La Classe ouvrière va au paradis
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soulman
soulman

141 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2025
Finalement plutôt déçu par ce film trop long, bruyant et surjoué par un Volonte en roue libre, que le doublage à l'italienne n'aide pas. On relèvera la présence de la piquante Mariangela Melato, intéressante dans ses face à face avec l'acteur milanais. Brulot anti-capitaliste, cette œuvre de Petri manque de fluidité dans sa construction et présente un discours ouvrier à la fois laborieux et caricatural. Film politique, comme la plupart des long-métrages du réalisateur, on peut lui reprocher un manque de finesse criant, qui le place loin des plus grandes réussites de son compatriote Francisco Rosi.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

98 abonnés 4 505 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2025
Le film d'Elio Petri est un film à thèse, engagé politiquement et partisan, qui étudie la place de l'ouvrier dans l'entreprise et dans la société capitaliste.
Le sujet est abordé à travers le personnage de Gian-Maria Volonte et sa prise de conscience. Stakhanoviste résolu, l'ouvrier qu'il incarne se laisse convaincre brutalement par l'idéologie et les luttes de sa classe sociale. D'un extrême à l'autre, sa réflexion le conduit à devenir un syndicaliste véhément et combatif.
Le fond du message est clair. Petri dénonce l'incompatibilité fondamentale d'intérêts entre le patron et l'ouvrier. Sa vision du travail à l'usine et du prolétaire dans sa relation conflictuelle avec sa machine est soulignée constamment par une certaine violence verbale et la brutalité des mouvements de caméra. L'ouvrier, assommé par les cadences... et la télé, est une victime expiatoire de la société qui ne trouve sa voie -constat pessimiste du cinéaste- ni dans le travail, ni dans une vaine lutte des classes.
Le film, dans son ensemble, est sincère mais manque de nuances et de pondération.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2025
"Le travail est une nécessité pour l’Homme. Sans travail, il meurt. Ce triste constat est poussé à son paroxysme dans La Classe ouvrière va au paradis. Tout en maîtrise et en nuances, Elio Petri nous livre un film politique choc qui ne souffre pas d’un militantisme versant dans le dogmatisme. En adoptant le point de vue d’un ouvrier modèle, sorte de « héros » marxiste, le cinéaste parvient à encapsuler toute la détresse et la violence de l’Italie des années 70. Il en découle un puissant commentaire sur l’aliénation du travail, ainsi que sur la lutte ouvrière et ses limites."

"La force du film réside dans le rythme effréné que Petri insuffle au récit. Entre le montage, les gros plans et l’incroyable musique d’Ennio Morricone, aussi bien envoûtante et martiale, pour coller avec la cadence répétitive des travailleurs que l’on encourage, que nerveuse, avec un sound design qui rappelle les machines bruyantes en action, il y a un sentiment d’urgence qui s’en dégage. Les personnages crient pour se faire entendre dans un environnement bruyant, et le cinéaste ne lisse en aucun cas cet aspect, si bien que nos tympans sont constamment bombardés de sons stridents et percutants tout le long de l’intrigue. Une expérience rare et teintée d’un cynisme qui renvoie Petri au milieu dont il est lui-même issu."

"En parallèle du Nouvel Hollywood qui alimente la contre-culture de l’autre côté de l’Atlantique, Elio Petri signe un film choc, qui ne souffre pas d’un militantisme versant dans le dogmatisme. La Classe ouvrière va au paradis a le bon goût de proposer le point de vue d’un ouvrier idéal, jusqu’à ce que les murs des illusions s’effondrent avec lui. D’autres cinéastes ont également réinterprété cette formule pour l’adapter à un contexte social, politique ou familial similaire sur le fond. Ken Loach, Stéphane Brizé et Spike Lee ne sont que des exemples parmi d’autres, car la lutte de la classe ouvrière continue sur tous les fronts et revient toujours nous hanter avec malice. On peut aussi bien prendre un plaisir régressif devant le drame social de Petri que de s’en emparer pour que l’histoire évite de se répéter."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
QuelquesFilms.fr

365 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2025
Grand critique de la société italienne des années 1960-70, ancien militant politique, côté communiste, Elio Petri brosse dans ce film un tableau de la condition ouvrière, avec ses paradoxes et ses contradictions ; il parle de déshumanisation, d'aliénation sociale et mentale par le travail, mais aussi de pouvoir d'achat et de société de consommation. Son regard est intéressant ; son topo sur la conscience et l'action politiques, la lutte des classes, la lutte contre le capitalisme, est marqué par une certaine amertume. Dommage que le message du film demeure assez confus ; le récit est un peu long aussi (avec quelques scènes pas vraiment utiles, comme la scène de sexe dans la voiture), tandis que la tonalité générale oscille de manière moyennement heureuse entre réalisme social et accents de comédie italienne.
Pascal
Pascal

266 abonnés 2 511 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2025
Ressortie en salle de cet opus d'Elio Petri (1971) qui obtint la palme d'or partagée avec " l'affaire Matei" de Francesco Rosi.

L'aliénation de la classe ouvrière est présentée à travers son personnage principal interprété par GM Volonte. Le discours de Petri fera grincer des dents : syndicalistes, militants politiques révolutionnaires, patronat, cadres intermédiaires, tout ce beau monde est renvoyé à ses contradictions profondes.

Certes, on pourra reprocher à " la classe ouvrière..." un côté caricatural et une essentialisation des comportements sans doute excessive, mais malheureusement ( selon moi) pas uniquement sortie de l'imagination du cinéaste.

Le point faible du titre (à mon goût) vient de son aspect formel pas très folichon. On pourrait me rétorquer, sans que je n' y trouve rien à redire, que l'absence d'esthétisme qu'on observe, participe aux idées politiques très sombres, sans perspectives, exposées par le cinéaste italien.

Le spectateur sera livré à sa réflexion et à sa propre expérience de la vie pour évaluer la part de pertinence du scénario.
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 décembre 2023
Récompensée par la Palme d’or en 1972 et portée par un Gian Maria Volonte habité, une satire sociale cynique et enragée sur la condition ouvrière dans l'Italie des 70's, avec une première partie intéressante et une seconde épuisante. 2,25
Pierre Scalliet
Pierre Scalliet

1 abonné 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2020
Le sujet du film conserve toute son actualité en 2020, la classe ouvrière est aliénée par un travail parfois abrutissant, souvent mal payé, défendue par des syndicats frileux et petit-bourgeois. Petit bourgeois parce que jamais la nature même du travail ouvrier n'est remise en cause. Les syndicats cherchent simplement des aménagements, une petite augmentation, un petit confort supplémentaire. Restant à raz de terre, le film raconte la vie d'un ouvrier et le spectateur doit faire lui-même le lien avec l'inhumanité du capitalisme industriel. C'est l'histoire d'un homme au fond.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

167 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2020
Après Kafka, Marx : Petri s'est demandé pourquoi l'Italien de la seconde moitié du XXᵉ siècle est un afficionado du syndicalisme, et pourquoi les étudiants de son pays ont pris plus à cœur qu'ailleurs les mots et les valeurs du capitalisme.

On est marqué d'entrée par la recherche d'une alliance des étudiants avec les ouvriers, ce pacte entre frères ennemis signé dans le sang de l'intérêt commun traversant les classes. L'homme de la classe ouvrière n'est plus un ouvrier, c'est un outil. Mais un outil qui raisonne ("raggiona, raggiona", insiste Lulu), et bien content, finalement, de pouvoir se fier aux paroles de ses pairs, même s'ils sont beaucoup plus jeunes. La poudrière de la conscience politique italienne a eu cette particularité d'atteindre le point de fusion de ses éléments les plus éloignés entre eux. Un communisme social, en fait, à défaut d'une politique ou d'une économie à sa mesure.

La graine communiste qui germe dans l'esprit de Lulu a pour terreau la frustration. Elle a abattu un mur, mais pas celui qui sépare les patrons de l'ouvrier : celui avec qui ce dernier s'enferme. « La réalité est la réalité », voilà la portée de la philosophie prolétarienne qui soudain voit dans le communisme une vengeance contre un monde où le superflu n'est même pas forcément considéré comme inutile, mais plus prosaïquement comme le symbole de l'oppresseur. C'est une mise en commun rageuse, haineuse même, que Petri démonte et remonte à sa guise comme s'il avait mis le doigt sur ce qui a permis la diabolisation de l'idéologie marxiste au-delà de ses promesses d'austérité.

Quand on sait de quoi Petri est capable, ce Les Temps Modernes d'après-68 est un peu plat et brumeux. Il prend une piste psychologique prometteuse dont il se dissocie assez vite et tient à montrer le creuset politique pour ce qu'il est : un monde brûlant et bouillonnant. Peu épanouissant artistiquement, ce décor est néanmoins révélateur sur notre propre monde. D'où qu'on soit en Europe, une part de nous vient des usines italiennes où l'on travaillait à la pièce. Qui qu'on soit, on a encore en nous un peu de l'éclat de Gian Maria Volontè.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 247 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2019
La Classe ouvrière va au Paradis (Elio Petri 1971) est un grand film sans pathos pseudo-ouvriériste, un grand film pas seulement par l'interprétation magistrale de Gian Maria Volontè (et celle extraordinaire aussi de Mariangela Melato), la musique d'Ennio Morricone, la mise en scène toujours rigoureuse dans l'excès, mais surtout parce qu'il décrit en profondeur l'évolution d'un ouvrier qu'on se prend vite à aimer dans le cadre tendu de la lutte des classes. Comme j'ai travaillé à la chaîne je connais bien le résultat sur le corps et l'esprit de cette aliénation. Mais pour avoir aussi fréquenté les directions syndicale je connais leur pseudo-réalisme qui cache souvent du défaitisme. Et je connais bien l'inanité irresponsable de certains gauchiste. Petri certes évoque tout cela sans aucun fards, mais surtout il l'incarne dans un homme et ses collègues, et son épouse, il l'incarne comme sait le faire le cinéma, de façon à ce que nous le ressentions comme nôtre. Et ça on ne l'a vu que dans Fassbinder (pour moi c'est un immense compliment).
soniadidierkmurgia

1 450 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2019
Durant les années 1960 à 1980, Elio Petri était incontestablement le cinéaste italien le plus engagé politiquement. S'il a quitté le Parti Communiste Italien après l'entrée des chars soviétiques dans Budapest en 1956, il n'en reste pas moins un homme clairement marqué à gauche. Son cinéma sera le reflet de cet engagement de manière évidente à compter de "Les jours sont comptés" sorti en 1962 qui voit un ouvrier plombier romain (Salvo Randone) quitter du jour au lendemain son travail quand il prend conscience que l'âge le guette avec son pendant la mort au bout du chemin. Une décennie plus tard, juste après "Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon", chef d'œuvre caustique raillant la caste intouchable des élites, il retrouve Gian Maria Volontè pour s'intéresser encore une fois à la classe ouvrière dont il se demande désormais si son seul espoir n'est pas d'aller au Paradis, le bonheur lui étant définitivement interdit durant son passage sur Terre. Lulù (Gian Maria Volontè) qui n'a pas le même âge que Cesare le plombier fatigué de "I Giorni contati" n' a pas encore d'état d'âme. Devant sa machine il n'est pas comme le Charlot rêveur des "Temps Modernes" (Charlie Chaplin en 1936) qui se laisse embarquer pour un ballet de contorsions au sein des rouages de la mécanique qui la régit. Il est au grand dam de ses collègues ce que l'on appelle à l'époque un stakhanoviste. Celui qui est mis en avant par les patrons pour inciter le reste du troupeau à suivre la cadence. Il faudra qu'un accident de travail lui sectionne un doigt pour qu'enfin il se questionne sur sa condition et sur le sens de sa triste vie. Ignorant jusqu'alors les revendications syndicales et les slogans gauchistes scandés par les étudiants marxistes devant son usine, il se souvient de son ancien et vieux collègue Militina (Salvo Randone) qui zélé comme lui, finit sa vie en hôpital psychiatrique. Prenant la tête d'une grève générale, il sera licencié pour activisme. Lulù va alors découvrir les contradictions qui minent le mouvement syndical et les partis politiques. Elio Petri qui n'a jamais renié un certain goût pour la démesure pousse ici un cri de rage qui prend le formidable Gian Maria Volonté pour porte-voix. Son film bruyant et sans nuance a certes été récompensé d'une Palme d'or à Cannes en 1972 mais il n'a pas rallié à lui toutes les sympathies notamment celle des institutions syndicales de son pays qui lui ont reproché une forme de cynisme qui ne servait pas forcément la cause que le film et son auteur étaient censés défendre. Pourtant malgré ses quelques outrances, près de cinquante ans après sa sortie, la vision d'Elio Petri et d'Ugo Primo (son coscénariste) n'a rien perdu de sa force de conviction et les vérités dénoncées qui ont pris d'autres formes continuent d'agiter au plus profond nos sociétés occidentales.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 107 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 novembre 2018
Sujet passionnant et militant sur l'exploitation de l'homme par l'homme. J'aurai ceci étant préféré un film moins bordélique, moins hystérique et un peu plus travaillé sur l'image qui la avouons le est très moche... Peut-être volontairement finalement...
BigDino
BigDino

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2015
Sous ce joli titre se cache une satire sociale féroce mais très subtile, malgré beaucoup de bruits et de fureur et un début qui semble nous faire rentrer dans un manifeste communiste. Elio Petri, en colère, donne la parole aux ouvriers, mettant dans sa ligne de mire les patrons, les syndicats et les révolutionnaires étudiants. Si certains sont sûrement sincères dans le lot, il apparaît qu'ils font plus de mal que de bien, comme en témoigne la dernière partie du film. Tant pis pour le communisme, Elio Petri ne donne pas de solution et ne prend pas parti. Concernant le film en lui-même, Gian Maria Volonte donne toute la mesure de son talent, les décors sont géniaux (ah cet horrible appartement rempli d'objets kitsch de très mauvais goût...) et la bande-son d'Ennio Morricone sert bien le récit. Si on tombe parfois dans le grotesque, parfois dans le tragique, c'est parce que ce film est d'une grande richesse malgré le réalisme sordide qu'il affecte. Palme d'or amplement mérité pour ce film social qui touche juste à l'époque où il sort.
landofshit0

316 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2012
Un an après Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon Elio Petri replace devant sa camera l'excellent Gian Maria Volonte .Incarnant ici un ouvrier italien que son travail en usine adsorbe entièrement,il n'a qu'une seule obsession son rendement.Un accident viendra changer son point de vu,et emmènera ses camarades dans un conflit social.Elio Petri montre l'absurdité du travail,mais aussi celui du militantisme.Car si la situation semble s’être améliorée d'un point de vu social,le travail effectué et bien plus abrutissant et bruyant que l'était le travail déclencheur de conflit.Une B.O signée Morricone accompagne parfaitement le film,qui n'est pas très esthétique mais bien mené et c'est suffisant.
chrischambers86

16 211 abonnés 13 164 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2012
C'est en 1971 que Elio Petri rèalise l'un de ses films les plus connus, "La classe operaia va in paradiso", film remarquable racontant la vie d'un ouvrier, d'abord individualiste (faisant montrer les cadences à l'usine, par sa rapiditè "aux pièces"), puis prenant conscience de sa situation, de son "aliènation", pour s'engager dans l'action politique et dans la lutte syndicale! On a reprochè à ce film de Petri de partir dans tous les sens, d'être mal fait et laid! De plus, on lui a reprochè de ne pas attaquer le contenu, mais la forme, ce qui revenait èvidemment au même! Le film politique ètant admis, bien sûr, mais non une esthètique de laideur! Toujours est-il que tout ceci est très sèvère car curieusement, le même reproche a ètè fait au très beau "Brutti, sporchi e cattivi" d'Ettore Scola, bien que les deux films diffèrent grandement, tant par leur contenu que par leur intentions! Comme si l'on n'osait plus s'en prendre aux idèes, mais à leur prèsentation de mauvais goût! Bref, la critique a son mot à dire mais elle sait au fond d'elle-même que tous les goûts cinèphiliques sont dans la nature! Ici, le monde ouvrier n'est en rien inconnu à Petri dont le papa travaillait à l'usine! D'ailleurs il avait même adhèrè au parti communiste juste après la seconde guerre mondiale! C'est dire si Petri avait des choses à dire ici en mêlant habilement charge satirique et chronique rèaliste, tout en règlant ses comptes avec ses espoirs de jeunesse et ses amis d'autrefois! Son personnage central peut en effet se voir comme le fruit de son travail en usine: une machine humaine, sans vie sociale, sans amis, tout aussi incapable de faire l'amour à sa femme que de s'occuper de son fils! Un être solitaire dont le corps et l'esprit peuvent cèder à tout instant et dont justement l'accident semble l'ouvrir aux autres! il fallait tout le talent de Gian Maria Volonte pour camper le personnage de Lulù Massa dont il est ni un saint, ni un hèros, mais un italien moyen reprèsentatif de la majoritè de ses compatriotes! Sensible à cette descente aux enfers, Petri a pourtant refuser la facilitè du film militant qui ne sèduirait que les convaincus en osant un portait d'ouvrier loin de l'imagerie de la gauche de cette èpoque. "La classe operaia va in paradiso" fut beaucoup critiquè à l'èpoque mais le festival de Cannes sût reconnaître la puissance du mètrage en lui accordant une jolie Palme d'or! A noter la très belle partition d’Ennio Morricone...
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2019
Cette fois, Elio Petri s'attaque aux patronats italiens, pour illustrer la situation, un chiffre est donné à un moment du film: 8h de travail par jour pour seulement 300 lires, en 1972, année de sortie de film, l'inflation commençait à faire rage en Italie. On suit donc le quotidien de ces travailleurs qui fabriquent des pièces et qui ignorent à quoi elles vont servir. Tout ce que l'on voit ce sont des hommes qui travaillent comme des bêtes mais qui sont perdus.

Un ouvrier se dégage du lot: Massa, il est considéré comme un ouvrier modèle, mais les autres ouvriers le détestent car il est seul à répondre aux attentes des chefs de l'usine. Mais suite à un accident de travail, tout va changer.
Ce film fait réfléchir et pas seulement sur le monde du travail...

Gian Maria Volonté dans le rôle de Lulù Massa est remarquable. Film ayant remporté la palme d'Or au Festival de Cannes en 1972.
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