797 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
131 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
37 critiques
3
10 critiques
2
21 critiques
1
17 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 février 2007
Une ambiance particulière est dans ce film, on se dirait dans les années 50 mais c'est sympathique et les personnages hauts en couleur. Un peu longuet tout de même.
Tous les grands réalisateurs n?'ont pas eu la chance de faire des adieux aussi réussis que ceux de Robert Altman avec ce "Prairie Home Companion". Pendant tout le film, on est tout à la fois soufflés par la virtuosité du maestro, réjouis par sa verve et son humour et émus par la sérénité de son regard sur la mort. La caméra, d?'une incroyable liberté, propose des plans d'?une richesse incomparable. A chaque seconde, l??'oeil est attiré, non pas par un, mais deux, trois, quatre éléments différents. Mais cette maîtrise technique n'?est jamais une fin en soi, toujours une façon d?'enrichir le propos, de nous rendre plus vivant l'?univers de ce théâtre de province où un show radiophonique tout droit sorti de l'?âge d?or vit ses derniers instants. L?'émotion est là, palpable. L?'espoir aussi. Et tous les comédiens, qui se révèlent aussi pour beaucoup excellents chanteurs,? se donnent à fond. Meryl Streep, géniale comme d'?habitude. Woody Harrelson, excellent en cow boy lourdingue chanteur de country. Garrison Keillor, à l'?inoubliable voix grave et à la placidité inimitable. Kevin Kline, Lindsay Lohan, Lily Tomlin. Virginia Madsen, qui plane comme un ange au dessus de tout ce petit monde. Seul Tommy Lee Jones reste en retrait, marginalisé par un rôle pas vraiment flatteur. Robert Altman était un grand monsieur. Il nous manque déjà.
Ce n'est pas seulement un film intimiste : c'est aussi un film sur l'intime, celui des souvenirs, des angoisses, des sentiments perdus, et tous les détails d'un univers qui s'effondre... Les comédiens, avec une authenticité déconcertante, livrent leur âme à cette douce rêverie sur les variations de l'intime. Et on laisse entrer en soi, à son tour, cette intimité que l'on fait peu à peu sienne, et on la savoure, car on sait, avec un pincement au coeur, que c'est également "the last show" de Robert Altman.
Le vieux lion a poussé son dernier soupir mais sans tristesse, seulement de la nostalgie, beaucoup de nostalgie pleine de gaieté, de musique et dhumour des regrets bien sûr, mais surtout beaucoup de bonheur Dernier show radiophonique avant démolition au vieux music hall : « Prairie Home Companion » De vieux artistes ringards, de vieux souvenirs ringards pour un dernier soir après 35 ans, ils ont adopté la philosophie du Middle West : « Si on fait mine de rien, ça va sarranger » Alors, ils continuent avec fraîcheur, comme des enfants qui veulent jouer encore cinq minutes avant daller se coucher, qui veulent quon leur lise une dernière histoire avant de dormir Les « Brahms des bêtes à cornes » racontent leurs sales blagues, et tous chantent : folk, country, ils chantent à en pleurer, ils chantent à en mourir, avec sourire et bonheur, le leur et le nôtre Une ombre blanche rôde, les accompagne : cest lange Asphodèle, le passé, le destin, la mort 1h40 de délectation : casting de rêve, très ringard, très touchant, et surtout très drôle !!!
J'ai quand même réussi à tenir jusqu'à la fin du film. Il faut dire que mon amie s'est endormie et je n'osais pas la reveiller. Comme annoncé, je m'attendais à une comédie dramatique. Je n'ai vu qu'une comédie musicale avec 3 groupes de rednecks qui se battent en duel pour des chanons texanes. Je ne dois pas avoir le meme humour que les américains. Quelle déception qu'Altman soit parti sur ce navet insipide!
Le cinéaste est mort à quelques jours de la sortie de son dernier film en France, titré fort à propos par le distributeur. Un petit bijou, un vrai bonheur, des wagons de tendresses, de nostalgie et doptimisme, une toile danthologie. La mort rôde, celle dAltman, cest sûr, celle des hommes et celle du spectacle : on assiste à la dernière séance, le dernier enregistrement dune émission radiophonique populaire enregistrée « live » dans un théâtre, le tout racheté par une Compagnie, type fond dinvestissement qui va construire un parking. Film choral dans lequel tout sexprime dans la musique country, le blues des culs terreux. Les numéros sont délicieusement ringards, les blagues navrantes des cow-boys à mourir de rire, comme le texte des fausses ou vraies pubs du présentateur, « lhomme à tête de hibou » , Garrisson Keilor, qui joue son propre rôle (mais dont lémission réelle nest absolument pas en danger !). Cest aussi un bel hommage à tous les artistes, les saltimbanques, les amuseurs publics, les chanteurs, les comédiens, les chansonniers, pour qui Mesdames et Messieurs, quelles que soient les souffrances ou états dâme, le spectacle continue .Entre scène et coulisses, Altman nous donne une belle leçon de vie et rend hommage à lépoque de la radio
Vraiment charmant. J'avais peur de m'ennuyer, mais on se laisse prendre facilement dans un moment que l'on peut qualifier de féérique! Mise en scène subtile amenant progressivement le spectateur à s'attacher à des personnages, plus vrais que nature, qui finalement nous parlent de nous mêmes.
Dans ce film ce que j'ai aimé est la performance de MERYL STREEP,elle joue a perfection son personnage de femme mure mais toujours restée romantique et fantasque. Autrement j'ai trouvé cela un peu ennuyeux surtout au début, mais certaines scènes sont quand même assez jubilatoires.
Au niveau du scénario, c'est pas génial génial, mais l'ambiance qui règne dans cette émission de radio et dans ses coulisses, la joie et la peine de ces artistes qui jouent leur dernier spectacle sont saisissants. En fait ce film est un résumé de ce que devait être ce genre d'émission radios quand elles existaient : les improvisations, les imprévus, tout ça géré merveilleusement par les artistes, le tout dans une ambiance bon enfant.
Robert Altman nous avait habitué dans ses premiers films à ses critiques à la fois violentes et nuancées de la société américaine et de ses fausses morales; Pour son dernier film, il propose un univers tendre, touchant et très drôle lié à la radio et à la musique country. Comme d'habitude chez Altmann, il faut avoir plusieurs yeux pour comprendre ce qui se passe et ce qui se dit à l'écran car rien n'est secondaire et la moindre banalité prend une importance soudaine au hasard des plans et des séquences. Les prises de son en direct des musiciens et chanteurs ajoutent à l'univers déjà très riche du dernier film de ce très grand réalisateur. Tous les acteurs sont en état de grâce, c'est une très grande réussite.