Razorback
Note moyenne
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73 critiques spectateurs

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Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2015
Razorback est un excellent film de monstre de Mulcahy. C’est l’exemple type du film de monstre redoutablement efficace et qui pourtant ne montre pratiquement jamais la créature.
Au casting pas d’acteurs très connus, mais ils assurent vraiment. Gregory Harrison est très bon, offrant un personnage évolutif en plus, bien gentil et un peu naïf au début mais qui va gagner peu à peu en assurance et même devenir sans pitié. Face à lui Arkie Whiteley, qui apporte une petite touche d’humanité bienvenue au milieu de tous ces bouseux, tandis que Bill Kerr, qui complète le casting principal s’empare lui d’un personnage assez classique dans le registre mais qu’il maitrise pleinement. A noter aussi des seconds rôles à la hauteur, notamment des méchants très investis, et une Judy Morris qui sait nous attacher à son rôle dans la première moitié du film.
Le scénario est futé. D’abord il réserve de vraies surprises, avec une cassure nette passée 25 minutes environ, qui va surement en surprendre plus d’un. Ensuite Mulcahy nous sert un film avec presque pas de créature, et pourtant Razorback est très prenant. Il faut dire que le film est doté d’un style vraiment original, et son approche « onirique » voire franchement fantastique du sujet, qui pourra rappeler l’esthétique du magistral Dust Devil le distingue tout de suite de la concurrence. Par ailleurs jusqu’au-boutiste, le film se veut vraiment sombre, désespéré, et cela lui confère une personnalité très agréable. Clairement Razorback n’est pas quelconque, et cela est un très bon point.
Visuellement ce film est surement l’un des meilleurs de Mulcahy. La mise en scène est impeccable. Les attaques sont très bien réalisées, le réalisateur contourne à merveille le fait de ne pas avoir une créature très crédible, et Mulcahy est un génie de l’atmosphère quand il le veut, et il le prouve ici avec des plans parfois de toutes beautés. A cela s’ajoute comme souvent chez le réalisateur un travail sur les décors et surtout sur la photographie qui fait merveille. L’atmosphère de Razorback est envoutante, et même si c’est clairement typé années 80 c’est souvent magnifique. Evidemment la musique, planante à souhait rajoute encore un peu d’ambiance supplémentaire. A noter qu’il n’y a pas beaucoup d’effets horrifiques, mais le film sait se montrer craspec par moment.
Clairement Razorback est un film très réussi de Mulcahy. Pour ma part c’est un film intelligent, doté d’une forte personnalité, et qui a su transcender son petit budget et ses difficultés pour offrir quelque chose qui reste marquant plus de trente ans après sa sortie. Les amateurs de films de monstre l’apprécieront sans nul doute, mais je crois que ce film est encore plus à recommander aux amateurs de films d’atmosphère. Razorback envoie vraiment de ce côté-là. Je n’ose pas pousser jusqu’à 4.5, car on sent quand même quelques aspérités, peut-être dû à l’âge il est vrai, avec un rythme parfois un peu lent, quelques facilités scénaristiques (l’arrivée du héros par exemple tout de suite plonger dans l’aventure) qui tranchent avec des choses plus surprenantes. 4.5, mais le 5 n’est pas loin.
Jean-François S
Jean-François S

59 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2010
Avouons le tout de suite, "Razorback" est un nanar des années 80 qui a terriblement mal vieilli. L'histoire est une énième variante des "Dents de la mer" sans aucune originalité, la musique au synthé est devenu top ridicule avec le temps et les acteurs ne sont pas de premier ordre, tout comme les effets spéciaux d'ailleur. Pourtant malgré tous ces défaults, le film a réussit à acquérir le statue de film culte, principalement pour son originalité esthétique extravagante et tellement représentative des années 80. Il faut dire que son réalisateur n'est autre que celui qui a forgé l'image d'un des groupes les plus symbolique des années 80: Duran Duran. En pleine gloire Russell Mulcahy se voit donc proposer de réaliser son premier film qu'il accepte plus sur conseil de son agent que par choix personnel. Une décision qu'il regrettera vite au moment du tournage découvrant la nullité de son scénario et certains choix malheureux de la part de la production. Mais grace à son experience de prè de 800 clips (!) et a force d'astuces et de débrouillardise, il va réussit bon grès mal grès à développer une esthétique mélangeant le kitsch des années 80 et un style techno décadant proche de "Mad Max". Peu importe les faux raccords ou la continuité des plans, il faut que chaque plan soit beau quitte a ce qu'ils paraissent artificiels. Un petit passage à la salle de montage, spécialité du réalisateur, qui nous gratifie de quelques raccords très osé et inédit au cinéma et vous avez un sauvetage en bonne et due forme de ce qui devait être au départ un bon gros navet. Une virtuosité qui lui permettra de réalisé son chef d'oeuvre "Highlander" avant que le vent des années 80 ne tourne et qu'il ne sombre à nouveau dans le film de série B mais sans parvenir à renouveller l'exploit réalisé sur ce film.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2019
Razorback bénéficie aujourd’hui d’un statut de film culte qui tend à engendrer autour de lui une communion critique des plus élogieuses. Qu’il s’agisse de l’une des meilleures réalisations de Russell Mulcahy, cela ne fait aucun doute à la considération du reste de sa filmographie. Que l’œuvre pose les bases d’un genre – la lutte contre une bête féroce –, cela est déjà moins vrai, en dépit de la profonde empreinte que laissera Razorback dans la représentation du sanglier au cinéma. Car deux influences majeures se croisent ici : Les Dents de la Mer de Steven Spielberg et Mad Max de Georges Miller, dont le responsable de la photographie pour le deuxième opus est également crédité ici. Ces références ne placent pas de prime abord Razorback sous le signe du plagiat, mais avertissent néanmoins sur sa prétendue vision artistique du monstre, dont la seule originalité réside dans la transposition du décor balnéaire cher au grand requin blanc vers le désert australien. La très bonne idée du film, c’est aussi de faire de son animal un persécuteur proche du mythe qui semble cristalliser toute la violence endémique d’une terre rongée par la misère : ses apparitions restent approximatives, mystérieuses et brutales à la fois. Le sanglier est une créature incontrôlable, aussi incontrôlable que ces braconniers fous furieux, aussi destructeur que les armes qui se risquent à l’affronter. Et la puissance mythologique du monstre est saisie au mieux par le réalisateur qui profite de son savoir-faire en matière de clips vidéo pour construire des plans de toute beauté, à l’onirisme rugueux. La grande limite de Razorback est aussi ce qui fonde sa singularité : enchaîner les plans plus ou moins inspirés sans construire de tension horrifique ni même dramatique. Il y a ce quelque chose d’aride qui refuse le souffle épique pour, en lieu et place, ne proposer que la répétition épuisante d’un même affrontement. La disparition du (premier) personnage principal surprend et délivre une impression d’impuissance du sensible – incarné par le féminin, certes… – à se rendre maître de l’animal : de même que le grand-père a vu sa famille périr et doit renoncer à son humanité pour se venger, l’époux n’a d’autre choix que d’épouser la folie ambiante pour triompher du monstre. Ce faisant, il atteste l’emprisonnement de la terre australienne dans un phénomène insulaire, sorte de boucle microcosmique dont la violence constitue le fluide vital. Restent une caractérisation sommaire des protagonistes dont l’interprétation sombre souvent dans l’outrance, ainsi qu’une grandiloquence balourde lorsqu’il s’agit de révéler les ravages du monstre – des têtes de sangliers accrochées, un bébé dans un bocal, le nom de la bête répété ad nauseam, les cris de douleur du grand-père – qui contraste avec la retenue presque iconoclaste limitant le sanglier à n’être qu’une masse sans corps, qu’une ombre destructrice mais guère immortelle. Manque à Razorback un risque, celui d’incarner la menace dans un corps aussi lourd que le sol de l’Australie, aussi insaisissable que sa folie endogène.
sebwalker
sebwalker

27 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 février 2007
honnetement ce film ne fait pas peur, est si l'histire est assez tiré par les cheveux et le scénario assez plat, il faut avouer que le coté fantastique et humour nous parviennent à nous tenir en haleine durant tous le film.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2007
La ête en elle-même (le razorback) est impressionnante, mais le film est assez pénible à regarder. Je n'ai pas trop apprécié, hormis quelques belles scènes, et une conclusion à la hauteur.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2014
Premier film d'un jeune prodige australien venu du vidéo-clip, "Razorback" suit une trame typique du fantastique à grosses bêbêtes, mais avec un style, une ambiance et une image fignolée. On pense aux "Dents de la mer" pour cette confrontation hystérique entre l'homme et l'animal. Réalisé avec un budget très limité et avec un acteur (très bon) qui n'avait fait que des séries télé, le film surprend par son efficacité. Du cinéma choc qui en met plein la vue, tout en possédant une profondeur.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 septembre 2009
AHAHAHA le navet ultime du 21ème siècle je pense. Ce film est une daube, il sous-classe le 7ème art en tout point. Le jeu d'acteur est bidon, le scénario est une blague, le caméraman devait être bourré au tournage, la cadrage est sale et l'on ne voit que des gros plan faute de moyens (ou de talent...). Je l'ai vu en entier ce film, ça passait à la télé sur cinéma premier. Loin d'en avoir été dégouté il aura eu le mérite de m'avoir bien fait rigolé, à tel point que je l'ai télécharger pour me le re regarder. Que du bonheur ^^
La scène que je garderais en mémoire me demandez-vous? A la toute fin quand le sanglier s'embroche trèèèèèès leeeeeentemeeeeeeeent dans la tige de fer du courageux héros. Le sang gît épais et de façon saccadée 30 cm en dessous de l'impact de la tige. De tout les films que j'ai vu je ne me souviens pas avoir autant rigolé !!! Je le conseil à tous les amateurs de navet. A voir au second degré bien sûr
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 janvier 2021
Un des films les plus populaire de l'ozploitation, on peut comprendre que cette petite série B Australienne pu faire son petit effet lors de sa sortie mais aujourd'hui c'est assez pénible à regarder. Pas grand chose à reprocher à la mise en scène mais les acteurs sont mauvais, les dialogues creux et c'est très très cheap (surtout lorsque la bête apparait).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 septembre 2012
Quand on voit Razorback, on a du mal à croire que c'est le même réalisateur Russel Mulcahy qui signe aujourd'hui de vulgaires téléfilms. Il faut admettre que Razorback n'est pas un film de monstre classique, c'est aussi une perle de réalisation stylisée et un véritable spectacle visuel. Razorback, c'est une ambiance crépusculaire unique, des éclairages métalliques, de superbes travellings et un thème musical synthétique qui donne la chair de poule. L'outback australien est dépeint comme un univers hostile et empreint de folie (aussi bien de la part des animaux que des habitants). De cette chasse au sanglier tueur se dégagent une certaine mélancolie et un certain fatalisme (avec en toile de fond une jolie référence au roman Moby Dick). C'est un de mes gros coups de coeur du moment. Le genre est tellement balisé que ce type de film au style très personnel ne peut qu'éveiller l'admiration d'autant qu'on ne s'ennuie pas une seconde avec une galerie de personnages bien écrits, des scènes d'attaques particulièrement flippantes et un monstre aussi discret qu'impressionnant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 août 2008
Absolument pas effrayant, une tentative pitoyable de faire peur ...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2008
alors la c'est un bon film. des paysages merveilleux, une histoire qui tiens bien la route, de bons acteurs, un film culte!
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2020
C'est australien et les australiens se foutent des codes du cinéma américain, ce qui fait que ce film nous offre de jolies surprises. Le scénario est astucieux car l'angoisse est double, à celle imperceptible du grand sanglier s'ajoute, celle bien plus palpable des deux frères à moitié fous, le tout dans une ambiance anxyogène. Cela dit le film n'est pas parfait, et compte quelques déficits d'explications et de facilités de scénario assez gênants. En revanche la tension est bien là, la mise en scène est impeccable. Côté casting, ces dames assurent correctement (charmante Arkie Whiteley), alors que Gregory Harrison est un peu léger. Un bon film d'horreur malgré quelques défauts.
DarkParadise
DarkParadise

153 abonnés 1 032 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 avril 2011
Après avoir vu ce film, je comprends parfaitement les raisons de son échec commercial... Je n'ai rien d'autre à ajouter.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 octobre 2006
ce film fait passer les australiens pour des gens sales, betes. Je n'ai apprécié ni l'histoire, ni la mise en scene et les acteurs............Poubelle!
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2010
Un film d'horreur au dessus de la moyenne. Les personnages ne ressemblent pas à grand chose et le scénario tient sur une page, mais il faut reconnaitre que la mise en scène de Russell Mulcahy est bluffante et quelques scènes vraiment très réussies. C'est du bon travail d'artisan, avec quelques couleurs assez étonnantes et un jeu de lumière parfois étonnant. Convaincant dans l'ensemble.
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