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Un visiteur
2,5
Publiée le 24 septembre 2017
Heureusement que la fin du film le sauve d'une première partie ennuyeuse. Heureusement que Bonnaire et Pialat sont là pour produire de l'art dramatique face à d'autres acteurs moins inspirés.
Pas aimable, pas commode... Le film est tel que l'était, dit-on, son réalisateur. Mais il serait vraiment dommage de s'en tenir là. Oui, la narration est quelque peu atypique. Oui, passé les premières séquences (Sandrine Bonnaire en robe blanche à la proue d'un bateau...), le propos se fait fort sombre. L'amour est impossible, la celulle familiale se destructure dans la violence (malaise du spectateur). Reste la fuite... Je comprends tout à fait ceux que le film peut rebuter, mais pour ma part, j'ai été totalement captivé.
Pialat est brillant. Et Bonnaire, doux mélange de charme, de simplicité et d'insolence, donne à l'oeuvre du réalisateur une certaine noblesse, une force, quelque chose de vrai.
Indéniablement le ton est personnel et Maurice Pialat réalisateur-acteur laisse le talent s’exprimer. Sandrine Bonnaire révélée par l’occasion ne se sent bien que dans les bras d’un homme, Evelyne Ker pète un câble, Cyrille Collard n’est pas encore rattrapé par ses démons et Dominique Besnehard s’éclate enfin ! Beaucoup de finesse se dégage de cette famille au pinacle de la libération des mœurs, revisitée en 1983 juste avant l’explosion du Sida et de la gauche utopiste.
Un film traité d'une subtilité époustouflante. Et que dire, la complexité des femmes, en partie adolescente n'est pas une mince à faire. En intimité totale, le réalisme de ce film inhibe toute promiscuité. Sandrine Bonnaire est rayonnante et d'une sensibilité déconcertante.
"A nos amours" suit les émois sexuels et amoureux d'une post ado, Sandrine Bonnaire dans son premier rôle, dont la famille se déchire spoiler: entre un père qui les quitte une mère folle et un frère violent . A la différence du film, Sandrine Bonnaire n'a pas vieilli. Pialat s'y réserve quelques monologues afin d'y exposer ses pensées.
Film hyper réalisme mais on s'ennuit jamais. L'histoire d'une ado de 16 ans qui découvre l'amour dans une famille dont ces parent sont déchiré.... La direction d'acteur est prodigieuse....
Déjà, ce film est sortie le 16 novembre 1983, il dure 1 h 35 Pour moi, ce premier métrage que je vois de Maurice PIALAT m'a pas convaincu, il m'a dérangé totalement car il y avait des scènes déplacé et surtout ce n'es pas fait pour les petits est dernière chose Sandrine BONNAIRE elle jouée très bien son rôle d’Actrice.
Au secours ! On m'avait dit "Maurice Pialat ce monstre du cinéma . . ." mais c'est puant. Je ne suis pas si jeune, j'aime des films bien plus anciens mais autant de machisme toléré dans le même film, c'est une horreur. Les 90 premiers pour cent sont d'un ennui mortel. Dialogues minces, mal interprétés, on se croirait en répétition d'une pièce de théâtre d'ados amateurs. Entre deux "dialogues" on voit le corps de Madame Bonnaire alors que cela ne sert pas le propos. Il aurait dû faire un film sur le voyeurisme.
Famille toxique qui se dévoile jusque dans les dernières minutes où je suis heureuse de n'y voir aucune fin heureuse (c'est déjà ça). Et le personnage de Madame Bonnaire a la force de caractère et l'intelligence de certains ados (ouf) mais trop peu encore de mon point de vue. J'aime la complexité de la fin mais bon sang pourquoi devoir tenir tout le long de ce film insipide pour avoir enfin un petit quelque chose à dire.
Je ne parle pas des coups portés ni des attouchements constants que subit Madame Bonnaire (et/ou son personnage) et du drôle de baiser que Pialat qui joue son père lui met à demi sur la bouche à la fin et qui résume l'atmosphère incestueuse qui règne tout le long du film et que l'on ne comprenne pas du tout qu'un père jette le regard que Pialat jette sur Sandrine Bonnaire (sans parler du frère dont l'attitude est encore plus crue bien que le regard moins dégoulinant).
Il y avait peut-être de l'idée dans la construction du scénario et des personnages mais la réalisation est une catastrophe, une ébauche où tout est à refaire mais autrement. Le plus dérangeant c'est qu'on n'y voit pas une critique de Pialat sur ses regards et gestes déplacés mais c'est plutôt comme si c'était SA musique et c'est alors à vomir.
Jai vu la violence, la débauche, le sexe, l'infidélité, en fait tout était sombre et laid. Seuls les images étaient belle...et les mots parfois. Et je me rends compte que le noirceur humaine est présente depuis la nuit des temps... et ça me répugne toujours. Le meilleur est à venir finalement. Le passé n'a rien de fabuleux.
Autre chose, moi qui est vécu cette violence, ou plutôt subie. Ça m'a fait mal de regarder d'un point de vue extérieur. C'est vraiment abominable, encore plus quand il s'agit du père, du frère ou de la mère je pense. On a envie de les séparer tous les quatres, a jamais. Car ils ne créent que la mort, le vide, la haine et le néant. Tous ces personnages nous renvoit a la partie sombre de nous mêmes, c'est pour cela qu'il est difficile a regarder. Voir insoutenable. Il y a bien évidemment cette intensité profonde, et cette dégradation constante... Je n'ai rien retenue de positif si ce n'est le jeu formidable de bons nombres d'acteurs, en particulier la fille, outre le sur jeu de certains...