À nos amours
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Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 avril 2021
A Nos Amours est l'histoire de Suzanne une jeune fille aux mœurs légères qui a une vie familiale troublée. Malgré leur richesse, les membres de sa famille sont très dysfonctionnels et presque tous se battent à un moment ou à un autre mais la violence qu'ils infligent est aussi souvent verbale que physique. Le style de Pialat pourrait être défini comme minimaliste mais il couvre néanmoins une assez grande partie de la vie de Suzanne. La chronologie du film est complètement linéaire mais des laps de temps différents s'écoulent entre chaque scène. Au début il semble que l'histoire entière se déroule sur une année de la vie de Suzanne mais très vite des mois ou des années séparent les scènes. Certains événements majeurs se produisent mais aucun d'entre eux n'est vraiment exploré en profondeur. Pour moi c'est là le principal défaut puisque les événements majeurs de l'intrigue (et il y en a beaucoup) sont brièvement montrés ou seulement suggérés nous ne pouvons pas voir chaque personnage réagir et il donc est privé de tout impact dramatique. Une fois que j'ai réalisé que le film était par nature peu dramatique j'ai commencé à m'attendre à une sorte de film basé sur les personnages mais Pialat échoue complètement à créer des personnages en trois dimensions. Je suppose que l'idée était de garder un caractère universel et de faire une sorte de déclaration sur l'impossibilité des gens de se lier les uns aux autres même lorsqu'ils ont le plus de raisons de le faire. Ce message est au mieux banal au pire misanthrope. Je suppose que les amateurs de misère qui aiment le mélodrame et le cynisme seront susceptibles d'apprécier ce film mais j'imagine aussi qu'ils seront bien les seuls...
Le comptoir du cinéphage
Le comptoir du cinéphage

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2009
le film le plus tendre et le plus dur de pialat. Sandrine Bonnaire est criante de vérité dans cette chronique acide de l'adolescence. L'hysterie familiale est filmée sans pudeur, le spectateur se prend une grosse claque dans ces scenes là. Petit bijou.
nicperpignan
nicperpignan

47 abonnés 253 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 juin 2016
Film totalement inutile comme la France aime faire ! Quelle lenteur ce film...c'est d'un ennui terrible ! Pas d'histoire, dialogues stupides bref seule la b.o de Klaus Nomi vaut le coup le reste est inutile !
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 avril 2011
A titre personnel, le film le plus abouti de Maurice Pialat. C’est une œuvre intense, habitée voire quasi hantée, à la limite du fantastique. Il faut d’abord saluer la révélation d’une actrice exceptionnelle : Sandrine Bonnaire qui pour son premier rôle n’hésite pas à se mettre à nu au propre comme au figuré. Elle est fraîche et mature à la fois dans le rôle d’une adolescente qui passe d’un amant à l’autre à la recherche d’un amour impossible, de quelque chose d’absolu, de rare. Toutes les scènes d’amour avec ses partenaires sont filmées avec une grande sensibilité et une pudeur manifestes. Avec ses amants, Suzanne s’investit à fond tout en étant souvent ailleurs, telle la scène dans l’avion avec son ultime coup. Tous les autres acteurs et actrices du film (Pialat dans le rôle du père en bloc de mystère, la mère, Pauline Ker en hystérique et Besnehard en frère violent et limite incestueux) laissent une impression inoubliable. Le scénario, très fort, intègre des éléments de la vie personnelle et professionnelle de Maurice Pialat (les difficultés financières qu’il a toujours rencontrées pour tourner et sa vision de l’art en interpénétration avec le fric). La mise en scène, discrète, est pourtant remarquable (sens du découpage des plans, scènes en bloc). On le remarque lors des scènes en intérieur ou l’appartement de Suzanne vie et les plans sont profonds (on note plusieurs niveaux d’action lors des scènes de violence). L’alternance de violents affrontements (filmés avec convictions et une puissance jamais vus) et le calme des relations amoureuses de Suzanne est parfaitement maîtrisée. Il y a du Bresson chez Pialat et aussi du Lovecraft dans la façon de montrer des personnages habités par des tensions quasi démoniaques. Enfin, si ce film est excellent, l’avant dernière scène, quasi long plan séquence de vingt minutes où rebondissements et suspens sont présents dans des discussions très banales en apparence forme à elle seule un chef d’œuvre, une des scènes majeures dans l'histoire du cinéma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2010
Ça commence l'air de rien et ça monte en puissance jusqu'au dernier tiers qui m'a tétanisé. Pialat, jouant de son rôle de metteur en scène (et le recul que cela nécessite), revient en tant qu'acteur mettre à nu le malaise qui se cache sous le vernis d'une famille qui joue à être bien comme il faut, là où tout est fausseté et apparences... Un choc !

(et puis si j'avais su que j'entendrai du Klaus Nomi dans un Pialat je serais venu plus tôt !)
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2021
Un sujet fort qui voyage dans l'esprit et dans le coeur de Maurice Pialat! il n'en faut pas plus au rèalisateur de "Loulou" pour bâtir un scènario admirablement ècrit par Arlette Langmann, malgrè les problèmes d'argent que l'on connait! Nè, "A nos amours", Prix Louis-Delluc et Cèsar du meilleur film 84! Un succès critique et public, une actrice bluffante de naturel et de spontanèitè, un tournage au bord de la crise de nerfs et surtout un cinèma d'une vèracitè extraordinaire! L'intèrêt est total et en même temps tellement vivant! On est captivè par cette ado de seize ans dèboussolèe et incapable d'aimer, de cette mère complètement hystèrique avec laquelle Suzanne est en bagarre perpètuelle et de ce frère, mèchant avec sa soeur, qui prend la place du père! Sandrine Bonnaire (Cèsar du meilleur espoir ô combien mèritèe) est inoubliable parce qu'elle traverse ce moment où tout bascule de l'enfance à l'âge adulte, scandè par la bande son envoûtante de Klaus Nomi, mort du sida peu avant la sortie du film! Le chef d'oeuvre de Pialat, excellent acteur au passage...
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2021
Suzanne a 15 ans, joue avec les hommes et se cherche un sens. Maurice Pialat filme l'adolescence, ses audaces, ses contradictions, ses déceptions . Surtout Pialat filme la famille et ses rapports dysfonctionnels, ses rapports de force. Si cette famille est bien unique, ce que l'on y voit est universel. Capter le réel, c'est la force du cinéma de Pialat, à l'œuvre encore ici dans un de ses films les plus connus et un des moins aimable. Les personnages sont traversés par des colères, se font souffir volontairement ou involontairement, les claques volent. Cette impression de tout prendre au vol, est pourtant travaillé, il n'y a qu' à regarder la qualité des cadres pour s'en convaincre. Enfin, le film lançait Sandrine Bonnaire, éclatante et insouciante, provocatrice et sans illusions
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2024
Portrait d'une famille désaxée, engloutie sous les excès et les désillusions, ce drame suit les déambulations charnelles d'une renversante Sandrine Bonnaire qui illustre combien liberté sexuelle ne rime pas avec épanouissement personnel. Critique d'une génération étouffée dans ses propres contradictions et en quête d'absolu, l'intrigue va à sauts et à gambades narratifs, capturant des scènes de vie révélatrices d'un profond malaise ou d'une errance morale. S'appuyant sur un casting impliqué d'où émerge un saisissant Maurice Pialat - qui nous offre une très touchante scène entre un père et sa fille, la réalisation demeure classique par son épure cherchant une vérité brute. Nous bousculant voire assumant le malaise, l'histoire laisse grimper une tension sourde tout en semblant hésiter autant que la protagoniste quant à la (juste) direction à suivre jusqu'à un dîner cynique, âpre, cruel. La tristesse durera toujours...
Vinnie
Vinnie

95 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2019
À nos amours, César du meilleur film en 1984 est une œuvre attachante sur les affres de l'adolescence doublée d'une réflexion fascinante sur la famille et plus prosaïquement, sur la vie. Maurice Pialat ouvre la voie à la modernité avec ce film influençant des cinéastes qui se pencheront sur le thème de l'adolescence comme Xavier Beauvois (N'oublie pas que tu vas mourir) ou Abdellatif Kechiche (L'esquive)

Suzanne (Sandrine Bonnaire), 15 ans, ne cesse de rejeter Luc, qui est amoureux d'elle et multiplie les relations amoureuses. Incapable d'aimer, la jeune Suzanne doit faire face à la séparation de ses parents, non sans heurts.

Le plus frappant dans A nos amours reste la spontanéité des acteurs. Maurice Pialat, entre écriture et improvisation a réussi à insuffler le réel et la vérité dans son film à travers des acteurs formidables, Sandrine Bonnaire en tête, repartie en 1984 avec le César du meilleur espoir féminin pour ce rôle. La complicité avec Pialat, qui joue le père de Suzanne dans le film, est évidente. Comme des moments de douceur entre tension et douleur, les scènes entre le père et sa fille sont duveteuses et tendres ; Pialat, barbu, façon grand ours brun, représente une figure patriarcale qui donne un équilibre à la psyché torturée de Suzanne. Ça n'est pas anodin si celle-ci sera complètement perdue lorsque son père se séparera de sa mère et quittera la maison. En ce sens, les improvisations entre les deux acteurs sont criantes de réalisme et de tendresse et rompent complètement avec les scènes entre Suzanne et sa mère ou son frère, sans cesse conflictuelles, toujours dans les cris, les coups et l'incompréhension. La vérité gicle sporadiquement et efficacement surprenant le spectateur jusqu'à la scène finale, stupéfiante.

A nos amours magnifie son actrice principale de façon formidable. Sandrine Bonnaire, sensuelle, fragile et forte à la fois, irradie le film de sa présence électrique. En ce sens, un soin tout particulier a été apporté à la lumière par le chef-opérateur, Jacques Loiseleux. Les longues séquences filmées par Pialat épousent donc parfaitement le travail sur la photographie et servent de façon pertinente le discours du film. Ainsi, la première scène entre Luc et Suzanne, en plein émoi amoureux est superbement mis en exergue par la lumière et les rais de soleil qui viennent éclairer puis obscurcir le visage des acteurs, symbolisant les vicissitudes de leurs âmes. Ce travail sur la lumière naturelle n'est pas étonnant de la part de Pialat qui était également peintre. Le cinéaste arrive à créer une ambiance poétique qui prend tout son sens à travers le personnage de Suzanne. Quel est son mal? Et plus généralement, quel est le mal de l'être humain? Le père apportera une réponse pertinente à cette question lors d'une scène d'anthologie où il assènera cette phrase attribuée à Van Gogh : «La tristesse durera toujours, je croyais que c'était triste d'être un type comme Van Gogh. Je crois qu'il a voulu dire que c'est les autres qui sont tristes. C'est vous qui êtes tristes. Tout ce vous faites, c'est triste.»

Entre tendresse et conflit, passé et modernité, A nos amours reste une œuvre saisissante.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2022
Sandrine Bonnaire très jeune, à l'aise et rayonnante dans un rôle d'ado perdue dans sa sexualité, sa famille, et face à son frère. Quel début de carrière prometteur! Un Pialat, aussi pertinent en tant qu'acteur, en père aimant, probablement frustré, et dépassé par la liberté des mœurs de la nouvelle génération.
Voilà un cinéma qui ne cherche pas à plaire, assurément, dont l'indépendance de ton est respectable, mais pas de quoi en faire un monument.
Un cinéma d'une époque, avec le frère (joué par un Besnehard pas convaincant), qui frappe sa sœur pour défendre sa mère. Totalement incorrect aujourd'hui, et pourtant qui sonnait juste. Doit-on parler seulement au passé d'ailleurs?
TV1 - novembre 2022
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 août 2010
Chef d'œuvre! Toujours vrai trente ans après sa sortie. Ce lien père-fille frise parfois l'inceste. Les relations familiales sont d'une rare violence physique et hystérique. Le calme suit le chaos beau et ignoble, la vis suit son cours.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mai 2021
Suzanne (Sandrine Bonnaire) a seize ans et étouffe dans une famille toxique. En vacances dans le Var, elle repousse Luc, le garçon qui l'aime, pour se donner à un Américain de passage qui l’ignorera dès le lendemain. De retour à Paris, elle multiplie les flirts au grand dam de ses parents qui se déchirent à son sujet. Son père (Maurice Pialat "himself") quitte bientôt le domicile conjugal, laissant la jeune Suzanne entre sa mère (Suzanne Ker), qui sombre lentement dans la folie, et son frère (Dominique Besnehard) qui entend la régenter. Suzanne finira par épouser Jean-Pierre (Cyril Collard) qu'elle n'aime pas avant de partir aux États-Unis avec Michel.

"À nos amours" passe souvent pour un chef d’œuvre. Il reçut en 1984 le César du meilleur film. L'interprétation de Sandrine Bonnaire, dont c'est quasiment le premier rôle et qui allait révéler toute l'étendue de son talent deux ans plus tard avec "Sans toi ni loi", lui valut le César du meilleur espoir féminin. Les critiques saluent l'authenticité du cinéma de Pialat, son audace à filmer la réalité sans artifice, dans toute sa crudité.

Je reproche trop souvent aux films des 70ies et des 80ies d'avoir mal vieilli. Tel n'est pas le cas de ce film-là qui, s'il ne suit pas les codes des films contemporains, n'a pour autant autant rien perdu de sa force et de son intérêt.

Pour autant, je ne l'ai pas aimé. Pour deux raisons.

La première est sa construction. Le film, refusant entre ses scènes toute transition, multiplie les ellipses temporelles. Pialat filme de longues séquences - ainsi du long dîner familial qui marque le point d'orgue du film - qu'il juxtapose à la va-comme-je-te-pousse. On s'y perd souvent, même s'il suit sagement le fil chronologique, ne sachant plus ni où ni quand on se situe. Son premier quart se déroule sous le soleil insolent de la Côte d'Azur sans qu'on comprenne ce qu'y fait Suzanne avant que brutalement ne s'y substitue le ciel bas et lourd de la capitale où elle revient chez ses parents.

La seconde est la violence des relatons humaines. Une violence qui traverse toute l’œuvre de Pialat et qui la caractérise. Dans la famille de Suzanne, on crie, on s'insulte, on se frappe. J'ai eu la chance de ne jamais connaître une telle violence. Je ne la comprends pas. Je n'arrive même pas à l'imaginer. La montrer est peut-être un geste cinématographique courageux et authentique. Elle ne m'en met pas moins profondément mal à l'aise pour autant.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 janvier 2017
Pas convaincu par ce long métrage de Maurice Pialat. Tout d'abord, il n'y a rien de bien consistant dans cette intrigue qui alterne crises familliales et romances adolescentes même si la question du mal-être est sous-jacente. Ces sujets sont traités de manières bien trop froide. Le réalisateur comme les acteurs ne parviennent pas à créer la moindre émotion. Les comportements des personnages et les comédiens qui les incarnent sont peu crédibles. Si ce film a lancé la carrière de Sandrine Bonnaire, je ne l'ai pas trouvé très bonne, au contraire. Son jeu est fade et elle récite son texte plus qu'elle ne le joue. Autre défaut: de nombreuses éllipses parsèment inopportunément l'histoire et la rendent parfois confuse.
Jo D
Jo D

33 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2012
Maurice Pialat nous plonge ici dans un univers qu'il affectionne particulièrement : la famille, la séparation, l'amour, la joie, la tristesse... On peut y découvrir, pour son 1er vrai rôle, une Sandrine Bonnaire excentrique qui joue sa partition avec perfection. Elle joue une adolescente totalement perdue, dont la vie est devenu trop dure et qui n'arrive pas à aimer et surtout à être aimé. Le départ du foyer de son père lui ayant fait très mal. Une vraie question est ici posée sur le rôle important du père de famille dans la stabilité et dans l'éducation de ses enfants.
Autre thème fort et troublant : la relation mère/fille. L'actrice l'incarnant avec le plus de précision étant Evelyne Kerr. Vraiment touchante, elle y met toutes ses tripes et on sent vraiment sa solitude et l'envie de se foutre en l'air. C'est dans cette relation mère/fille que Pialat arrive à nous faire ressentir le plus d'émotions : la colère envers la fille odieuse (elle mérite les grosses claques de son frère) et la tristesse pour la mère qui n'a plus aucune emprise sur sa fille et qui en souffre.
Maurice Pialat, assez absent pendant la majeure partie du film, revient en force dans la dernière demi-heure où il animera une monologue d'anthologie et d'une justesse incroyable, sans oublier la scène finale très touchante.
A voir donc pour Bonnaire, Pialat et Kerr. Pour le reste, ce film est dans l'ensemble assez ennuyeux et plat, et donc en aucun cas incontournable.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2009
Pialat filme les tourments d'une fille de 17 ans, et le fait avec brio. A nos amours est un film dense, aux personnages complexes que le réalisateur fait vivre avec génie. Le frère de Suzanne, Robert, dit dans la magnifique scène (presque) finale du repas qu'il "aime le présent, l'instant", et donc la sensualité. Joli résumé de la démarche de Pialat : sa caméra capte attractions, répulsions, haine, violence et amour d'une manière unique.
Par ces scènes très physiques, il offre une densité psychologique et une réflexion d'un étonnant réalisme sur nos souffrances, notre tristesse face à la vie et sur la difficile remise en question de son existence. Repartir à zéro est parfois la meilleur solution, difficile à accepter, pour échapper à cette tristesse.

Pour porter ce film, la magnifique Sandrine Bonnaire et Pialat himself sont en haut de l'affiche.
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