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Un visiteur
4,0
Publiée le 4 décembre 2022
Le génie de Cuarón est d’avoir représenté un futur en parfait lien avec notre époque contemporaine. Faisant de son film une oeuvre de SF épurée, sans sucre ajouté, portant les prémices d’une idéologie humaine néfaste pour notre société.
Un film pas vraiment réjouissant, sombre et pessimiste, jouant avec notre historique collectif avec la mise en scène de camps de concentration et de ghettos, il est alors difficile pour le spectateur de ne pas se sentir concerné.
En dehors du fond plus qu’intéressant, la vraie force du film réside dans la mise en scène absolument remarquable.
On imagine alors Cuarón caméra à l’épaule, avec un réalisme digne d’un documentaire de guerre et avec des plans-séquences époustouflants (notamment celui de « la voiture »).
Cette esthétique est juste un pur régal cinématographique.
J’aimerai aussi parler de la musique en parfait adéquation avec le propos du film mettant en lumière des artistes qui se sont questionné sur des thématiques que le film aborde, je pense notamment à Radiohead et au clin d’oeil qu’une scène du film fait à la cover d’« Animals » des Pink Floyd.
Attiré par tous ces commentaires élogieux, j'ai décidé de le visionner. Au bout de quelques minutes, je me suis posé de nombreuses questions qui sont restées finalement sans réponses. Déçu au final malgré une très bonne réalisation et de belles images de chaos.
Dans un futur proche, une exploration d'un monde en plein chaos, en proie à la violence et au déclin de l'espèce humaine. Ce thriller d'anticipation est un vrai questionnement sur la condition de procréation et l'aspect si précieux qu'est la vie. Les décors et scènes de guerillas sont saisissants et, quelques plans sont particulièrement réussis.
Un bon film que je n'ai pas aimé. Trop sombre pour moi. Trop d'armes. Trop de violence. Une vision trop sombre du futur. Le film est sorti en 2006 mais l'histoire se passe en 2027, c'est-à-dire dans seulement 5 ans ! Depuis le brexit et le Covid-19 ont beaucoup changé les choses. Mais peut-on pour autant imaginer une telle déchéance de l'humanité d'ici 5 ans ? Malgré la qualité de la réalisation, je n'ai pas accroché. Même le choix de l'étrange interprétation de Ruby Tuesday m'a surpris : pourquoi ne pas avoir utilisé la version originale des Rolling Stones ? Quant à annoncer qu'en 2008 la grippe devint une pandémie, il faut admettre que la prédiction est bonne, avec 12 ans d'avance. À réserver à un public averti.
La beauté de l'art réside dans sa capacité à vous toucher au plus profond de votre cœur sans que votre cerveau ne puisse en expliquer la cause. Il arrive alors parfois que l'on découvre une œuvre, et que jamais on ne l'oublie : c'est le cas ici de Les Fils de l'homme. Dans un monde déchiré par la misère et le clivage de la société et où l'Homme le plus jeune de la planète a 18 ans, la vie au sens premier du terme va venir bouleverser le quotidien de Theo Faron. Film de science-fiction, c'est l'ultra réalisme des scènes et la fidélité avec son univers qui frappe. Le strict nécessaire y est exposé pour en comprendre ses fondements et c'est largement suffisant, c'est même une des forces du film. Il ne décrit pas à outrance, ne complexifie pas inutilement et n'extrapole pas notre société actuelle : en bref, il laisse de la place au spectateur pour qu'il se construise, s'insère dans cet univers ce qui permettra alors à cette histoire de s'écrire dans sa mémoire à l'encre indélébile. L'histoire donc, est extrêmement touchante de par le sujet qu'elle aborde. Le rythme et la véracité des propos sont tels que le spectateur est tenu en haleine tout le long. La proximité technologique avec notre société, et les différents parallèles mis en place entre les deux nous amène à nous questionner, nous positionner, mais surtout nous impacter émotionnellement de plein fouet. La création des personnages s'axe sur une multitude de couches, dont il nous est donné de sentir intrinsèquement chacune d'entre elles avec une puissance folle. L'intégralité des acteurs est au sommet de leurs performances. Clive Owen est époustouflant, Julianne Moore exceptionnelle, Michael Caine incroyablement touchant et Chiwetel Ejiofor grandiose. Mais c'est par sa réalisation que ce film s'impose comme l'une des plus grandes œuvres du 7ème art. La maîtrise d'Alfonso Cuarón relève du génie. L'intégralité de ses plans est juste, précis et fort. Sans évoquer les plans séquences qui permettent au spectateur de s'ancrer dans l'univers dépeint ici, et de le toucher au plus profond de son âme. Au-delà de cela, ils relèvent d'une qualité d'artistes exceptionnelle tant on est aisément transporté. La scène de fin est l'une des plus grandes scènes du cinéma. L'immersion est totale, et en un claquement de doigt on se retrouve livré à nous même face à ce qu'il vient de se passer sous nos yeux, et on reste un temps devant ce générique qui défile en repensant à l'immensité de celle-ci. Les images sont crues, elles nous apparaissent avec toute la violence dont cette société est victime pour, une fois de plus, nous attraper au plus profond de notre âme. La colorimétrie vient donner un ton terme au film, et renforcer son côté sombre, ce qui vient parfaitement coller à sa volonté. La caméra prend son temps, via les plans séquences bien sûr mais aussi tout le reste du temps, pour que l'on se plonge entièrement dans cette ambiance si particulière. Il y a tant de choses à dire sur ce long-métrage, mais rien n'égalera l'impact de sa découverte, sur grand écran bien sûr. Cette immense œuvre vous touchera à tout jamais, n'en perdez pas une seconde : 5/5.
Un road movie dans une période pré-apocalyptique où aucun enfant n'est né depuis près de 18 ans.
Le réalisme des scènes, depuis l'attentat du début jusqu'à la guerre civile de la fin, tranche avec une galerie de personnages décalés, tantôt bons, tantôt mauvais, le plus souvent terriblement humains. De long en long, le couple de héros est poussé, parfois par le plus petit trou de la fortune, vers un final qui ne peut être autre.
Quelle étrange filmographie que celle d'Alfonso Cuaron. Si l'on retrouve Pam Ferris, qui interprétait Aunt Marge dans Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, il est difficile de faire le lien avec Gravity ou Roma, sinon, peut-être dans la direction d'acteurs : Clive Owen est brillant comme rarement et l'interprétation soutient un film dense, encore enrichi par une playlist variée et une musique originale envoûtante.
Difficile, vraiment difficile de trouver la moindre fausse note dans ce film pourtant dur malgré quelques pépites d'humour décalé.
Un quasi chef d'oeuvre que voici avec un scénario unique et d'excellents acteurs dont l'actrice principale en jeune femme enceinte la seule d'une planète foutue totalement où règne la violence, le chao et qui dois affronter tout cela et surtout y échapper coûte que coûte. Efficace, poignant, violent une pure claque d'adrénaline que voici.
Les Fils De L'homme m'a un peu déçu. C'est un très beau film , notamment dans ses long plan séquences, qui m'ont fait pensé à 1917 que j'ai pu voir avant ce film. C'est très agréable à regarder , ça augmente la tension et l'action et sa donne un côté très réaliste à la scène. Même dans son esthétique d'un Londres dystopique, c'est très beau, que ce soit les décors ou les objets et environnement. Tout parrait réaliste au possible, d'un monde qui n'est pas si différent du notre, et c'est très perturbant au début. Donc si tout ça est superbe, c'est quoi le problème ? à mon goût c'est la narration. Alors sur le fond c'est correct, mais a suivre, c'est vraiment pas ouf. Le début du film est globalement bon , mais dès que notre héros découvre la femme enceinte , ça devient vide. La dernière demi heure n'est qu'une série de fusillade, beau à regarder certes, mais ennuyant en terme de narration. Rt puis même la fin n'est pas extraordinaire, et même plutôt prévisible. Enfin bref, les fils de l'homme est un film très beau, mais creux dans la narration. l'idée est bonne mais mal racontée. Il ne possède donc qu'une partie des élément nécessaire pour être un film mémorable.
Un absolu chef d'œuvre à voir sans se faire spoiler le pitch. Cuaron a son sommet traite un sujet casse gueule qui aurait pu dégouliner de mièvrerie avec une dureté inimaginable. Immersion totale, soutenue par des plans séquences légendaires, un Clive Owen hallucinant, clairement un des plus beaux films jamais réalisés, certainement top 100, probablement top 10 des chef-d'œuvres du cinema
Je viens juste de regarder ce film et... celui-ci m'a touché, énormément touché. Son histoire résonne dans ma poitrine. Ce film est un véritable chef d’œuvre, n'hésitez pas si vous ne l'avez pas vue, foncer le regarder...
Anticipation ou science fiction ? Vision cauchemardesque d'un certain futur , même vu avec des yeux de 2006 c'est flippant . Certains aspects font sourire , comme essayer de maquiller un break CX ou un Avantime , spoiler: d'autre sont bluffants comme ces plans séquences où la caméra tourne autour du sujet....
Un film d’actualité, Theo un homme entouré de toute la détresse du monde. Sans rappeler un homme ordinaire embarqué dans une situation dangereuse. Dans une ferme dirigé par la secte des poissons il s’enfuit en oubliant les putains de chaussures dans sa chambre! Bon c’était pour pas faire de bruits j’imagine pour une fuite plus facile, mais tout de même en chaussettes dans la boue cela l’embête beaucoup, surtout pour pousser la voiture dans la boue il glisse et se fait mal aux pieds dans les branches il dit deux fois : merde ! ^^ Et aucunes chaussures ne lui vont chez jasper il enfile les tongs avec soupir en voyant les blessures sur les doigts pieds. Pas la carrure du héros avec un long manteau et des claquettes aux pieds dans la boue et les gravats. Les choses ne s’arrangent pas quand il se bat avec syd qui est plus fort que lui et qui à une arme et des chaussures. Theo quand à lui se donne tellement physiquement que sa tong droite se décroche, alors il la jette d’un coup de pied en lançant un : putain de tong! I cela lui fera se couper le pied sur du verre dehors Dans les gravats. Il restera jusqu’à la fin le mec qui boite avec juste une claquette. Situation si évidente dans la précipitation…
On a affaire ici à un excellent film. On aurait pu parler de chef d’œuvre si les personnages avaient été plus approfondis (Julianne Moore est carrément survolée). Ce qui fait qu’on reste un peu extérieur à leur malheur. Photographie du film : La période étant apocalyptique forcement tout est en couleur froide. Les plans sont très travaillés, avec un jeu sur les lumières très beau dans les endroits sombres. Réalisation : dans les scènes d’action la caméra nous entraine complètement avec elle, on est vraiment au cœur de l’action. Par ailleurs, il se passe tout le temps quelque chose, on est vissé à son siège et en alerte ! Scénario : la fin du monde par extinction de la fertilité est originale. Quelques invraisemblances par moment.
Le thème est intéressant : petit à petit les femmes ne peuvent plus mener des grossesses à leur terme. La disparition de l'espèce est inéluctable. Reste qu'on reste sur des tonnes de questions. L'interprétation est moyenne.
Un film coup de poing, dont on sort éprouvé par l’univers montré et par le rythme de l’action. Cette dystopie située dans un futur proche a ceci de particulier qu’elle plonge ses fondements dans notre passé et notre présent. Ainsi les images du traitement réservé aux « migrants » renvoient à celles de la déportation des juifs, celles des groupes armés d’opposants à celles des fanatiques islamistes, et une pandémie mondiale a frappé l’humanité. Dans ce monde cauchemardesque, écartelé entre la dictature et le chaos, aux aspects de cités délabrées et de villes en guerre, on apprend par la télé que le plus jeune habitant de la planète est décédé, et comprend ainsi le comble de l’horreur : la procréation a disparu. C’est autour de ce constat que va se dérouler l’action du film, qui consiste en l’itinéraire assez rocambolesque (le scénario est assez confus) du personnage principal. Alfonso Cuaron nous immerge dans cet univers en nous faisant suivre son personnage avec une maestria remarquable ; sa mise en scène virtuose est rythmée, énergique et nerveuse, y compris dans ses plans séquences aussi virevoltants qu’étouffants. Une leçon de cinéma d’action et un très bon film de science-fiction.