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Un visiteur
4,0
Publiée le 20 octobre 2006
ca fait plaisir de voir un film aussi soigné que Truman Capote, tant au niveau de la réalisation et de la lumière ( très beau travail de Adam Kemmel) qu'au niveau de l'interprétation. Philip Seymour Hoffman ne fait que confirmer qu'il est un acteur très talentueux et plein de charisme. Merci!!!
J'ai trouvé ce film sans envergure, sans caractère. On peine à arriver à la fin tant la réalisation manque d'originalité. Le jeu des acteurs est lui conventionnel et ne sauve pas une histoire horrible et singulière.
S'il y a bien une chose à retenir de cette évocation de la vie de Capote, c'est bien la remarquable interprétation de P.S.Hoffman. Incarnant avec maestria un homme extrèmement complexe, touchant et pourtant monstre de narcissisme et d'égoïsme, aux tendances alcooliques et homos prononcées, Hoffman illumine une mise en scène plongée dans la grisaille, dans la plus pure tradition hollywoodienne.
Rien que la performance de Philip Seymour Hoffman mérite 4 étoiles (il était temps de lui donner un premier rôle)! Pour le reste, c'est excellent. On plonge dès le début pour n'en ressortir que timidement, encore interloqué par cet homme aux multiples facettes...
Je viens de vivre un moment passionnant ! Malgré la sobriété de la réalisation et de l'interprétation, en particulier de Philip Seymour Hoffmann, j'ai été fasciné par le personnage... Sa voix, notamment, lui donne une dimension surréaliste qui accompagne parfaitement l'horreur du fait divers sur lequel repose l'histoire. Inutile de préciser que ce film est à voir en VO uniquement, l'effet est saisissant ! Allez-y, c'est un film qui vous marquera certainement ..
Philip Seymour Hoffman est montrueux dans sa gestion du célébre Truman Capote. Il est parfait du début à la fin. On rescent ce machiavélisme rien qu'en regardant ses yeux. Le reste du cating est aussi très bon, avec un Perry qui nous fait pitié malgès ses problèmes psychologiques. Le double jeu de l'écrivain est passionnant à observer. Pour ceux qui ont aimé le film, je conseille d'ailleurs le livre écrit pendant le film car il est génial.
Epoustouflant Philip Seymour Hoffman, Oscar du meilleur acteur 2006 qui accède enfin à la reconnaissance internationale. Il incarne à la perfection Truman Capote dans toute sa complexité et son ambiguïté. uvre dense retraçant la genèse du premier roman de « non-fiction », Capote est lhistoire captivante de la naissance dun nouveau genre littéraire créé à partir dun fait-divers. Le cinéaste Bennet Miller dont cest le premier film, signe un portrait saisissant de lécrivain américain qui ne sortira pas indemne de cette expérience. On reste estomaqué devant la performance du comédien rendant son personnage fascinant, manipulateur, attachant, ambitieux, égocentrique mais profondément humain. En 1959, le romancier Truman Capote découvre un article sur un crime dans une petite ville rurale du Kansas où une famille de quatre personnes a été assassinée. Avec son amie d'enfance Harper Lee (géniale Catherine Keener), il se rend sur place pour enquêter, décidé à prouver au monde que la réalité peut-être aussi captivante et passionnante qu'une quelconque fiction. Truman Capote en tirera "In cold blood", son plus gros succès qui lui vaudra la gloire mais qui le détruira aussi intérieurement. Capote n'est donc pas un énième biopic mais un film qui se concentre sur un épisode clé de la vie de l'auteur, le sommet de sa carrière. On voit l'écrivain se perdre dans un conflit de conscience, torturé par l'attirance et l'amitié qu'il finit par ressentir pour un des assassins. L'écrivain se retrouve pris à son propre piège et sombre peu à peu dans l'alcoolisme. Hoffman livre donc une superbe prestation nuancée, timide et vaniteux, égoïste et sincère, insolent, intelligent. Capote est enfin une réflexion sur la création, jusqu'où un artiste est-il prêt à aller pour accomplir son oeuvre ? Capote a franchi la limite de la raison et ne s'en est jamais remis, au point de ne plus réussir à terminer un seul roman. Capote est un film virtuose, implacable et troublant.
Une grande claque !!! On sort du film un peu "tourneboulé" d'abord par le jeu de l'acteur , qui est vraiment fabuleux , tout est dit , joué , avec finesse et grand art ...Sa façon de fumer , de tenir sa tasse, d'enlever ses lunettes , sa fatigue , sa force de manipulation et finalement ses remords ? ,ensuite l'histoire est toute en sobriété ,dans des couleurs sombres qui collent à l'époque ... Un des seconds rôles en retrait pour Bruce Greenwood qu'on ne voit pas assez et c'est dommage ... Une réussite et un oscar mérité du meilleur acteur . Bref un film à voir .
Un film marquant, à la conclusion coup de poing, presque traumatisante. Si le récit souffre de quelques passages obscurs, le long metrage jouit d'une interpretation phénoménale de Capote par Philip Seymour Hoffman. Une performance impressionante, qui confère au film un charisme indéniable, en fait une brillante oeuvre.
Ce film nous en apprend plus sur capote, ecrivain genial mais un peu déjanté. Philip Seymour Hoffman est incroyable, il joue de facon exceptionelle, on ne pouvais pas esperer un meilleur acteur pour ce film. Il permet vraiment de donner un envol à ce documentaire.
Vertigineux:le film explore les frontières de la vanité humaine avec une maitrise totale.. L'interpretation est prodigieuse et la réalisation sait mettre en valeur la part d'ombre de chaque personnage . Superbe.
Je ne comprends pas du tout l'enthousiasme que ce film a déclenché. Pénurie de bons films? Peut-être... Ok il joue plutôt bien, passé l'exaspération des premiers moments, le livre dont on parle, que je n'ai pas lu, est probablement un grand livre, et donc un bon sujet, mais ça ne fait toujours pas un film, au mieux une bonne réclame. Mais c'est tellement long! Quel ennui! Le récit n'a aucun rythme, les dialogues et situations sont ultra convenus, bref tout ça n'a aucun intérêt. Et ce qui apparaît à un moment donné comme le coeur du propos - que s'est-il passé cette nuit-là - passe complètement à la trappe, trop vite, ou mal amené. Bref tout ce qui se passe dans le film on s'en fout...
« Truman Capote» illustre 2 crimes. Lun, la tuerie dans le Midwest, dune famille de fermiers un soir dautomne 1959, lautre la mise en oeuvre « De sang froid » qui donna naissance à un nouveau genre littéraire, la « non-fiction » et rendra ce fait divers célèbre. Jusquoù peut aller un homme pour obtenir la gloire éphémère. Alors on découvre un mobile, on peut bien reconstituer les choses a posteriori. Lintelligence du cinéaste est de mettre en parallèle les deux crimes. Une lumière sombre protège son film, doù lève une atmosphère de conspiration: le secret du meurtre devient le secret du livre, le dandy de New York suscite lopprobre tout comme Perry et Dick, les tueurs. Les trois se retrouveront entre lempathie et la répulsion réciproque. Empathie : Truman reconnaît sa marginalité dinverti dans celle des délinquants, écoute leur histoire, se lie avec Perry. Absolution : le fait divers se rehausse dune neutralité, cependant que le meurtre fournit un alibi de reportage à lécrivain. Condamnation : lécrivain découvre lhorreur de la tuerie, mais lui ne pourra dissimuler sa hâte quarrive la pendaison. Est-ce pour publier son livre? Le cinéaste salue dans le best-seller un crime impuni. Capote nécrit pas De sang froid ; celui-ci le ronge. Dune part, le livre paraît demblée achevé, nexigeant que leffort dun flash-back : lécrivain feint de croire que le récit de la tuerie lui permettra dachever son livre. Littérature-document : déposée dans les faits, dans la solitude du Midwest, dans le talent dun génie retenant 94% des propos quil entend, dans les paroles du tueur. Dans un mélange de peur et de joie, lécrivain pressent le chef-duvre : il y mettra tout son talent et sa ruse pour y arriver. Livre à venir : Capote triomphera lors dune lecture publique avant même son achèvement puis, duplicité, prétendra à Perry navoir ni titre ni même écrit un mot. De fait, on le voit peu écrire.