Les Fils de l'homme
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1 512 critiques spectateurs

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Heinrich David
Heinrich David

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2025
Un chef d'œuvre, parlant de pollution, migrants, racisme,, extinction de la race humaine, monté des sectes, terrorisme, zone de guerre, claquettes, joints, animaux et religions. Des thèmes très présents dans un film noir d'action où l'on retrouve un anti héros en claquettes pendant presque tout le film, si c'est vous dire à quel point il était mal chaussé pour un road trip. Les actions n'arrangent pas les choses lorsqu'il marche dans la boue sur du verre ou qu'il se bat pour sauver kee. On peut vraiment se mettre a sa place et ressentir la galère d'avoir des tongs dans une telle situation. Théo s'en débarasse d'une qui ne tient plus d'un coup de pied, si c'est vous dire la précipitation pour la survie! par la suite un pied nu blessé par du verre et des gravats et il continu... Un hommage à die hard, des hommes peu représentés aujourd'hui. Un James bond comme ça serait pas mal aujourd'hui. Ce qui est sûr c'est que théo n'aurait pas fait demi tour pour reprendre sa tong perdue qu'il a jeté dans le corridor ^^ vu la précipitation et le fait d'abandonner pour souffrir, c'est un sacrifice qu'un mec ordinaire aurait fait aujourd'hui ?
Cécile Le Nechet
Cécile Le Nechet

6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mai 2025
Nul ! Une catastrophe ! De la propagande à l'état pur !
Ce film faisait peut-être écho en 2007, mais quand on le regarde en 2025, c'est un grand sentiment de malaise qui nous envahit....
On est en 2027.
Les méchants occidentaux ont détruit la planète et rendu toutes les femmes stériles, forcément...
Ils oppriment les gentils réfugiés islamistes tout droit sortis d'un cauchemar à la Daesh... forcément....
Et le salut vient d'une jeune femme noire, qui a réussi à tomber enceinte on ne sait comment... forcément !
Et bien évidemment les gentils ont tous LA FOI !
Bon ben on a compris le message...
Message qui a du mal à passer au regard de ce qu'est RÉELLEMENT le monde aujourd'hui.
Visionnaire ??? Heuuu c'est une blague ???
Malik
Malik

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2025
Un des meilleurs films que j'ai vu, l'histoire est dingue, on s'y croirait, c'est d'ailleurs assez flippant tellement c'est réaliste, ça fait peur de voir ce que pourrait devenir notre monde. Et en même temps c'est vraiment du cinéma, c'est filmé avec beaucoup de talent et tous les acteurs sont incroyables !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2025
Un Classique Instantané. Alfonso Cuaron livre une Pure Leçon de Cinéma a travers ce Dystopique de SF Vibrant et Puissant dont on ne ressort pas indemne. Porté par une Réalisation Immersive et Virtuose qui regorge de fabuleux Plans Séquences pleine d'Inventivité comme en a encore jamais au cinéma tout en nous embarquant dans un Futur Post Apocalyptique Terrifiant et Réalise dont l'Ambiance est Poisseuse et Glaçante des les premières secondes tout en étant accompagné par une Bande Originale Frémissante de John Tavener qui s'accorde merveilleusement a l’atmosphère anxiogène du long métrage. Ensuite le Scénario est Brillant et Audacieux de bout en bout jusqu’à son Climat Final particulièrement Puissant et Inattendu tout en laissant sous le choc dont le film parvient sans concession et avec Finesse a y aborder des Thématiques comme la Société,le Deuil,le Terrorisme,la Guerre et l'Espoir avec une Réflexion Philosophique sur l'Humanité et le Futur qui y est dépeint avec subtilité a travers son Rythme Effréné mener tambour battant pendant 1h50. Ajouter a cela, Une Tension Palpable qui s'accentue pour ne plus laisser le moindre répit au service de Séquences D'Actions Percutantes et Intensives qui nous laissent totalement pantois avec en prime des Séquences Indélébiles et Impactantes qui nous reste en mémoire pendant très longtemps tout en faisant la part belle a l’Émotion qui nous chamboule Émotionnellement a travers des Scènes Intimes Déchirantes et Terrassant qui ne verse jamais dans la mièvrerie. Enfin le Casting est Prodigieux grâce notamment au Remarquable Clive Owen qui tient l'un de ces meilleurs rôles de sa carrière d'acteur a travers le rôle de Theo Faron un Bureaucrate Cynique,Tourmenter et Alcoolique dont l'acteur est au sommet de son art a travers cette ancien Activiste Désabuser et Héroïque qui se retrouve totalement dépasse par les innombrables événements tragiques et dangereux, Autour de lui on retrouve une poignée de Seconds Rôles très Consistants comme la Fabuleuse Julianne Moore qui joue avec aisance dans la peau de Julian Taylor une Jeune Femme Militante Rebelle,Déterminée et Dévouée qui est rejointe par l'Inoubliable Michael Caine qui est impérial dans le rôle de Jasper Palmer un Cultivateur Philosophe et Excentrique en passant par l'Immense Chiwetel Ejiofor qui est grandiose a travers le rôle de Luke un membre Ambitieux et Imprévisible du groupe Activiste mener par Julian sans oublier l’Étonnante Claire-Hope Ashitey qui est Époustouflante dans le rôle de Kee une Jeune Femme Intuitive et Attachante ainsi que les prestations appréciables de Charlie Hunnam,Peter Mullan,Pam Ferris et Danny Huston qui viennent apporter leurs édifice a cette Distribution Impériale. En Résumer, Les Fils de L'Homme s’avère comme un Uppercut indescriptible du Septième Art qui confirme après l'Excellent Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban le talent Visionnaire et Unique du Cinéaste Alfonso Cuaron qui signe un Thriller D'Anticipation a la fois Brillant,Haletant,Éprouvant,Humaniste et Bouleversant qui rentre directement au Panthéon des plus grands Films de SF de ces 30 dernières années et qui s’avère comme une Œuvre Cinématographique Moderne et Indispensable a découvrir sans plus tarder.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

100 abonnés 4 533 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2024
Le film d'anticipation (et pas de science-fiction...) d'Alfonso Cuaron fait froid dans le dos. En 2027, l'Europe est à feu et à sang du fait de l'immigtation massive (et de l'islamisme?). Pire, l'humanité est condamnée depuis qu'une pandémie est apparue.
L'action du film se déroule en Angleterre, dans un pays devenu fasciste et en état de guerre. C'est un film foisonnant, tant par ses considérations et sa vision géopolitique alarmistes que par sa réalisation et son formalisme époustouflants. Effrayant dans l'esprit, violent dans son contenu, le film exprime, à travers le cheminement périlleux de Theo, l'humanité dans les ténèbres, livrée à la sauvagerie et à la répression des gouvernements et au terrorisme factieux. Les personnages pataugent dans la boue sous un ciel lourd, décor approprié du chaos. Theo, lui, est peut-être le sauveur de l'humanité s'il échappe au meurtre, à la trahison et à la corruption.

La dernière partie du film, entre hyper-réalisme et allégorie, entraine le personnage de Clive Owen dans un hallucinante spoiler: ville-prison, ghetto de réfugiés
qui ne peut qu'évoquer le ghetto de Varsovie. Le sentiment de la déchéance humaine, le sentiment oppressant de quasi guerre civile fondent aussi, au-delà du spectacle, le malaise qu'on éprouve devant cette crédible conception de notre avenir commun. 2027, c'est-à-dire tout de suite...
DreamyFramesSeeker
DreamyFramesSeeker

21 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Les Fils de l'Homme est un film remarquable qui mêle science-fiction, thriller et réflexion sociale de manière brillante. La direction de Alfonso Cuarón est impeccable, notamment dans l'utilisation de longs plans-séquences qui plongent le spectateur au cœur de l'action. Le scénario, puissant et dense, aborde des thèmes profonds comme la crise sociale, l'espoir et la survie, tout en étant porté par une interprétation solide de Clive Owen. La photographie, quant à elle, est sublime, et l'univers dépeint, réaliste et inquiétant. Toutefois, certaines critiques pointent une lenteur qui peut être perçue comme frustrante et une narration parfois floue. Ces défauts ne me semblent pas entacher la qualité globale de l'œuvre, qui reste captivante.
Laurence D.
Laurence D.

29 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2024
On oublie de rendre à César ce qui est à César : ce film est tiré d’un roman de l’auteur britannique P.D. James.
Auteur incomparable, inégalée de romans policiers, dont Un certain goût pour la mort, et qui n’a écrit que cet ouvrage, Les Fils de l’homme, dans le domaine de la SF.
Bien adapté ici dans ce film, mais surtout très bien écrit par cette géniale écrivain qui me manque.
Wolfgang Petersen
Wolfgang Petersen

6 abonnés 93 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2024
Film de science-fiction génial et brutal, qui en met plein les yeux, notamment avec la superbe photographie d'Emmanuel Lubezki.
Les décors futuristes sont grandioses aussi.
Le réalisme est parfois glaçant et on ne s'ennuie pas une seconde.
On s'attache même aux personnages.
Les plan-séquences sont de qualité et l'histoire est intéressante.
Le meilleur de Cuarón !
À voir !
Marceau F
Marceau F

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2024
UN CHEF D’ŒUVRE !!! Quel film grandiose livré par Alfonso Cuaron. L'une des plus grandes œuvres de science-fiction de tous les temps, et l'un des meilleurs films du XXIème siècle. Les fils de l'homme donne une véritable leçon de rythme et de tension. La mobilité de la caméra sert autant la contemplation et la construction d'un univers anticipationnelle dans un futur proche, que la tension la plus intense du film de guerre. Chaque personnage secondaire qui apparait être atypique, drôle ou touchant. Jamais le film ne tombe dans l'écueil de la dystopie caricaturale et trouve toujours le moyen de nous en dire plus sur le monde futuriste ou sur l'histoire de chaque personnage, autrement que par le récit didactique. C'est un film à voir absolument.
Laetitia SANTOS ABEL
Laetitia SANTOS ABEL

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 juillet 2024
J’ai détesté regarder ce film !
Je ne l’ai pas apprécié du début à la fin.
Il est grave, horrible, stressant. Zéro plaisir.
Dock77
Dock77

22 abonnés 202 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 juin 2024
Mon dieu que c'est mauvais...c'est simple , il en se passe rien dans ce film...c'est mou, aucuns rythmes des scénes sans surprises...un scénario risible et aucunes cohérence dans ce monde raconté..
Une très grosse déception au vu des critique que j'avais pu lire...
Artriste
Artriste

191 abonnés 2 418 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2024
Long-métrage de science-fiction, coécrit et réalisé par Alfonso Cuarón, Les Fils De L'Homme est un immense film. L'histoire se déroule dans une dystopie se situant au Royaume-Unis en proie au chaos dans un monde ravagé par les pandémies, les guerres et le terrorisme, où l'humanité est devenue stérile, s'acheminant vers l'extinction. C'est dans ces terribles conditions que Theo Faron, un ancien activiste politique devenu employé de bureau, est missionné par son ex-femme, devenue l'un des leaders d'un mouvement rebelle, de protéger et amener en sécurité la première femme enceinte sur Terre depuis plus de dix-huit ans. Ce scénario, adapté du roman éponyme de Phyllis Dorothy James, nous plonge pendant environ une heure et quarante-cinq minutes dans une intrigue absolument bouleversante. Celle-ci nous immerge immédiatement au cœur des évènements en nous exposant son contexte de façon claire et limpide et ne fait que de s'intensifier au fil des minutes. Le récit est d'une grande richesse de part ses thématiques qu'il aborde à travers ce monde futuriste proche de l'apocalypse. Le sujet se veut à la fois politique en parlant du sort réservé aux réfugiés complètements malmenés et inconsidérés par les autorités qui les chassent sans relâche, mais aborde également le deuil et les catastrophes qui menacent l'humanité. À ce fond déjà bien rempli s'ajoute la dimension anticipation et toute la réflexion qui en découle de ne plus pouvoir concevoir de nouveaux nés. Tout cela est traité à travers des scènes d'une intensité, d'un réalisme et d'une immersion rarement égalée. Des séquences toujours surprenantes et souvent violentes montrant des atrocités à l'écran sans concessions. L'ambiance se veut chaotique et dramatique au plus haut point. Si cette histoire est si prenante, c'est en grande partie grâce à ses personnages attachants superbement interprétés par une distribution de grande qualité comportant Clive Owen, Julianne Moore, Michael Caine, Claire-Hope Ashitey et Chiwetel Ejiofor pour les principaux. Mais les autres rôles plus secondaires sont tout aussi importants et intéressants. Tous ces individus entretiennent des rapports entre espoir et peur, provocants beaucoup d'émotions au point d'en être poignant à plusieurs reprises. Leurs échanges sont soutenus par des dialogues d'une belle justesse, empreints de tristesse, même si quelques répliques et situations donnent le sourire, notamment le personnage de Jasper qui est particulièrement adorable. Si le métrage est des plus pertinent dans son propos, il est en plus magnifié par la réalisation tout simplement exceptionnelle du cinéaste mexicain. Sa mise en scène caméra à l'épaule, très mouvante, nous absorbe totalement dans cet univers en se voulant proche d'un documentaire pour accentuer encore plus l'aspect réaliste. Surtout, elle nous offre plusieurs plans séquences à couper le souffle tant ils sont puissants, impactant et terrifiants. De surcroit, le travail abattu au niveau des environnements traversés est absolument remarquable. On se croirait vraiment dans un monde sur le point de périr. Ce visuel époustouflant et mémorable est accompagné par une b.o. signée John Tavener, dont les compositions sont assez discrètes. On retiendra d'avantage l'ambiance sonore générale faite de tirs, d'explosions, de cris de terreur et de pleurs, ce qui renforce encore plus une atmosphère déjà irrespirable. Cette traversée viscérale s'achève sur une très belle fin à la hauteur des attentes, même si on aurait aimé que cette histoire dure encore un peu. En conclusion, Les Fils De L'Homme est tout simplement un chef-d'œuvre du septième art, un film immanquable et inoubliable.
malal60
malal60

22 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 mai 2024
honnêtement j'arrive pas à comprendre comment on peut mettre des bonnes notes à certains films j'ai perdu presque 2h de mon temps il est inintéressant franchement je comprends pas les avis...
Guillaume NUNES
Guillaume NUNES

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2024
Un de mes films préférés, chef d'oeuvre de SF (si on peut appeler ça comme ça).
Auréolé de deux plans séquences de fous, totalement immersifs.
Theo
Theo

44 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Je revois « Les fils de l’homme » avec ce drôle de sentiment qu’on ne regarde pas seulement un film : on traverse un monde. Cuarón ne se contente pas d’installer un futur proche “crédible”, il le rend physiquement palpable, lourd, sale, bruyant, saturé d’informations et pourtant étrangement lisible. Tout semble tenir debout, non pas parce que le scénario explique, mais parce que la mise en scène montre. Des visages, des gestes, des files d’attente, des slogans, des cages, des bus, des couloirs, des regards fuyants : chaque détail raconte une société qui s’est habituée à l’inacceptable. Et c’est précisément ce réalisme-là qui fait peur, parce qu’il n’a rien d’exotique. On n’est pas dans la science-fiction qui brille, on est dans une actualité décalée de quelques crans, comme si la lumière du présent s’était éteinte un peu plus tôt que prévu.

La force du film, c’est son mouvement. Il avance avec une urgence presque animale, mais sans hystérie. On suit un personnage principal qui n’a pas la carrure d’un héros classique : il a l’air usé avant même d’avoir commencé, et c’est ce qui le rend immédiatement humain. Clive Owen porte ça à merveille : un jeu tendu, intérieur, une fatigue qui devient une boussole morale. Autour de lui, chaque apparition a du relief, même brève. Michael Caine apporte une chaleur et une ironie précieuses, pas comme une “respiration comique”, plutôt comme une preuve que l’esprit peut survivre au désastre. Julianne Moore et Chiwetel Ejiofor, chacun à leur manière, donnent au film une épaisseur politique sans discours appuyé : on sent que les convictions ont un coût, que les alliances sont fragiles, que les mots se fissurent vite quand la peur gouverne.

Visuellement, c’est une leçon de cinéma sans jamais être une démonstration. La caméra colle aux corps, traverse des espaces, se cogne presque aux murs, et cette proximité crée une empathie immédiate. Les plans-séquences, évidemment, sont sidérants : pas seulement parce qu’ils sont “techniquement” impressionnants, mais parce qu’ils produisent une sensation rare, celle d’être coincé dans le même souffle que les personnages. Pas d’ellipse pour se protéger, pas de coupe pour reprendre ses esprits. Le film fabrique une continuité émotionnelle brutale, et quand la violence surgit, elle n’est ni stylisée ni héroïsée : elle a la laideur sèche du réel. Même le son participe à cette immersion — sirènes, cris lointains, haut-parleurs, tirs étouffés, silences soudains — comme si le monde avait appris à hurler en permanence, puis à se taire d’un coup.

Ce qui me frappe surtout, c’est la façon dont le film parle d’espoir sans tomber dans le prêche. Il met en scène une humanité qui a perdu l’idée même d’un lendemain, et il suffit d’une possibilité — une simple possibilité — pour que tout se réorganise : la peur, la foi, le cynisme, la tendresse, la brutalité. Cuarón filme ça sans simplifier, sans distribuer des bons et des méchants confortables. Il montre des gens pris dans des systèmes, des gens qui font ce qu’ils peuvent, des gens qui se trompent, des gens qui s’accrochent. Et au milieu de ce chaos, il y a des instants d’une grâce presque insoutenable, pas parce qu’ils sont “beaux”, mais parce qu’ils rappellent soudain ce qui était censé être normal : protéger, écouter, s’arrêter.

Si je devais émettre une réserve, ce serait peut-être sur le fait que cette densité permanente — cette pression de chaque seconde — finit par laisser peu de place à certaines nuances. À force de tenir le spectateur à la gorge (et on comprend pourquoi), le film peut donner l’impression de pousser très fort là où il pourrait parfois simplement laisser infuser. Et certaines figures restent volontairement plus symboliques que pleinement développées, comme si le monde était tellement vaste que tout le monde ne pouvait pas exister au même niveau d’intimité. Mais honnêtement, ce sont des bémols de luxe : l’expérience est trop cohérente, trop incarnée, trop maîtrisée pour que ça entame l’impact.

Au final, « Les fils de l’homme » a ce que j’attends des grands films de genre : il divertit, il secoue, il imprime des images qu’on n’oublie pas, et il continue de travailler après le générique, comme une question laissée ouverte. Ce n’est pas un film qui cherche à plaire, c’est un film qui cherche à faire sentir — et il y parvient avec une puissance rare. Ce qui reste, ce n’est pas seulement la noirceur du tableau, c’est la manière, presque physique, dont il réhabilite l’idée que l’espoir n’est pas une émotion sucrée, mais un acte difficile, fragile, et pourtant vital.
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