Une mise en scène fluide (avec une scène d'intro finalement payante), une BO étonnament bonne pour ce genre de production (plus habituée à une musique austère voire absente) mais surtout un scénario particulièrement bien écrit avec des personnages loin de toute caricature et dont les motivations sont parfaitement exposées. Ainsi, Michael Clayton (George Clooney impeccable) n'est pas un riche playboy à qui tout réussi mais un avocat divorcé et ruiné qui est tout sauf "un faiseur de miracles" (voire la scène d'intro). Et Karen Crowder (Tilda Swinton hallucinante) n'est pas qu'une méchante au service d'une riche multinationale mais surtout une femme névrosée dans un milieu d'hommes qui veut réussir en masquant son manque d'assurance par son agressivité. Et que dire de la surprenante interprétation de Tom Wilkinson en avocat pris d'une crise de conscience ! Un film politique mais pas ennuyeux avec une telle qualité d'écriture et une fin jouissive, ça ne se rate pas!
Flirtant avec l'époque ou Pollack et Lumet faisait ce genre de thriller politico-économique, le film n'atteind jamais son objectif. Trop lent malgré un scénario intéressant de par son histoire mais loin d'être astucieux, il reste élevé par le simple jeu des comédiens. Hélas cela ne suffit pas, le film s'essouffle et reprend des idées de mise en scène et de traitement vu et revu. On ne s'ennuit pas, on s'arrête même sur certaines séquences mais c'est l'esprit vide que l'on ressort de la salle loin d'avoir été touché...Passable mais la réussite n'était pas loin...
Ce film est très intéressant car la mise en scène n'est pas trop explicative, au contraire même, et le scénario est suffisamment complexe pour tenir le spectateur en haleine. De plus, ce scénario est vraiment très bien écrit : il sait retranscrire les modes de pensée des directions d'entreprise et, comment on peut facilement mettre de côté toute éthique quand elle va à l'encontre de ses intérêts personnels et de ceux de sa société. Même si ce film est assez proche, dans son propos, d'un film comme « Erin Brockovich, seule contre tous » (2000) de Steven Soderbergh avec Julia Roberts, il ne bénéficie cependant pas de la touche d'humour de celui-ci. Enfin, George Clooney est impeccable dans son rôle de « concierge ».
Une amie me disait il y a quelques temps qu'elle n'irait pas voir "Michael Clayton", car elle avait l'impression que toute l'histoire était contenue dans la bande-annonce. Elle avait raison, mais ce qu'elle ne pouvait pas deviner, c'est que le seul effet supplémentaire apporté par les presque 2 heures du film, c'était précisément la dilution artificielle de cette simplicité narrative.
Le film puzzle est à la mode, depuis "Amours Chiennes" ou "Traffic". Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, aux côtés de Sidney Pollack et d'Anthony Minghella, on retrouve Steven Soderbergh comme producteur délégué de "Michael Clayton". Le sujet, à savoir une class action de petits propriétaires ruraux contre une multinationale qui les a empoisonnés, avait tout pour séduire le plus jeune vainqueur d'une Palme d'Or : il l'avait traité dans "Erin Brockovich".
Mais tout oppose le combat de la nunuche sympathique jouée par Julia Roberts au polar emberlificoté de Gilroy. La clarté narrative, tout d'abord. Soderbergh, pourtant capable de construire des récits complexes, comme "Solaris" ou "The Good German", avait choisi la simplicité chronologique en plaçant le spectateur dans la même position que celle de son héroïne qui découvrait en même temps qu'eux les arcanes du dossier.
Ici, au contraire, tout est fait pour opacifier artificiellement la compréhension du spectateur : flash-backs, présentation elliptique de fragments de l'intrigue, décalages fréquents entre les images et la bande-son. Les gens parlent par périphrases, citent des personnages non identifiés et des faits décontextualisés, et comme nous ne possédons pas tous un doctorat en droit comparé, on achève de se perdre au petit jeu de qui est qui.
Et comme tout serait encore trop simple comme ça, on nous balance la vie privée de Michael sur le même mode, et on est drôlement embêté que Timy ait piqué les quatre pneus Michelin de Stéphanie, même si on ne comprend pas trop pourquoi cela met tant en colère notre héros.
L'effet de cet embrouillamini ne se fait pas attendre : on s'ennuie vite, et ferme. Quand les explications arrivent enfin, c'est surtout l'impression de mille fois déjà-vu qui prédomine, jusqu'au coup de théâtre final paresseux. Certains critiques ont évoqué "Syriana", et c'est assez juste : les mêmes causes (la déstructuration artificielle du récit) produisent les mêmes effets (le désintérêt progressif).
La comparaison avec "Erin Brockovich" ne se limite pas à cet aspect, puisque la photographie du film de Soderbergh était baignée de lumières chaudes, alors que dans "Michael Clayton" prédomine une image blafarde et bleutée, à l'unisson du jeu mono-expressif de George Clooney, tout en oeil sombre et en crispation de mâchoires.
Le propos politiquement correct (empoisonner les gens, c'est pas bien, chercher à faire de l'argent à tout prix non plus) ne suffit pas à compenser la mollesse dépressive de l'ensemble et à distinguer "Michael Clayton" du tout-venant de la production américaine. http://www.critiquesclunysiennes.com
MICHAEL CLAYTON m’a déçu. Je m’attendais à un film dossier solide, rythmé, complexe mais intelligible, et finalement je me suis retrouvé face à un film ennuyeux au possible, à la mise en scène creuse, au scénario incompréhensible et dans le lequel il n’y en a que pour Clooney, Clooney et encore Clooney… (+ sur http://cine-hop.blogs.allocine.fr)
Un rôle de plus à la George Clooney pour ... George Clooney himself, soit celui d'un homme seul contre le système, ici une firme pharmaceutique qui désire étouffer une catastrophe sanitaire conséquente. A la plume et à la caméra, Tony Gilroy confirme qu'il a tout le talent pour reprendre en main la sage Jason Bourne. Un beau moment de cinéma que ce thriller engagé.
J'ai détesté ce film,certe George Clooney a un bon role mais l'histoire est ennuyeuse a souhait. Beaucoup trop de longueur a mon avis,scenario et hitoire plate du début a la fin. De plus le film est beaucoup trop long.
Michael Clayton s'aventure dans le domaine obscur des "meurtres corporatifs". Une idée fort intéressante mais malheureusement très sous-exploitée. La faute à un début ultra-confus qui embrouille totalement le spectateur, et il faut s'armer d'une bonne dose de patience avant que les pièces du puzzle ne commencent à se mettre en place. Les quelques longueurs ne facilitent pas les choses.
Un film d'espionnage industriel proprement soporifique qui, sans la présence de Clooney au casting serait sans doute passé inaperçu tant tout y est d'un classicisme ennuyeux à mourir. Beaucoup trop lent pour être un minimum intéressant.
Un thriller politico-écolo,qui s'inspire fortement des brulôts des années 70 tel ceux d'Alan J.Pakula ou de Sydney Pollack,justement producteur et acteur du film.En choisissant de dénoncer le scandale d'empoisonnements par une firme agrochimique,Tony Gilroy,scénariste des 3 Jason Bourne,n'a pas choisi la facilité.Son sujet est d'une valeur inestimable,et s'appuie sur un procès interminable intenté à General Motors dans les années 90.L'inconvénient de "Michael Clayton",c'est que son intrigue est vraiment trop méandreuse,et finit par nous perdre entre flash-backs géants et digressions sybillines.Non,là où Clayton touche son coeur de cible,c'est en montrant le milieu des avocats d'affaires,exténués par leur vie mouvante et leur comportement de fatalistes.Rien ne les étonne,pas même des meurtres en sous-main.George Clooney incarne l'un d'entre eux.Un homme à tout faire comme il se décrit,résolvant les ennuis des pontes de Manhattan,aveuglés par le pouvoir et la corruption.Clooney,tout en sobriété et regard vitreux,laisse la part belle à des seconds rôles essentiels.Telle Tilda Swinton,vice-présidente angoissée d'un grand groupe aux méthodes de voyou.Tel Tom Wilkinson,avocat maniaco-dépressif résolu à faire éclater la sordide vérité.Un milieu pourri jusqu'à l'os,où les âmes valent moins que le fric.Navrant quand même que cela soit asséné de manière si plate et quelconque.
Un bon film sur les dérives des multinationales quand il s'agit de rendre des comptes à la justice. George Clooney y tient, comme d'habitude, la tête d'affiche sans partage. Pas follement original, qu'il s'agisse de la mise en scène ou du scénario, "Michael Clayton" se laisse largement regarder néanmoins. Notamment grâce au côté thriller de l'ensemble, qui nous offre un film rythmé, tendu, avec du suspense.
Ce film me laisse un gout bizarre car autant l'intrigue m'a complétement larguer et a complexifié le récit mais on se prête à suivre avec attention les aventures et l'envies de ce personnage que Clooney arrive a rendre crédible et touchant. On reste mitigé mais on passe un bon moment.
"Michael Clayton" est un thriller de Tony Gilroy, scénariste de la saga "Jason Bourne", donc spécialiste des thrillers. On retrouve donc une atmosphère assez sombre dans un contexte réaliste et finalement peu original. En effet, l'histoire semble trop évidente, les scènes sont prévisibles et le final ne surprend pas du tout. Le défaut du film est donc le scénario pas très emballant, quoique pas du tout ennuyeux, grâce notamment à une très bonne mise en scène et un très bon casting. En effet, on retrouve George Clooney dans le rôle principal, celui incarne parfaitement cet avocat indéfinissable et intriguant. Les seconds rôles sont également très bons, on retrouve Tilda Swinton et Tom Wilkinson qui font tous les deux une très bonne performance. La réalisation est également très bien faîte par Tony Gilroy, qui injecte dans son film une atmosphère très obscure, atout incontestable pour tout bon thriller. "Michael Clayton" est notamment alourdi par un scénario pas franchement surprenant et une intrigue pas vraiment passionnante, mais malgré cela, il conserve les atouts d'un bon thriller. "Michael Clayton" n'est donc que partiellement réussi.
Une sobriété d’exécution du cénariste de la trilogie jason Bourne pour un thriller politico-financier genre qui scie bien à mon sieur Nespresso, efficace sans révolutionner le genre, ce thriller écolo tient plus du pamphlet hippie que du quiproquo annoncé.