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Ricco92
292 abonnés
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3,5
Publiée le 27 août 2024
Quand on ne l’a jamais vu et qu’on ne se base qu’à sa mythique bande originale (surtout connue pour ses nombreux titres écrits par les Bee Gees), on pourrait penser que La Fièvre du samedi soir est une comédie musicale débordant de joie. Ce serait une erreur car le film est avant tout un drame social ayant pour toile de fond le milieu de la danse (ce qui amène ses séquences musicales). Nous sommes face à une histoire typique des années 70 et il n’est pas innocent qu’au milieu des posters d’Al Pacino, de Bruce Lee ou de Farah Fawcett, on retrouve dans la chambre de Tony l’affiche de Rocky (mettant en scène Talia Shire qui n’était nul autre que la femme de David Shire qui participe en partie à la bande originale) car le milieu social décrit est assez proche de celui de ce film (le prolétariat italo-américain). Mais contrairement au héros incarné par Sylvester Stallone, le personnage interprété par John Travolta est loin d’être sympathique car il est irrespectueux, misogyne, homophobespoiler: et se révélera même capable de faire une tentative de viol . John Badham arrive malgré tout à nous intéresser au destin de ses protagonistes même si on n’est pas aussi attaché à eux que dans le long-métrage de John G. Avildsen (la conclusion est d’ailleurs assez décevante et peut laisser le spectateur sur sa faim). La Fièvre du samedi soir est donc un drame de qualité mais qui reste dans les mémoires essentiellement pour son excellente bande originale.
Sorti en 1978, forcément 44 ans plus tard, ça a pris un coup de vieux. La bande originale reste fantastique, mais le scénario ne va pas assez loin. Sur le plan de la danse, on est servi ! Le solo de John Travolta au bout d'une heure est juste incroyable : seul sur la piste de danse pendant au moins deux minutes, il enchaine quantité de pas avec grâce et élégance. En duo un peu plus tard, c'est beau aussi, plein de sensualité. À côté de ça, ce film témoigne d'une époque qui parait bien lointaine. Agression des homosexuels dans la rue. C'est aux filles de débarrasser. Cigarette dans les clubs. Une réplique révèle aussi un aspect qui aurait pu être approfondi pour rendre l'évolution de Tony encore plus intéressante, s'il réussissait à sortir de son environnement : "La seule façon que tu as d'arriver, c'est de ne faire que ce que tu crois bien et pas ce qu'on essaie de t'imposer pour ton bien. Si tu les laisses faire alors tu es destiné à finir d'une façon misérable." À voir ne serait-ce que pour voir le niveau de danse dans les clubs de disco à la fin des années 1970.
Je me suis laissé tenter par ce film 40 ans plus tard. Pas seulement de la danse, une bonne histoire, des passages cultes et un grand numéro de Travolta. 3 grosses étoiles. ----Juillet 2018----
Ce film est un malentendu. Mondialement connu à cause des séquences de danse et des Bee Gees, "La fièvre du samedi soir" est en réalité un espèce de sous Scorsese qui examine les déboires d'une fratrie de jeunes italo-américains dans un New York crasseux à la "Taxi Driver". Ce qui frappe, c'est le sexisme dominant et même le racisme dans certaines répliques. Cela en est désolant quand ce n'est pas carrément honteux. Dans l'ensemble, le scénario n'est pas d'une grande finesse. Pour le reste, le réalisateur John Badham ne fait pas des prouesses à part les scènes sur le dance floor, pas si nombreuses que ça d'ailleurs. Pour ce qui est de Travolta, effectivement il bouffe l'écran et danse comme un dieu mais son personnage égocentrique de dragueur au sourire Colgate est assez détestable au final et je ne parle même pas de la fin qui est ratée.
Génial, ce film est génial. Rien a dire. Travolta danse comme un Dieux. Ce film ma donné envie d'apprendre à danser le Disco. Combien de fois quand je suis rentré en boite je n'ai pas révé de faire les même pas que lui quand il danse seul sur la piste!! Ce film nous donne aussi une image des jeunes dans la société des années 70. A voir absolument!!!
Même s’il est aujourd’hui devenu emblématique d’un cinéma musical jugé ringard et que l’on n’en a retenu que les scènes de danse effectuée par son héros sur la musique des Bee-Gees, Le fièvre du samedi soir est avant tout un film générationnel dont il serait dommage de sous-estimer la dimension sociale et la force mélodramatique du dénouement. Le succès du long-métrage à la fin des années 70 doit évidemment énormément à sa bande originale mythique, qui en a fait la plus célèbre comédie musicale de l’époque disco, et au charisme du jeune John Travolta qui se retrouve pour l’occasion érigé en icône de virilité. Le look et le mode de vie de son personnage de Tony (qui veut apparaitre comme rebelle et émancipé mais reste dépendant de sa bande de copains autant que de sa famille) sont devenu un modèle pour toute une génération de spectateurs, tel qu’avait pu l’être James Dean vingt ans plus tôt. Au-delà de l’histoire, sans le moindre enjeu dramaturgique, de l’entrainement de Tony pour enflammer la piste de danse, ses liens avec les filles et avec son frère forment des sous-intrigues plus intéressantes qui en disent long sur la difficulté de l’individu d’arriver à maturité et s’élever au-delà des préjugés sociaux. Blindée de références cinématographiques (depuis le nom de la boite de nuit, 2001 Odyssey, jusqu’aux posters de Serpico, Rocky et Bruce Lee dans la chambre de Tony), l’écriture du scénario est donc bien plus inspirée qu’il n’y parait et le film, malgré qu’il souffre d’une réputation ingrate en partie due à la carrière désastreuse que connaitra sa star par la suite, reste la meilleure réalisation de John Badham.
Loin d'être un simple spectacle musical se contentant d'aligner tube sur tube (la BO représente clairement le sommet du genre disco), le film de John Badham parvient également à exprimer un certain regard social sur la jeunesse américaine de l'époque, à la fois inquiète de son avenir et obnubilée par le plaisir sous toutes ses formes. Si les personnages sont loin d'être des "héros" au sens strict auxquels il serait facile de s'attacher, il faut reconnaître à l'ensemble une fraîcheur de ton largement nourrie par ses interprètes, et bien sûr avec John Travolta qui semble être né pour ce rôle. Le scénario n'explore pas toutes ses possibilités mais le film demeure intéressant malgré les années écoulées.
Il est probable que "La fièvre du samedi soir" ne restera guère, pour la postérité, qu'un témoignage utile d'une certaine époque, celle du disco, c'est-à-dire l'évocation d'une musique et d'une chorégraphie particulières associées à une mode vestimentaire qui en accentue le caractère éphémère et la désuétude. Car le film n'est pas une brillante réussite. Sa valeur sociologique est indéniable et les quelques trop rares scènes de danse sont plaisantes. Mais la nature de l'intrigue, qui semble vouloir refléter la spécificité et les particularismes de la génération disco, est plutôt superficielle. John Travolta, outre qu'il est un bon danseur, est aussi dans le film un fils d'immigrés italiens dont le réalisateur John Badham s'attache, sans beaucoup de conviction, à faire le symbole de sa génération à travers son existence familiale -difficile- et sociale -précaire. Dans cette hypothèse, les jeunes gens que le cinéaste met en scène ne sont que vulgaires, sexistes et futiles. Le film, d'ailleurs, est complaisamment grossier et présent une jeunesse parfois nuancée mais qui ne dépasse pas l'esquisse d'une étude de moeurs.
Je n'avais jamais vu ce classique jusqu'à maintenant, et je suis agréablement surpris. Il brille plus par sa B.O et par la toile de fond qui est dépeinte que par la réalisation, mais il vaut le détour. Travolta montre qu'il est une graine d'acteur en devenir, avec un certain charisme. Les autres acteurs s'en tirent honorablement. Son personnage, Tony, vit dans les quartiers populaires de Manhattan. Il vit d'un boulot alimentaire et sort le soir au dancing avec ses potes, des canailles. Il est le roi du dancefloor dans son quartier, mais quelque chose lui manque, à commencer par la reconnaissance parentale. L'intérêt du film réside davantage dans la description du New York des 70', dans le traitement du thème de la réalisation sociale, la perdition de la jeunesse dans une Amérique qui change, en déphasage avec la génération précédente. Les chorégraphies sont en revanche très datées; ce n'est pas là-dessus qu'il faut s'attarder, mais bien sur les états d'âmes des personnages, leur errements et leur quête d'ivresse et de réussite personnelle dans une société en mal de repères.
Un grand classique , qui a marqué toute une génération. C'est l'avénement du Disco et une vague qui emporta tout sur son passage, qui mit fin au 70' une génération a dansé sur ces tubes des Bee Gees . C'est un film qui vaut beaucoup pour Travolta, qui joue parfaitement bien cette petite frappe, gentil , mais simple, d'un milieu populaire, qui veut s'en sortir,se ranger. Il y a avait un côté social très intéressant , avec cette fable sur les couches très populaires US, que l'on en voit pas souvent au cinéma. Cette romance , cet amour impossible lui permettrait de changer de milieu, une sorte d'ascenseur social . C'est un film qui a malgré tout beaucoup vieillit, et qui fait maintenant très daté.
Un film qui nous plonge avec bonheur dans l'univers du disco des années 70 et qui offre un vrai portrait de la jeunesse de ces années là. Et puis, y'a aussi les scènes de danse de Travolta, cultissimes !
"La fièvre du samedi soir" est un film à l'opposé de ce qu'il est resté dans l'imagerie collective. Quand je vois des débiles se déhancher et lever le bras dès les premières notes de "Stayin' alive" pour faire rire la galerie, je me dis que ces abrutis n'ont pas compris le film ou alors qu'ils ne l'ont même pas vus ! Loin d'être une farce pour ados, ce film est d'une réelle profondeur. La magnifique musique des Bee Gees reste indémodable, mais elle ne remplace pas le très bon scénario et l'inoubliable interprétation des acteurs et particulièrement celle de John Travolta. Un vrai chef-d'oeuvre !
Film musical intéressant pour ce qu'il représente et ceux qui apprécie Travolta et ce style musical sinon il n'est pas si intéressante que cela dans ce qu'il raconte. A voir comme une sorte de documentaire d'époque.