Note moyenne
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Le film est bon, mais le personnage joué parfaitement par Hoffman est juste très énervant et détestable. le rythme est assez mous parfois. Il y a aucun lien qui s'est tissé entre moi et le film. dommage.
Quel immense pari : remodeler une personnalité rien qu'avec, comme soutien, un acteur. On peut remercier Miller pour avoir eu le courage d'imposer sa mise en scène et son talent. Seymour Hoffmann est, certes comme toujours, mais ici encore plus, envoûté par ses personnages, et donc, ici, par l'écrivain Truman Capote. À chaque plan, on ne voit que lui, sa présence est telle qu'on en ressort le coeur fracassé par tant de justesse dans l'interprétation, et, dévorant l'écran dans son entier, il ne laisse pas de place aux seconds rôles. C'est ici un compliment. Traçant d'une traite les relations de Capote avec ses ami(e)s puis avec un condamné à mort désabusé, suivie par l'inspiration et enfin le succès, Miller crée un biopic sublime de tendresse et de chaleur humaine, aux environs de crimes sanglants et froids, sans jamais tomber dans un mélange de mauvais goût ou dans de la mélancolie. On ressent cette dernière lorsque le héros la ressent. Car ce biopic ne sert pas qu'à raconter une histoire, mais aussi à dérouler une atmosphère poétique et poignante pour approcher au plus près des sentiments et des émotions, et le but est atteint avec volupté.
Un très grand film qui décortique la fascination puis la contamination exercé sur Capote par un sordide fais divers, matière abrasive de son immense roman "De sang froid". Capote va chercher l'humanité au cœur du mal et y trouve à la fois un miroir du monde moderne et son propre reflet (lui aussi était considéré comme un freaks). Le mécanisme de la création littéraire a rarement été aussi bien traité au cinéma et on gardera longtemps en tête la voix traînante et l'effroi sourd d'un homme qui s'est penché en lui-même... pour ne plus jamais en revenir. Fascinant.
Enfin un film à la hauteur de ce brillant acteur, Philip Seymour Hoffman y est prodigieux. Le film est bien réalisé mais il ne sera pas au gout de tous, cela dit les récompenses sont vraiment méritées.
Premiers plans du film : la campagne au fin fond du Kansas. Une voiture s'arrête, en sort une jeune fille qui sonne à la porte de la maison. Pas de réponse, la porte est ouverte, elle rentre, elle appelle, rien. Elle monte à l'étage, et découvre le cadavre de son amie auréolé d'un jeyser de sang. New York. Truman Capote, scénariste et romancier à succès, assumant crânement son homosexualité, découpe un article sur le quadruple meurtre du Kansas. Accompagné de son amie et collaboratrice Nelle, il part enquêter pour le "New Yorker". Grâce à sa célébrité, il se fait inviter chez le sheriff qui mène l'enquête, obtient le journal intime d'une des victimes, se fait montrer les photos du meurtre.
Jusqu'au jour où les deux assassins se font arrêter, et rapidement condamnés à mort. Capote graisse des pattes pour pouvoir les approcher, les amadouer, et progressivement s'en faire accepter, particulièrement de Perry. Il leur trouve les avocats qui d'appel en appel, vont réussir à repousser l'exécution de plusieurs années. Entretemps, le projet d'article s'est transformé en projet de livre d'un genre nouveau : la "non fiction novel". Il multiplie les entretiens avec Perry, avec un objectif, l'amener à raconter ce qui s'est passé cette nuit-là dans la maison des Clutter.
"Truman Capote" n'est pas un biopic, une de ces biographies romancées en vogue à Hollywood, et heureusement. Bennett Miller a décidé de ne s'intéresser qu'à ces six années qui ont mené à l'écriture de ce qui sera le dernier livre achevé de Capote. Il s'est concentré sur les relations entre l'écrivain et l'assassin, dont il dit : "C'est comme si nous avions été élevés ensemble dans la même maison, et que j'en étais sorti, moi, par la porte de devant, et lui par la porte de derrière."
Pour faire parler les témoins et plus tard le meurtrier, Truman Capote commence par parler de lui, de son enfance, du sentiment de rejet, de la difficulté d'être différent. Avec Perry, il partage l'absence du père, le suicide des proches ; quand le prisonnier refuse de s'alimenter, il va acheter des petits pots pour bébés et le nourrit à la cuillère.
Mais assez vite, il se trouve confronté à un dilemne : d'un côté Perry en acceptant de se livrer lui accorde son amitié, alors qu'il est abandonné de tous, et même de sa famille ; de l'autre, comme il s'est engagé à ne pas publier le livre avant "la conclusion" de l'affaire, il attend la pendaison et ne peut qu'adopter la fuite devant les reports successifs de l'échéance.
Le film repose sur la performance de Philip Seymour Hoffman, qui a obtenu le Golden Globe et l'Oscar. Jusque là cantonné aux deuxièmes rôles, il parvient à la fois à composer un véritable sosie de Truman Capote (la comparaison avec les images d'archives est édifiante), tant par son attitude corporelle que par sa voix de fausset, et à la fois à s'affranchir de cette imitation pour interpréter les multiples émotions contradictoires qui habitent le personnage.
Son jeu accroit l'ambiguité de son attitude, notamment par rapport à la réalité du lien qui le lie à celui qui l'appelle amigo : quand il se montre odieux avec lui quelques jours avant l'exécution, est-ce pour l'obliger à parler de la nuit du meurtre, ou est-ce parce qu'il se rend compte que cette amitié va l'entraîner là où il ne veut pas aller ?
A signaler la passionnante interview d'Emmanuel Carrère dans Télérama, où il explique comment 'De Sang-froid" a été la référence de "L'Adversaire", qu'il a consacré à Jean-Claude Romand, qui a assassiné toute sa famille après avoir fait croire pendant des années qu'il était médecin.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
Jusqu'au jour où les deux assassins se font arrêter, et rapidement condamnés à mort. Capote graisse des pattes pour pouvoir les approcher, les amadouer, et progressivement s'en faire accepter, particulièrement de Perry. Il leur trouve les avocats qui d'appel en appel, vont réussir à repousser l'exécution de plusieurs années. Entretemps, le projet d'article s'est transformé en projet de livre d'un genre nouveau : la "non fiction novel". Il multiplie les entretiens avec Perry, avec un objectif, l'amener à raconter ce qui s'est passé cette nuit-là dans la maison des Clutter.
"Truman Capote" n'est pas un biopic, une de ces biographies romancées en vogue à Hollywood, et heureusement. Bennett Miller a décidé de ne s'intéresser qu'à ces six années qui ont mené à l'écriture de ce qui sera le dernier livre achevé de Capote. Il s'est concentré sur les relations entre l'écrivain et l'assassin, dont il dit : "C'est comme si nous avions été élevés ensemble dans la même maison, et que j'en étais sorti, moi, par la porte de devant, et lui par la porte de derrière."
Pour faire parler les témoins et plus tard le meurtrier, Truman Capote commence par parler de lui, de son enfance, du sentiment de rejet, de la difficulté d'être différent. Avec Perry, il partage l'absence du père, le suicide des proches ; quand le prisonnier refuse de s'alimenter, il va acheter des petits pots pour bébés et le nourrit à la cuillère.
Mais assez vite, il se trouve confronté à un dilemne : d'un côté Perry en acceptant de se livrer lui accorde son amitié, alors qu'il est abandonné de tous, et même de sa famille ; de l'autre, comme il s'est engagé à ne pas publier le livre avant "la conclusion" de l'affaire, il attend la pendaison et ne peut qu'adopter la fuite devant les reports successifs de l'échéance.
Le film repose sur la performance de Philip Seymour Hoffman, qui a obtenu le Golden Globe et l'Oscar. Jusque là cantonné aux deuxièmes rôles, il parvient à la fois à composer un véritable sosie de Truman Capote (la comparaison avec les images d'archives est édifiante), tant par son attitude corporelle que par sa voix de fausset, et à la fois à s'affranchir de cette imitation pour interpréter les multiples émotions contradictoires qui habitent le personnage.
Son jeu accroit l'ambiguité de son attitude, notamment par rapport à la réalité du lien qui le lie à celui qui l'appelle amigo : quand il se montre odieux avec lui quelques jours avant l'exécution, est-ce pour l'obliger à parler de la nuit du meurtre, ou est-ce parce qu'il se rend compte que cette amitié va l'entraîner là où il ne veut pas aller ?
A signaler la passionnante interview d'Emmanuel Carrère dans Télérama, où il explique comment 'De Sang-froid" a été la référence de "L'Adversaire", qu'il a consacré à Jean-Claude Romand, qui a assassiné toute sa famille après avoir fait croire pendant des années qu'il était médecin.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
Petite déception pour ce "Truman Capote" qui, d'après les critiques paraissait gigantesque. Déception non pas pour la réalisation qui est bonne, quoi qu'un chouilla trop classique, déception non pas pour le jeu de Philip Seymour Hoffman qui n'a pas volé sa statuette du meilleur acteur mais déception pour le traitement du rapport entre Capote et le tueur Perry Smith qui aurait mérité à gagner en intensité dramatique et en gravité. Pourtant, pour un premier film, Bennett Miller s'attaque à du lourd. Non pas que le réalisateur ait voulu filmer la vie de l'écrivain dans ses moindres retranchements mais uniquement ces quelques années de rapports avec les sérials-killers qui ont menés à l'élaboration du chef d'oeuvre de la littérature américaine "De sang froid". Or, dans "Truman Capote", l'écriture est mis au second rang, de même que la vie personnelle de Capote. Seul le meurtre, l'enquête puis ces longues discussions avec les meurtriers occupent la première place dans cette histoire. Malgré une mise en scène très maîtrisée, on ne ressent rien de ces rapports. Capote cherche à élucider le mystère des comportements des deux prisonniers, il se lie d'amitié avec eux, occupe des laisons particulières mais les spectateur n'est en aucun cas impliqué et se contente d'écouter sagement sans évacuer la moindre émotion ou le moindre tourment. Triste, car "Truman Capote" avait ce potentiel de grand film, en apparence (comme la majorité des films à oscars), mais le résultat final est bien loin de ce que l'on pouvait espérer. A tel point qu'à certains moments, on s'ennuie ferme. Miller semble ne pas vouloir prendre de risques de peur de gâcher son film. Mais le fait est que son film est gâché par ce manque de prise de risques. Mais bon, ne crachons pas sur la marchandise. 5 nominations aux oscars, voilà de quoi permettre à Bennett de se reposer sur ses lauriers. En résumé, "Truman Capote" n'est pas un mauvais film, au contraire, sauf qu'il aurait gagné à avoir d'autant plus d'intensité dans les rapports entre les personnages. On a le droit à un film classique dans son traitement. Reste plus qu'à voir le second film de Bennett Miller, "Le Stratège" qui d'après les critiques est un bon film. Espérons que le résultat sera de meilleure facture...
Tres bon film c'est clair la voix de canard de Trumann capote peux surprendre , j'ai été surpris c est clair je ne connaissai pas , mais une fois ce cap franchi , le film est exceelnt et je l'ai regardé 2 fois et j'ai pris un grand plaisr à le regarder tan le personnage et excentrique , tel l'affaire est prenante , et les 2conjugué font un film d'une grande classe
Plus que le portrait d'un écrivain farfelu et admiré, "Capote" est celui de la curiosité, de la tempérance, de la fascination. Il respire le calme et la concentration, le talent et la persévérance. Il ne tombe ni dans l'éloge excessif ni dans la satire grossière, et montre ce qui fait qu'un auteur s'intéresse à un sujet. Reste que celui du film est finalement, hélas, assez limité, et ceux qui s'attendraient à un véritable dépaysement risqueraient d'être déçus. Un film pour littéraires passionnés d'Amérique et de grands espaces.
Bon film, très beau travail sur l'atmosphère et sur les singularités des personnages. Les dialogues sont bien écrits, tout comme l'est le scénario. Les acteurs sont adéquats et le doublage français de la voix de T. Capote a su garder son originalité. Je n'ai personnellement pas trouvé le film confus, et au contraire je le trouve très clair... je n'ai donc pas été peiné par les soit-disant zones d'ombre. Sinon il est vrai que le film est long et de nombreuses scènes n'ont pas d'autres utilité que d'affirmer la personnalité du personnage principal. Ses relations avec le milieu mondain sont somme toute importantes pour la compréhension du personnage. En résumé, c'est un bon film, 5/5.
Truman Capote relate la vie de l'écrivain américain et s'attarde en particulier sur l'écriture de son best seller "De Sang Froid", livre qu'il écrira en s'inspirant d'une histoire vraie relatant le massacre d'une famille par deux tueurs. Pour confectionner son ouvrage Capote s'entretiendra longuement avec les meurtriers et entretiendra une relation ambigüe avec l'un d'eux, relation remplie de sentiments contradictoires. C'est l'exploitation de cet aspect qui sera sans doute le point le plus remarquable de ce long métrage ainsi que l'interprétation sans faille de Seymour Hoffman, retraçant à merveille l'ambiguïté de l'auteur et son côté manipulateur. Mais le soucis majeurs de ce Truman Capote est qu'il est son trop grand classicisme. Disons le il ne réinvente rien et se contente simplement d'attirer le spectateur en jouant sur l'attrait de son personnage principal peinant à trouver un réel souffle ailleurs. Si ce Capote n'est pas à jeter tels un préservatif usagé il n'en demeure pas moins que visuellement parlant il peine à marquer la rétine surtout si on le met en comparaison avec d'autres biopics tels que Ali ou Aviator ces derniers étant marqués de l'empreinte de leur réalisateur respectif. Ici Miller n'a clairement pas encore le génie visuel d'un Mann ou d'un Scorses et si il livre un film correctement emballé dans une réalisation honnête bénéficiant d'une jolie photographie, il peine à rendre l'ensemble marquant. Ca se suit c'est très agréable mais on n'a pas envie pour autant d'y retourner dans le sens où l'on sent que l'on a fait le tour de l'oeuvre dès le premier visionnage.
Très grand acteur que le regretté Phillipe Seymour Offman, dans ce rôle inimitable et si ressemblant qu'il interprétait. Grand regret qu'il nous est quitté, mais avec les quelques films qu'il à jouer, nous ne l'oublierons pas.
Un bel excercie de style avec un Philip Seymour Hoffman impeccable.
Un film que j'ai "apercu" une premiere fois et que je n'avais pas aime mais la deuxieme fois ca passe bcp mieux hoffman est bluffant ds sa perf de capote l'histoire prend de l'interet au fur et a mesure et on est trouble par ce prisonnier et intrigué par la relation que noue capote ac lui bon il y a qq moments longuets mais ca reste un bon film
Un vrai défi que ce film ! Car si le personnage est effectivement passionnant, l'histoire traitée ne l'est pas spécialement... Mais Bennett Miller traite l'ensemble avec brio, et incroyablement, on a pas le temps de s'ennuyer. Mais la vraie splendeur du film vient de Philip Seymour Hoffman, investi comme jamais dans son rôle ! Sans doute sa meilleure prestation ! Le personnage est plus que vivant, et nous inspire admiration, dégoût, haine, compassion,... un véritable mélange de sentiments ! Dommage que le scénario n'ait pas été plus intéressant ; le film n'est pas loin du chef d'oeuvre.
Plus qu'un drame réel, un biopic, ce Truman Capote était sans nul doute un personnage controversé, et d'une grande intelligence. La première chose a dire, et qui est indéniable, et l'incroyable prestation du (pas assez) reconnu Philip Seymour Hoffman! (Évidemment regarder la Version Originale sans plus tarder). Ancré dans la peau de ce personnage malade, l'acteur crève l'écran a lui seul (et élimine les seconds rôles, pourtant imposant : Catherine Keener et Chris Cooper. Qui, de toute manière, possèdent des rôles bien trop effacé et seulement alimentaire...). Pour ce qui est du récit, ce dernier est on ne peut plus correct et connu! Du fameux "De sang froid" elle explique, par longueur, surtout, l'histoire tourmenté de la vie de Capote (qui ce dit originalement Kapooouté, "roulement italien"). Le défaut majeur du film donc, ces longueurs tardives, malgré qu'ils soit mélodieuses (...) Habilement filmé, c'est l'effet psychologique du personnage qui est mis en avant, et comment définir cela autrement? Sans pour autant transcender, le film sait sans mal, attiré son spectateur (notamment grâce a son histoire riche). Un bon long métrage, dramatiquement Biopic.
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