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Yoloyouraz
37 abonnés
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2,5
Publiée le 6 juin 2007
Un film d'une grande force mais dont l'énergie échappe certainement à M.Pialat. La violence y est si montrée que le réalisateur en perd bientôt le contrôle, s'attardant trop peu sur la pourtant lumineuse relation père-fille. S.Bonnaire explose, ici, dont la jeunesse et l'apparente facilité crèvent l'écran.
Film qui a révélé au niveau national Maurice Pialat, "A nos amours" parle d'une jeune adolescente de 16 ans, Suzanne (Sandrine Bonnaire) qui découvre qu'elle est incapable d'aimer, et qu'elle préfère fricoter avec d'autres garçons que de rester fidèle. A lire le synopsis, on pourrait croire assister à un film d'Eric Rohmer, avec ses personnages aux sentiments qui viennent et qui repartent. D'ailleurs, les dix premières minutes du film ont un petit arrière goût de "Pauline à la plage", avec ses couleurs estivales, son petit bal populaire ou les liaisons se font, etc... Le fait est que nous ne sommes pas devant un Rohmer, mais bel et bien devant un Pialat. En outre, ces humeurs sentimentales vagabondes s'orientent très rapidement vers la famille. Une famille folle, dérangeante, "dégueulasse" pourrait-on dire tant on est mal à l'aise devant ces scènes familiales. Un frère qui bat la sœur sans concessions pour la simple et bonne raison que la mère devient folle suite aux absences répétées de sa fille, fille qui d'ailleurs est complètement paumée dans sa vie. Le seul élément catalyseur, qui agît comme étant la figure du destinateur, concerne le père, joué par Pialat lui-même, qui, à chacune de ses apparitions, vient rétablir "l'ordre" auprès de sa famille en dérive. Je dirai que ces séquences constituent le summum du film tant ces scènes sont incroyables de réalisme. Mais ce qui fait la force du film avant tout, ce sont ces séquences familiales dans lesquelles Pialat ne lésine pas à cacher des éléments. Il filme le malsain, le dérangeant sans concessions. Toutefois, je n'ai pas trop accroché aux arcs scénaristiques amoureux concernant le personnage de Suzanne (chose qui rempli la moitié du film). Je dirai que, si Pialat s'était concentré sur chaque membre de la famille, ça aurait pu donner un long-métrage vraiment fantastique subjectivement parlant (car, objectivement, "A nos amours" est de très grande qualité). Disons que les amourettes et les états d'âmes de Suzanne ne m'ont pas branché plus que ça. C'est d'ailleurs ce qui m'a plombé mon plaisir, hélas, ces aventures que le personnage principal a avec tous ces gars. Je trouve qu'on en fait vite le tour et qu'il y avait mieux à dire, mais bon, ça ne regarde que moi. "A nos amours" demeure un bon film, à la technique originale cherchant à capturer le réalisme le plus sincère. Pialat effectue un nouveau tour de force. Dommage qu'on fasse vite le tour de l'intrigue amoureuse.
Voilà mon premier Pialat. A nouveau je remercie Arte d'avoir eu l'idée de diffuser ce film. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un chef d’œuvre mais j'ai quand même beaucoup aimé. La façon dont les scènes banales sont montrées m'a touchée, certaines séquences paraissent tellement naturelles... L'histoire en elle-même ne cherche pas midi à quatorze heures et c'est aussi ça qui fait la force du film, cette simplicité déconcertante à décrire les recoins de l'amour et de la famille. Puis cette scène finale du dîner qui (à ce que j'ai lu) a plus ou moins été tourné en improvisation puisque les acteurs n'étaient pas prévenus que le père, interprété par Pialat lui-même, allait intervenir, est assez poignante. Un film intéressant pour l'écriture et la pertinence du propos.
Un film un peu dur, mais en même temps prenant. Le ton est à la fois réaliste et décalé. On est touché par l'évolution de la vie de cette adolescente un peu perdue, une Sandrine Bonnaire au jeu sans concession, bien que pas très juste de temps en temps. Pialat nous malmène, ne nous ménage pas, nous met mal à l'aise parfois. Le rythme est un peu lent, et on se sent parfois perdu dans l'histoire. Néanmoins, le film se laisse regarder, et on se sent émotionnellement actif et pas seulement passivement spectateur.
L'amour, c'est tellement compliqué, surtout lorsque Sandrine Bonnaire est en pleine période d'adolescence, papa Pialat se barre et restent maman et grand frère qui ne comprennent pas encore à l'époque ce qui passe par la tête de cette jeune fille qui folatre à droite et à gauche...Très profond, ce film tourne malheureusement en rond mais doit etre vu pour la derniere scène de dîner où Maurice Pialat revient après une disparition d'une bonne heure...s'ensuit une thèse forte honnête de l'homme et réalisatezur qui jouait à la peefection...Reste sa phrase lorsqu'il accompagne sa fille à l'aéroport et voit la vérité en elle qu'elle se cahce "tu cherches à être aimée mais tu n'arrives pas à aimer"...fort
Très bon film sur l'adolescence. Sandrine Bonnaire est criante de naturel, les dialogues sont simples et percutants. La quête de cette adolescente, vers un bonheur qu'elle ne comprend pas, son désaroi devant les questions qu'elle se posent, cela fait un film très attachant. Toutefois, le scenario est parfois un peu déroutant. En particulier, les situations de crise sont plutôt mal exprimées.
Une chronique sensible qui aborde le mal-être de l'adolescence, illuminée par la débutante Sandrine Bonnaire (césar du meilleur espoir) qui crève l’écran par son naturel. César du meilleur film en 1984.
Une oeuvre cinématographique remarquable notamment grâce à la prestation de la talentueuse Bonnaire. Son incarnation de cette jeune femme complexe est sensationnel (César du meilleur espoir) tout comme Pialat dans le rôle du père nous livrant une diatribe finale grandiose.
La réputation d'une fille facile qui devient encore plus problématique quand le papa quitte le domicile familial, maman devient dépressive, et le frère aussi paumé que le reste de la famille devient violent et trouve comme excuse la liberté sexuelle trop scandaleuse de sa soeur. Ainsi les premières amours adolescentes correspondent à la fin de l'amour parentale. Mais alors que Pialat filme cette famille de façon viscérale, directe et brute on s'essouffle aussi et on s'agace devant tant de cris incontrôlés et incontrôlables. La violence physique est impressionnante (de vrais baffes et de vrais coups ?!) est saisissante de réalisme, ce qui crée un paradoxe étonnant avec les scènes intimes où on ne croit jamais aux baisers qui sont d'une pudeur peu crédible (on baise le menton ?!). Très vite, les scènes familiales, surtout avec mère-fils sont insupportables de surjeu et d'hystérie. Par contre on adore les séquences père-fille, où on ressent un réel lien filial entre Sandrine Bonnaire en ado ingénue quoi qu'elle en dise, et Pialat en père tendre et compréhensif. Un drame familial plus qu'une chronique adolescente, où Pialat décrit frontalement une famille dysfonctionnelle dans un réalisme abrupte et touchant plus ou moins fin et subtil. Site : Selenie
Au final ce film est un mélange entre la boum et un film de Rohmer. Elle découvre l’amour, se confie à des hommes mûrs, mais elle ne fait pas la fête comme S. Marceau. Elle réfléchit et cherche à comprendre ce qui lui arrive. D’où les dialogues nombreux qui se rapprochent de Rohmer, mais plus dénudé on va dire. Une adolescente qui découvre la vie quoi… à part ça, pas grand chose de neuf.
Sandrine Bonnaire révèle dans ce film son sourire éblouissant et ses talents d’actrice. Son César du meilleur espoir mérité lancera sa carrière et nous ravira avec son talent. Néanmoins, le naturel et la spontanéité chers au réalisateur Maurice Pialat ressemblent parfois à une mise en scène déstructurée et sans guide. Les disputes par exemple sonnent faux et semblent déconnectées tant elles sont surjouées. L’authenticité recherchée bascule alors vers un sentiment de détachement du spectateur. Ca manque d’émotion.
Les débuts prometteurs de Sandrine Bonnaire, excellente dans le rôle de Suzanne, l'ado enchaînant les amourettes et les disputes avec ses parents, bref le quotidien des jeunes de l'époque. Bien sûr le film est surjoué (très années '8O donc pas toujours très supportable dans les intonations), mais j'ai apprécié ce mélange de très daté et très moderne, qui dépeint la jeunesse, les caprices et les états d'âme adolescents.
Les débuts de Sandrine Bonnaire dans une satyre sociale torturée comme Pialat les apprécie. Les dialogues ne sont pas vraiment aboutis ni même le scénario mais l'interprétation de Sandrine Bonnaire fait oublié très vite cela.
Bon, le sujet de base m'intéressait plutôt mais au final j'ai pas aimé plus que ça. Pour moi y a un problème dans le film, c'est qu'on y croit pas du tout. Déjà c'est à cause des dialogues et de la façon dont il sont dit. On sent terriblement les feuilles de script derrière. Et puis les situations sonnent faux, je vais pas m'étaler plus mais c'est difficile de rentrer dans le film du coup. Si on met de côté cet aspect de la crédibilité, j'ai encore des choses à reprocher : la multiplication des élipses est vraiment mal rendu et au lieu de servir la narration ça la dessert à mon avis. Après j'ai pas envie non plus d'enfoncer le film, j'ai trouvé ça pas mal, il y a des bons côtés, comme par exemple le sujet qui m'a intéressé, mais je ne suis pas grandement convaincu pour autant.
Pour son 1er grand rôle à 16 ans tout juste, on peut dire que la souriante Sandrine Bonnaire avait de l'énergie à revendre et surtout pas froid aux yeux. Ce film n'est pas mauvais en soi et fait partie de ces oeuvres qui comptent dans le cinéma français mais personnellement je ne suis pas fan de Pialat notamment pour sa mise en scène que je qualifierai d'excessive dans les scènes d'engueulades qui font vraiment abusées même si je suis bien conscient que de tels climats familiaux doivent exister...