Ce film est plus une introspection psychologique du héro, Sliman, au moment où il se retrouve au chômage, qu'un film nous racontant une histoire. Nous découvrons un "héro" malgré lui, fatigué, déprimé, entouré d'une famille où seules les femmes semblent valoir la peine. Les hommes sont fourbes, effacés, inefficaces, les femmes sont fortes, énergiques, elles portent le présent et l'avenir sur leurs épaules. Mais qui porte le passé ? pas Sliman en tous les cas qui semble tombé du ciel en apprenant ce que ses fils font ... ou ne font pas.
Un scénario inexistant, des personnages qui ne savent tous que parler en même temps que les autres, des gros plans à l'image du son, omniprésent ... les yeux et les oreilles fatiguent sans jamais rien voir ou entendre quelque chose de beau ou de poétique. Pas d'esthétisme, la vie de tous les jours dans tout son ennui, en somme.
C'est la première fois que ça m'arrive : j'ai quitté la salle sans attendre la fin, heureux, au moment de respirer l'air frais de la nuit sur le trottoir, de retrouver le calme, tout relatif, de l'extérieur.
Que de bruits, que d'images troubles, saccadées, que de dialogues sans teneur, sans profondeur ...
Seul le jeu de la seconde fille de Sliman serait à saluer ... mais encore faudrait il voir cette actrice évoluer dans un autre registre.
Un beau navet !