Construit sur le modèle d'un album de blues, un surprenant petit film au synopsis tout simple mais qui se révèle être profond et touchant. Abordant des thèmes comme l'amour, la religion mais aussi l'inceste, un long-métrage à l'écriture bien peu académique mais la mise en scène demeure assez classique. De belles prestations de Samuel L. Jackson loin de son jeu extravagant habituel et Christina Ricci, plus érotisée que jamais. Peut-être pas le film de l'année mais un ensemble plaisant à voir, sans prétentions.
Très provoc sur la forme mais finalement assez « Christine Boutin » sur le fond, Black Snake Moan vaut surtout pour l’interprétation de C.Ricci et une bande son recherchée venant de l’Amérique profonde. Justin Timberlake confirme de bons débuts au cinéma, avec un petit rôle réussi.
Intéressant de par le sujet, le traitement, les comédiens (tous justes et viscéraux), ce film indépendant surprend par son fond, l'idée de départ (mais quel producteur de nos jours à oser (à juste titre) signer sur un tel script)... Un grand bravo pour ce genre de film qui nouvelle certains axes du cinéma, le faisant sortir bien au dessus des nombreux moules Hollywoodiens du moment... A déguster pour une demi-heure de pure-joie-blues portée par Samuel L Jackson. Ricci signe encore un rôle à sa (dé)mesure...
Voir Christina Ricci, très court vêtue, enchaînée à Samuel L. Jackson en marcel pouvait laisser craindre un traitement racoleur de l’histoire de Rae et Lazarus. Surtout quand on voit que ladite jeune femme est une nymphomane que recueille le vieux bluesman divorcé. Sauf que ce dernier, pétri de valeurs chrétiennes, va confronter ses blessures aux siennes, et entreprendre de la guérir de cette maladie, quelle que soit la radicalité de la méthode. Soulagement, donc : “Black Snake Moan” est, à l’instar du précédent film de Craig Brewer, “Hustle & Flow” (2004), le récit d’une rédemption qui passe en partie par la musique. Et pas n’importe laquelle : le blues, typique du sud des États-Unis où l’action du long métrage prend place, et qui imprègne de bout en bout une bande originale entraînante, avec des titres comme “La Complainte du serpent noir” (“Black Snake Moan” en VO), issue de la meilleure scène du film, en noir et blanc et ponctuée par les riffs de guitare et la lueur des éclairs venus de l’extérieur. Cette séquence d’une beauté stupéfiante illustre parfaitement de “Black Snake Moan” qui, tour à tour mélancolique et enfiévré comme un air de blues, est davantage convaincant sur la forme que sur le fond (les histoires de rédemption ne datent pas d’hier), offre à Samuel L. Jackson et Christina Ricci l’un des plus beaux rôles de leur carrière.
Un très bon film vraiment original qui beigne dans une ambiance surprenante. Un film sur la rédemption plus qu'original avec en tête d'affiche Samuel L. Jackson et Christina Ricci impeccable qui forment un couple parfait. Un beau film qui n'est pas exempt de défaut mais qui ce laisse voir avec beaucoup de plaisir sans être non plus le grand film que beaucoup parle. Vraiment réussi et c'est déjà une très bonne chose.
Une affiche qui fait immédiatement penser au comics américains et qui une fois le film vu, en dit long. Samuel L. Jackson, sur de lui, imposant, froid mais avec un léger sourire qui lui donne un petit air sympa. A ces pieds, une chaîne autour de la taille, Christina Ricci, à la fois grave et sensuelle. Les deux acteurs sont réunis ici pour nous offrir ce qu'ils ont de meilleurs. Samuel "Lazarus" Jackson est inquiétant et irascible dès les premières minutes tout en montrant sa droiture "biblique". Christina "Rae"cci est amoureuse d'un Justin Timberlake qui semble se défendre au cinéma et elle ne peut résister à un besoin qui la nourrit lorsque celui ci part à la guerre. Les présentations est habile, rapide et brute comme la rencontre de ces deux personnages, très bien amenée, touchante et dérangeante, qui permettra à nos deux âmes brisés de reprendre goût à la vie. Et c'est sur une Amérique dégoulinante de blues, poisseuse, religieuse, sensuelle et exubérante, violente et injuste que l'on suit ces rédemptions, pas toujours avec attention à cause d'un certain surplace mais nos oreilles sont comblées par une bande originale excellente. Une très bonne surprise malgré tout que ce Black Snake Moan peu commun qui pèche encore un peu sur la fin à cause d'un excès de bons sentiments concentrés contrastant avec l'ensemble. Mais il est déjà bien trop tard pour s'enlever de la tête l'idée que Craig Brewer dont c'est le premier film que je vois, s'en sort sans quasi aucunes fausses notes. Surtout que lorsque le rideau tombe et que les lumières se rallument, on ne peut que rester assis pour écouter une dernière fois cette musique viscérale née des chants de travail afro-américains.
découvert totalement par hasard (dans un article sur Justin Timberlake), ce film au casting impeccable est une vraie réussite. christina ricci est sacrément sexy dans son personnage de nymphomane à se balader en culotte et enchainée toute la moitié du film (ça la change de ses rôles non sexy tel que "the monster" ou "pénélope" ) et Samuel L jackson est comme toujours crédible dans son rôle de vieux bluesman. ajouté à tout ça une musique terrible et vous aurez un très film.
Histoire d'un homme qui trouve un but dans sa vie en "rééduquant" une jeune nympomane... L'histoire de deux rédemption entre un vieux black et une nymphette blanche dans le sud américain. Samuel L.Jackson en cocu et chrétien qui trouve une nymphe nue qu'il pense pouvoir remettre sur le droit chemin du seigneur, sans savoir qu'il aura droit lui aussi à sa rédemtion. Christina Ricci est plus sensuelle et envoutante que jamais et Justin Timberlake (après "Alpha Dog") confirme un autre talent que la musique (bcp moins fan que pour cette dernière). Une belle histoire qui dans le traitement me fait penser au très bon "Love Song" avec Scarlett Johansson et Travolta.
Le scénario de "Black Snake Moan", sans casser des briques, accouche de quelques scènes émotionnellement forte. Néanmoins, on a vite l'impression que l'histoire fait du surplace. Une impression atténuée par la présence de bons acteurs et une BO digne de ce nom.
Remarqué pour son 1er long, Craig Brewer était attendu au tournant afin de proposer une alternative au ciné indé US qu'il a fait sortir de ses schémas habituels. Son 2nd long confirme en tout cas qu'il a un ton à part. Installant des personnages d'une puissance émotionnelle rare (C. Ricci en petite femme esclave de ses pulsions et S.L. Jackson en homme brisé esclave de sa déchéance), il tisse tout d'abord une relation assez complexe entre eux, une fois nos avoir présenté leurs parcours parallèle jusqu'à leur rencontre. Sa mise en scène, puissante, dynamique et très sensorielle (voir comment il rend compte des crises de Ricci) accroche direct le spectateur et devant sa caméra, ses 2 acteurs principaux signent des performances inoubliables (peut-être les meilleures de leur carrière respective). Le scénario est sensible, fluide et ménage ses effets. Porté par une musique magnifique, le film, sensuel, troublant et violent, hypnotise son spectateur, prend aux tripes et parle de choses de la vie avec une acuité et un refus de moralisé absolument admirable. Grosse claque. D'autres critiques sur
"Black Snake Moan" est le second film de Craig Brewer, réalisateur du très remarqué "Hustle & Flow". Avec ce film, il réalise tout simplement un réel OVNI, mais aussi un film très attachant. Ainsi, "Black Snake Moan" raconte l'histoire de la rencontre d'une nymphoname complètement perdue et d'un homme dont la vie n'a plus aucun sens. Cette rencontre va bouleverser leur existence et va leur redonner le goût de vivre. La réalisation peut paraître un peu flemmarde lorsque Craig Brewer entrecoupe le film d'une interview d'un vieux bluesman pour bien montrer le passage d'un chapitre à l'autre. Cependant, il est vraiment très intéressant de placer intelligemment des morceaux de blues interprétés pour la plupart par Samuel Lee Jackson. Ils s'intègrent vraiment parfaitement dans l'univers du film, et ne sont pas là pour faire simplement jolies. Ils servent à montrer les états d'âme des différents personnages. En ce qui concerne le scénario, il est vraiment très original. Le film constitue tout simplement un OVNI. Le film peut ainsi sembler bizarre et se perd parfois dans sa narration mais retrouve toujours son chemin. Le spectateur voit son plaisir croître tout au long du film. De plus, "Black Snake Moan" possède quelques moments assez drôles. L'inteprétation est à l'image de son film très intéressante. Le retour tant attendu de Christina Ricci est excellent. Elle s'en sort vraiment très bien même si ce n'est pas elle qui impressionne le plus. Samuel Lee Jackson est cette personne. Encore une fois, il trouve un rôle innovant dans lequel il met toute sa passion. Il est vraiment parfait dans ce film. Justin Timberlake confirme tout le bien que l'on pouvait penser de lui. Il va décidement devoir lui laisser une place dans l'univers cinématographique tellement son interprétation est excellente à chacun de ses films. "Black Snake Moan" est donc tout simplement l'OVNi de l'année. Craig Brewer signe un film très émlouvant transcendé par ses interprètes mais qui se perd parfois
Les amateurs de Rhythm and blues sont conviés pour un moment intense. Les malaises et la musique sont réunit autour d'une même table; celle de la bienveillance. Il y a d'un côté cette fille hantée par d’effroyables démons. D'incontrôlables hardeurs nymphomanes lui pourrissent littéralement l'existence, la réduisant à l'état de trainée nationale. Et d'un autre côté, il y a cet homme prévenant, isolé de tout et endurcit par la vie. Lorsque ces deux êtres se rencontrent, quelque chose d'étonnant survient alors. Ce que le blues transmet sont des histoires bien réelles, des blessures non pensées restées béantes en dépit des années. Le message de ce film est fort. Souvent subtile et enivrant, il surprend par sa franchise. Les prestations de Samuel L. Jackson en vieux bluesman décrépit font leur petit effet nostalgique. Une atmosphère étonnante scindée entre résignation et espoir divin. Le simple jeu des acteurs est point fort évident; la réalisation en est un autre. A découvrir. 4/5
Il faudra m'expliquer quelque chose. Je partais avec un a priori très favorable pour ce film de Craig Brewer déjà réalisateur de l'excellent Hustle & Flow. Samuel L. Jackson et Justin Timberlake à l'écran, John Singleton à la production, bref, que du bon. Alors comment a-t’on pu louper ce film ?
Les 20 premières minutes, disons jusqu'à la première rencontre du spectateur avec le personnage de Sharon Epatha Merkerson, super actrice, passent bien, on attend un évènement important dans le film. Et là, c'est la débandade. Tout y est trop long, trop abstrait. Certaines scènes sont réussies, mais l'ennui est là, malheureusement là. David Banner y fait ses premiers pas d'acteurs, Neimus K.Williams et John Cothran Jr. sont excellents, Christina Ricci est excellente aussi d'ailleurs. Mais quelque chose ne va pas, peut-être à cause des références ésotériques...On parle du blues dans ce film mais je ne l'ai pas ressenti comme quelque chose de très important. Surement est-ce un film à voir plusieurs fois.
Mais les deux heures ont du mal à passer. On y découvre la belle voix de Christina Ricci. Au moins, la fin est belle, mais bon, on a du passer par 40 minutes en trop pour la voir. Dommage!
Nous voilà partis pour le deep south, avec des personnages paumés à la David Goodis. Le duo Samuel L Jackson Christina Ricci est formidable et donne de la crédibilité à ce mélodrame improbable. On sent que ça peut se terminer par un bain de sang comme par une bleuette, mais je vous laisse le soin de le découvrir. Sans doute le discours est-il un peu cureton-moraliste, sous ses dehors sulfureux, mais les Etats Unis, c'est ça aussi, le mariage du crucifix et du sexe, un peu à la manière de Barbet Shroeder. La bande son vieux blues accentue le dépaysement. Une réussite sur un terrain pourtant à hauts risques.
Un combat contre la dépendance du sexe, voici une première... Et de surcroit, superbement filmé. Le duo fonctionne à merveille et on accroche de suite à cette histoire. Christina Ricci est méconnaissable dans ce film mais remplit de vérité. A voir.