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rlmtruffo
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
"Les dents de la mer" en Australie avec un sanglier de la taille d'un rhinocéros qui tue des gens à la place d'un requin...Y'avait de quoi faire un film ridicule, et Russel Mulcathy n'avait même pas voulu lire le scénario, croyant qu'on se fichait de lui. mais le destin l'a rattrapé, et il s'est tout de même retrouvé aux commandes de ce projet...qui sera, en temps que premier long métrage, son passeport vers Hollywood. Et bien, il s'en est terriblement bien sorti, et a réussi à faire passer la pilule grace à une esthétique et à une atmosphère renversantes, pleines de poésie noire. Les acteurs sont convaincants et les deux fréres dégénérés restent effrayants. Les effets spéciaux n'ont pas pris une rides, Mulcathy préférant l'intimisme et la suggestion. Je conseille vivement ce film qui est une bonne série B, distrayante et curieuse sur le plan esthétique.
J'adore ces films de série B des années 80. Je les trouve mieux que ceux de maintenant. On peut aussi remarquer que Mulcahy est un bon réalisateur. Les effets de ce film sont réussis et le razorback est impressionnant. En plus, les amateurs de l'Australie seront servis car les décors sont beaux. Bonne petite histoire pour une chasse contre un titan.
Il ne faudrait jamais revoir les films dont on garde un bon souvenir...A l'epoque j'etais un fan de russel Mulcahy, aujourd'hui je me rend compte que son cinema peut se resumer a quelques filtres orange ou bleu et de jolies cadrages : En gros des films de chef op ! On a donc droit, dans Razorback, a des numeros d'acteurs defiant toute logique, comme une victime qui tente d'echapper au sanglier en effectuant des demis tours sur lui même durant sa course...Un vieux qui se reveille en sursaut accompagné d'une expression de visage qui nous ferait plutôt penser qu'il s'est fait caca dessus...J'en passe et des meilleures pour en arriver au gros cochons, dont le jeu d'acteur defie lui aussi, toute logique. Puisqu'il se deplace comme les taureaux de fête foraine sur lesquels on fait du rodéo. Je comprends que Mulcahy ait voulu camoufler les imperfections de sa creature en filmant de beaux paysages, mais il aurait pu faire gaffe au jeu de ses comediens qui foutent tout le film en l'air. C'est malin, J'ai peur de revoir Highlander maintenant !
Ce film réalisé par Russel Mulcahy a, certes, pris quelques rides mais il n'empêche qu'il se révèle être de qualité car d'une part la réalisation est soignée, l'atmosphère angoissante à mis chemin entre les films d'épouvante et les films fantastique et d'autre part malgré des effets spéciaux un peu légers, les moments d'effroi sont assurés !
L'idée de départ de ce film d'horreur de Russel Mulcahy (oui, oui, le même qu'Highlander...) est excellente. Un bon gros sanglier dévaste tout sur son passage dans le bush australien, le ton est donné. Il n'est pas la pour rigoler, le gros pèpère! Malheureusement, force est de constater que notre ami le suidé, malgré une ambiance poisseuse assez bien amenée, a bien du mal à faire le poids face au terrible requin de Spielberg qui s'est fait les crocs quelques années auparavant sur de joyeux baigneurs. De plus, il commence à sérieusement porter le poids des ans... Bref, l'effroi n'est malheureusement pas au rendez-vous, et c'est bien dommage. Mention particulière également à la manière ultra-caricaturale de représenter les habitants du bush australien comme des attardés du bulbe (notre ami le tueur sauvage de Wolf Creek en est un autre bel exemple beaucoup plus récent)... Et dans ce cas, cela nuit fortement à la crédibilité et à l'intérêt de ce film qui n'a de culte que l'âge et le petit budget...
Un film d'horreur ultra-stylisé à propos d'un sanglier tueur et réalisé par Russell Mulcahy qui, faute d'une histoire vraiment originale, s'attarde à soigner chacun de ses plans. "Razorback" est un symbole de la naissance du video-clip au début des années 80, un film ancré dans la mode "mad max" et de la pop-music avec les consécrations planétaires de Mickael Jackson et de Madonna. Une époque d'esbrouffe visuelle et de clichés désormais révolue mais que l'on réappréciera pour l'avènement d'une génération de réalisateurs-clippeurs tel que Adryan Lyne ou Tony Scott. Russell Mulcahy promettait de très grandes choses et son "Razorback" démontre à quel point le réalisateur pouvait maîtriser sa caméra. Une prouesse qu'il ne rééditera seulement qu'avec "Highlander", son ultime chef-d'oeuvre. Depuis, on attend toujours son retour...
Ce film dégage une poésie étrange et envoûtante, une sorte de vision crépusculaire, avec ce soleil qui se couche sur des amas de fer rouillé, comme sur les ruines d'un monde ancien, ou qui filtre, telle une improbable bénédiction sur l'enfer, à travers les rayons d'une vieille héolienne... Personellement, je l'ai ressenti comme une métaphore de l'Humanité finissante. Ce sanglier monstrueux et plein de fureur, qui charge sans qu'on puisse l'arrêter dans un monde de décombres et de désespoir (il n y a qu'à voir l'ambiance qui règne en ville et dans l'usine) pourrait symboliser tout à la fois une revanche de la nature sur l'Humanité (sur la quelle elle reprendrait du terrain) et un rejaillissement de l'inconscient humain, maléfique et sauvage, puisque finalement, on ne sait plus très bien qui est la véritable bête : le sanglier ou les deux bouchers ? On a l'impression que ces deux maux se confondent, et alors le porc aussi pourrait aussi être vu comme une incarnation de la barbarie humaine (parcequ'avec la tronche qu'il a, on pourrait supposer qu'il est issu d'une manipulation génétique, ou bien d'une pollution quelqu'onque, etc...).
En tous cas, la conclusion pourraît être que ce monde, que nous croyions avoir domestiqué et élevé à notre image, est en fait en train de revenir à lui et à la sauvagerie des premiers temps. La bête apparaît commme un mauvais présage. Bientôt, il n y aura plus qu'un désert inhumain, dans le quel vivront des bêtes sauvages et meurtrières (qui pourront avoir l'apparence d'un homme sans en avoir l'essence), errant sans autre conviction que celle du carnage et du ressentiment (nature/humanité)... ressentiment aussi pour les impossibles frangins, d'ailleurs, qui n'ont pas l'air d'apprécier la civilisation beaucoup plus que le Razorback.
Et je trouve que tout ça est très bien fait (comment arriver à faire naître beauté et angoisse avec seulement deux balles et un tas de vieux déchets ?), cru et complètement délirant !
atention films choc et insoutenable! exteme violence,cruauter,course pursuite a la mad max,claustrophobie,sanglier monstreuxet tres bon zeste de peur je me suis toujour demander comment un film peu autand efrayer jai eu plus peur devant ce film que dans braindead a voir mais ce film n'est vraiment pour les poule mouillier un film dans la ligner d'aracnophobie a VOIR .
ce n'est pas une bombe mais bon il y a qelques scenes qui valent le detour dans le genre bien craignos !! malgré le senar qui n'est pas au top niveau il y a des moments sympas un peu perchos dans le desert sauf biensur quand il y a ce ouf de sanglier qui veut tout ravager sur son passage ... bref, a voir mais sans se forcer d'aller jusqu'a la fin .
Quelque part entre le nanar et le chef d'oeuvre flotte Razorback, cet OVNI qui, malgré des limites évidentes, marque la mémoire par ses tableaux toujours originaux, et parfois même inoubliables.
On peut aimer ou détester cette ambiance crépusculaire, mi-désertique mi-mécanique, qui mêle le second degré avec des moments de véritable intensité dramatique, par exemple lorsque Carl Winters évoque la mort de sa femme sur une musique envoûtante d'Iva Davies.
Razorback" est une série B australienne exploitant sans vergogne le succès de grands classiques du cinéma d'horreur de la fin des années 70 comme "Les Dents de la mer" ou "Halloween", dans une ambiance 80's très marquée. Mais les difficultés propres à toute série B, à savoir un budget réduit et des acteurs souvent amateurs sont ici transformées en avantages . Tout d'abord (et certainement par manque de moyens financiers) le monstre n'est jamais montré entièrement au spectateur : seuls son grognement, sa silhouette, sa mâchoire sont perceptibles, renforçant ainsi sa présence surnaturelle et sa dimension de bête mythique. Par ailleurs le réalisateur préfère largement aux effets horrifiques les mouvements de caméra saccadés et violents qui traduisent à merveille la bestialité du monstre, ou les destructions impressionantes résultantes de son passage. Ses apparitions soudaines (presque aléatoires) et son comportement chaotique accentuent davantage son aspect de démon ravageur aussi dangereux qu'imprévisible. La surprise du film réside aussi dans son traitement des personnages, sacrifiés à tout va avec une grande cruauté. En fin de compte peu importe le talent d'interprétation des acteurs car le simple fait que leur personnage puisse mourir a tout moment suffit à installer la tension nécessaire. De plus (et certainement encore par manque de budget) les corps des victimes ne sont jamais montrés, créant chez le spectateur un sentiment de frustration, d'inachevé, le même que peuvent ressentir les proches d'un être aimé subitement disparu. Comme eux on espère presque que les victimes ne sont pas mortes, qu'elles vont revenir, que le monstre les a peut être emportées vivantes dans sa tanière, et comme eux nous n'aurons aucun écho, aucune réponse, seulement le vide de l'absence. Si "Razorback" réussit à retourner ses contraintes en véritables atouts, tantôt pour iconiser son monstre, tantôt pour accentuer son drame, il possède néanmoins de sérieuses qualités à commencer par sa photographie. L'outback australien est filmé avec une vraie virtuosité autant dans la composition des images (personnages piégés dans un décor désolé avec au premier plan un élément sordide - squelette ou carcasse -) que dans leur éclairage (lumières nocturnes découpant les silhouettes des hommes, des architectures ou du monstre ; couchés de soleil orangés contrastant avec des nuits bleutées). Par l'image Russel Mulcahy parvient donc à mettre en place une atmosphère envoûtante et crépusculaire, qui évoque aussi bien la chaleur étouffante du jour que le froid mordant de la nuit, et ce faisant il nous rappelle que le premier danger est l'environnement lui même. Et si le monstre n'était qu'une allégorie du danger mortel que représente l'Outback Australien pour ses visiteurs ? La question se pose car l'auteur de "Razorback" insiste bien plus sur la folie des personnages, l'horreur de la chasse au Kangourou, le climat invivable, l'inhospitabilité des lieux et de ses occupants, que sur sa bête sauvage. Le Soleil accablant et les cinglés du coin sont peut-être tout aussi dangereux que le monstre, voir davantage, et l'ambiance poisseuse du film nous rappelle sans cesse l'omniprésence de la mort : il faut succomber au désert, ou lui survivre traumatisé pour toujours. En conclusion "Razorback" est une série B transcendée par une inventivité remarquable, qui traite avec intelligence son monstre et son sujet avec de surcroît une esthétique superbe, et une ambiance travaillée. Une expérience viscéral qui plonge le spectateur dans un outback sans pitié.
Un bon petit film des années 80, qui n'a certes pas toujours bien vielli mais dont l'ambiance fantasmagorique continue de flotter jusqu'au bout. L'histoire, relativement simple, d'un sanglier géant destructeur ne sert que d'allégorie à l'épreuve du deuil que le personnage central doit faire face suite à la perte de sa femme. De ce principe émane une succession de plans assez esthétiques, parfois désuets à l'heure d'aujourd'hui, mais ià replacer dans le contexte et les techniques de 1984. L'Australie apparait de nouveau comme le pays de tous les excès et délires, et plusieurs personnages secondaires sont judicieusement imprégnés de cette atmosphère de folie qui règne sur cette pesante histoire. Les douleurs morales cèdent ensuite le pas au combat bien réel avec le monstre, certes pas très convaincant, mais l'ensemble reste un spectacle décalé, surprenant, assez unique en son genre.