677 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
118 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
29 critiques
3
16 critiques
2
24 critiques
1
11 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
aberdeen76
58 abonnés
1 014 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 27 mai 2008
Une comédie corrosive, extremement sympathique et réussie sur le monde de l'entreprise. Le scénario est intélligent, original et dénonce parfaitement la couardise et la malhonneteté de certains dirigeants prêt à tous pour s'enrichir... L'effet saccadé au cours de certaines scènes, surement voulu pour donner une coté amateur au film, est lui plutot énervant. Mis à part ce petit bémol, ce film est une nouvelle réussite de Lars Von trier.
Lars Von Trier est un des rares cinéastes qui donnent autant d'importance à la mise en scène qu'au scénario, le "Dogme" n'est pas du vent. On a pu à juste titre critiquer le message ambigü de certains de ces films, notamment la scène finale de Dogville, mais cela ne doit pas effacer la forte personnalité, voir la témérité de sa mise en scène. C'est pareil pour ce film ci. Que film t'il ? Quelques personnes dans un lieu clos (une entreprise), qui parlent, qui parlent, qui parlent sans arrêt. Les plans sont hachés, les répliques sont parfois surprenantes, le jeu des acteurs totalement dénué de "jeu", Von Trier semble leur laisser une grande liberté (mais je ne doute pas qu'il n'en est rien car ce cinéaste ne peut être que perfectionniste). Alors on passe d'une pièce à l'autre, nous suivons le parcours d'une sorte de saltimbanque, à qui on a donné un rôle de faux directeur (le vrai n'existe pas) pour faire bonne figure devant les futurs acquéreurs de l'entreprise. Les allers-retours entre drame et comédie sont une des marques de fabrique du cinéaste, et l'humeur générale du film n'est pas si simple à caractériser. Car les masques tombent, le guignol s'érige en justicier, la comédie en fable sociale. Si certaines longueurs ne venaient pas, de temps en temps, affaiblir l'exercice, le film serait une grande réussite de plus à mettre au crédit du réalisateur. Tel quel, il reste très stimulant, bien différent du cinéma standard qui ne se démarque que par le scénario ou le jeu des interprètes.
L’idée de cette comédie/farce à l’humour cynique et ironique, est intéressante (l'hypocrisie de dirigeants d’entreprise et la violence psychologique au travail). L’ambiance est totalement déjantée et absurde, autant dans le scénario que dans la réalisation (filmée en Automavision, système où l’ordinateur décide aléatoirement du cadrage et oublie parfois les acteurs ; lumière changeante d'un plan a l'autre dans une même scène, raccords de scène imprécis…). Parfois très drôle, parfois ennuyeux voire soporifique, parfois agaçant par excès de Dogme ou de désinvolture.
Comme on aurait du sy attendre de LVT : cette comédie nen est pas une, même si les personnages et les situations sont risibles. Oui, on peut sourire, parfois rire, mais ce nest pas de la rigolade. Ce film, cest des critiques : critiques du monde du travail en deventure, critiques du monde du spectacle dans le fond, peut-être critique du snobisme artistico-intellectuel en général avec un index pointé sur la Scandinavie en particulier. Cela pour dire un message quasi-récurent de ces films : la limite de lintellectualisme face aux sentiments, ou la norme sociale comme la pensée ne sont rien sans la sincérité du coeur : à voir les retournements à la fin du film. La critique du monde du travail est lambda. Pour la critique du monde du spectacle, Ravn est le réal et Kristoffer lacteur, les employées sont les spectateurs manipulés : cela me semble clair, mais savoir quil touche du doigt aussi les spectateurs à la fin du film (critique dun certain snobisme de certains de ses « fans » ?). Enfin, la caricature dune « mentalité Viking » quincarne Finnur, antithèse culturelle de ce que lon peu appeler dans le film le « gambinisme », MAIS qui connaît et apprécie Gambini, face au Danois acteur « gambiniste » Kristoffer, me semble laisser entrevoir des choses réservées à ceux qui connaissent le/les « monde(s) » scandinave(s) dans ses rapports avec la culture moderne, et surligne encore la critique envers dun monde artistique ou théatre et cinéma sont les plus en vue. Pour finir, les cadrages et raccords me déplaisent pafois, contrairement à lhabitude dans ses films comme aux Dogmes : sans doute le résultat de travail avec lautomavision. Par contre, jai bien aimé les jeux des acteurs qui est très nature : presquun « comment savoir mal jouer » pour Jens Albinus dans son rôle dacteur médiocre. Ce film est très riche, comme tous les films de Lars, ce qui fait que je me sens obligé de plus le noter que je ne lapprécie vraiment.
Lars Von Trier aborde la comédie avec bien plus d’ambition et de désinvolture qu’il n’y paraît et signe une satire absurde d’un cynisme ravageur et bienvenu.
Le direktor est une comédie pas comme les autres se déroulant à huis-clos dans une entreprise danoise. Lars Von Trier qui se lance dans la comédie, c'est plutôt inattendu mais c'est tout à fait réussi. Au premier abord, le film peut paraitre assez léger, l'histoire est plutôt originale. Le vrai directeur s'est toujours fait passer pour un simple employé mais un jour il doit embaucher un acteur au chômage pour endosser le rôle du patron auprés des futurs acheteurs de la société. La réalisation, expérimentale, utilise des procédés originaux (celui de l'automavision variante du Dogme) qui accentuent le réalisme des images. Le cinéaste prouve qu'on peut faire du trés bon cinéma avec trés peu de moyens. Le montage est étonnant, saccadé il peut être parfois déroutant mais toujours en adéquation avec ce que le cinéaste raconte. Lars Von Trier signe une comédie qui n'en n'est pas vraiment une au final, acerbe, ironique, grincante parfois insolente mais particulièrement efficace. Une chose est certaine c'est que ce film vaut le coup d'oeil car des comédies comme ca on n'en voit pas tous les jours et c'est bien dommage.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 2 juillet 2020
Cent minutes de rien incompréhensible. Je n'aime pas Le Direktør, je ne l'aime pas du tout. Fondamentalement pour moi un film reste une expérience cinématographique merveilleuse. Ce film n'a rien de cela, il est distrayant et laid comme la télévision d'aujourd'hui. Séparer la relation entre le réalisateur et la caméra n'est qu'un exercice de style stupide. À mon avis, dans ce cas, le processus cohérent et interdépendant semble artificiel et arbitraire. Lars von Trier a expliqué qu'il n'avait pas l'habitude de faire de comédie légère et ça se voit. Il n'y pas de message, il n'y a même pas une question ou quoi que ce soit, c'est une sorte de film de bien-être. Et pour moi il échoue lamentablement. En fin de compte, on peut se demander combien de temps il a dû travailler sur la post-production, couper et réparer ce film...
Un film de Lars Von Trier qui malgré son certain style original et à part entière des films de son auteur, se révèle assez navrant et ennuyeux. Un manque de scénario travaillé est remarqué. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Lars von Trier nous malmène avec le Direktør. Encore une fois il sort des sentiers battus pour nous offrir une comédie acide sur le monde du travail, de lentreprise à travers un comédien qui se fait passé pour le patron. Quelques questions sur le jeu dacteur sont posées de manière légère et comique parallèlement. Étant donné le peu de film marrant réussi, ce dernier est un ptit chef duvre !
Un film qui s'inscrit bien dans le Dogme avec des décors épurés au maximum, pas de bande originale et une lumière naturelle sur de nombreux plans. On peut remarquer quelques ressemblances avec la réalisation de GODARD: un discours direct entre le réalisateur et le public, des faux-raccords entre les plans. La mise en scène est simple, sans être simpliste contrairement aux dialogues ("mieux vaut être un pousse merde qu'un bâton tout sec"). Une dichotomie peut être faite dans l'analyse du film: spoiler: la période avant l'arrivée de l'avocate est plus dans le genre burlesque avec un directeur pantin qui cherche ses marques; sa prise de conscience de ses propres pouvoir vont doucement tendre le film vers la satire ). Malgré une certaine complexité dans la réalisation (une caméra active et des cadrages décalés) on ne peut s'empêcher de remarquer les faiblesses du scénar': spoiler: l'entreprise qui vaut 256 millions, le grand patron du grand patron... . Là où beaucoup on vu dans le discours de VON TRIER un pied de nez aux critiques qui vont y voir "encore" une oeuvre politique, il est également possible que ce soit un aveu de faiblesse pour ce film qui est loin d'être son meilleurs.
Ho que oui je lui met 4 étoiles, une comédie originale, fraiche, lars von trier met en scene la traitrise d'un collegue/patron avec un humour danois qui ne peut que vous ravir. il est sur que Lars von Trier a signé l'une des comédies de l'année et plus encor...