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Raphaël O
184 abonnés
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4,0
Publiée le 20 janvier 2015
9 ans après le premier opus, ce second volet de Robert Rodriguez dispose d'un scénario aussi sombre, violent et efficace que le précédent, graphiquement superbe et est interprété par un casting d'une excellente qualité. Une totale réussite !
"Sin City : J’ai tué pour elle" est un véritable échec ! Rodriguez et Miller passent totalement à côté des éléments qui faisaient le charme du premier opus, en multipliant des situations clichées sans aucune cohérence les unes avec les autres. Le mystère s’évapore et la ville de Sin City perd alors grandement en saveur et en frénésie. Un film d’action sans fond, sans scénario, qu’il faut mieux fuir de toute urgence…
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Dans l’exacte lignée du 1er épisode, « A Dame to Kill For » peut se targuer de bénéficier d’un style visuel absolument unique et qui justifie à lui seul le déplacement. Pour le reste, sexe, violence et gros calibres : le style bande-dessinée est parfaitement maitrisé, et s’il reste essentiellement orienté vers le public masculin, Sin City 2 constitue un vrai plaisir coupable !
Sin City J’ai tué pour elle...Le pitch ? Plusieurs histoires font l’Histoire. Rien de nouveau côté scénar, on lorgne du côté du polar noir hollywoodien des années 30-50, on pense à Carver, à Chandler, à Hammet. On a filmé ce genre d’histoires deux cent mille fois et nous sommes en terrain plus que connu. La réalisation est hystérique, mélangeant dessins et vraies fausses images (sachez que tout est faux...tout est filmé devant un fond vert), elle permet ainsi des plans de caméra impossibles à réaliser...certains trouvent ça fun, d’autres détestent, moi je trouve que l’ensemble est cohérent. Le casting est impressionnant, Mickey Rourke (même si on ne le reconnait pas), Bruce Willis (une apparition ?), Eva Green (avec laquelle je n’aimerais pas me retrouver coincé dans un ascenseur!, Josh Brolin, enfin pas mal de beau monde. Il faut aimer la bande dessinée, le noir et blanc saturé, la violence, les armes, les personnages ultra stylisés pour ne pas dire ultra caricaturisés, et il faut surtout se laisser aller, lâcher prise et entrer dans l’univers de Frank Miller, et jouir de ce cinéma, certes pop-corn, mais de qualité.
Retour dans la ville du fond vert. Comme pour son premier-né, Robert Rodriguez, cette fois-ci avec une plus grande aide de la part de Frank Miller, coupe son film en parties. Ou plus précisément en sketchs. De très bons acteurs, les uns après les autres, circulent en voiture ou à pied pour aller à leurs points de rencontre finale. Le design noir et blanc fait plaisir aux yeux, mais rien ne suit. Tout commence avec Mickey Rourke. On le retrouve dans la rue, seul, sonné. Voilà, rien de plus. Et voici le problème : Rodriguez s'intéresse BEAUCOUP trop au design mais en oublie le scénario, comme pour Machete Kills. Tiens, on va rajouter quelques couleurs ici et là, ça fera plaisir aux fans de la bande-dessinée! Bien leurs en fassent. Ennui pour le casting : Green joue mal, c'en est embarrassant, comme pour "300 2". Gordon Levitt ne sert en fait à rien à l'intrigue : il ne reste qu'une sorte de supplément, de glaçage. Oui, voir ce film est quelque chose de sympathique. Mais aussi d'énervant, car ça aurait pu être plus intelligent côté écriture. C'est bête. La prochaine (et dernière, espérons!) fois, peut-être...
Ce film est une BD animée! On voit les pages défiler à l'écran sans aucune cohérence: le film n'a pas été écrit pour le grand écran! Rodriguez a voulu s'inspirer de son collègue Tarantino avec Pulp Fiction par exemple, en divisant ce film en plusieurs parties, mené par des acteurs différents qui d'une façon ou d'une autre se croisent à un moment donné de l'histoire. Là ça ne fonctionne pas. Il n'y a vraiment aucun rapport entre les personnages, plus ou moins intéressant... Beaucoup moins dynamique que le premier, avec un manque de scènes d'action avec de l'humour comme on a l'habitude de le voir, ce film déçoit. Dommage car la belle Jessica Alba, elle, joue vraiment le jeu!
Sin City j'ai tué pour elle, s'est fait attendre pour tout ceux qui ont comme moi apprécié le 1er opus il y a 9 ans. Que dire de ce film ? La nuance des couleurs est trop utilisé ici sur le ton du noir et blanc là où elle restait discrète et subtil (Goldie et Junior seulement en couleurs dans le 1er). Ici les yeux verts de la sublime Eva Green font bien ressortir toute la noirceur et la perversité de son personnage. C'est d'ailleurs la meilleure partie du film selon moi toute l'histoire de comment Dwight en est arrivé comme on nous le présente dans le 1er opus. L'histoire de Johnny campé par un bon Joseph Gordon Lewitt est un peu insipide, limite on se fiche de savoir ce qui va finir par lui arrivé, tellement il arrive en terrain conquis prétentieux et sans jugement. L'introduction avec Marv nous confirme que ce personnage interprêté encore magistralement par Mickey Rourke; est un des personnages les plus charismatiques et badass de l'univers Sin City. Par contre, sur ce film contrairement au 1er où il avait bien morflé il semble indestructible c'est dommage. Enfin, la temporalité ne suit pas vraiment puisque l'histoire de Dwight se passe avant Sin city et la vengeance de Jessica Alba (Nancy) pour le flic John Artigan campé par Bruce Willis se passe après Sin city. Cette dernière partie n'est d'ailleurs pas trop exceptionnelle, tant cette histoire de vengeance spoiler: contre le sénateur Roarke, aidé par Marv fait vraiment too much. Sinon les effets visuels, le sang qui gicle blanc sur fond noir, les personnages badass, l'ambiance poisseuse est toujours bien présente dans cet opus et j'ai beaucoup apprécié cela. Mais pour moi, la vraie nouveauté et la seule intrigue intéressante restera celle de Ava (Eva Green) dont la plastique est tsuperbe. En résumé, Frank Miller se perd un peu dans les méandres chassés croisés des histoires qui certes fonctionnent avec brio dans le 1er opus, mais ici, cela parait too much et l'alchimie ne prend pas des masses. Plutôt décevant pour une suite tant attendu, mais qui je crois, a mis trop de temps à voir le jour. Cela dit ce film pour tout amateur des comics sin city se doit d'être vu, ne serait ce que pour la réalisation cartoonesque.
Presque dix ans après le succès de Sin City, adaptation trop fidèle et dénaturalisée de l'œuvre de Frank Miller, ce dernier et Robert Rodriguez reviennent en force pour nous livrer un second opus... qui comporte quelques nouveautés. Se basant toujours sur des histoires de la bande dessinée (ici "J'ai tué pour elle" et "Just Another Saturday Night"), le film rajoute deux aventures inédites, non tirées des comics et écrites par Miller himself : "The Long Bad Night" et "Nancy's Last Dance"... Autre changement, le casting original revient mais quelques acteurs remplacent leurs prédécesseurs à savoir Dennis Haysbert à la place du défunt Michael Clarke Duncan, Jeremy Piven au lieu de Michael Madsen, Jamie Chung à la place de Devon Aoki et Josh Brolin qui campe une version antérieure de Clive Owen (un changement logique compte tenu de l'histoire). Pour ceux qui ont adoré le premier volet, vous allez une fois encore vous régaler face à cette nouvelle mouture dans la même veine que le précédent avec une galerie de personnages dégueulasses, des histoires noires qui s'entremêlent, un noir et blanc éclatant d'où émergent de temps en temps quelques couleurs surexposées, de la violence et du sexe. De nouveaux personnages font leurs apparitions, de nouvelles révélations aussi, étoffant l'univers froid et sans pitié de Basin City. Pour les plus réticents, Rodriguez continue d'œuvrer dans le n'importe quoi avec cette manie de tourner à la va-vite sous fond vert, de ne pas se détacher du matériau d'origine et de nous livrer comme d'habitude un gros cartoon sans âme ni talent. Car non, le réalisateur ne réparera pas ses erreurs et continuera au contraire de filmer sans vergogne les mêmes scènes du comics, ne se rendant jamais compte de l'absurdité de ces séquences idéales sur papier mais grotesques sur grand écran (comme les combats ou le personnage monstrueux de Wallenquist, campé par un Stacy Keach noyé dans une mélasse de maquillages hideux). Qui plus est, les images de synthèse sont grossières, visibles et enlèvent une fois encore toute l'intensité des séquences dites choc. Violent, le film l'est graphiquement. Mais sans aucun impact, malheureusement. Restent heureusement l'excellent scénario de Frank Miller, la présence de la toujours aussi sexy Eva Green (qui montre ses boobs, encore) et celle de Joseph Gordon-Levitt qui incarne un nouveau personnage réussi. Au final, J'ai tué pour elle reste une déception visuellement plus proche d'un fan-film semi-amateur que d'une œuvre mémorable de film noir, une adaptation encore trop fidèle au modèle d'origine pour convaincre et reste tout au plus un divertissement sauvé par son scénario et son lourd casting.
Aussi bien que le précedent, l'histoire est un peu banale, mais on se laisse porter par la beauté de ce film au allures des années 30, glauque, sombre, trash, une belle ordure que ce film.
Il se sera fait attendre ce nouveau Sin City ! Annoncé quasiment à la sortie du premier opus, l'adaptation du second tome J'ai Tué Pour Elle aura finalement mis neuf ans avant de sortir. Différents problèmes techniques, financiers ou d'emploi du temps ont longtemps retardé la production de ce second film. Ce délai n'a fait qu'augmenter l'impatience des fans obligeant les deux réalisateurs à ne pas décevoir.
Dans la ville de Sin City, le sénateur Roark énerve beaucoup de monde. De Nancy, la strip-teaseuse revancharde, à Johnny, talentueux jouer de poker, tout le monde aimerait bien lui régler son compte une bonne fois pour toute. Mais dans la ville du péché, d'autres jouent aussi avec le feu comme la sensuelle Ava Lord dont les charmes lui permettent de manipuler les hommes qui seraient prêt à tout pour elle. L'intrigue de ce nouveau Sin City n'est pas vraiment une suite mais une nouvelle histoire en trois segments qui s'insérent entre ceux du premier film. Le plus gros de l'intrigue donne une suite directe au segment sur Nancy Callahan et John Hartigan totalement inédite puisqu'elle n'existe pas en bande dessiné. Le segment qui donne son nom au film se déroule lui avant l'affrontement entre Dwight et Jackie Boy tandis que le troisième segment propose un personnage de joueur de poker absent du premier film.
Techniquement, Sin City J'Ai Tué Pour Elle garde strictement la même esthétique extrêmement fidèle aux romans graphiques de Frank Miller. Elle gagne cependant en matière d'effets spéciaux en étant cette fois ci directement tourné en 3D toujours sur fond vert. Cela apporte une nouvelle dimension au récit grâce à un rendu qui accentue les noirs et donne un bel effet de profondeur aux images.
Pour ceux qui ne connaissent pas l'univers de Sin City, le film est dans un noir et blanc très travaillé dans lequel par moment apparaissent quelques touches de couleur souvent pour des scènes sanglantes ou mettre en lumière quelques belles femmes. Les deux réalisateurs y mélangent aussi un peu d'animation comme si les pages de la bande dessinée s'animaient subitement. L'influence majeure est les vieux romans noirs des années 50 avec une ambiance un peu lente typique du genre.
Malgré les neuf ans passés, la majorité des comédiens du premier film reprennent ici leur rôles : Mickey Rourke est toujours aussi massif en Marv, Jessica Alba développe son rôle de strip-teaseuse toujours aussi sexy mais avec une dimension plus dramatique qui en fait peut être bien son meilleur rôle à ce jour. Bruce Willis est de retour aussi pour quelques apparitions, Rosario Dawson est toujours la chef des prostituées et même Jaime King fait une simple apparition dans le rôle des jumelles Goldie et Wendy.
Sin City 2 accueille également de nouvelles têtes avec tout d'abord Eva Green plus femme fatale que jamais dans le rôle de la "Dame To Kill For" Ava Lord. Josh Brolin remplace Clive Owen dans le rôle de Dwight sans que cela ne soit vraiment gênant puisque le personnage est censé avoir une tête différente dans cette préquelle. C'est plus gênant pour le personnage de Manute qui suite au décès du regretté Michael Clarke Duncan est désormais interprété par Dennis Haysbert bien moins impressionnant. Autre changement Jamie Chung remplace Devon Aoki dans le rôle de la redoutable Miho. Dernière nouveauté, Joseph Gordon Levitt rejoint le casting en héros de son propre segment.
L'arlésienne Sin City 2 est enfin là et ne déçoit pas ! Neuf ans après Robert Rodriguez et Frank Miller adapte avec brio le roman graphique de ce dernier avec un style inimitable. Sombre, violent, sexy et drôle le cocktail est toujours aussi bien dosé dans ce second opus. Pas de raison de rater ce nouveau film si vous êtes fans du premier opus. Par sa construction volontairement décousue, Sin City 2 peut aussi très bien être vu sans avoir vu le 1. Alors n'hésitez pas !
Certes l'image est belle, certes la 3D apporte un plus, certes Eva Green apporte son charme, mais le scénario, très moyen, ne renouvelle pas cette suite, qui forcément souffre de la comparaison avec le premier sin city, qui lui avait marqué par son innovation et un scénario bien meilleur. Donc un beau film, mais sans grand intérêt.
"Sin city 2" revient dans une stylisation plus moderne que son prédécesseur.; plus sombre mais moins charismatique que sin city 1; "j'ai tué pour elle" n'en reste pas moins un pure moment de cinéma; unique en son genre. On en redemande...
Sur le plan esthétique et au niveau du jeu d'acteurs, on s'attendait à retrouver le style si caractéristique du premier Sin city... Et l'univers graphique de Frank Miller est toujours aussi bluffant tant il est bien retranscrit à l'écran, les effets spéciaux améliorés et on retrouve les acteurs qu'on avait adoré du premier volet. En revanche il ne faut pas s'attendre à de la nouveauté. L'histoire se poursuit et on découvre d'autres intrigues de l'univers Sin city avec plaisir, quoique on est vite, très vite perdus niveau chronologie. C'est là le reproche majeur que je vois : la lecture du film n'est pas du tout facilitée, et le scénario part en couille par moment, du coup on est moins facilement pris dans l'histoire. Le jeu d'acteurs, les personnages marquants, le jeu des couleurs et des lumières ainsi que l'aspect décalé du film sauvent ce deuxième opus, qui n'était en revanche pas nécessaire selon moi. On passe un bon moment, le film est bien et divertissant, mais on peut être facilement déçu après avoir vu le 1 (que je conseille de revoir peu avant pour ne pas être perdu d'ailleurs). Petit plus notable : une très bonne VF !
Ce second volet ne surclasse en aucun point son aîné. Graphiquement, il reste très correct et fidèle aux Comics, L'histoire de Dwight et Ava correspond parfaitement à la BD et répond parfaitement à mes attentes. Les deux autres histoires (Nancy et Johnny) ne sont que pure invention des scénaristes, alors qu'il y avait tant à faire avec les BD. J'ai été totalement déçu par ces deux scénarios originaux. De même, il est très regrettable que de trop nombreux acteurs n'aient pas rempilé. Pour Michael Clark Duncan, ils n'avaient pas le choix, mais c'est vraiment dommage pour Devon Aoki, Clive Owen ou encore Michael Madsen... Dans sa globalité, Sin City : J'ai Tué pour Elle reste un bon film d'action noir, et fidèle au support d'origine, comme on était en droit d'attendre. Mais les aficionados seront forcément un peu déçu, après près d'une décennie d'attente...