Les Fils de l'homme
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1 507 critiques spectateurs

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Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

43 abonnés 1 057 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2026
"Les Fils de l'homme" est plus qu'un film de science fiction, c'est une oeuvre dystipique. Le film nous plone en 2027, dans un monde ravagé par deux décénnies d'infertilité humaine totale. L'humanité est ouée à une extinction totale. Mais une jeune réfugiée clandestine tombe enceinte, elle représente le dernier espoir du monde. Le film est d'une noirceur absolue mais avec une lueur d'espoir. Il y a beaucoup de plans séquences dont une à l'intérieur d'une voitiure qui dure plus de 4 minutes, et un assaut militaire qui dure plus de 6 minutes (c'est un côté technique qui mérite d'être salué). Le réalisateur a préféré la narration visuelle, ce qui peur rendre les enjeux de lhistoire parfois un peu floue.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

5 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2026
Nous sommes en 2027 c'est l'année prochaine !! Théo fonctionnaire de l'administration totalitaire britannique est complètement désabusé par cette société en perdition. Il est contacté par par Julian, son ancienne compagne, membre des Poissons, un groupe terroriste. Elle lui demande de faire passer illégalement la frontière, Kee, une jeune clandestine pas comme les autres.
Ce monde est complètement effondré, et les sujets abordés dans ce film datant de 2006, sont plus que d'actualité dans la politique mondiale d'aujourd'hui.

Charlotte Chapeau Rond et Rouge  notre critique pour "Je fais Mon Cinéma" qui s'attache au cinéma qui dérange, qui dénonce, qui dévoile des vérités, nous ouvre les yeux. Rebelle dans l'âme, critique ciné qui aime le cinéma imprévisible va nous parler de Les fils de l'Homme de Alfonso Cuaron.

Je regarde Les Fils de l'homme et je ne vois pas de la science-fiction. Je vois un miroir. Un miroir déformant, certes, mais un miroir tout de même. Ce qui me glace, ce n'est pas l'idée qu'aucun enfant ne naisse plus. Ce qui me glace, c'est la vitesse avec laquelle les hommes abandonnent leur humanité quand l'espoir disparaît.
Alfonso Cuarón ne cherche jamais à m'impressionner avec des explosions ou des effets de manche. Il me jette au milieu du chaos. Je reçois la guerre, les cris, la peur, les rafales de balles comme si j'y étais. Sa caméra ne danse pas. Elle trébuche avec les vivants. Elle tombe avec eux. Elle respire leur panique. Cette brutalité presque documentaire me prive de toute distance. Impossible de détourner le regard.
Et puis il y a Théo Faron. Un homme qui n'a plus rien à quoi se raccrocher. Un homme qui perd tout, encore et encore. Chaque être qu'il aime lui est arraché. Pourtant, il avance. Non pas parce qu'il croit encore au monde, mais parce qu'il refuse de laisser le désespoir avoir le dernier mot. Son odyssée est celle de tous ceux qui continuent à marcher alors que tout leur ordonne de s'effondrer.
Mais le véritable monstre du film n'est pas l'infertilité. Ce sont les frontières. Ce sont les cages. Ce sont les rafles. Ce sont les camps où l'on parque les migrants comme du bétail. Ce sont les gouvernements qui transforment la peur en programme politique. Cuarón ne dénonce pas un futur imaginaire. Il dénonce une mécanique qui existe déjà. Une mécanique qui désigne des êtres humains comme des menaces avant même de les regarder dans les yeux.
Je refuse qu'on me dise que ce film exagère. Les images changent, les uniformes changent, les slogans changent, mais la logique est toujours la même : on construit des murs, on fabrique des ennemis, on habitue les citoyens à détourner les yeux. Et le plus terrible, c'est que cela finit toujours par sembler normal.
Alors oui, Les Fils de l'homme me met en colère. Une colère salutaire. Une colère qui refuse l'indifférence. Je sors de ce film avec une certitude : les dystopies ne tombent jamais du ciel. Elles poussent lentement, nourries par notre silence, notre confort et notre renoncement.
Je n'ai pas envie de vivre dans ce monde-là. Je n'ai pas envie d'attendre que les camps deviennent ordinaires, que la haine devienne une politique publique, que la compassion soit considérée comme une faiblesse. Je refuse cette fatalité.
Je choisis de résister. Je choisis de garder les yeux ouverts. Je choisis de défendre l'humain avant les frontières, la solidarité avant la peur, la dignité avant l'obéissance.
Parce que le pire n'arrive jamais d'un seul coup. Il avance à petits pas. Et si nous cessons de nous révolter aujourd'hui, alors demain, nous découvrirons que nous habitons déjà le monde que Cuarón nous avait pourtant suppliés d'empêcher.

Casa Nostra : femme, journaliste à "Plein la Gueule" redouté pour ses baffes cinéphiles répond à Charlotte Chapeau Rond et Rouge.

Charlotte, je t'écoute et je me surprends à frissonner. Je pensais revoir Les Fils de l'homme comme une dystopie brillante. Je découvre un miroir bien plus dérangeant. Pas parce que Alfonso Cuarón aurait deviné l'avenir. Les cinéastes ne sont pas des prophètes. Ils sont des sismographes. Ils sentent les secousses avant nous.
Quand je repense au Covid 19, je ne vois pas le même virus. Je vois la même panique. Je vois la même société qui vacille. Je vois des rues qui changent de visage, des regards qui se méfient, des gouvernements qui prennent des mesures exceptionnelles, des citoyens qui oscillent entre solidarité et repli sur eux-mêmes. Je revois ce moment où nous découvrons, brutalement, que notre monde si moderne est beaucoup plus fragile que nous voulons bien l'admettre.
Ce qui me frappe aujourd'hui, c'est la vitesse à laquelle la raison s'effrite quand la peur s'installe. Nous nous croyons rationnels. Il suffit pourtant d'une crise sanitaire pour que chacun cherche un coupable, une certitude, une vérité absolue. Nous voulons contrôler l'incontrôlable, expliquer l'inexplicable, désigner des responsables à tout prix. La peur ne soigne rien. Elle déforme tout.
Et c'est là que Cuarón me gifle. Son virus ne ressemble pas au Covid. En revanche, les êtres humains, eux, me semblent terriblement familiers. La peur justifie l'injustifiable. L'urgence autorise l'impensable. Les libertés deviennent négociables. Les plus fragiles deviennent les plus faciles à sacrifier. Ce n'est pas la maladie qui m'effraie le plus. C'est notre capacité à perdre notre boussole morale quand elle surgit.
Je croyais que nous tirerions des leçons de nos épreuves. Je découvre que nous oublions vite. Beaucoup trop vite. Nous reprenons notre souffle et nous recommençons à croire que tout cela appartient au passé. Pourtant, il suffit d'allumer les informations pour retrouver les mêmes mécanismes, les mêmes réflexes, les mêmes emballements.
Alors oui, Charlotte, je te rejoins sur un point essentiel. Ce film ne raconte pas seulement la fin des naissances. Il raconte le début de nos renoncements. Et cette histoire-là me fait infiniment plus peur, parce qu'elle dépend de nous.
Le virus passe. Les cicatrices restent. La question demeure : lorsque la prochaine crise frappera, choisirai-je encore l'humanité plutôt que la peur ? C'est cette question qui me poursuit longtemps après le générique. Et elle, contrairement au film, n'appartient pas à la fiction.
Franck Turies
Franck Turies

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juin 2026
Quel film....les plans séquences, le jeu des acteurs, la noirceur d une Angleterre qui a sombré dans l extreme droite violente
Tout est parfait dans ce film!
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 111 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2026
Children of Men pousse les logiques du présent jusqu'à leur point de rupture. L'infertilité, les politiques d'exclusion, la traque des immigrés, tout ce qui résonne aujourd'hui avec une justesse presque prophétique. Cuarón filme ça à l'épaule avec des plans-séquences hallucinants (l'embuscade en voiture, la traversée du camp de réfugiés en zone de guerre) où le spectateur devient témoin direct, presque physiquement exposé. L'image est sale et grise, sans aucun futurisme clinquant et c'est apprécié. Le malaise s'installe dès les premières minutes et ne lâche jamais. Michael Caine en vieux hippie tendre et drôle au milieu de l'horreur offre une respiration dont on a un besoin viscéral, une de ses prestations les plus touchantes. Clive Owen impose un anti-héros ordinaire et désabusé, loin de toute perfection hollywoodienne. Pourtant, malgré un socle narratif en béton, le scénario m'a laissé sur ma faim : trop de zones d'ombre non explorées, une structure « homme protège un être précieux en terrain hostile » qui aurait mérité plus d'audace. Et la mayonnaise n'a jamais complètement pris : j'ai admiré la prouesse technique, senti l'urgence du propos, mais toujours avec un détachement que je n'ai pas réussi à briser. Le film est porté par un espoir jamais naïf, arraché à la violence, mais qui m'a davantage impressionné que bouleversé.
Martin P
Martin P

11 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2026
Tout est sublime dans ce film, je ne connaissais pas Alfonson Cuaron, c'est donc ce film qui me l'a fait découvrir, et quelle claque, autant dans la narration que de part sa mise en scène, follement inventive et tendue, follement poétique et surprenante et aussi subtile dans le spectaculaire ! Un des plus grands cinéastes du 21ème siècle !
Sophie Barbier
Sophie Barbier

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2026
L'humanité est devenue stérile. Le sens de la vie s'effondre en même temps que son avenir. La situation est incontrôlable et le monde sombre dans un totalitarisme étrangement familier. Et puis vient une Femme. Elle ne sauvera pas le monde, mais elle sauvera l'espoir spoiler: .
Romanello Matteo Ciro
Romanello Matteo Ciro

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 avril 2026
Ce film est une aberration la plus total, une histoire qui n'a ni queue ni tête et je vous épargne la fin qui nous laisse sur notre faim. A FUIR
Mme Hérisson
Mme Hérisson

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2026
« Les Fils de l’homme » est un film d’anticipation marquant, dont l’univers apocalyptique est magistralement retranscrit. Le spectateur reste captivé du début à la fin, porté par l’espoir tenace d’un monde capable de renaître, même au cœur du chaos. Si certaines zones d’ombre persistent: comment en est-on arrivé à cette surpopulation paradoxale, alors que la vie semble si précaire et que plus aucun enfant ne naît ?; elles n’entachent en rien l’expérience. Malgré ces mystères, l’immersion reste intact et l’on retient surtout l’intensité d’un film profondément prenant.
Guillaume.G
Guillaume.G

11 abonnés 899 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2026
Les Fils De L’Homme de Alfonso Cuarón est un très bon film de Science-fiction, car on y voit un futur qui s’éteint à une chance de survie.

Ce film nous montres également un autre avenir qui est des plus terrifiant, ce qui fait qu’Alfonso Cuardon nous offres un véritable petit bijou de la science-fiction.

Nous avons également une excellente ribembelle d’acteurs qui joue à merveille leur rôles
Laurent Leblanc
Laurent Leblanc

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mars 2026
on croirait un bon téléfilm. Ou un film à très était budget. Réalisation plutôt très moyenne. Scénario très creux. Dystopie à laquelle on ne croit pas du tout. Je ne conseille pas.
Naram
Naram

152 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2026
Children of Men est une dystopie se déroulant à Londres en 2027. Plus aucun bébé ne naît depuis 18 ans et l'introduction nous annonce que le plus jeune humain du monde est mort, ce qui est un véritable drame national n'arrangeant pas les choses.

Une politique anti-réfugiés est durement appliquée où ces derniers sont des parias. Les rues sont remplies de prisons à ciel ouvert où ils sont enfermés. Tout est sombre et délabré dans les rues de Londres. Dans ce contexte, nous découvrons Théo, un ancien activiste endeuillé par la mort tragique de son fils Dylan il y a des années, qui s'est rangé depuis et vit une vie morose tout en ne faisant plus attention au monde qui l'entoure.

Son seul échappatoire est de rendre visite à son ami Jasper, apportant une touche d'humour et nous soulageant de ce monde nauséabond à plusieurs moments du métrage, spoiler: mais il connaîtra une fin tragique, personne n'est épargné dans ce monde.


Son destin va brusquement changer quand il est enlevé par son ex-femme Julian, mère de Dylan, devenue la cheffe des Poissons, un groupe terroriste luttant pour les réfugiés. Théo va se retrouver malgré lui à devoir escorter Kee, une jeune réfugiée, en lieu sûr, mais découvre que la jeune fille est enceinte, ce qui va totalement changer son état d'esprit.

Nous sommes donc embarqués dans un périple angoissant où ils traversent le pays dévasté. spoiler: De plus, ils sont livrés à eux-mêmes avec la traîtrise de certains membres des Poissons qui veulent ériger le bébé en arme politique suite à la mort de Julian
. Ils vont cependant recevoir des aides surprises tout au long du voyage. Le bébé est un signe d'espoir, sauveur de l'humanité, ce qui ne laisse personne indifférent. Ils vont devoir traverser une guerre à ciel ouvert. Le film est intense avec une caméra à l'épaule constante, des plans-séquences au milieu des affrontements, nous sommes pleinement immergés avec eux.

spoiler: La scène mémorable du film est certainement celle où les combattants voient l'enfant élu et où la guerre s'arrête pratiquement, Théo et Kee marchant sous le regard ébahi des soldats se poussant pour leur faire de la place. La fin est émouvante, Théo s'est sacrifié pour la survie de Kee et son bébé qui portera alors le nom de Dylan.
Marcelo_Di_Palermo
Marcelo_Di_Palermo

15 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2026
un scenario étonnant original et surprenant du début à la fin. Une très belle surprise d'autant que j'avais pris soin de me protéger des spoilers.
Xacha07
Xacha07

9 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2026
Magnifique film dystopique, tellement actuel sur l'évolution de nos sociétés avec le refus de l'autre et la sclérose progressive de notre humanité.
Arnaud A.
Arnaud A.

8 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
Ce film dystopique d'une grande noirceur et d'une certaine clairvoyance sombre dans l'écueil classique, passée la première demi-heure, de verser dans le film de course-poursuite. Il épargne cependant aux spectateurs les effets spéciaux ridicules tandis que les décors, la bande-son et les sobres scènes d'action, souvent filmées en plan séquence, sont irréprochables. Les ressorts du scénario demeurent cependant trop obscurs jusqu'à la fin du film, ce qui témoigne d'une certaine facilité et du refus radical, regrettable, de tenter de répondre même a minima aux graves questions posées des le début.
YAN SOUTEYRAT
YAN SOUTEYRAT

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 janvier 2026
Je ne comprends pas la note de 4 étoiles...
J'ai tenu jusqu'à la moitié du film. A partir d'une idée intéressante le film n'est qu'une suite d'actions, un film d'action en fait.
Le scénario est nul, les dialogues autant. Les acteurs ne sont pas forcément mauvais, je pense qu'ils jouent leur rôle le mieux qu'ils peuvent. Je n'ai pas vu ce film au cinéma mais sur Arte, j'ai économisé le prix de l'entrée ....
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