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3,0
Publiée le 12 décembre 2025
Russell Mulcahy déploie une mise en scène stylisée, presque hallucinée, où l’Outback australien devient un territoire abstrait, hostile, traversé par un sanglier monstrueux aussi métaphorique que réel. Si le scénario reste minimaliste, l’atmosphère, la photographie expressionniste et les visions surréalistes confèrent à cette série B, une identité unique...
Moi j'ai adorer quand j'etais petit, sa me foutais les boules, j'aime toujours aujourd'hui et c'est culte, si on le compare a La Traque, ce film français qui fais plus rire que peur.
1er film de R. Mulcahy, jeune surdoué venu du clip (il a d'ailleurs réalisé le 1er du genre pour MTV, à savoir "Video kills the radio stars"), ce film démontre aussi que l'Australie demeure l'une des dernières contrées sauvages, peuplée de rednecks flippants, crasseux et stupides, prêt à tout et notamment à tuer. L'histoire mêle les destins de plusieurs persos si bien que parfois, c'est un peu confus et les plans de la bête ont obligatoirement mal vieillis mais il faut aussi être lucide et reconnaître que la mise en scène de Mulcahy reste une réussite du genre, vivante et propre au lyrisme, sachant poser une atmosphère et profiter des décors et lumières magnifiques de son pays (merci le directeur photo D. Semler, un des meilleurs de la profession). Le final est éprouvant à souhait et Mulcahy sait suggérer l'horreur à merveille sans négliger l'émotion. Des acteurs moyens toutefois (certains jouent mal, d'autres surjouent à mort) et un rythme assez mou mais un film culte avec un sanglier tueur. Et ça, c'est pas banal. D'autres critiques sur
Ce film, réalisé par Russell Mulcahy et sorti en 1984, est plutôt mauvais, malgré les surprenantes notes positives que je vois. Ce film fait partie de la Ozploitation (film d'exploitation australien) et je savais donc dans quoi je me lançais, même si cette appellation n'est pas forcément synonyme de navet (on a par exemple les "Mad Max", "Wolf Creek" etc.). C'est donc l'histoire, au départ d'un grand-père dont le petit fils et tué par un énorme sanglier. Deux ans plus tard, une journaliste vient dans le coin faire un reportage sur les sangliers mais tombe sur des pécores du coin qui la font disparaitre. Encore après, son mari tente de la retrouver et tombe sur ces fameux pécores et sur le sanglier géant du début. Sacré programme donc mais surtout assez décousu. Au départ présenté comme un flm de monstre, avec le fameux sanglier géant, le film dérive finalement vers une ambiance à la "Massacre à la tronçonneuse" ou a la "Colline a des yeux" et puis revient ensuite au sujet principal, à savoir le film de monstre. On ne sait pas vraiment où le film veut nous emmener et on décroche donc assez facilement, enfin je sais que pour ma part, je ne suis pas du tout rentré dans tout ce délire. On suit donc le film avec plus ou moins d'ennui mais cependant, on ne peut que reconnaitre le très bon style du réalisateur, travail que l'on retrouvera d'ailleurs plus tard sur "Highlander" (et pas dans sa suite qui est très moche). L'esthétisme est en effet très bien travaillé, nous avons certains plans ou transitions originales et puis les couleurs sont magnifiques ! En ce qui concerne les acteurs, c'est un petit film d'exploitation donc le jeu d'acteur n'est pas dingue mais ça passe pour certains, notamment Gregory Harrison et Judy Morris. "Razorback" est donc un film à la limite rigolo par moments, mais qui ne marquera pas les esprits, comme d'autres très bons films australiens.
Un film de monstre pas vraiment réussi qui s'embrouille entre plusieurs histoires et cela au détriment de la créature qui semble passée au second rang. Le film m'a un peu ennuyer car manque vraiment de rythme malgré quelques scènes qui savent être angoissante. De plus on voit assez peu le Razorback ou trop souvent il est filmé hors champ, dommage. Loin d'être le divertissement que j'attendais.
Comment un tel film a-t-il pu avoir du succès et des prix ? Il n'y a absolument rien à signaler de bien en dehors de quelques jolies photographies statiques sur l'Outback. En 1930, les effets spéciaux des films en noir et blanc des grands cinéastes étaient chargés de mystère et souvent de poésie. En 2015, les effets spéciaux de n'importe quel réalisateur disposant d'un bon budget sont d'un hyper réalisme confondant. Dans les années 80 c'est Razorback qui a marqué la jeune génération avec des trucages ni faits ni à faire. A le découvrir aujourd'hui, c'est inexplicable même pour celles ou ceux pour qui le cinéma n'est qu'un quelconque passe temps. Mulcahy est sorti du lot des réalisateurs par hasard grâce aux sujets à la mode du moment. Razorback pourtant aurait pu concourir pour le prix citron de la mise en scène la plus laide, les acteurs pour les plus mauvais et le scénario pour le plus débile…Cela fait beaucoup.
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3,0
Publiée le 26 août 2020
C'est vrai qu'aujourd'hui, Russell Mulcahy au cinèma, ça ne marche vraiment plus! Et pourtant son "Razorback" ne manquait pas d'atouts en 84, prouvant une fois de plus que les australiens pouvaient rivaliser avec les amèricains sur le terrain de la petite sèrie B efficace et bien ficelèe! De plus ce film fascinant est beaucoup mieux rèalisè que la moyenne des survivals d'èpouvante de l'èpoque, avec de magnifiques images de l'Outback! Le seul point noir, ce sont ces deux chasseurs de kangourou dègènèrès qui handicapent pas mal le film! Pour le reste, Mulcahy fait du très bon boulot dans cette histoire de sanglier gèant! Une bête sanguinaire et destructrice, fugitive et menaçante, avec diverses astuces à la pointe du progrès! C'est aussi l'occasion de voir la ravissante Arkie Whiteley, aperçue dans "Mad Mad 2" morte dans l'indiffèrence gènèrale en 2001! Culte...
Russell Mulcahy, réalisateur australien de clips reconnu dans les années 1980 entièrement dédiées à ce nouveau média qui a permis, grâce à MTV, de booster les ventes de l’industrie du disque (on devrait plutôt dire du CD alors en plein essor), mourrait d’envie de passer à la réalisation de longs métrages. Ce sera chose faite à la suite de la proposition du producteur Hal McElroy qui avec son frère Jim avait mis le pied à l’étrier à Peter Weir. "Razorback" est adapté d’un roman de Peter Brennan surfant sur la mode des monstres animaliers lancée par Steven Spielberg en 1975 avec « Les dents de la mer ». Ours, chiens, alligators, rats, fourmis et autres volatiles géants constituent le bestiaire qui va envahir les écrans durant plus d’une décennie Au milieu de l’Outback australien, un sanglier géant débarque en furie dans la cabane d’un vieux chasseur de sangliers (Bill Kerr), l’amputant d’une jambe et enlevant son petit-fils dont il avait la garde pour un soir. Dès lors le vieil homme n’a plus qu’une obsession, retrouver le monstre pour l’abattre. Sa camionnette parcourt sans relâche le désert. On ne peut bien sûr pas s’empêcher de penser au Capitaine Achab de « Moby Dick » interprété par Gregory Peck dans le film de John Huston en 1956 et plus près de nous au capitaine Quint des « Dents de la mer » (Robert Shaw).Un schéma somme toute classique auquel est ajouté en surimpression la faute originelle du colonisateur blanc venu d’Angleterre qui en sus de massacrer et d’asservir la population aborigène ne respecte en rien la nature d’un pays pourtant immense. Le sanglier géant dès lors se pose en bras armé d’une punition céleste. Chez Spielberg, le grand requin blanc venait frapper l’industrie touristique s’étendant sans tenir compte de la préservation des côtes maritimes. Mais de la part de Mulcahy c’est surtout la palette esthétique qui était attendue et c’est bien sûr grâce à elle que « Razorback » demeure encore aujourd’hui un film envoûtant. Empruntant à l’univers visuel de fin du monde introduit par « Mad Max 2 » de George Miller sorti trois ans plus tôt et à la radicalité du fameux « Wake in fright » de Ted Kotcheff datant lui de 1971, le jeune réalisateur avec l’appui de Dean Semler, chef opérateur sur « Mad Max 2 », tire le meilleur parti du décor immense qui lui fait face pour plonger le spectateur comme ses personnages dans une sorte d’autre monde où l’animalité a repris toute sa place. Les deux frères Baker par exempe, complétement décérébrés qui abusent d’une journaliste new-yorkaise (Judy Morris) venue enquêter sur place et dont l’antre infernal, nous ramèneraient presque dans le dantesque atelier où Leatherface taillait ses biftecks humains dans « Massacre à la tronçonneuse » de Tobe Hooper (1974). L’alternance de ces visions d’horreur avec les magnifiques images d’un désert se teintant de toutes les couleurs qui rappellent la grande chaleur qui fait à la fois tout le charme et le malheur de l’Australie, donne ce ton si particulier à ce film qui laissait entrevoir une grande carrière pour Russel Mulcahy qui n’a pas survécu au naufrage de la suite de « Highlander » dont le premier épisode avait déjà montré que la maîtrise esthétique peut rapidement tourner à vide si elle n’est pas relayée par une direction d’acteurs au cordeau et surtout pas au service d’un sens de la narration efficace.
Voilà un bon petit film sympathique qui ne cherche jamais l'épate aux yeux du spectateur, ce qui le rend particulièrement attachant. Razorback n'en demeure pas moins doué de quelques qualités narratives, esthétiques et cinématographiques en général : une photographie magnifique qui sert à merveille la mise en scène de Russel Mulcahy, des personnages attractifs - qu'ils soient émouvants ou bien répugnants - ainsi qu'un découpage visuel efficace car intelligent. Malgré une musique quelque peu surannée doublée d'une réalisation audacieuse mais parfois maladroite ( la caméra subjective tombe ici dans l'écueil...) Razorback s'agit tout de même d'un film joliment stylisé et tout ce qu'il y a de plus élégant dans sa modestie. Mulcahy semble ne vouloir jamais filmer au-dessus de ses moyens, livrant une série B qui s'assume tel quel. En tout cas ce classique méconnu me semble cruellement sousestimé, car sans atteindre l'excellence d'un chef d'oeuvre ou même d'un grand film il mériterait à mon sens une nouvelle évaluation sur cette plate-forme...
Le début tient la route mais Razorback devient vite mauvais et ridicule (un gros défaut qui arrive souvent chez les films d'horreurs ratés) ; en gros l'histoire ressemble un peu aux Dents de la mer sauf qu'ici on a pris un immense goret à la place d'un requin mais surtout la réalisation est beaucoup moins bonne que celle de Spielberg.
Un film de monstre bien supérieur à ce que son pitch peut laisser imaginer à savoir un sanglier géant qui terrorise des bouseux dans l'arrière pays australien. J'ai vraiment aimé la photo qui fait du film de l'horreur soignée même si elle est très typée années 80. La bande son elle a en revanche vraiment pris un coup de vieux et se trouve être le talon d'Achille du film avec les quelques plans du sanglier qui a visiblement posé des problèmes de création car il est filmé constamment en très gros plan et s'avère peu convaincant (comme le jeu de certains acteurs). En revanche la manière de présenter l'Australie comme une terre hostile avec un bestiaire il faut bien le reconnaître assez incroyable est une franche réussite comme le choc des cultures entre américains citadins et les chasseurs australiens et lui aussi très réussi. La tension est la malgré comme je le disais que la bête ne soit pas très réussie, mais cela reste tout de même un excellent film de monstre ou ce dernier n'est finalement qu'un prétexte pour raconter autre chose.
Réalisé avec peu de moyens par Russell Mulcahy, ce film d’horreur australien des années 80 met en scène, avec un certain talent, les méfaits d’un sanglier monstrueux et sanguinaire. Et si l’ensemble se visionne bien agréablement, c’est surtout grâce à une réalisation rigoureuse et à la présence d’une superbe photographie qui rend l’atmosphère bien oppressante. Petit bémol néanmoins concernant le monstre qui se fait bien trop discret par moments, dommage car quand il est présent il s’avère bien flippant !
Premier film de Russel Mulcahy, Razorback est un film à l'ambiance putride réussie et visuellement très travaillée et très impressionant. Malgrès un manque de moyen évident (On ne voit jamais le razorback en entier à l'écran), Razorback reste un film de série B prenant qui laissait envisager une très bonne carrière à Russel Mulcahy (Excellents Highlander et Résurrection, pitoyable La Malédiction De La Momie) et à Gregory Harrison qui n'a pas du laisser un souvenir impérissable comme l'a fait Bruce Campbell avec Evil Dead. A voir absolument même si la musique rétro peut rebuter aux premiers abords car le scénario est vraiment bon.
C'est avec une joie non dissimulée que j'ai retrouvé « Razorback », ce bon vieux classique du cinéma d'horreur des années 1980. Je me souvenais parfaitement de l'ambiance sombre et poisseuse qui en émanait et j'ai pu constater avec plaisir qu'elle était toujours aussi efficace trente ans après. Le réalisateur Russell Mulcahy, dont c'est alors le premier film, fignole l'esthétique de son film et parvient à instaurer un suspense et une tension palpable tout au long de l'intrigue. Pour cela, il prend bien soin de ne pas trop montrer son monstre à l'écran ce qui accentue nettement la terreur qu'il inspire. Le casting est également très bon, les personnages sont intéressants et ne manquent ni de profondeur, ni de personnalité. La « bête » bénéficie d'ailleurs du même traitement et se comporte avec intelligence et finesse ce qui la rend encore plus effrayante, un peu à l'instar du requin des « Dents de la mer ». Bref, une œuvre de grande qualité que les amateurs auront plaisir à découvrir.