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SB88
35 abonnés
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3,0
Publiée le 26 décembre 2024
Drame violent, moite, vie d'une femme perdue et ne pouvant plus faire confiance aux hommes qui ont presque tous abusé d'elle. La seule douceur provient des quelques chansons blues aux cordes de guitare tendues. Loin d'être une belle histoire et c'est traité d'une façon trop mécanique pour moi. 3,1/5
Mais que c'est nul... scénario rikiki, ça peut passer, mais là réalisation...Au secours ! Nombres de scènes flirtent sévère avec le ridicule. Bref, c'est mauvais, obséquieux, seul point positif la bande son du film, qui est vraiment excellente, tout le reste c'est de la daube.
Je me suis ennuyé devant ce film, à un point tel que je ne suis pas allé au bout. Samuel L. Jackson est plutôt crédible, mais le personnage campé par l'actrice principale est lourdingue. Comment résumer ça? Une histoire de moeurs ordinaire - un mari quitté par sa femme - à laquelle se greffe une autre histoire assez banale de petit ami qui part à la guerre. La singularité de l'ensemble tient à ce que les deux histoires se rencontrent et que la jeune fille soit nymphomane. L'enchaînement de la fille au radiateur m'a laissé perplexe, et le scénario vide, comme la mise en scène plate, m'ont dissuadé d'accorder plus d'une étoile à cette sorte de navet prétentieux.
Une bonne drama positive. Hein ? Bien-sûr on est en Amérique quoi, mais tout de même, c'est bien ficelé. Les personnages serpentent sur le fil de leur foi face à leurs démons, de leur Blues...
L'affiche et la bande-annonce nous présentaient Black snake moan comme une sulfureuse résurgence du cinéma d'exploitation. Pensez-donc : au fin fond des States, un vieux noir entreprend de remettre dans le droit chemin une nymphomane en la séquestrant chez lui. Au programme : chaleur moite, Samuel L. Jackson en geôlier illuminé, Christina Ricci ondulant en micro T-shirt et petite culotte. Dans la salle, malgré une progression assez lente, l'illusion est maintenue pendant un tiers du film grâce aux interventions plus ou moins dévêtues de la belle, mais au bout d'un moment, il faut bien se rendre à l'évidence : on nous a menti. Le film est un drame tout ce qu'il y a de plus convenu, et, pour ce qui est du revival décomplexé des seventies, on pourra repasser. Reste que le film n'est pas vraiment mauvais, mais n'offre pas assez pour rattraper la déception causée par l'abruti de commercial qui a décidé qu'il serait plus profitable de vendre le film pour ce qu'il n'est pas.
6 192 abonnés
18 103 critiques
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1,0
Publiée le 15 mai 2021
J'ai vu Black Snake Moan hier soir et j'ai trouvé que c'est un film stupide. Regarder la petite Ricci osseuse se tortiller pendant un de ses sorts était ridicule. J'ai toujours admiré Ricci et j'étais embarrassé pour elle et Jackson (bien que lui soit un habitué des sous-genres) parce qu'au lieu d'être grinçant drôle plein d'âme ou autre chose c'était juste une histoire insipide. Certains bons acteurs avec un scénario stupide. Cependant la mauvaise performance de Timberlake était parfaite. Je ne me soucie pas de lui en général et je pense qu'il était parfait pour le rôle d'un petit idiot pleurnichard pour lequel je n'ai ressenti aucune empathie. Jackson gratte une vieille guitare et chante mal Ricci gratte sa guitare et chante encore plus mal. Timberlake brandit un pistolet puis s'effondre et pleure vous voyez le genre. Ricci passe une partie du film en culotte et en t-shirt déchiré mais elle est tout sauf érotique ou sexy...
Ce film est un 'blues-movie' vraiment poignant. Christina Ricci & Samuel Lee Jackson forment un duo sensationnel. Et même les quelques apparations de Justin Timberlake ne passent pas inaperçu tant ce chanteur n'est pas mauvais acteur. A voir absolument
Lorsque le vieux Lazarus trouve Rae, inconsciente et amochée près de chez lui, il l'amène dans sa maison et entreprend de faire baisser sa fièvre. Lorsqu'il découvre qu'elle est une nymphomane et qu'elle a couché avec la moitié des hommes de sa petite bourgade du Tennessee, il décide de l'enchaîner à son radiateur afin de la ramener dans le droit chemin. C'est une idée de départ intéressante que nous propose Craig Brewer avec ce "Black Snake Moan", décidant de confronter Lazarus à ses démons en le faisant rencontrer Rae. Le film parle avec justesse de certains thèmes et l'atmosphère du blues et du Tennessee contribue grandement à le rendre assez fascinant. Il manque malheureusement plusieurs choses au scénario pour être vraiment bien, peut-être ne va-t-il pas assez loin dans son sujet, parfois peu subtil. Mais rien que pour les prestations de Samuel L. Jackson en vieux bluesman et de Christina Ricci en nymphomane malgré elle, le film vaut le coup d’œil.
Samuel Jackson et Christina Ricci tiennes la route dans cette histoire de rédemption,du passé pour l'un et sexuelle pour l'autre.Seulement si le scenario a certains atouts,cette histoire étendue sur 2h a une mise en scène décousue,notamment sur les passages de Ricci qui n'ont pas grand chose a voir avec le reste.Il aurait fallut coupé pas mal de scènes pour garder l'essentiel,et surtout ne pas tomber comme le fait le film dans ce final moraliste du gardien ayant sauvé sa brebis égaré grâce a son prêche. .
Magnifique ambiance du Tennessee profond. Jackson & Ricci excellent à interpréter des personnages barges. Le cadrage précis de la ruralité du Sud, avec ces vieux tracteurs et pick-up tous rouillés, ces bars, le blues Ce film vient dentrer dans mon top annuel grâce à la séquence d« exorcisme » à la guitare électrique, moment fort du film. La fin, trop consensuelle, ainsi que les rapports blancs/noirs quasi idylliques (le racisme nest pas vraiment latent dans cet état américain !) mempêche de mettre 4 étoiles. Avec de tels matériaux, imaginez ce que les frères Coen ou Quentin Tarantino auraient fait
J'ai beaucoup aimé et pourtant cette histoire de rédemption très judeo chrétienne avec des notions de retour dans le droit chemin, de pardon et de contrition avait tout pour me déplaire. Mais le film est élevée par les magnifiques prestations de Samuel L Jackson et de Christina Ricci tout deux habités par leur rôle et criant de naturel et de sincérité. La mise en scène est aussi brillante, je trouve que l'ambiance moite du petit village du Tennessee est parfaitement rendue, avec une forme de torpeur et de fièvre qu'elle engendre. Enfin il y a la musique sensationnelle qui emporte tout sur son passage, un hommage formidable au blues et qui m'a fait adorer ce film.
Il faut passer sur le moralisme et le gnangnan psychanalitique tellement prévisible du scénario (si une femme aime le sexe, c'est forcément qu'elle est "malade" et qu'elle a été violée par son père quand elle était enfant, le genre...), et prendre "Black Snake Moan" pour ce qu'il est : le premier film "blues" de l'histoire du cinéma, pas un film sur LE Blues, non, un film parfaitement musical, sensuel, douloureux, brûlant, désespéré : dans chacune de ses images - exsudant le sexe et la chaleur du Sud -, à chaque intonation de voix de ses trois personnages principaux (grande interprétation d'un casting pourtant totalement improbable : Jackson en plouc, Ricci en blonde, Timerlake en attardé, un défi !), à chaque caresse du superbe montage qui épouse parfaitement le rythme du blues, on jouit ! Impossible quand on aime le Blues, le Rock, de ne pas être bluffé, puis enchanté par ce tour de force, ce film passionné et passionnant, sorte d'OVNI, aussi, au milieu du formatage consensuel du cinéma actuel.