breugel ou un Goya par anticipation. Il y a des accents bibliques traversés par le pop art et vidés de toute substance mystique. Accumulation d’images et d’objets qui parle à tous d’un monde déchu et perdu, du mouvement, équilibre des formes et rythme haletant, c’est un compte à rebours et un tableau de maître que l’on a sous les yeux. Et Clive Owen qui nous joue un archange sans ailes et sans armes, qui sert de guide à une « vierge Marie » pas si vierge que ça. Très beau, je dirais même visionnaire.